Bonsoir,
Etonnant comme on peut avoir des grilles de lecture diamétralement différentes. où vous voyez des réponses toutes faites, je ne vois que des pistes de réflexion.
"Trop de mémoire tue l'histoire." Ce pourrait être une phrase résumant la première partie de l'interview. On en revient aux mémoires communautaires qui ont émergé ces dernières années, qui ont une certaine vision de l'histoire. Cette émergence a été facilité par l'internet. "Le couple identité-mémoire fondé sur l'émotion a pris le pas sur le couple identité-histoire fondé sur la raison, créant un rapport de doute, d'interrogation sur ce que nous sommes." Il pointe du doigt une évolution que l'on constate de plus en plus et met des mots sur des phénomènes actuels liant l'histoire, la politique et la vision que chacun de nous a de cette histoire.
"Politiquement, cette inquiétude est parfaitement identifiée. La volonté de se réinscrire dans la marche du monde fait l'objet d'une attention permanente de nos dirigeants. Avec une difficulté majeure : celle de la discordance des temps médiatique, politique et historique." Mise en évidence de tendances liées aux choix politiques dans lequel l'histoire est un outil ; Ne vous méprenez pas sur le sens de la question "Face à ce que vous appelez "l'inflation mémorielle", vous plaidez pour la mise en œuvre d'une politique de la mémoire..." : il ne s'agit pas de demander au pouvoir politique de faire des choix sur la lecture de l'histoire ; le mot politique a plusieurs sens. Ici, je pense qu'il faut le voir plus comme des choix culturels et de politique de partage des sources. Car pour en revenir à votre dernier point sur "Il ferait mieux de rendre gratuit les archives de l'INA. Lorsque je me suis renseigné pour exploiter un seul de leurs extraits je me suis sauvé en courant devant l'énormité de la somme à débourser et suis reparti sur la mémoire de nos grands parents. " ce n'est pas le directeur de l'institution qui fait ces choix, on en revient à la politique et aux choix de l'Etat. Et votre remarque montre une fois encore qu'il existe plusieurs niveaux de mémoire, que l'histoire peut s'écrire à de multiples échelles, encore plus aujourd'hui vu la facilité que nous avons à publier cette histoire, notre histoire.
Quand à la partie sur "civiliser l'internet", je pense qu'il s'agit d'une vision des choses et qu'il convient pour se faire une idée de la complexité de la question, de lire des avis divergents pour y voir seulement un peu plus clair sur les enjeux.
Pour la fin de votre message, je ne comprends pas cette dérive vers de tels jugements sur des personnes de la part de quelqu'un qui le dit lui-même "en lisant les têtes de chapitres mises en valeur par la journaliste", donc à part dire mon incompréhension (on discute sur des idées, non ?), je n'ai rien à ajouter.
Pour compléter le tout, je vous invite à lire en entier l'interview et en complément l'article indiqué par Jérôme.
cordialement,
Arnaud, qui n'a pas d'autres objectifs que de mettre à la disposition de tous cette interview, sans parti pris.
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Le parcours du combattant de 14-18
Dernière mise à jour : 21/05/2013. Quille et nouvel an au 50e RI de Périgueux, 1910.