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Auteur Sujet :

Déception à la Butte des Zouaves

n°7748
jean luc P​amart
Posté le 06-01-2012 à 21:53:20  profilanswer
 

Ci joint l'arrêté préfectoral pour la créationd'une décharge  
http://www.oise.equipement-agricul [...] a1915.html
Il faut se rendre sur le site DDT Oise puis Gurdebeke
Tristesse
Jean luc
 

n°7750
FVB
ne pas céder, ni reculer
Posté le 07-01-2012 à 09:36:42  profilanswer
 

bonjour
de la colère et de l'impuissance face à une administration dictatoriale au service des sociétés privées pour qui le fric est une fin.
LA MEMOIRE TOUT LE MONDE S EN FOUT sauf quelques uns qui y croient encore.
EN 2012 IL Y A LES ELECTIONS ALORS FAITES PAYER A CEUX QUI ONT FAVORISE CETTE SITUATION.
SANS AUTRE COMMENTAIRE.
fvb


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62BIS
n°7751
RADET Fred​eric
Ouvrage de La Falouse 1906-08
Posté le 07-01-2012 à 12:36:49  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Jean-Luc,
 
oui c'est bien triste...!
 
Frédéric


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Chers camarades, vous êtes allés à la mort, non avec le sourire, ce n'est pas vrai, mais naturellement.  
Vous êtes morts pour la France malgré d'autres Français....
Dr Paul VOIVENEL 67e D.I (Secteur de la Sélouze, Meuse 1915).
n°7752
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 07-01-2012 à 13:22:33  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
Et oui il faut ouvrir les yeux... le souvenir de ceux de 14-18 n'interesse plus personne... sauf les politiques lorsqu'ils considèrent que cela peut leur apporter des voix, et puis tous ceux et celles qui vont célèbrer 2014,2015... mais qui n'ont pour objectif que de se montrer, ou d'exposer leur ignorance de ce conflit...
Après 2018 nous nous retrouverons comme d'habitude bien seuls pour la pérennisation du souvenir de nos chers anciens....
Bonjour Fred...
J.Claude


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la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°7778
jmn02
Posté le 10-01-2012 à 16:19:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
En dépit des apparences, tout n'est pas encore fini... Tels les preux de juin 40 qui refusèrent la défaite, dans un climat de renoncement, d'abandon général et parfois aussi localement de compromission et de trahison, et qui entrèrent en résistance (auprès du général de Gaulle ou d'initiative, en métropole ou en Afrique du Nord), il subsiste encore des gens prêts à aller jusqu'au bout pour sauver ce bout de champ de bataille de la Grande Guerre, pour que le nord du saillant de Quennevières devienne autre chose qu'un immense dépotoir, pour préserver la beauté de ces paysages isariens, pour préserver aussi la qualité de vie des habitants des communes limitrophes, directement concernés par les diverses nuisances inhérentes à la création de cette décharge, et pour repousser enfin toute menace sur la santé publique que celle-ci est susceptible de faire peser à moyen et long terme...
 
A lire ci-après l'article du Courrier Picard du 09 janvier 2012 :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6054/Decharge LeCP090112.jpg
 
Et à voir l'édition du 19/20 Picardie de la même date, sur le lien suivant (pendant les 7 prochains jours) :
 
http://www.pluzz.fr/jt-19-20-picar [...] 19h00.html
 
Cordialement,
 
Jean-Michel


Message édité par jmn02 le 10-01-2012 à 17:29:31

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JMN02
n°7799
jmn02
Posté le 17-01-2012 à 12:19:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La suite de cette lamentable affaire de Puisaleine, au nord du saillant de Quennevières, dans la presse locale et régionale.
 
Lu dans Le Parisien, édition du 10 janvier 2012 :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6054/Decharge LeParisien 10 01 12.jpg
 
Lu dans Oise Hebdo, édition du 11 janvier 2012 :  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6054/Decharge Oise Hebdo A 11 01 12.jpg
 
A noter que ce journal a publié la lettre ouverte adressée au préfet de l'Oise par le collectif contre la décharge Gurdebeke, intégralement reproduite ci-après :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6054/Decharge Oise Hebdo B 11 01 12.jpg
 
Bonne lecture à tous.
 
Cordialement,
 
Jean-Michel.


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JMN02
n°7800
RADET Fred​eric
Ouvrage de La Falouse 1906-08
Posté le 17-01-2012 à 13:00:42  profilanswer
 

Bonjour Jean-Michel
 
une pensée amicale depuis Verdun pour votre combat afin de sauvegerder ce secteur terrible qui a vu le sacrifice de nos Anciens.
 
Une petite question cependant, est ce dans cette zone précisément que le soldat Vonner a été porté disparu ?
 
Bien cordialement,
Frédéric


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Chers camarades, vous êtes allés à la mort, non avec le sourire, ce n'est pas vrai, mais naturellement.  
Vous êtes morts pour la France malgré d'autres Français....
Dr Paul VOIVENEL 67e D.I (Secteur de la Sélouze, Meuse 1915).
n°7809
jmn02
Posté le 19-01-2012 à 15:12:42  profilanswer
 

Bonjour Frédéric,
Bonjour à tous,
 
Tout d'abord, mon cher Frédéric, je tiens à vous présenter mes excuses pour cette réponse quelque peu tardive.
 
Grande question que celle que vous posez... Avant de tenter d'y répondre, il faut se représenter ce qu'est ce champ de bataille du nord de Quennevières, en décembre 1914 (je vous renvoie pour cela aux liens déjà existants sur ce Forum - tapez : Quennevières, sur le moteur de recherche, vous y accèderez facilement -, liens sur lesquels figurent de très belles cartes du secteur, postérieurement à cette date). La ligne de front qui traverse le village de Tracy-le-Val remonte sur le plateau, à travers le Bois Saint-Mard, qui borde la lisière nord-est de ce village. Elle débouche sur les pentes de Puisaleine, où se trouvaient alors deux gros taillis aujourd'hui disparus : le Bois des Zouaves et le Bois Barbu. Le premier était attenant et prolongeait le Bois Saint Mard vers le nord-est, tandis que le second se trouvait approximativement au nord de l'actuelle Butte des Zouaves. La ligne de front, après ce Bois Barbu, s'inclinait brusquement vers le sud-est, tel un vaste coup de faux, pour couper la cuvette et le hameau de Puisaleine en deux, les Français tenant la plus grande partie de cette dépendance du village de Moulin-sous-Touvent, tandis que les Allemands tenaient la Ferme de Maison-Rouge et la carrière attenante. La ligne de front remontait alors vers ce que l'on nomme la "Bascule de Quennevières", où se trouvait encore un bâtiment en 1914, contrairement à aujourd'hui, où ce lieu ne désigne plus que le carrefour de routes et chemins, reliant Berneuil-sur-Aisne, Nampcel, Moulin, Cuts et Puisaleine... La Ferme de Quennevières, depuis le 31 octobre, était repassée dans les lignes françaises, grâce à une action du 2e Zouaves, qui avait permis de la reprendre. La ligne de front suivait ensuite approximativement et de façon irrégulière, le tracé de l'actuelle route menant à Moulin-sous-Touvent, en s'enfonçant localement à 200, 300 ou 400 mètres à l'intérieur des terres agricoles, et remontait ensuite vers le nord, contournant le village d'Autrêches, aux mains des Allemands, s'enfonçant au nord de Vic-sur-Aisne, jusqu'au plateau de Nouvron... La zone qui nous intéresse se situe donc plus particulièrement au nord-ouest du saillant de Quennevières et couvre donc, grosso modo, un arc de cercle irrégulier de 2 à 3km au maximum (de la lisière du Bois Saint-Mard et du Bois des Zouaves aux environs de la Ferme de Quennevières)...
 
Voilà pour la description des lieux qui nous intéressent...
 
Que nous disent les archives concernant la disparition de Jean Vonner ? Disparu au Bois Saint Mard le 21 décembre 1914. Si l'on s'en tient strictement à cette affirmation, Jean Vonner a disparu, probablement tué lors de cette offensive française, en donnant l'assaut au coeur même de ce Bois, qui conserve encore aujourd'hui bien des stigmates de la guerre de tranchées et de mines. Pour en avoir le coeur net, il faudrait nous reporter au JMO du 2e Zouaves. Problème : celui-ci n'est pas accessible, disparu ou inconsultable... Nous ne pouvons donc trouver aucune information dans cette direction. Nous pouvons alors consulter le JMO des 73e et 74e brigades (le 2e Zouaves faisant partie de la 73e brigade), ainsi que de la 37e DI, qui est la division qui tient toute cette partie nord du saillant de Quennevières, précisément dans le Bois Saint-Mard, sur les hauteurs et le ravin de Puisaleine, ainsi qu'autour de la ferme de Quennevières, au moment de l'attaque française du 21 décembre 1914 (A noter que cette division se partage le secteur avec la 3e brigade du Maroc, qui occupe également ce front jusqu'en mars 1915). Or, le Bois Saint-Mard est alors occupé majoritairement par la 74e brigade, composée par les 3e Zouaves et 3e Tirailleurs, dont les bataillons occupent par alternance chacun un des sous-secteurs de ce bois. Le 2e Zouaves tient les tranchées des lisières nord-est du Bois Saint-Mard (incluant le Bois des Zouaves et le secteur en avant du Bois Barbu, qui est aussi un des objectifs de cette attaque) jusqu'à Quennevières, en alternance avec le 2e Tirailleurs et les unités de la 3e BM, chacun occupant également respectivement un sous-secteur...
 
A partir de là, si la situation est assez claire au moment de l'attaque, les choses deviennent plus confuses, au moment où celle-ci se produit. L'absence du JMO du 2e Zouaves nous prive d'une relation au plus près de la bataille et il nous faut monter immédiatement à l'échelon de la brigade, où nous avons une nécessaire déperdition d'informations, pour avoir un aperçu de la violence extrême des combats. Combien même aurions-nous disposé de ce JMO du 2e Zouaves, celui-ci aurait-il relaté dans leurs moindres détails toutes les actions individuelles menées dans ce combat ? Sans doute pas. Le registre matricule aurait pu résoudre de manière irréfutable et définitive l'énigme que nous soulevez aujourd'hui s'il avait été complet quant à l'affectation de Jean Vonner au sein du 2e Zouaves. Malheureusement, ce registre ne précise ni à quelle compagnie, ni à quel bataillon Jean Vonner fut affecté. Le 2e Zouaves, lors de cette attaque perd près de la moitié de son effectif en tués, en blessés et en disparus. Cela donne une idée assez précise de la violence inouïe des combats. Ce régiment a alors en face de lui le 89e Grenadiers, régiment du Mecklenburg, qui tient la ligne de part et d'autre de la carrière Martial (la "Adolf Friedrich Höhle" ) et jusqu'aux lisières du Bois Saint-Mard, où combat le 90e Fusiliers du Mecklenburg.
 
Force est donc d'admettre qu'il y a un flou non seulement autour de la disparition de Jean Vonner, mais au sujet même du lieu où sa disparition s'est produite. Ce flou aurait encore pu être estompé par l'apport de témoignages combattants, ou d'une correspondance privée, qui relate les circonstances de la disparition de Jean et le lieu où les faits se sont produits. Malheureusement, à ce jour, je n'ai pu en découvrir. Jean Vonner a par conséquent pu tout aussi bien disparaître dans les tranchées aux lisières nord-est du Bois Saint Mard, que dans le Bois des Zouaves (qui est rarement, voire jamais mentionné dans les fiches "Mémoires des Hommes" : on dit quasiment systématiquement "Bois Saint Mard" ), comme dans l'intervalle entre le Bois des Zouaves et le Bois Barbu, sur les pentes comme au nord de Puisaleine...  
 
Si l'on ne peut pas déterminer exactement à quel endroit précis a disparu et a sans doute été tué, ou a été volatilisé le zouave Jean Vonner, dans la confusion de l'assaut et des combats et dans le déluge de feu des armes individuels, des armes légères, des mortiers de tranchées, de l'artillerie de campagne et de l'artillerie lourde, qui a profondément bouleversé le terrain d'attaque, ce qui reste en revanche sûr et incontestable, c'est que la zone actuellement désignée pour recevoir la décharge, vient s'intercaler entre le nord des ruines du hameau de Puisaleine, la lisière est du Bois Saint-Mard, et au sud de la Butte des Zouaves, en plein champ de bataille et sur l'immédiat arrière front où a combattu le 2e Zouaves, entre autres... Le chemin de Bimont, reliant Puisaleine au lavoir, au cimetière provisoire et à la ferme de Bimont et, par delà, à Bernanval et à Tracy-le-Mont, village de l'arrière front (à moins de 3km à vol d'oiseau de la ligne de feu) débouche quasiment sur l'emprise de la décharge Gurdebeke. Pendant la guerre, il était un des cordons ombilicaux reliant le front à l'arrière-front français. Lors de l'attaque du 20 septembre 1914, c'est d'ailleurs par ce chemin que le 2e Zouaves a tenté de déboucher pour essayer de repousser l'attaque du 9. Armee Korps en direction de Quennevières et de Puisaleine. La violence du feu l'a contraint à rebrousser chemin. Toute la zone de Puisaleine, où se trouvent les tranchées de 1re, 2e et 3e lignes et l'ensemble des boyaux de communications se situent dans la zone d'action des unités de zouaves et de tirailleurs qui tiennent ce front en 1914-1915. Ce le sera également pour les unités de Bretons qui leur succèderont en 1915-1916, ainsi que pour tous les régiments qui relèveront par la suite les Bretons...
 
Contrairement à ce qu'ont affirmé certains, nous ne sommes pas loin du front, dans ce Château-Gautier aujourd'hui menacé de disparition, nous sommes bien dans tout ce secteur entre Bois Saint-Mard, Puisaleine et Quennevières au coeur du front. La "chapelle des zouaves" (qui devait en réalité être un PC avancé, qui est figurée dans les croquis du secteur du JMO du 134e RI, en juin-juillet 1918, est d'ailleurs localisée en plein dans la dépression nord-est du "doigt" du Château-Gautier, à quelques centaines de mètres à peine au sud de l'actuelle Butte des Zouaves. Tout le secteur est marqué par la présence des unités de zouaves, qui ont occupé le secteur en 1914-1915 (au-delà même de toute légende relatant la disparition d'une compagnie ou d'un bataillon entier volatilisé dans une explosion de mine gigantesque qui se serait produite à des dates très variables selon les récits des uns et des autres), et qui l'ont encore traversé en 1918 (38e DI). Et c'est bien quelque part dans cette partie nord du front de Quennevières que le zouave Vonner a disparu, lors de cette journée tragique du 21 décembre 1914, qui permit à l'armée française de conquérir le secteur dit "du Champignon", mais qui ne lui permit pas de conserver le Bois Barbu, pourtant conquis de haute lutte par les zouaves, ni de déboucher plus loin que la corne nord-est du Bois Saint-Mard... C'est un peu comme si aujourd'hui une société de traitement des déchets voulait s'implanter au Mort-Homme, ou à la Cote 304, sous prétexte que le champ de bataille de Verdun, c'est sur la rive droite uniquement et qu'il n'y a rien à voir sur la rive gauche de la Meuse... Nous en sommes là aujourd'hui de cette triste affaire de Quennevières, qui mériterait bien d'avoir le même statut que Verdun dans la mémoire collective et aux yeux des décideurs, car si les combattants tués sur cette partie du front de l'Oise n'y sont pas morts dans une bataille gigantesque de l'ordre de celle de Verdun, il y eut des pertes considérables de septembre 14 à juin 1915, et des soldats français, allemands, chrétiens, musulmans, y sont morts TOUS LES JOURS, de 1914 à mars 1917 et plus encore entre mai et août 1918... Ce saillant de Quennevières est dans son entier l'un des lieux les plus symboliques de la Grande Guerre dans le Noyonnais, et au-delà dans tout le nord-est de l'Oise.
 
Amicalement,
 
Jean-Michel


Message édité par jmn02 le 20-01-2012 à 15:45:18

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JMN02
n°7817
RIO Jean-Y​ves
Posté le 21-01-2012 à 17:37:42  profilanswer
 

Bonsoir à tous .
 
:fou: Encore un Préfet à virer (dans 3 mois ?) pour incompétence, inculture et immoralité (car il s'agit bien de "morale" ) . Mais pourquoi se priver lorsque les exemples se sont multipliés en venant d'en haut ?  
Pendant combien de temps devrons-nous accepter que l'on bavoue de la sorte notre Mémoire, que l'on brade notre Histoire et nos paysages pour ce qui se résume uniquement qu'à des affaires de fric ?
2012 : l'année de la grande lessive ?
Alors Jean-Michel : tenez-bon ! Tout n'est peut-être pas encore perdu comme tu le dis ... surtout s'il y a un recours. Car le temps que celui-ci soit examiné, le "cher" Préfet aura dégagé et faut-il espérer qu'en "haut-lieu" il y ait alors des oreilles  beaucoup plus attentives à tous vos soucis actuels.  
Jean-Yves  :hello:  
En souvenir des Bretons et en particulier ceux du 316e RI tombés à Puisaleine, Quennevières, Tracy ....

Message cité 1 fois
Message édité par RIO Jean-Yves le 21-01-2012 à 17:50:19

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Recherches sur les 116e, 294e & 354e RI + 316e RI et 28e & 35e RAC
http://vannes1418.canalblog.com/
n°7834
sylvain80
Posté le 23-01-2012 à 07:56:11  profilanswer
 

bonjour à tous
 
oui ne nous décourageons pas ! même si parfois ou même souvent l'attitude des autorités voir de "certains passionnés" encouragent valident ou supportent ce type de détestables projets.
 
allez courage "on les aura, on ne passe pas"
 
cordialement
 
Sylvain
association 14-18 en Somme
 
"ne jamais oublier, toujours se souvenir"


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sylvain80
n°7852
jmn02
Posté le 25-01-2012 à 15:50:42  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Pour mémoire, je rappelle d'ores et déjà, même si certains d'entre vous le savent déjà, et si cette manifestation fera l'objet prochainement d'un nouveau sujet "à part" de celui-ci, que l'Union des Zouaves, les associations France 40 - 9e Zouaves et 14-18 en Somme organiseront dimanche 18 mars prochain, au matin, leur traditionnelle cérémonie à la Ferme de Quennevières, à la Butte des Zouaves, à l'église, au monument aux morts et au carré militaire de Carlepont.
 
Je vous communiquerai les détails dès que j'aurai l'ordre du jour de cette commémoration officielle.
 
L'occasion pour tous les passionnés que nous sommes de nous retrouver nombreux (et pacifiquement !), autour des anciens zouaves et des groupes d'histoire vivante en tenues, sur ces lieux aujourd'hui tellement menacés pour admirer la beauté du site et s'imprégner des combats qui ont marqué cette terre d'histoire entre Oise et Aisne...
 
Très cordialement,
 
Jean-Michel


Message édité par jmn02 le 25-01-2012 à 15:52:57

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JMN02
n°7854
jean luc P​amart
Posté le 25-01-2012 à 21:34:24  profilanswer
 

Jean Michel
Voici le programme
10h cérémonie à la butte
11h messe à Carlepont
Puis cérémonie dans le village
Jean Luc

n°7872
jmn02
Posté le 01-02-2012 à 18:51:24  profilanswer
 

RIO Jean-Yves a écrit :

Bonsoir à tous .
 
:fou: Encore un Préfet à virer (dans 3 mois ?) pour incompétence, inculture et immoralité (car il s'agit bien de "morale" ) . Mais pourquoi se priver lorsque les exemples se sont multipliés en venant d'en haut ?  
Pendant combien de temps devrons-nous accepter que l'on bafoue de la sorte notre Mémoire, que l'on brade notre Histoire et nos paysages pour ce qui se résume uniquement qu'à des affaires de fric ?
2012 : l'année de la grande lessive ?
Alors Jean-Michel : tenez-bon ! Tout n'est peut-être pas encore perdu comme tu le dis ... surtout s'il y a un recours. Car le temps que celui-ci soit examiné, le "cher" Préfet aura dégagé et faut-il espérer qu'en "haut-lieu" il y ait alors des oreilles  beaucoup plus attentives à tous vos soucis actuels.  
Jean-Yves  :hello:  
En souvenir des Bretons et en particulier ceux du 316e RI tombés à Puisaleine, Quennevières, Tracy ....


 
 
Bonjour Jean-Yves,
Bonjour à tous,
 
Au risque de ne pas me faire que des amis, je voudrais encore une fois rebondir sur votre intervention... et pousser un nouveau cri du coeur...
 
Oui, en effet, en souvenir de tous les braves de la 61e DI, de tous ceux notamment du 262e, du 264e, du 265e, du 316e, du 318e qui se sont battus d'abord devant Moulin sous Touvent, en 1914 et début 1915, puis qui sont venus prendre les tranchées de Quennevières au Bois Saint Mard, à la suite des zouaves, et qui ont laissé tant de leurs camarades, dormant aujourd'hui de leur dernier sommeil dans les nécropoles nationales de Tracy-le-Mont, de Vic-sur-Aisne, de Compiègne... Et qui ont laissé tant de traces de leur passage, notamment dans le Bois Saint Mard ou près de la Ferme de Bimont (commune de Tracy-le-Mont)... Pour que leur mort n'ait pas été vaine et pour que leur souvenir ne soit pas définitivement enfoui sous des tas d'immondices...
 
Le plus insupportable dans cette affaire est de voir ce que veulent faire de ce champ de bataille certains décideurs, au moment où on se prépare à commémorer le centenaire de la Grande Guerre et des combats particulièrement violents de 1914-1915 (dont ceux de septembre 14 qui ont pourtant déterminé toute la suite de la guerre!) sur ce front de Quennevières, et alors que le conseil général de l'Oise, qui a reconnu la qualité et la valeur exceptionnelles de ce lieu de mémoire, a décidé, au début du mois de décembre dernier, de présenter l'ensemble des fronts du Noyonnais dans la perspective du classement au patrimoine mondial de l'UNESCO...  
 
L'arrêté pris le 16 décembre dernier fait fi de tous ces paramètres, qui offrent pourtant une occasion unique de développer une activité touristique et donc économique, autour du tourisme de mémoire, extrêmement florissante dans le ressort de toute la communauté de communes du canton d'Attichy (et des communautés de communes voisines directement concernées par les projets de musée-territoire 14-18 qui couvre tout le nord-est de l'Oise. Ce que, par ailleurs, certains élus lucides et clairvoyants ont su très bien percevoir).  
 
Que les gens perplexes aillent donc faire un petit tour du côté de Verdun, de l'Argonne, de la Champagne, des Ardennes, du Chemin des Dames, de la Somme ou de l'Artois (que j'ai moi-même pas mal sillonné, il y a une bonne dizaine d'années maintenant, avant de revenir m'intéresser au plus près des vestiges existant dans mon propre département d'origine) : allez me trouver un habitant, un commerçant ou un agriculteur qui se plaigne et récrimine sur l'existence de circuits et de lieux de mémoire et de l'afflux de touristes, qui viennent, chaque année, dépenser leur argent dans tous ces lieux, en visites de musées, en hôtellerie (hôtels, gîtes ruraux, chambres d'hôtes, campings, laquelle hôtellerie permet en outre de dégager des taxes de séjour non négligeables, perçues par les collectivités locales...), en restauration (restaurants, achats de produits locaux directement auprès des fermiers producteurs..), en achats de livres et souvenirs divers, en activités de loisirs diverses, etc, etc. Allez donc sur les plages du débarquement (sur lesquelles j'ai crapahuté pendant près d'une dizaine d'années), où chaque commune se bat pour avoir son char ou son blindé et/ou son monument (ou ses monuments), en bordure de route ou près des plages, qui possède son musée ou sa nécropole... Qui s'y plaint de l'afflux des touristes et de la manne qu'ils rapportent ?... Veuillez me pardonner de parler ici de gros sous, mais il semble qu'il faille absolument évoquer ces questions pour attirer l'attention de ceux qui ont le pouvoir de décider dans le département de l'Oise et dans le ressort de la circonscription administrative de Compiègne... Jusqu'ici donc, les décideurs politiques ont adopté un postulat tout autre, en sacrifiant délibérément cette chance exceptionnelle de développement économique pour tout un pan du nord-est de l'Oise, dont la richesse des vestiges et du patrimoine historique n'est pourtant plus à démontrer et que tous les visiteurs, anonymes, néophytes, passionnés, écrivains, universitaires, journalistes, élus, etc, qui se sont un jour donné la peine de venir visiter les lieux, reconnaissent unanimement.
 
Triste pays que cette France qui perd la mémoire et qui cède aux sirènes d'un capitalisme effréné et sans retenues, aujourd'hui tant décrié, qui sacrifie tout ce qui n'est pas suffisamment rentable à son goût et qui balaie tout, y compris notre patrimoine historique (qui, au-delà de tout titre de propriété, est notre bien commun à tous, que nous avons à charge de transmettre aux générations futures), au nom du seul profit d'une oligarchie toute puissante (ou prétendue telle), et qui entend aujourd'hui assimiler les combattants de la Grande Guerre avec ceux de la Seconde Guerre, avec ceux des guerres de décolonisation, qui pourtant, de par le contexte historique, l'évolution de la formation intellectuelle et des mentalités, des technologies, des armements, par leur perception même de leur expérience de guerre, ont si peu de points communs...  
 
Puisque nos dirigeants nationaux actuels s'inspirent énormément du modèle anglo-saxon dans le domaine social et économique, on ne peut que regretter d'autant plus qu'ils ne s'inspirent pas également de ce modèle anglo-saxon pour ce qui touche à la préservation du patrimoine historique et donc aux fondements de notre culture, de notre civilisation et de notre mémoire : en effet, il est parfaitement inconcevable, aujourd'hui encore, pour un Britannique, et plus encore pour un Américain, de dénaturer et de souiller un champ de bataille où des combattants nationaux se sont sacrifiés, ainsi que les lieux de mémoire qui y sont attachés : qui s'en prend à un lieu de mémoire s'en prend à la Grande Bretagne ou aux Etats-Unis !... Sans avoir besoin de prendre l'avion ou le bateau pour aller s'en rendre compte directement auprès des populations de ces deux pays, il suffit simplement d'aller visiter les nécropoles britanniques et plus encore américains de Bony, dans l'Aisne, près du Bois Belleau, toujours dans l'Aisne, de Romagne sous Montfaucon, dans la Meuse, pour la Première Guerre mondiale, ou celles, entre autres, de Bayeux (britannique) ou de "Omaha Beach" à Colleville-sur-Mer (US), toutes deux en Normandie, pour la Seconde Guerre mondiale, pour se rendre compte de l'exceptionnelle qualité des aménagements et de l'entretien des lieux, aujourd'hui encore, et afin de rencontrer des familles et des descendants de combattants tués dans ces lieux qui font aujourd'hui encore régulièrement le voyage, afin de retrouver la tombe d'un aïeul mort en France, pour mesurer enfin la force du patriotisme et de la mémoire des évènements de guerre qui restent profondément ancrés dans la mémoire collective de ces deux pays... Nous avons bien des leçons à recevoir aussi dans ce domaine, nous qui laissons nos monuments, nos fortifications, nos nécropoles nationales tomber lentement en ruines (sous prétexte qu'il coûte trop cher d'entretenir tout cela), et qui sacrifions désormais aux convoitises et aux appétits d'une minorité nos champs de batailles.
 
Comme l'aurait dit Roland Dorgelès à l'adresse de tous les soldats tués de la Grande Guerre : "Debout les morts !" Faites donc comparaître devant votre tribunal nos contemporains pour les juger sur leurs actes et qu'ils répondent, devant vous, de leur incurie.  
 
Est-ce donc pour ceux-là que vous avez sacrifié votre jeunesse et votre vie, entre l'été de 1914 et l'automne de 1918 ?  
 
Tout cela pour ça ?
 
Cordialement,
 
Jean-Michel


Message édité par jmn02 le 01-02-2012 à 19:46:17

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JMN02
n°7874
breizh820
Posté le 02-02-2012 à 16:28:06  profilanswer
 

Bonjour à tous,
encore une fois : BRAVO Jean-Michel pour la ténacité dont vous, et le comité de défense, faites preuve et le temps que vous consacrez à ce devoir de mémoire qu'est la préservation du site de Puisaleine.
J'y suis passé quatre fois (ça fait loin de la pointe du Finistère) sur les traces d'un grand-oncle inhumé à la NN de Tracy et à chaque fois j'ai trouvé, au Bois St Mard et ses environs, ces sensations de paix et de recueuillement que j'avais déjà éprouvées vers la Haute Chevauchée en Argonne, vers la tranchée de Calonne, vers la butte de Souain et le long du canal de Somme, vers Cappy, où sont morts d'autres parents.
Jean-Yves a bien raison de souligner que seule la "rentabilité" guide les pas de nos décideurs mais, personnellement, je me demande ce qui peut pousser un préfet à décider qu'une décharge puisse venir pourrir un lieu de mémoire quand il existe certainement d'autres endroits proches qui feraient l'affaire.
 Intérêts personnels? j'en doute, alors pressions politiques?
A l'approche des élections il est nécessaire de remplir les caisses....et certains "industriels" ne connaissent pas la crise.
Espérons qu'une nouvelle manière d'apprécier ces lieux de mémoire arrive rapidement.  
Il existe, en France, un ministre de l'agriculture qui ne sait pas ce qu'est un hectare, un ministre de l'éducation qui ne connait pas la "règle de trois, alors peut-être que tous les préfets ne connaissent pas la guerre de 14.  
Je souhaite une nouvelle fois bon courage à ceux qui défendent cette cause depuis si longtemps.
Kénavo.
Louis      

n°7876
FVB
ne pas céder, ni reculer
Posté le 03-02-2012 à 10:33:49  profilanswer
 

Bonjour à tous
J'apprécie beaucoup le commentaire de Louis (B820) et je partage à 100 % son analyse mais il est étonnant que personne ne lui ait répondu "que c'est l'évolution de l'histoire et qu'il en était ainsi !" en reprenant le phrase d'un forumeur.
Je n'ajoute rien de plus mais je souhaite à tous les défenseurs de "La butte des Zouaves" et " sur d'autres sites" un bon courage et je pense qu'il vous en faudra beaucoup.
Moi je l'avoue: je n'y crois plus, j'avais mis comme formule "ne pas céder, ne pas reculer" mais je me rend compte que cette formule est dépassée et qu'il est temps de tourner la "page 14-18"
Bon courage à celles et à ceux qui y croient encore.
Pierre.


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62BIS
n°7877
sylvain80
Posté le 03-02-2012 à 11:27:32  profilanswer
 

Bonjour Pierre
 
Du courage nous en avons, de la volonté aussi, ce qui nous manque c'est le respect des politiques et des décideurs économiques pour notre Histoire, notre mémoire et notre cadre de vie. Peut-être nous manque-t-il aussi l'honnêteté intellectuelle ? Que faire face aux doubles discours de ceux qui disent soutenir "la cause" mais en même temps cautionnent ?
Quoi qu'il en soit, il aura toujours des gens, des petites gens, des gens vrais pour, comme le proclame notre devise, "NE JAMAIS OUBLIER,TOUJOURS SE SOUVENIR" de tous ces Hommes qui eux n'ont pas pensé profit ou intérêt politicard et ont juste fait leur devoir! A tous ceux qui veulent se souvenir nous donnons rendez-vous à la Butte des Zouaves en mars!
 
Cordialement
 
Sylvain, 14-18 en Somme
"ne jamais oublier, toujours se souvenir"


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sylvain80
n°7878
RADET Fred​eric
Ouvrage de La Falouse 1906-08
Posté le 03-02-2012 à 21:08:46  profilanswer
 

Bonsoir à tous,

Citation :

Moi je l'avoue: je n'y crois plus, j'avais mis comme formule "ne pas céder, ne pas reculer" mais je me rend compte que cette formule est dépassée et qu'il est temps de tourner la "page 14-18"
Bon courage à celles et à ceux qui y croient encore.
Pierre.


Je voudrais juste remercier Pierre (et d'autres bien sûr) de s'être battu et d'y avoir cru...MERCI, c'est tout !
 
Bien amicalement à vous tous !
 
Frédéric, bien triste depuis Verdun.


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Chers camarades, vous êtes allés à la mort, non avec le sourire, ce n'est pas vrai, mais naturellement.  
Vous êtes morts pour la France malgré d'autres Français....
Dr Paul VOIVENEL 67e D.I (Secteur de la Sélouze, Meuse 1915).
n°7879
Cne C
Souviens toi !
Posté le 03-02-2012 à 22:25:46  profilanswer
 

Bonsoir Fredéric,
Sans vouloir faire de polémiques et sans vouloir offenser qui que ce soit, 14-18 ne fait plus "recettes" aujourd'hui, seul quelques fidèles y croient encore.
Notre président souhaite faire du 11 novembre autre chose que la signature de l'armistice de 1918.... moi je dis non.  
 
Une décharge sur un champ de bataille... bah voyons, pourquoi pas un fast-food a la place d'une nécropole nationale et une station service a la place du fort de Douaumont.
C'est du grand n'importe quoi, déjà que les "jeunes" se foutent complètement de cette époque.... mais là ça dépasse tout entendement!
@+
Christophe


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Cordialement
Christophe
http://sfvitrylefrancois.free.fr  
http://guatclement.unblog.fr
n°7882
sylvain80
Posté le 04-02-2012 à 09:00:40  profilanswer
 

bonjour
 
"déjà que les "jeunes" se foutent complètement de cette époque...."  non pas tout à fait, ils s'y intéressent et s'y intéresseront si nous, les passionnés, prenons le temps d'être pédagogue et si surtout nous évitons de rester entre nous pour préserver "nos chasses gardées", ouvrons leurs les portes de nos groupes, de nos associations, de nos manifestations sans chercher autre chose que de transmettre un savoir, une passion, un respect plutôt que d'en rester à la caricature "les jeunes tous des c..."! Pour avoir volontairement créé une asso d'abord destinée à recruter des jeunes je peux assurer que ça marche il faut juste accepter de prendre du temps pour toujours expliquer ré-expliquer répondre parfois à des questions "stupides" et on voit des jeunes venir à notre rencontre et souvent avides de savoir et de comprendre.  
 
Quant au fait de vouloir changer modifier le sens de "notre" 11/11 voyons-y un effet de mode ou de merkelisation (un de peu plus) destiné à en faire une fête de réconciliation franco-allemande plutôt qu'un rappel des sacrifices imposés à nos anciens par quelques militaristes et politiciens d'outre-Rhin (mais là je vais être politiquement incorrect! ^^).
 
Pour ma part, le 11/11 restera le11/11 peu me chaut les grands discours politicards des uns et des autres, nos poilus ne sont pas tombés pour que l'on vende de la soupe n'importe comment et à n'importe qui!
Et de même que pour la Butte nous ne baissons pas les bras, de même nous serons nombreux (je l'espère du moins) à nous rappeler ce que signifie ce 11/11. Ce n'est pas aux politiques de dire l'Histoire ou de lui donner un sens!
 
Sylvain, 14-18 en Somme
 
"ne jamais oublier (la Butte, le 11/11), toujours se souvenir"


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sylvain80
n°7885
VIGIE
Posté le 05-02-2012 à 12:09:30  profilanswer
 

      Effectivement, comme beaucoup l'appliquent au quotidien, "14-18" serait passé de l'Histoire à l'oubli. D'autres penchent plutôt pour le réalisme et l'immédiat. Evitant de regarder dans le rétroviseur, ils qualifient des gens comme nous "d'anachroniques" ou de "passéïstes", considérant que ne pas avancer ce serait reculer.
       Mais que font-ils ou démontrent-ils ?: entre flateries et courbettes pour se faire bien voir, surtout du mépris, de l'immoralité et ne méritent absolument pas le respect qu'ils réclament et veulent imposer aux autres.  
        Que les citoyens ne se découragent pas, le moment va venir s'ils le décident et s'emparent des affaires de faire prendre aux vrais décideurs du niveau le plus élevé, les décisions qui leur incombent. Que l'on ne me fasse pas croire qu'un préfet agit "indépendamment", sa hiérarchie de tutelle via le ministère de l'intérieur et jusqu'à l'Elysée est informée et détient sa part de responsabilité. Il en est de même partout et si cela se passe comme cela c'est de notre faute : le peuple est considéré par beaucoup comme étant un troupeau, et les moutons s'en vont, bêlant, guidés par le berger, encadrés des chiens.
        Je crois me souvenir qu'en décembre 2008, l'affaire du Bois des Loges à Beuvraignes, fut évoquée auprès du décideur N° 1 de l'Etat, au moins 3 dossiers lui furent remis personnellement. Deux après, après la position du Conseil d'Etat favorable au funeste projet, et malgré des décisions "incertaines", la relance en appel a permis "d'écoeurer" le promoteur. A quel degré l'action tentée fut-elle appréciée ? nul ne le sait, et même si la Justice doit être "indépendante", la volonté de l'emporter et de s'imposer peut se trouver modérée ou même déconseillée lorsque la Raison parvient, sous la pression citoyenne, à faire retrouver le chemin du bon sens.


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