Bonjour,
Je ne partage pas l'analyse de Cyril, en effet le mortier Cellerier est apparu d'abord en Argonne où servait le Capitaine Cellerier, alors que la X° Armée tenait le secteur d'Arras depuis 1914.
Je pense que cette appellation de "mortiers de la X° Armée" vise les tous premiers mortiers de 58 mis au point par le Commandant du Génie Duchêne, commandant du génie du 33° Corps appartenant à la X° Armée et perfectionnés de novembre 1914 à décembre 1915 en liaison avec le Général Dumézil.
Fabriqués à l'usine de la Chaléassière de Saint-Etienne, les 70 premiers exemplaires construits sont rapidement envoyés sur le front.
Dès le 18 janvier 1915, le Gl Dumézil et le Ct Duchêne amènent en personne le premier modèle au Gl de Maudhuy, particulièrement désireux de répondre aux Minenwerfer de 245mm qui viennent d'entrer en action sur le front de la X° Armée.En février 1915, 40 mortiers de 58 étaient en service aux Armées, surtout à la X° Armée et en Argonne.
Ce matériel très primitif, illustré dans le lien cité par Jérome dans le message précédent, était pourtant très attendu sur le front, ainsi le 3 février 1915, le Général Fayolle, à cette époque commandant de la 70° Division de la X° Armée, assiste en personne depuis un observatoire au lancement des premiers projectiles à ailettes sur les tranchées allemandes.
Je pense donc que l'appellation "mortier de la X° Armée" vise les 70 premiers mortiers de 58T, parfois appelés "appareils Duchêne" et la série complémentaire de 110 exemplaires dont les matériels sont baptisés mortiers de 58 T n° 1.En résumé, 180 mortiers seulement appartiennent au type primitif (mandrin, semelle construite à partir d'un tampon de chemin de fer, projectiles à ailettes livrés en éléments séparés, etc...).
Cordialement,
Guy.