Bonsoir,
Ces derniers combats des Flandres dans un terrain particulièrement difficile résument toute la problématique de l'emploi de l'artillerie en guerre de position.La première position a été soumise à une très violente préparation en septembre 1918 qui a largement détruit les obstacles de la fortification de campagne et les gros abris allemands.Par contre, pour les combats sur la deuxième position des Flandres en octobre 1918, il était difficile de faire avancer l'artillerie de campagne et donc encore plus difficile d'amener à pied d'oeuvre l'artillerie lourde et totalement impossible d'engager l'Artillerie Lourde à Grande Puissance et l'A.L.V.F.Dans ces conditions, les fortifications bétonnées de l'ennemi étaient peu entamées par la préparation d'artillerie.
A titre d'exemple, il existe une étude très complète de la destruction des ouvrages bétonnés allemands des Flandres lors de l'attaque à buts limités de la 1ère Armée française de juillet 1917.Il apparaît que les plus gros "bunkers", très nombreux dans le pays sans relief des Flandres, ont été totalement détruits par les plus gros calibres (au dessus de 270 mm), l'artillerie avait donc joué son rôle pour la destruction de la première ligne mais tout restait à faire pour l'attaque des lignes suivantes.Le problème s'est présenté de manière presque identique en 1918, l'artillerie lourde et très lourde ne pouvait être déployée et l'emploi des chars était difficile dans les Flandres d'où les difficultés des troupes d'attaque en octobre et novembre 1918 sur ce front.
Cordialement,
Guy François.