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Auteur Sujet :

blanche Maupas à la TV le 11/11

n°3526
Mercadal P
Posté le 13-11-2009 à 09:18:43  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonjour.  
Pour ce qui concerne les erreurs d'équipements je rejoins, par exemple, M.Jbraze; comment en effet faire confiance pour ce qui est des dialogues et des comportements attribués aux intervenants  si l'auteur peut faire l'effort bien mineur de ne pas reconstituer les choses matériels ?
Mais pour ce qui concerne ce téléfilm j'ai assez apprécié la partie reconstituant les efforts ( les pacifistes - qui sont parfois impayables - emploient le terme militaire de " combat "! ) et la ténacité de Mme Maupas dans le but d'obtenir la réhabilitation de son époux tout en observant qu'elle a bénéficié d'appuis qui auraient probablement manqués à d'autres, issues de classes sociales moins averties.
Au revoir.
P.Mercadal
Au revoir.
P.Mercadal.


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°3530
saintchamo​nd
Posté le 13-11-2009 à 16:59:00  profilanswer
 

Bonjour,
 
A noter que le téléfilm réalise un "bon score" avec 4,8 millions de téléspectateurs, derrière la série ricaine "Grey's Anatomy".
Source : http://fr.news.yahoo.com/80/200911 [...] 5e407.html
 
Bonne soirée,
 
Jérôme

n°3533
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 13-11-2009 à 19:12:28  profilanswer
 

saintchamond a écrit :

... un "bon score" avec 4,8 millions de téléspectateurs...


Bjr,
 
Un bon score : Bien sûr !
 
Et comment donc avoir un bon score ? (et justifier les salaires faramineux des "artistes" -parce qu'on s'appelle Bohringer- et autres "gens du spectacle" ). Coût du téléfilm : 2 Millions d'€.
 
Réponse : Il faut jouer sur les cordes sensibles du téléspectateur, susciter son émotion, sa colère, sonadmiration, ses larmes, etc... et pour ça, on rajoute :
   - l'histoire du "pied-bôt"  du village, qui ne veut pas que Maupas soit enterré dans le carré des "Morts pour la France" (===>Ah, le salaud* !)
   - le rapatriement du cerceuil, solennel, avec le drapeau... (===> Ah, que c'est triste !)
   - la Veuve Maupas qui veut faire juger le Général Reveillhac, pas moins ! (===> Ah, quel ténacité, quel courage !)
   - la Veuve Maupas qui a l'idée de faire voter une loi, créant la cour spéciale, pas moins ! (Ah, quelle intelligence !)
   -etc...
 
Le reste de l'histoire est à l'avenant : approximatif. Qu'importe ! L'audimat est là. Il ne s'agit que d'une fiction et comme l'a écrit un journaliste : "Une fiction qui témoigne d'une histoire vraie" !
 
Un faux témoignage en quelque sorte !
 
Sylvain.
 
Renvoi* : PS post-date : je précise que ce mot est utilisé par le maire du village contre ce pied-bot (dans le film)

Message cité 2 fois
Message édité par monte-au-creneau le 13-11-2009 à 22:05:04

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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°3534
Eric15
Posté le 13-11-2009 à 19:45:50  profilanswer
 

Bonjour,
 
Concernant les dialogues, j'ai trouvé cela surréaliste...ainsi que le ton de certains hommes de troupes vis à vis de leurs officiers.
On est très loin du réalisme de Tavernier dans " Le capitaine Conan"...
De plus certaines scènes sont vraiment lourdes comme lorsque Blanche Maupas agite la lettre disant que son mari a été fusillé devant les gens venus assister à l'enterrement...
 
Cordialement.


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« Les hommes pour la plupart n’étaient pas gais ; ils étaient résolus, ce qui vaut mieux. »
Marc Bloch
n°3535
Eric15
Posté le 13-11-2009 à 19:46:47  profilanswer
 

monte-au-creneau a écrit :


Bjr,
 
Un bon score : Bien sûr !
 
Et comment donc avoir un bon score ? (et justifier les salaires faramineux des "artistes" -parce qu'on s'appelle Bohringer- et autres "gens du spectacle" ). Coût du téléfilm : 2 Millions d'€.
 
Réponse : Il faut jouer sur les cordes sensibles du téléspectateur, susciter son émotion, sa colère, sonadmiration, ses larmes, etc... et pour ça, on rajoute :
   - l'histoire du "pied-bôt"  du village, qui ne veut pas que Maupas soit enterré dans le carré des "Morts pour la France" (===>Ah, le salaud !)
   - le rapatriement du cerceuil, solennel, avec le drapeau... (===> Ah, que c'est triste !)
   - la Veuve Maupas qui veut faire juger le Général Reveillhac, pas moins ! (===> Ah, quel ténacité, quel courage !)
   - la Veuve Maupas qui a l'idée de faire voter une loi, créant la cour spéciale, pas moins ! (Ah, quelle intelligence !)
   -etc...
 
Le reste de l'histoire est à l'avenant : approximatif. Qu'importe ! L'audimat est là. Il ne s'agit que d'une fiction et comme l'a écrit un journaliste : "Une fiction qui témoigne d'une histoire vraie" !
 
Un faux témoignage en quelque sorte !
 
Sylvain.
 
 
 



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« Les hommes pour la plupart n’étaient pas gais ; ils étaient résolus, ce qui vaut mieux. »
Marc Bloch
n°3536
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 13-11-2009 à 19:54:45  profilanswer
 

Re,
 
Théophile Maupas a d'abord été enterré au cimetière de Suippes. Sa réinhumation à eu lieu à Sartilly, le jeudi 9 août 1923.
 
Lucien Lechat a été réinhumé au Ferré (Commune de  " Le Ferré" ), le 16 octobre 1924 : Qu'est-il advenu de sa tombe ? Il est mort pour la France.
 
Louis Lefoulon a été réinhumé en 1922 à Condé-sur-Vire. Qu'est-il advenu de sa tombe ? Il est Mort pour la France. A ce titre sa tombe aurait du subsister...
 
Louis Victor GIRARD a été réinhumé à la Nécropole Nationale de SUIPPES (Ville). Sa tombe est toujours en place (s'agissant d'une sépulture perpétuelle de "Mort pour la France" garantie par l'Etat)
 
La Veuve Maupas avait souhaité regrouper les 4 caporaux sous le monument : elle n'a pas pu le faire et en a abandonné l'idée.
 
Blanche MAUPAS, née HERPIN, est décédée le 24 septembre 1962 (née le 29/11/1883). Elle a survécu 47 ans à son mari. Elle repose, avec leur fille Jeanne, à côté du mémorial aux caporaux de Souain où est enterré Téophile Maupas (édité en post-date)
 
Témoignage du Sergent-Fourrier Seigneur, 336e R.I 18e Cie :
 
« .... Les sapeurs du régiment firent, de leur propre chef, quatre bières pour
y mettre les corps qui furent enterrés dans le cimetière de Suippes; à la
relève suivante, les sapeurs ayant fait des croix en bois peintes en noir et
portant le nom de chacun des malheureux, nous voulions porter ces croix
toutes les compagnies réunies, mais l'ordre fut donné aux sapeurs d'aller les
porter de nuit».
 
Au revoir.
   Sylvain
Sources (post-date) : "Pour l'honneur de Théo et des caporaux de Souain" de Jacqueline Laisné, éditions Isoète - 1996

Message cité 1 fois
Message édité par monte-au-creneau le 13-11-2009 à 20:22:44

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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°3537
bostock
Posté le 13-11-2009 à 20:13:44  profilanswer
 

Bonsoir,
Merci à Sylvain pour ces précisions sur les lieux et dates d'inhumation. La scène de l'enterrement de Maupas en 1915 dans son village me semblait effectivement assez improbable.
Cordialement
Bostock

n°3538
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 13-11-2009 à 20:17:18  profilanswer
 

Re,
 
Bon téléfilm pour ceux qui ne connaissaient rien sur ces histoires de fusillés de 14 /18. Il en restera l'essentiel, à savoir :
 
Ce qu'il restera de ce téléfilm, dans un an :  
 
   - En 14/18, des soldats n'ont pas voulu sortir des tranchées et courrir vers l'ennemi en terrain découvert, car ils étaient sûr d'aller à la mort.
   - Ils ont été fusillé pour ne pas avoir respecté l'ordre et la discipline militaire.  
   - Comme les Généraux ne pouvaient pas fusiller tout un Régiment, seuls 4 soldats ont été fusillés après tirage au sort, pour motif de lacheté, entrainant la honte pour leur famille. On les a appelés "fusillés pour l'exemple".
   - Ce n'est que plus tard, après de long palabres, que les juridictions ont revu leur jugement et ont réhabilité ces soldats."
 
Au revoir.


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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°3549
RSLC55
Posté le 14-11-2009 à 07:57:07  profilanswer
 

Bonjour
 
L'affaire des fusillés n'est pas close. Le président dans son disocurs du 11 novembre a dit :" ......aux fusillés pour l'exemple qui attendent encore qu'on leur rende justice.
Je pense que cette phrase n'est pas innocente après celles prononcées à Douaumont l'an passé.
 
Salutations
 
Pierre

n°3553
Bernard La​rquetou
Posté le 14-11-2009 à 10:46:38  profilanswer
 

monte-au-creneau a écrit :

Blanche MAUPAS, née HERPIN, est décédée le 24 septembre 1962 (née le 29/11/1883). Elle a survécu 47 ans à son mari. Elle repose, avec leur fille Jeanne, à côté du mémorial aux caporaux de Souain où est enterré Téophile Maupas

Bonjour à tous,
 
Pour compléter : l'école maternelle de Sartilly porte le nom de Blanche Maupas, une rue porte le nom de Théophile Maupas.
 
Par ailleurs, la municipalité de Sartilly attend une réponse en vue de l'inscription du monument à la mémoire des fusillés, érigé au cimetière de la ville, à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (La Gazette de la Manche du 11 novembre 2009).
 
Cordialement
 
Bernard.


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http://329ri.canalblog.com/ et http://29eri.canalblog.com/
n°3557
saintchamo​nd
Posté le 14-11-2009 à 12:19:04  profilanswer
 

Bonjour Sylvain,
 
Tu as raison. Les scénaristes, puisque nous parlons de scénario, appellent cela la dramaturgie. Tous les scénarios obéissent à ce principe, soit un personnage cherchant à atteindre un objectif ; il rencontre des obstacles, ce qui génère du conflit et, en théorie, de l'émotion. Or, les "vrais" obstacles, longs de quatorze années, dans "Blanche Maupas" sont à mon sens assez rapidement montrés. L'objectif préfère s'attarder sur la dimension "locale" des difficultés rencontrées par Blanche Maupas (le pied-bot, les pétitions des villageois, les résistances...). C'est un point de vue. En tout cas, cela ne sombre pas dans le mélo. Non, ce qui m'a gêné, ce n'est pas le coût budgétaire - après tout, c'est encourageant qu'une télé mise 2,24 millions d'euros (avec la RTBF) sur un tel sujet -, c'est plus le casting. Les acteurs ne font pas très Manche, et Bohringer qui porte tout le téléfim sur ses épaules est un poil dépassé par les événements. Enfin, détail, le petit coup de trompette, façon "Patton", aux moments délicats m'a bien agacé.  
 
Bonne journée,
 
Jérôme
 

monte-au-creneau a écrit :


 
Et comment donc avoir un bon score ? (et justifier les salaires faramineux des "artistes" -parce qu'on s'appelle Bohringer- et autres "gens du spectacle" ). Coût du téléfilm : 2 Millions d'€.
 
Réponse : Il faut jouer sur les cordes sensibles du téléspectateur, susciter son émotion, sa colère, sonadmiration, ses larmes, etc... et pour ça, on rajoute :
   - l'histoire du "pied-bôt"  du village, qui ne veut pas que Maupas soit enterré dans le carré des "Morts pour la France" (===>Ah, le salaud* !)
   - le rapatriement du cerceuil, solennel, avec le drapeau... (===> Ah, que c'est triste !)
   - la Veuve Maupas qui veut faire juger le Général Reveillhac, pas moins ! (===> Ah, quel ténacité, quel courage !)
   - la Veuve Maupas qui a l'idée de faire voter une loi, créant la cour spéciale, pas moins ! (Ah, quelle intelligence !)
   -etc...
 
Le reste de l'histoire est à l'avenant : approximatif. Qu'importe ! L'audimat est là. Il ne s'agit que d'une fiction et comme l'a écrit un journaliste : "Une fiction qui témoigne d'une histoire vraie" !
 
Un faux témoignage en quelque sorte !
 
Sylvain.
 
Renvoi* : PS post-date : je précise que ce mot est utilisé par le maire du village contre ce pied-bot (dans le film)


n°3567
Mercadal P
Posté le 14-11-2009 à 17:37:28  profilanswer
 

Bonsoir.  
Certes ce ne sera pas  pas un chef d'oeuvre immortel mais cela contait une histoire de chez nous et rien que ce fait en faisait une chose valant, du moins à mes yeux, mille fois mieux que les abêtissantes ignaritudes anglo-américaines, visuelles et sonores, que déversent quotidiennement et de façon quasi permanente télévisions et radios.
Au revoir.
P.Mercadal.


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°3590
balian46
Posté le 16-11-2009 à 16:36:41  profilanswer
 

Le réel problème de ces téléfilms ou autres publications audiovisuelles vient du fait que les scénaristes prétendent pouvoir se priver de l'appui des historiens. C'est une grossière erreur. Outre quelques détails (uniforme, déroulement d'un assaut...) que l'on peut pardonner, leurs réalisations ne sont que l'illustration de leur point de vue sur la question. Point de vue très contemporain qui ne comprend pas comment les gars de 14-18 ont fait ce qu'ils ont fait dans les conditions que l'on connaît. Alors puisqu'on ne le comprend pas, on fait réagir les soldats du film ou téléfilm comme nous aurions réagi si nous, gens du XXIe siècle, avions été dans la boue face au feu.  
 
Ce ne sont que des fictions, répondront les réalisateurs. C'est vrai et c'est ainsi que le perçoit le spectateur averti. Mais celui qui n'entend rien à ce conflit et qui le découvre de cette façon suit le chemin de l'erreur historique. Au-delà du combat historiographique de notre époque à propos de la Première guerre (ont-ils consenti ou ont-ils subi ?) c'est une vision très partielle que le cinéma et la télévision restituent du conflit. A de très rares exceptions, il n'est plus question que de la fraternité des combattants, des fusillés pour l'exemple, d'un état-major qui, comme à Stalingrad, laisse le choix à ses soldats entre les balles ennemies ou celles que le commissaire politique te tires dans le dos si tu n'avances pas...  
Ces faits ont existé, c'est indéniable. Mais ils doivent être considérés et surtout restitués à leur juste valeur. Pas plus, pas moins.  
 
Je n'ai pas aimé ce téléfilm sur ce pauvre Théophile Maupas et ses camarades qui méritaient un autre traitement. Avant même que commence ce téléfilm j'étais certain du résultat...
 
Ces dernières années, côté scenarii, je n'ai aimé que Capitaine Conan et les Fragments d'Antonin.  
 
A bientôt

n°3591
Mercadal P
Posté le 16-11-2009 à 17:41:40  profilanswer
 

Bonjour.  
"Capitaine Conan " est l'adaptation du roman de Vercel paru en 34, il me semble utile de la rappeler et c'était un chef d'oeuvre; dans la collection du Livre de Poche il portait le numéro 9, ce qui veut tout dire; ayant lu le bouquin en 1967 ( je l'ai toujours, la reliure a résisté ), l'adaptation de Tavernier m'a semblé un peu maigrelette ( Du même, et  peut être parce que né à Lyon , j'ai préféré " L'horloger de Saint-Paul " )
Pour le reste à chacun d'exercer son esprit critique sur le fond de l'affaire mais encore faudrait-il qu'il soit formé et non transformé en esprit de critique et ne s'exerçant que sur la forme, évidemment variable selon l'interprétation qu'en fait chaque artiste;
Au revoir.
P.Mercadal.


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°3592
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 16-11-2009 à 17:57:14  profilanswer
 

balian46 a écrit :

côté scenarii, je n'ai aimé que Capitaine Conan et les Fragments d'Antonin.


Bonjour,
 
Ma conclusion finale pour le TV-Film "Blanche Maupas" :  
    - "Les caporaux de Souain", sujet porteur et facile pour tout réalisateur !  
    - Maintes fois mis en scène (théatres, articles, ...). Faire de l'audimat n'était pas trop difficile avec quelques bonnes vielles recettes de "dramaturgie" (merci saintchamond) et avec un gros budget (merci les contribuables).
    - Aura néanmoins permis au plus grand nombre de nos concitoyens de connaitre l'existence de ces drames...
 
Pour l'encadré ci-dessus :
Outre les films cités dans l'encadré, il y a quand même "La vie et rien d'autre" qui fait référence dans un domaine qui anime encore beaucoup d'entre nous : à savoir la recherche des sépultures et le respect des morts !
 
Au revoir.
   Sylvain


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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°3593
Mercadal P
Posté le 16-11-2009 à 18:01:16  profilanswer
 

Bonsoir.
Je lis: "  le commissaire politique te tires dans le dos "
mais dans l'armée française de la Grande Guerre il n'y a pas de commissaires politiques pour doubler -surveiller l'action du commandement militaire alors la situation n'est en rien comparable; mais si j'ai bonne mémoire c'est un réglement qui ouvre la porte à tous les abus car il y est dit que le chef pouvait au besoin forcer l'obéissance ce qui signifie que tous les moyens - y compris le fait de tuer, sur place, sans jugement celui qui, par exemple, s'enfuit - sont bons pour qu'officiers et sous-officiers obtiennent une soumission complète de la troupe aux ordres.
Au revoir.
P.Mercadal.


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°3596
BORO
Semper Fi
Posté le 17-11-2009 à 07:53:06  profilanswer
 

Bonjour à tous
je m'immisce un peu pour donner mon avis de Belge,une fois.J'ai regardé ce film aussi et l'ai trouvé fort intéressant;bien sûr il y a quelques "lacunes" historiques ou vestimenatires mais est-là l'important?Je comprends très bien le point de vue des "puristes" mais dans le fond,si ce film,malgré ses imperfections(y en-a-t-il sans??)a pu toucher et/ou faire comprendre à ses spectateurs cette ahurissante et injuste voire cruelle histoire n'a-t-il pas atteint son but?J'ose croire que si des jeunes (dont je ne suis plus) ont pu voir et comprendre cela et peut-être - qui sait-réagir en fonction;le but n'est-il pas atteint?In fine,comme tout ce forum n'aura-t-il pas continué à faire que le souvenir se perpétue?
bien amicalmeent
Boro


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Boro
 
horum omnium fortissimi sunt Belgae - César J -Footing en Gaule
n°3599
Mercadal P
Posté le 17-11-2009 à 11:51:40  profilanswer
 

Bonjour.
Il serait aussi peut être utile que la RTBF produise un téléfilm sur la vie dans la Belgique sous la botte allemande; je crois avoir compris qu'il n'y eût pas que résistance ( les réseaux d'espionnage et de sabotage, les déportations  ) ou  survie difficile ( car il faut bien faire bouillir la marmite) mais aussi , de la part de certaines élites, compréhension intéressée voire adhésion au projet allemand.
Alors maintenant que les esprits sont, comme en France, apaisés il serait sans nul doute fort passionnant de suivre sous la forme de fiction, les motivations, évolutions de pensée et décisions de quelques Belges ordinaires.
Au revoir.
P.Mercadal ( frontalier )


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°3605
Titeuil
Ni schtroumf, ni épouvantail
Posté le 17-11-2009 à 18:33:13  profilanswer
 

Bonsoir à tous,  
 
Je viens de lire avec grand intérêt ce fil, passionant. J'ai également regardé le film, ayant été agacé parfois par certaines scènes vraiment très mauvaises sur le plan cinématographique, (dont celle où la jeune veuve agite devant tout la foule le courrier venant de lui être transmis, devant le cercueil de son mari). Pour ce qui est des détails historiques, je n'ai pas vos compétences pour les décortiquer. En revanche, je viens poser ici un débat de fond :  
 
- est-ce un problème de diffuser un film sur la PG, si médiocre soit-il, dans le double but d'être pédagogique (pour le grand public), et honorifique (pour la mémoire de nos soldats) ?  
- est-ce mieux de laisser le champ libre aux sottises de notre temps (Experts et autres), et d'avoir un 11 novembre vierge pour le grand public, qui ne dispose peut-être pas d'un important panel de chaînes TV ?
 
Je n'ai pas spécialement de réponse, et suis partagé entre l'idée de faire en sorte que la mémoire se transmette, même de manière médiocre, pour un grand public peu connaisseur ; et l'idée d'une pureté historique se devant, par respect pour ses acteurs (les "vrais", ceux de la "vraie" vie) d'être la plus fidèle et la plus rigoureuse possible.
Qu'en pensez-vous ???
 
Bien à vous tous,  
 
Christophe

n°3608
saintchamo​nd
Posté le 17-11-2009 à 19:40:37  profilanswer
 

Bonsoir Christophe,
 
Je pense que l'on ne peut pas empêcher plusieurs gradations, bonne et moins bonne, dans la transmission du souvenir. Pour ma part, je suis ravi qu'il y ait une "offre" la plus large possible, selon plusieurs canaux (livres, BD, films...) ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. Mais je ne crois pas que "Blanche Maupas" puisse être pour autant taxé de "médiocre", selon nos critères de jugement qui, encore une fois, sont très (trop ?) élevés sans être pour autant représentatif de l'homo spectatus moyen. La "pureté historique" est trop souvent révélatrice d'un domaine fermé aux non-initiés et asséchant.
 
Bonne soirée,
 
Jérôme

n°3627
jbraze
Posté le 19-11-2009 à 17:33:21  profilanswer
 

Titeuil a écrit :


- est-ce un problème de diffuser un film sur la PG, si médiocre soit-il, dans le double but d'être pédagogique (pour le grand public), et honorifique (pour la mémoire de nos soldats) ?  
- est-ce mieux de laisser le champ libre aux sottises de notre temps (Experts et autres), et d'avoir un 11 novembre vierge pour le grand public, qui ne dispose peut-être pas d'un important panel de chaînes TV ?
Je n'ai pas spécialement de réponse, et suis partagé entre l'idée de faire en sorte que la mémoire se transmette, même de manière médiocre, pour un grand public peu connaisseur ; et l'idée d'une pureté historique se devant, par respect pour ses acteurs (les "vrais", ceux de la "vraie" vie) d'être la plus fidèle et la plus rigoureuse possible.
Qu'en pensez-vous ???


 
Bonjour à tous,
Bonjour Christophe,
 
Vous n'avez pas spécialement de réponse, mais les termes dans lesquels vous posez le problème plaident plus en faveur du premier postulat que du second !
 
Bref, votre question est très juste, et pour vous répondre, je dirais que je préfère sans conteste voir un film sur 14-18 de quelque qualité qu'il soit le 11 novembre plutôt qu'une émission de télé-réalité, car même s'il est plus ou moins réussi, il aura au moins le mérite de ne pas être hors-sujet et d'ouvrir un débat.
 
Les approximations historiques n'en restent pas moins regrettables à mon avis quand elles peuvent être évitées à peu de frais (c'était le sens de mon précédent message), mais en replaçant le débat dans les perspectives que vous ouvrez, je m'aperçois finalement que c'est presque un autre sujet.
 
Bien cordialement,
 
Jean-Baptiste.


Message édité par jbraze le 19-11-2009 à 17:34:37

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"D'autres heures naîtront, plus belles et meilleures / La victoire luira sur le dernier combat / Seigneur, faites que ceux qui connaîtront ces heures / Se souviennent de ceux qui ne reviendront pas"
Sylvain Royé, disparu à Douaumont le 24 mai 1916
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