Bonjour,
Polémique ou pas, Eric
, je souscrit entièrement à ce que vous dites.
Vous touchez du doigt le mal contre lequel, ça et là, je tente de réagir, au moins en esquisse.
Les enfants sont un bon miroir de la société ; s’ils ne savent que ce que vous dites, c’est que c’est cela seulement qui leur est transmis ; le mal n’est pas récent, mais remonte, je crois, à au moins trois décennies ou environ; autrement dit, ces enfants sont ceux de parents qui eux-mêmes ont déjà été abreuvés de cette « culture » médiato-démagogique d’antimilitarisme primaire, dans laquelle l’émotion prime toute réflexion…
Un éminent philosophe comme Michel Serres a beau décliner de mille façons qu’il « faut passer de l’émotion à la réflexion », un film qui ressasse une affaire de « pantalon rouge » ou autre anecdote fera toujours, dans la société actuelle, plus « d’entrées » que la chaire de cedit philosophe, pourtant lui-même assez bien « médiatisé », ou de ses semblables…
Ici même, sur ce Forum, le flot du grand « émouvez-moi, émouvez-moi »
source à pleines pages… et que j’essaie d’esquisser une réflexion, rien que par allusion, et avec humour, par une question de bac philo du style : « qu’est-ce qu’un évènement historique ? », me voici grossièrement rejeté dans les cordes …
Bref ! ce Forum n’est sans doute pas le lieu propice à la réflexion… dommage car, alors, où trouver ce lieu ?... sur Facebouc ??
Citation :
dans quelques années, certaines personnes n'hésiteront à sortir les pires aneries
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Je pense que nous y sommes d’ores et déjà très largement…
et le plus grave, à mes yeux, est que cette « réécriture de l’Histoire à l’envers » qui fait passer le détail périphérique pour la question centrale, est, entre autres, le fait d’universitaires, - en mal de produire quelque best seller ??? - qui passeront bientôt pour les oracles exclusifs de cette Grande Guerre…
Bien à vous,
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Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915