FORUM pages 14-18
  Pages d'aujourd'hui : actualités 14-18 - commémorations
  sur le NET

  Ce que le foot ball français doit à la Grande Guerre

 

Il y a 67 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Ce que le foot ball français doit à la Grande Guerre

n°8521
moick
Personne n'est rien
Posté le 11-06-2012 à 12:30:47  profilanswer
 

Bonjour à Tous,
À l'occasion de l'Euro de Foot, je vous fais parvenir un article paru dans le plus du Nouvel Obs, concernant le Football et son essor en France.
Je pense qu'il est intéressant de prendre conscient de ces faits.
Cliquez sur ce lien: http://leplus.nouvelobs.com/contri [...] rance.html
 
Bien cordialement.
Moïck


---------------
moick
n°8522
Arnaud Car​obbi
Alc ixh xan
Posté le 11-06-2012 à 12:57:22  profilanswer
 

Ce sujet a été déplacé de la catégorie Forum Pages d'Histoire vers la categorie Pages d'aujourd'hui : actualités 14-18 - commémorations par Arnaud Carobbi


---------------
Le parcours du combattant de 14-18  
Dernière mise à jour : 21/05/2013. Quille et nouvel an au 50e RI de Périgueux, 1910.
n°8525
Mercadal P
Posté le 12-06-2012 à 07:30:45  profilanswer
 

Bonjour.
L'antépénultième  paragraphe m'a mis en joie pour la journée :lol:  
Au revoir.
P.Mercadal
...qui préfère le rugby.


---------------
Les pantins désarticulés attachés au poteau qui penche
Se dresseront pour vous entendre, ô juges qui demeuriez sourds.
n°8529
moick
Personne n'est rien
Posté le 12-06-2012 à 19:34:52  profilanswer
 

Bonjour,
Quelque soit le sport que l'on aime, il ne faut pas oublier que le monde du football paie un lourd tribut au conflit de 1914-1918. Même s’il est difficile dans le contexte de l’époque, d’établir un état des lieux du football français et de dresser une liste précise des joueurs ayant évolué en équipe de France on recense 89 champions tués aux combats. Dans le journal  « Le Matin » du 23 mai 1909, on peut lire : « Il y a en ce moment tellement d’équipes de France qu’on ne sait vraiment plus à laquelle décerner le titre mirifique de « onze national ». Équipe de France USFSA, équipe de France CFI, équipe de France FSAPF, équipe de France indépendants – j’en oublie peut-être - rencontrent des amateurs, des professionnels, des semi-amateurs, des semi-professionnels, sans jamais combattre entre elles. Comment diable choisir la meilleure, la nec plus ultra, la Nationale ! ».  
Malgré ce contexte délicat, des noms de joueurs de valeur émergent de cette étrange situation.
René Fenouillère, né le 22 octobre 1882 à Porbail dans la Manche, est tué au combat le 4 novembre 1916 au nord de Reims et repose au cimetière de Sillery dans la Marne. Le stade d’Avranches porte son nom.
André François, né le 13 janvier 1886 à Roubaix, incorporé dans le 162e RI, élevé au grade de sergent, il est tué le 17 mars 1915 à Sainte-Menehould dans la Meuse.
Paul Chandelier et Albert Eloy, membres de l’Olympique Lillois ainsi que Charles Géronimi du FEC de Levallois ont tous les trois joué le 8 février 1914 sous le maillot tricolore contre l’équipe du Luxembourg victorieuse de la France par 5 à 4. Ce fut leur dernier match en équipe nationale. Ils furent tous les trois fauchés sur les champs de bataille : Paul Chandelier le 17 octobre 1915, Albert Eloy le 3 juin 1918 et Charles Géronimi le 9 novembre 1918.
Louis Robillard, né le 16 août 1893 à Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor alors Côtes du Nord, évoluait au poste d’arrière dans l’équipe de Lorette Sport dans le Nord. Pendant le conflit, sergent au 71e RI, il jouait avec son frère Henri dans l’équipe de son régiment. Il fut l’objet d’une citation qui prouve la valeur de son courage : « Enterré jusqu’au cou, entre les parois d’une tranchée éboulée à la suite d’une explosion de mines, sa tête émergeant au-dessus du sol, à 15 mètres  de l’ennemi, a donné l’ordre formel aux travailleurs de sauver d’abord les hommes complètement ensevelis et dont on entendait les plaintes. Pendant toute cette opération, lui-même n’a cessé de réconforter ses camarades en chantant des chants patriotiques. » Blessé gravement pendant cette action, Louis Robillard mourut trois jours plus tard le 7 avril 1915 à Habarcq dans le Pas-de-Calais.
Charles Simon est né à Paris le 25 septembre 1882, très investi dans le mouvement sportif français naissant, il devient au sein de la Fédération Gymnastique et Sportive des Patronages de France, président de la commission de football association et d’athlétisme puis secrétaire général. C’est en tant que simple soldat du 205e RI qu’il est tué le 15 juin 1915 à Écurie près de Neuville-Saint-Vaast, dans le Nord. En sa mémoire et sous l’impulsion d’Henry Delaunay est créée, le 15 janvier 1917, une compétition ouverte à tous les clubs de football français, 48 clubs participent à cette coupe Charles Simon. Le dimanche 5 mai 1918, la première finale est remportée par l’Olympique de Pantin qui bat le Football Club de Lyon sur le score de 3 à 0. Au lendemain de la guerre, cette compétition se pérennise sous le nom de  Coupe de France de football.  
Bien cordialement.
Moïck
 


---------------
moick
n°8531
moick
Personne n'est rien
Posté le 13-06-2012 à 09:45:05  profilanswer
 

Autre article paru dans la revue: Guerres et conflits: http://guerres-et-conflits.over-blog.com/
 
Bien cordialement
Moïck


---------------
moick
n°8532
rugby-pion​eers
Posté le 13-06-2012 à 16:34:22  profilanswer
 

Bonjour Michel,
 
Je viens de lire votre article sur le site du NouvelObs. http://leplus.nouvelobs.com/contri [...] rance.html
 

Citation :

Lorsque le 12 juillet 1998 Didier Deschamps, capitaine des "Bleus", soulève la coupe Jules Rimet sacrant l’équipe de France championne du monde, les Français réunis par l’événement communient ce jour-là, sans le savoir, avec nos Poilus. Broyés dans un apocalyptique charnier, nos aïeux, pour survivre, ont eu le courage, la volonté et la lucidité de chercher et de trouver à travers le sport une petite lueur d’espoir.


 
Il me vient, sans aucun esprit de polémique ou de coupage de cheveux en quatre ;-) , une question relative à l'antépénultième paragraphe relevé plus haut dans la discussion : La Coupe soulevée par D.Deschamps est-elle encore la coupe Jules Rimet ? je croyais que c'était le nom de l'ancien trophée gagné définitivement par le Brésil en 1970
 
@+
 
 
 


---------------
Frédéric
www.rugby-pioneers.com
n°8533
moick
Personne n'est rien
Posté le 13-06-2012 à 18:30:10  profilanswer
 

Bonjour André,
Vous avez parfaitement raison car après ses trois victoires, le Brésil a conservé  le trophée Jules RIMET et depuis 1974 on parle de "la Coupe du monde de la FIFA".  
Mais au regard du contexte de mon article et en hommage à nos Poilus, j'ai repris le nom initial de cette coupe afin de marquer les esprits et renforcer le trait d'union inter-génération.
Amitiés.
Moïck


---------------
moick
n°8544
moick
Personne n'est rien
Posté le 17-06-2012 à 18:28:14  profilanswer
 

Bonjour,
"Broyés dans un apocalyptique charnier, nos aïeux, pour survivre, ont eu le courage, la volonté et la lucidité de chercher et de trouver à travers le sport une petite lueur d’espoir." ...
Si on recense de plus en plus  l’hécatombe causée par la Grande Guerre parmi l’élite sportive du pays, on peut penser que le sport n’a pas sa place pendant ce conflit focalisant toutes les énergies.
Contrairement à cette idée, la Première Guerre mondiale a eu comme étonnante conséquence la diffusion du sport dans les couches profondes de notre société: c'est la petite lueur d'espoir.
En effet on peut lire dans La Revue Athlétique du 25 mars 1890 que : « … joué par des mineurs et des ouvriers des grandes usines, gens qui ne passent pas pour avoir l’esprit chevaleresque, le football devient nécessairement brutal et dangereux, joué par des jeunes gens bien élevés, il reste ce qu’il est, un excellent exercice, d’adresse, d’agilité, de force, de sang-froid auquel on peut se livrer sans se départir des règles de courtoisie ». Or on découvre que le football est sur le front l’activité la plus pratiquée par les Poilus.
La guerre a donc permis de passer d’une pratique confidentielle à une pratique de masse dès la fin du conflit.  
Cette dynamique amènera, entre autre, la création le 7 avril 1919 de la Fédération Française de Football, le 12 octobre 1920 de la Fédération Française de Rugby et le 20 novembre 1920 de la Fédération Française d'Athlétisme.  
 
Bien cordialement.  
Moïck  
 


---------------
moick
n°8547
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 18-06-2012 à 13:50:21  profilanswer
 

Bonjour,
 

Citation :

le football est sur le front l’activité la plus pratiquée par les Poilus.


 
La "promotion" qui en était faite n'était pas toujours tout à fait "neutre" ;)  :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4064/FOOTBALL SHDGR__GR_26_N_468__003__0269__T.jpg
 
Extrait du JMO 2e DIC 26_N_468__003 P 269/295
 
 
 
Bien à vous,
 
 [:achache:1]  
 


---------------
Émouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?/Un funèbre charnier, hanté par des fantômes./Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°8549
moick
Personne n'est rien
Posté le 18-06-2012 à 16:19:52  profilanswer
 

Bonjour.
Vous avez tout à fait raison car, comme je le précise dans mon ouvrage "14-18, le sport sort des tranchées", c’est au départ pour remonter le moral et entretenir le potentiel physique des troupes enlisées dans la guerre de tranchées que de jeunes officiers pédagogues, reprenant l’initiative de quelques soldats, eurent l’idée de recourir au sport dès le début de 1915.
Le document que vous présentez est remarquable car il se situe après les mutineries et à ce moment la pratique sportive a reçue l'aval du GQG.
Bien cordialement.
Moïck


---------------
moick
n°8550
rugby-pion​eers
Posté le 18-06-2012 à 16:25:51  profilanswer
 

Bonjour
Très intéressant ce document, merci Achache.
Et à votre avis, quand un officier d'état-major écrit "football" en 1917, pense t-il "association" ou "rugby" ?
;-)
@+


---------------
Frédéric
www.rugby-pioneers.com
n°8551
marpie
Posté le 18-06-2012 à 18:40:32  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
Dans un manuel postérieur à la Grande Guerre  (15 juin 1922), dans la rubrique Education physique , il y fait mention de :
Football rugby
Football association
 
Certains autres sports collectifs me sont complètement inconnus
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/SC10.jpg
 
 
Bien amicalement  
Marpie

n°8552
moick
Personne n'est rien
Posté le 18-06-2012 à 21:36:25  profilanswer
 

Bonjour,
Votre remarque est très pertinente, en effet à cette époque on appelait le football: football association et le rugby: football rugby.  
Très vite on a dit association pour le football et football pour le rugby, ce qui au début a perturbé mes recherches.
Dans le paragraphe "sports collectifs", la balle au camp est par exemple plus connue sous le nom de "balle au prisonnier", mais il est à remarquer que le volley-ball et le basket-ball sont présents. Ils ont été amené par les Sammys pendant le conflit.  
Tous ces aspects sont abordé dans mon ouvrage.
Bien cordialement.
Moïck


---------------
moick
n°8553
Mercadal P
Posté le 19-06-2012 à 07:42:12  profilanswer
 

Bonjour.
Le " ballon militaire " ( paragraphe XXVII ) est une version ( restreinte  dans l'espace ) de la soûle ( ou soule si l'on préfère )
Au revoir.
PML


Message édité par Mercadal P le 19-06-2012 à 07:44:17

---------------
Les pantins désarticulés attachés au poteau qui penche
Se dresseront pour vous entendre, ô juges qui demeuriez sourds.
n°8554
moick
Personne n'est rien
Posté le 19-06-2012 à 14:54:25  profilanswer
 

On peut lire dans le journal de tranchée « La Musette » : « Tous les anciens du 409e se rappellent les brillantes parties de foot-ball qui mirent aux prises les diverses équipes du régiment. A cette époque le rugby était particulièrement en faveur. Dès juillet 1915, les équipes des premier et deuxième bataillons narguant la chaleur se rencontrent à Margny sur Matz. Puis, en novembre et décembre, de nombreuses parties sont jouées à Faverolles. ».  
 
Foot ou rugby ?
 
Moïck


---------------
moick
n°8576
marpie
Posté le 26-06-2012 à 21:08:37  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Pour ma part , j'ai toujours une légère préférence pour le "foot-ball" féminin, et de nos jours,plus que jamais .
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/foot2.jpg
 
 
 
Bien amicalement
Marpie
 
PS : le haut de la page suit

n°8578
marpie
Posté le 26-06-2012 à 22:02:19  profilanswer
 

Rehttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/foot.jpg
 
 
Edition du 15 mai 1918

n°8585
moick
Personne n'est rien
Posté le 27-06-2012 à 16:11:35  profilanswer
 

Tout à fait en accord avec vous, le foot féminin a totalement sa place sur ce forum.
J'y consacre d'ailleurs un chapitre dans mon ouvrage "14-18, le sport sort des tranchées"  
En effet si les femmes vont remplacer les hommes dans le monde du travail, elles vont aussi aller sur les stades. Moins soumises au joug masculin, elles  vont pouvoir se tourner vers des activités qui n’étaient pas envisageables auparavant. Ainsi le 30 septembre 1917, se tient le premier match de football féminin disputé en France. Cette rencontre oppose deux équipes du même club, le Fémina Sport. Le journal « L’Auto », ancêtre de « L’Équipe », relate dans son édition du 2 octobre 1917 que : « pour la première fois des jeunes filles ont joué au football. ». L’équipe de Thérèse Brûlé s’impose 2-0 face à celle de Suzanne Liébrard. Les capitaines de ces deux équipes sont aussi des athlètes émérites et détentrices de nombreux records et titres nationaux en athlétisme, car le Fémina Sport créé en 1912, et dont la vocation est celle d’un club omnisports féminin, a une section d’athlétisme. Ces équipes disputent ensuite toute une série de matchs dans toute la France afin de promouvoir la pratique du football féminin. De nombreux clubs sont fondés à la suite de ces rencontres. Un championnat se met en place juste avant la fin du conflit. La première édition de ce championnat de France de football féminin, organisé par la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France, est une première mondiale. Les finales se déroulent les 23 mars et 13 avril 1918. Le Fémina Sport enlève ce premier titre national en s’imposant face à l’En Avant, club omnisports féminin fondé à Paris en 1912.  
 
Bien cordialement.
Moïck


---------------
moick
n°8659
garance.
Posté le 09-07-2012 à 17:36:46  profilanswer
 

Bjr,
 
je m'imaginais plutôt une influence due aux anglo-saxons qui devaient jouer souvent entre-eux, avec peut-être parfois des spectateurs français !
merci pour les liens   cdt    garance


---------------
"Il pleuvait en cette nuit de Noël 1914, où les Rois Mages portaient des Minenwerfer."

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Pages d'aujourd'hui : actualités 14-18 - commémorations
  sur le NET

  Ce que le foot ball français doit à la Grande Guerre