Bonjour à tous,
Pour répondre à Mikaël, je te donnerai tous ça, mais au vu de ce blockhaus, je pencherais plus pour un blockhaus de mitrailleuse, que pour un blockhaus armé d'une pièce légère. Ceci étant, si effectivement il s'agit de blockhaus avec artillerie légère, il ne faut pas compter sur du matériel au delà du 65 de montagne.
Pour répondre à Julien, non rien à voir, rumeurs à mettre au panier. En 1914, il fut construit 54 casemates de Bourges, 46 en France et 8 à Madagascar, ces dernières armées du canon de 95mm sur affût G de côte.
46 casemates armées du canon de 75mm sur affût de casemate, sauf deux, à Haudainville, qui ne furent pas modifiées. Donc, 92 bouches à feu étaient fabriquées pour armer ces casemates, toutes ont été mises en place, sauf celles prévue pour Haudainville. Elles restèrent donc dans le stock. Nous avions déduit avec Philippe Truttmann après une étude de la question, que deux de ces quatres bouches à feu disponibles, armèrent la casemate d'action frontale au fort de Troyon. reste maintenant, deux bouches à feu disponibles, que sont elles devenues, nous avons repérés deux casemates au signal du Grand Rembêtant (grand couronné de Nancy) et une autre en dessous des Eparges, à Champlon. Des documents attestent qu'au moins une de ces casemates a reçue ses affûts. mais déjà là, nous sommes en pleine guerre, et l'artillerie refuse de céder des tubes de 75mm pour armer ces casemates de campagne.
Ce qui veut dire que nous sommes à cours de matériel, on envisage même de démonter les affûts du fort de Regret, mais cela restera sans suite.
ce qui veut dire, qu'en 1918, nous sommes à stock zéro.
avec la création de la ligne Maginot, la CDF, puis la CORF, organise les intervalles avec des casemates d'infanterie, mais aussi d'artillerie, qui pour ces dernières sont la copie conforme des casemates de Bourges de nos forts Séré de Rivières. Hors, un problème va subvenir, l'armement de ces casemates!
Les casemates de flanquement des gros ouvrages, à une, deux ou trois pièces, sont armées de matériels modernes, mais le manque de crédit aidant, une solution fut recherchée pour armer les casemates à moindre coût! C'est là, où ça fait rire!
La commision décide de prélever 1 canon sur deux des casemates de flanquement des forts d'Epinal, mais un autre problème se pose, cette même commission a réactivée les ouvrages Séré de Rivières modernes ou modernisés, en appui feu de deuxième ligne de la ligne Maginot. Donc la question est, n'y a t'il pas un danger de désarmer partiellement une casemate qui sera amener peut-être plus tard à ouvrir le feu ?
la solution est trouvée, après prélèvement de l'affût et de ses organes, la pièce manquante sera remplacée par le canon de 75 de campagne. Il faut alors modifier le radier de la casemate, afin que la chambre de tir puisse recevoir l'affût de campagne. Deux rectangles sont creusés au niveau des roues et à l'arrière, un trou en demi lune devant recevoir la bèche. c'est ce qui va être entrepris à Epinal, sur les cinq forts possédant une ou deux casemates, quatre seront modifiés, c'est le fort d'Uxegney (2 pièces), l'ouvrage de Deyvillers (2 pièces), le fort de Dogneville (1 pièce), le fort de Longchamp (1 pièce). C'est donc 7 pièces de 75 sur affûts de casemate qui quittent Epinal pour armer les nouvelles casemates de flanquement CORF.
Ensuite, la CORF étant dissoute en 1935, avec la création de la CEZF, de nouvelles casemates furent construites sur le même principe que la casemate CORF, casemate STG ou RFM, qui seront également armées de canons de 75 de casemate, nous ne connaissons pas à l'heure actuelle, où ces matériels ont été prélevés, mais l'on compte 20 pièces en place en 1940. Ces 20 pièces peuvent provenir de la place de Belfort, de Verdun, Toul, Dunkerque, mais aucune trace subsiste concernant une quelconque modification du radier des casemates.
les autres casemates de flanquement, étaient elles, armées du canon de 75 sur affût de campagne.
Pour la petite histoire, sur les 54 casemates de flanquement construites sur nos forts Séré de Rivières, aucune n'ont connues le feu en 1914, c'est en 1940 que le baptême du feu aura lieu, au fort de Longchamp à Epinal qui ouvrira le feu avec ses deux casemates en juin 1940.
Il reste encore à élucider, le montage qui a été fait à la citadelle de Verdun, ou des casemates installées dans les bastions, ont été armées également de canon de 75 sur affût de casemate, ce qui laisserait envisager que des prélévements ont été réalisés sur certains forts de Meuse où d'ailleurs entre les deux guerres.
Amicalement
Florian
Message édité par TURPINITE le 10-08-2008 à 11:20:49
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S'ensevelir sous les ruines du fort, plutôt que de se rendre!