Il y a 25 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur
 Sujet :

Les civils dans la guerre

 
n°1744
alain chau​pin
Posté le 13-02-2008 à 08:06:36  profilanswer
 

Bonjour à Tous
Merci à Joël d'avoir créer une rubrique dédiée aux civils.
Dans le cadre de cet espace, Il serait intéressant de mieux connaîtrela vie des populations qui ont subi l'occupation, qui ont vécu dans lazone des combats; mais aussi des réfugiés, des évacués, desprisonniers, des fusillés, mais encore des mères, des épouses, desmarraines de guerre......
Le sujet est vaste et mérite d'être développé.
Faites nous partager vos témoignages  
Bien cordialement
Alain


---------------
Ceux qui reviendront de cette guerre et qui auront comme moi passés par toutes les misères qu'un homme peut endurer avant de mourir, devra s'en souvenir, car chaque jour qu'il vivra sera pour lui un bonheur."
Gaston Olivier - mon Grand-Père
n°1745
Jean RIOTT​E
Posté le 13-02-2008 à 12:55:05  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour Joël,
Merci d'avoir ouvert cette rubrique que certain(e)s attendaient avec qq impatience ( :hello:  Pouldhu...).
Je suis persuadé qu'elle trouvera rapidement ses fidèles et tous les curieux qui s'intéressent à la GG.
Il y a de quoi faire tant le sujet est vaste. Alain en a déjà donné un aperçu.
Outre les civils des zones de combat et occupées (vie quotidienne, contraintes dûes au conflit mais aussi imposées par les Allemands, éxactions, personnes déplacées manu militari, internées, travail obligatoire etc...) n'oublions pas "celles et ceux de l'arrière":vie quotidienne, réquisitions, difficultés des familles dont le soutien de famille est au front, les mesures d'aide des municipalités, de l'Etat, les associations d'aide et de soutien en tout genre, la solidarité nationale etc...  
Bref il y a de quoi faire... et apprendre.
Bon vent à la nouvelle rubrique et à ses 2 modérateurs: Mireille et Alain.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°1757
Dominique ​Rhety
Posté le 18-02-2008 à 10:23:16  profilanswer
 

Bonjour,
 
le bassin minier de Montceau, en Bourgogne a vu partir nombre de ses mineurs au front . Afin de remplacer cette main-d'oeuvre, il a eu tout naturellement vocation à accueillir leurs confrères nordistes . Mais tout ne fut pas rose au pays des Gueules Noires, si l'on en croit cet extrait d'un article de  Mr Roger MARCHANDEAU intitulé L'UNION SACRÉE A MONTCEAU-LES-MINES (1914-1918), tiré de la revue  La Physiophile, n° 103, décembre 1985.
 
 
 

Citation :

[...] Les réfugiés de Belgique et du nord de la France, venant bien souvent des pays noirs de ces régions, sont immédiatement embauchés :
 
- « La mine de Blanzy, qui, avant la guerre, occupait 7.500 ouvriers, en occupe actuellement environ 7.000, soit en moins une différence de 500. Elle a eu 1.800 ouvriers mobilisés, y compris les jeunes des dernières classes. Ils ont été remplacés dans le fond et sur les chantiers par 300 réfugiés du Nord et du Pas-de-Calais, par 500 territoriaux mis à la disposition de la Mine et par 270 étrangers, Russes, Belges, Grecs, Italiens, Espagnols et Indiens. »  
550 prisonniers allemands (au 31 octobre 1916) renforcent encore l'effectif de la Mine.
 
Cette arrivée de réfugiés provoque de multiples difficultés que la Compagnie reconnaît bien volontiers :
 
- « Le Comité des houillères s'est également entremis pour rechercher et acheminer sur les charbonnages en exploitation les ouvriers du Pas-de-Calais non encore soumis ou ayant cessé d'être soumis aux obligations du service militaire, et en outre, les réfugiés de nationalité étrangère ou les réfugiés belges antérieurement employés dans les mines et combustibles ou les mines métalliques. Cette immigration temporaire et la population de nos environs nous ont fourni progressivement 1.688 travailleurs. Il fallait les loger, il fallait diriger de près leur travail...
[...]
L'afflux d'un grand nombre d’ouvriers étrangers risquait de multiplier les accidents... Grâce à la bonne volonté de tous, notre exercice a été presque aussi bien traité que le précédent : pendant les 5 premiers mois de guerre, du 1er août au 31 décembre, nous n'avons pas eu un seul accident grave. »  
 
La Municipalité se met à la disposition de la Compagnie qui cherche à loger ces victimes de l'exode :
 
- « Le maire de la ville de Montceau-les-Mines porte à la connaissance de ses administrés que plusieurs centaines de mineurs du Nord vont venir travailler à l'extraction de la houille en notre bassin. Il invite donc les ménages ouvriers et autres qui pourraient en recevoir comme pensionnaires de bien vouloir passer en mairie pour donner leur nom et adresse. »  
 
- « Appel pour les réfugiés.
 
Le maire de la ville de Montceau-les-Mines fait un pressant appel à la population en faveur des réfugiés du Nord et du Pas-de-Calais, lesquels sont sans effets et jusque sans chaussures (sic). Il faut donc que chacun apporte à la Mairie les objets de corps disponibles et pouvant servir pour permettre à nos compatriotes de se vêtir suffisamment en attendant qu'ils puissent acheter ce dont ils ont besoin. »  
 
Le départ de ses meilleurs ouvriers et l'arrivée d'étrangers ou de réfugiés ne font pas l'affaire de la Compagnie qui voit baisser un peu la production de son exploitation. Cependant, elle trouve un certain avantage dans cette situation car le Syndicat est affaibli. En effet, il est privé d'un bon nombre de ses militants et les nouveaux venus ne se sentent pas liés avec les ouvriers de la région. Une mésentente diffuse règne dans les rangs des mineurs. Le point culminant de cette tension est d'ailleurs atteint lorsque des querelles éclatent dans la soirée du 9 août 1917 et entraînent la mort d'un homme :
 
- « Vous savez les bagarres qui se sont produites sur divers points de Montceau-les-Mines dans la soirée de samedi dernier. Il y a un mort et plusieurs blessés. Le Parquet qui se trouvait hier à Montceau, a déjà ordonné plusieurs arrestations.  
 
Samedi était jour de paye. [...] Naturellement, on a fait l'arrosage traditionnel et l'on est sorti tard des cabarets. La haine sourde entre mineurs montcelliens et mineurs du Nord n'attendait qu'une occasion pour se manifester ouvertement. Elle la trouva ce soir-là. La conduite tapageuse et l'attitude défiante des ouvriers du Nord provoqua des incidents de cabarets qui dégénérèrent en bagarres sur la voie publique dans plusieurs quartiers de la ville. Vous connaissez le résultat : un mort, plusieurs blessés.
 
Il est arrivé ce qui devait arriver et l'avenir nous réserve encore des scènes sanglantes entre ces frères ennemis. Vous ne vous imaginez pas à quel point les gens du Nord se sont rendus odieux aux yeux de leurs camarades du bassin de Montceau et de la population montcellienne : Que ce soit au point de vue individuel ou sur le terrain syndical ou professionnel, l'élément du Nord traite le nôtre par le dédain, par le mépris. Il entend ne pas se plier aux coutumes du pays et imposer les siennes. Le tapage nocturne est de règle en rentrant chez soi. Enfin, l'intempérance est à la base de tout. Les bagarres qui se sont produites samedi, peuvent être considérées comme un déclenchement. La haine va se grossir des rancunes et s'adjoindre l'esprit de vengeance.
 
A Montceau, les événements de cette dramatique soirée défrayent toutes les conversations. A l'hôtel, au café, dans le train, j'ai saisi des conversations de gens appartenant aux différentes classes de la société et toutes en venaient aux conclusions suivantes : " Il fallait que ça arrive. Ces gens-là veulent faire la loi ici. Ils sont maîtres de la rue. Voilà deux ans que nous les supportons. Maintenant que le sang a coulé, ça ira loin. Et pendant que nous sommes molestés par ces gens-là, quantité de mineurs de Montceau sont encore aux armées. Comme si on ne devrait pas nous les rendre et nous débarrasser de ceux du Nord ! "
 
Voilà l'état d'âme de Montceau devant les événements de samedi et devant les échos qui, de l'avis de tous, en résulteront.
 
Pour vous permettre de mieux apprécier la situation dans son ensemble, je vous dirai que le personnel de la compagnie des mines de Blanzy se décomposait comme suit au début du mois de juillet dernier :
Etrangers : 100.
Prisonniers de guerre : 2.130.
Gens du Nord : 2.390.
Montcelliens : 6.900.
Total : 11.520. »  
- « La population montcellienne paraît assez montée contre les mineurs du Nord et, sans doute, il ne faut voir là que des divergences de caractère, des antipathies comme il en existe souvent entre nationaux de diverses régions. Il paraît dés lors difficile de remédier à un état de choses qui ne pourra cesser que lorsque les mineurs des régions envahies seront retournés chez eux. »  
Ces mineurs du Nord qui « abusent trop souvent du vin de notre pays qu'ils préfèrent à leur bière » défient encore l'autorité du syndicat de Montceau, ne jurant que par le vieux Basly :
 
- « L'élément du Nord fait toujours bande à part, marquant son mépris pour les hommes et les choses de notre bassin houiller en méconnaissant le Syndicat et en faisant de M. Basly son crédo : " Pour nous, il n'y a que Basly. " » [...]


 
Cordialement .


Message édité par Dominique Rhety le 18-02-2008 à 12:01:17

---------------
Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°1758
David L
Posté le 18-02-2008 à 11:39:47  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je vous conseille la lecture du journal d'un bourgeois de Maubeuge disponible là :
 
http://nordnum.univ-lille3.fr/sdx/ [...] 93.294_001
 
dont j'avais tiré il y a quelques temps les extraits ci-dessous :

Citation :

Je vous livre quelques ordonnances choisies (!) de Von Binzer, président de l'administration civile de la Kommandantur de Maubeuge en 1915 :  
 
1. Les chiens et les chats doivent posséder un "état-civil" indiquant leur race, leur sexe et ne peuvent circuler sans collier portant le nom et l'adresse du propriétaire.  
2. La taxe sur les chiens doit être payée immédiatement. Des plaques estampillées par la Kommandantur seront remises pour êtres fixées au collier. Les chiens qui seront rencontrés sans collier après le 1er mai seront fusillés.  
...  
5. Avant le lever du soleil, lorsque les hannetons se trouvent suspendus aux arbres dans un état de torpeur, il convient de les jeter à terre en secouant les arbres. Il est inutile d'étendre des morceaux de toile pour qu'ils tombent dessus. pour les tuer, on les jettera dans l'eau bouillante ; les hannetons sont une excellente nourriture pour les poules et les cochons.  
 
Aussi, voici ce qui se chantait à Maubeuge en cachette pendant l'occupation (sur l'air du roi Dagobert) :  
 
Le Freiherr Von Binzer  
Est un gros bourgeois bien en chair.  
Ce civil fantasque  
Se coiffe d'un casque,  
Met à son coté  
Un sabre nick'lé.  
Ce sabr' dont il nous m'nace  
Ne sert qu'à tuer des limaces.  
 
Le Freiherr Von Binzer  
Se prend pour le grand Jupiter.  
Qui fait le tonnerre  
Et trembler la terre,  
Et les gens aussi  
D'un coup de sourcil.  
Mais si d'près on l'épluche  
On voit bien qu'il est en baudruche !  
 
Le Freiherr Von Binzer  
Empoigne alors sa plum' de fer  
Ecrit des tas d'lettres  
Pour des boutons d'guêtres  
Met son nez partout  
Comme un vieux matou.  
Et croit dans son délire  
Avoir tout seul sauvé l'Empire.  
 
Le Freiherr Von Binzer  
Chaq'jour s'met la tête à l'envers,  
Et dans une affiche  
Dont chacun se fiche  
Il nous donne des lecons  
Pour prendr' les hannetons.  
Ca prouv' qu'dans se cervelle  
Il en loge un qui le harcèle !  
 
etc ...  


Amicalement / David.


---------------
http://fortsmaubeuge.canalblog.com/ ; http://fortsdelille.canalblog.com/ ; http://condesurescaut.canalblog.com/
n°1759
Jean RIOTT​E
Posté le 18-02-2008 à 11:53:04  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Merci Dominique, merci David, pour ces témoignages qui m'ont beaucoup intéressé.
La revue Le Physiophile est vraiment très intéressante et l'exemple même d'une revue d'histoire locale telle que je la comprends.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°1761
alain chau​pin
Posté le 18-02-2008 à 18:53:33  profilanswer
 

Bonsoir
Habitant au coeur du bassin minier du Pas-de-Calais, je me dois de répondre à l'article mis en ligne par Dominique, les mineurs dont il est question dans le sujet, sont des personnes qui avaient passé l'âge d'être mobilisé et qui ont été évacués car,habitant dans des zones occupées par les allemands.
Tous les mineurs en âge de combattre ont été mobilisés et beaucoup d'entre eux y ont perdu la vie, sur la seule compagnie des mines de Béthune qui comprenaient 11 puits, ce sont 995 d'entre eux qui sont morts pour la France, il ne convient pas à mon avis de faire une généralité sur un fait divers qui a dû choquer les mémoires à l'époque. J'habite une terre de souffrances située sur le champ de bataille de l'Artois qui a fait plus de  350.000 morts - Cette région à peine remise c'est de nouveau trouvée envahie dès Mai 1940 et située en Zone Interdite jusquau 1er septembre 1944. A l'issue de ces 2 périodes dramatiques, il a fallu aux mineurs du nord comme à ceux d'autres régions minières, relever la France au prix d"énormes sacrifices , je rends donc hommage aux 200.000 mineurs du bassin du Nord et du Pas-de-Calais qui pour la plupart sont morts accidentellement ou silicosés.
Bein cordialement
Alain


---------------
Ceux qui reviendront de cette guerre et qui auront comme moi passés par toutes les misères qu'un homme peut endurer avant de mourir, devra s'en souvenir, car chaque jour qu'il vivra sera pour lui un bonheur."
Gaston Olivier - mon Grand-Père
n°1763
Dominique ​Rhety
Posté le 19-02-2008 à 10:18:13  profilanswer
 

Bonjour,
 
Alain, j'ai l'impression que mon intervention est mal interprétée, aussi je tiens à la clarifier .
 
Ni Roger Marchandeau ( fils de mineur ) ni moi n'avons chercher en aucun cas à discréditer ou à devaloriser les mineurs du Nord-Pas-de-Calais .
 
J'ai relu mon message et je vous concède qu'il soit mal rédigé .  
 
Comme vous pouvez le voir, la quasi totalité des lignes sont entre guillemets . Il y a dans l'article originel des renvois aux notes infra-paginales, je n'aurai peut-être pas du les supprimer .  
Le passage que j'ai reproduit est donc constitué de citations d'articles de journaux d'époque et de rapports des commissaires spéciaux . A ce titre, il s'agit d'un témoignage brut, contemporain des évenements d'alors et qui me semblait coïncider avec le sujet de la rubrique :
 

Citation :

Dans le cadre de cet espace, Il serait intéressant de mieux connaîtrela vie des populations qui ont subi l'occupation, qui ont vécu dans lazone des combats; mais aussi des réfugiés, des évacués, desprisonniers, des fusillés, mais encore des mères, des épouses, desmarraines de guerre......  
Le sujet est vaste et mérite d'être développé.  
Faites nous partager vos témoignages  


 
Sans aucun jugement de valeur de tel ou tel, d'où qu'il vienne, c'est une pièce d'archive à mettre au dossier de l'histoire locale et nationale, et doit bien être considéré ainsi !
 
Par ailleurs vous dites :
 

Citation :

les mineurs dont il est question dans le sujet, sont des personnes qui avaient passé l'âge d'être mobilisé et qui ont été évacués car,habitant dans des zones occupées par les allemands.


 
Il me semble que l'article ne dit pas autre chose :
 

Citation :

les ouvriers du Pas-de-Calais non encore soumis ou ayant cessé d'être soumis aux obligations du service militaire,


 
 
Fils, petit-fils, arrière petit-fils de mineurs, neveu et ( et filleul ) d'une victime de la mine, petit-neveu, arrière petit neveu de mineurs morts à la guerre, j'ai trop de considération et même de vénération à l'égard de cette noble corporation ( ici et ailleurs ) pour laisser subsister un quelconque malentendu .  
 
Finalement nous avons la même histoire et nous cherchons la même chose .
 
Bien confraternellement .


---------------
Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°1764
alain chau​pin
Posté le 19-02-2008 à 10:44:01  profilanswer
 

Bonjour
Dominique rassurez vous, je n'en veux à personne encore moins à vous, ce que je veux dire c'est que notre région minière a beaucoup souffert, elle a été discréditée au fil du temps "pays sale, sans soleil, pluvieux, etc..." je réagis épidermiquement lorsqu'un récit quelqu'il soit tend à  rappeler négativement ce que nous sommes et d'où nous venons.
Encore aujourd'hui, venir travailler chez nous est considéré comme une punition!! il y a encore du chemin à faire !!
Tout comme vous, j'ai beaucoup de considération pour le peuple de la mine.
Je ne sais si vous l'avez lu, je viens de mettre en ligne un sujet très dur, qui peut paraître invraisemblable et pourtant c'est ce qu'a vécu toute une famille de chez nous.
Pour parler positivement des mineurs, je vous propose de vous rendre sur le site d'un ami mineur qui vit en permanence sous oxygène et qui écrit des poèmes pour passer le temps :
http://pagesperso-orange.fr/henri.raimbaut/
Bonne lecture
Bien cordialement
Alain
 
 


---------------
Ceux qui reviendront de cette guerre et qui auront comme moi passés par toutes les misères qu'un homme peut endurer avant de mourir, devra s'en souvenir, car chaque jour qu'il vivra sera pour lui un bonheur."
Gaston Olivier - mon Grand-Père
n°1768
Dominique ​Rhety
Posté le 19-02-2008 à 11:39:14  profilanswer
 

Pas de souci, je vous comprend très bien . Les bassins miniers, où qu'ils se situent sont victimes de leur mauvaise image . Montceau, même si elle est au coeur de la campagne bourguignonne n'échappe pas à cet a-priori négatif .  
 
Pour sceller cette réconciliation " bourguigno-nordiste " ;) sachez que le président de Pour ceux de 14 ... est un calaisien bon teint et fier de l'être . Nombreux sont les bourguignons du 256e couchés à tout jamais dans votre région et il y a eu dans les régiments de Saône-et-Loire des soldats du Nord-Pas-de-Calais .
 
Je vois que Bully n'est pas très loin de Harnes  . Il y a Montceau une rue de Harnes et à Harnes une rue de Montceau-les-mines, savez-vous pourquoi ?
 
Cordialement .


---------------
Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°1769
alain dubo​is
Tchiot cwain de ch'nord
Posté le 19-02-2008 à 13:49:13  profilanswer
 

Dominique Rhety a écrit :

Il y a Montceau une rue de Harnes et à Harnes une rue de Montceau-les-mines, savez-vous pourquoi ?


Bonjour,
C'est un Quizz ? Je ne suis ni de l'un ni de l'autre,  j'peux répondre ?? Montceau devait être la marraine de guerre de Harnes, ce sont des jumelages un peu oubliés ... à moins que quelqu'un n'ait la liste  ??
Cordialement
Alain


---------------
Adresse aux corps canadiens, mars 1918 : "A ceux qui vont tomber je dis ceci : Vous ne mourrez pas mais ferez un pas dans l'immortalité. Vos mères ne déploreront pas votre destin mais seront fières d'avoir donné le jour à de tels fils." Gal Sr A. Currie
n°1770
Jean RIOTT​E
Posté le 19-02-2008 à 15:29:08  profilanswer
 

Bonjour Dominique, Bonjour Alain,
Effectivement... les mineurs ont beaucoup "donné"... de qq bassin qu'ils soient.
Une première fois les armes à la main... une seconde fois le pic à la main... ils ont défendu et relevé le Pays.
Je ne suis pas originaire du Nord, mais dans ma carrière j'ai souvent côtoyé ou servi dans des unités à fort contingent  de Ch'tis et j'ai toujours été frappé par leur chaleur humaine... et un de mes compatriotes l'a très bien dit dans une de ses chansons: ils ont au fond du coeur le soleil qu'ils n'ont pas à l'extérieur...
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°1771
alain chau​pin
Posté le 19-02-2008 à 16:41:14  profilanswer
 

Bonjour  
Jean, je rebondis sur ce que vous venez de dire. Enrico Macias a composé cette chanson suite à une visite qu'il a rendu à Bully-les-Mines au propriétaire du cinéma où il était venu se produire. Cette personne avait accueilli chez elle une famille originaire de Constantine et c'est suite à cette visite qu' Enrico a composé cette chanson tout à l'honneur des gens du Nord
Bien cordialement
Alain


---------------
Ceux qui reviendront de cette guerre et qui auront comme moi passés par toutes les misères qu'un homme peut endurer avant de mourir, devra s'en souvenir, car chaque jour qu'il vivra sera pour lui un bonheur."
Gaston Olivier - mon Grand-Père
n°1792
Dominique ​Rhety
Posté le 24-02-2008 à 09:43:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Alain ( Dubois ), non ce n'est pas un Quizz, et tout le monde peut répondre, je ne suis pas chauvin  ;) . J'avais notion de ce jumelage et voulais savoir en quoi consistait concrètement ce " marrainage " : aide à la reconstruction, envoi de charbon, s'il y avait eu des cérémonies officielles, des réceptions de délégations etc ... ? Si quelqu'un a des infos ...  
 
Merci pour vos réponses, bien cordialement .
 


---------------
Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°1796
davidk
Posté le 27-02-2008 à 10:18:27  profilanswer
 

Merci pour la petite anecdote alain (chaupin), je ne le savais pas.
Et honneurs aux gens du nord!!!!


Aller à :
Ajouter une réponse