Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour dede,
Dans le journal d' un artilleur 1914-1918 de Ivan Cassagnau intitulé Ce que chaque jour fait de veuves, chez Buchet-Chastel, 2003, ISBN 2-283-O2006-9, celui-ci note pages 61 et 62:
"...Le 157è Alpin..... tient le front à notre droite.... Les alpins ont une tenue bizarre: sur leur capote ils arborent une peau de mouton qui leur donne une carrure terrible, et l' épaisse barbe que tous ont laissé pousser les apparente vraiment à l' homme des cavernes. Peu loquaces, laborieux, ce sont d' autres voisins que les marsouins. Ils travaillent sans arrêt et en quelques jours transforment le sous-bois en un véritable village, propre et même coquet, remarquablement comouflé."
Dans ce même journal l' auteur fait allusion à la décision et l' ordre du général von Stenger, commandant le 58ème corps allemand de ne plus faire de prisonniers (page 63).
Enfin autre remarque: "Nous partons avec un fourgon faire les courses à Commercy....Nous apprenons une étrange nouvelle que nous refusons de croire. Sur le front du Xème Corps des soldats français et allemands auraient fraternisé à plusieurs reprises. Echanges de douceurs, promesses de paix, etc...Le soir même, le général Dubail commente très sévèrement dans un ordre du jour ces tendances pacifistes:" En temps de guerre toute conversation avec l' ennemi doit se faire à coups de fusil." (pages 56/57). C' est daté du 8 octobre 1914 ! Moi qui pensais que les fraternisations avaient débuté à Noël....
Cordialement.
Jean RIOTTE.