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Oh la belle vie !

n°2805
Laurent59
Mémoire du 72e et 272e RI
Posté le 01-11-2009 à 17:39:14  profilanswer
 

Par ce titre volontairement humoristique, je vous fais part de quelques notes extraits des carnets d'un musicien brancardier. Ces notes concernent (avec d'autres évènements de guerre ) des repas pris entre camarades non loin du front.  
J'ai été particulièrement surpris par la quantité et la qualité de ces repas:
 
extraits: octobre 1914 apéritifs, vins bouchés, côtelettes de porc, pain frais farine de blé, café, biscuits et bonbon.". Repas du reveillon 1914 lapin rôti, civet avec vieux vins, saucisson  :D, et vin du Rhin
 
1er mai 1915 secteur d'Arras homard et langouste, vins bouché.  
 
le 22 juin 1915 repas ROYAL Homard, crabe, jambon aux petits pois, mouton rôti aux pommes, fromage, confiture, crème de chocolat, biscuits, champagne, café, eau de vie et cigares...véridique !  :lol: après ça fallait aller chercher les blessés au front.
 
je vous passe les tartes aux pommes, gateau sablés, champagne etc...pris chez l'habitant au grès de l'avance du régiment (surtout en Artois).
 
Bien evidemment ces extraits restent exceptionnels, néanmoins je fus surpris par ces informations. Outre ces anecdotes le témoignage de ce musicien brancardier est particulièrement intéressant puisqu'il est témoin de cette guerre dans des secteurs particulièrement sensibles: L'yser, l'Artois (près de NDdeLorette), la Somme, Verdun, l'Aisne.
 
Laurent  :hello:


Message édité par Laurent59 le 01-11-2009 à 17:42:30

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Histoire du soldat François Louchart 72ème RI .  
Site du 72e et 272e RI Régiments Picards dans la grande guerre.
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n°2806
Charraud J​erome
Posté le 02-11-2009 à 13:52:36  profilanswer
 

Bonjour
Effectivement, la vie est belle (pour certains). Les carnets de Maurice Sureau sont remplis de victuailles. Etudiant en médecine, il provient certainement d'une famille "bourgeoise", ainsi que certains de ses amis brancardiers.
Lorsque je relis cet ouvrage (en fait, je l'ai terminé hier au soir), je suis étonné par le côté peu combattant du brancardier. Vous allez me dire normal pour un brancardier, mais il ne s'agit pas de cela.  
Je pensais les brancardiers plus présents dans les tranchées, or là, on assiste vraiment à des incursions dans l'univers des 1ères lignes. Celles-ci sont leur lieu de travail, mais certainement pas leur lieu de vie.  
Pour sauver la mise, il lui arrive cependant d'avoir faim:
9 septembre (1914)
...
Pendant toute la journée, on a eu à souffrir de la faim: on avait touché une demi-boule de pain deux jours auparavant. Le soir, je vois quelques blessés dans une voiture qui nous donnent un morceau de pain. Je le partage avec Miot et Roux (celui-ci est violoniste et clarinettiste à la musique du 90e régiment d'infanterie). Le soir, les cuisiniers nous font cuire des pommes de terre à l'eau, J'en mange deux pour mon dîner.
...
Il y a à peine une demi-heure que l'on est couché que des musiciens trouvent quelques boules de pain et du boeuf bouilli, tout chaud, donné par les artilleurs.
...

Eh oui, on est toujours l'embusqué de quelqu'un (ou inversement). Que dire de ceux qui étaient réellement en première ligne?
 
Cordialement
Jérôme Charraud


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog

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