Bjr à tous et à toutes,
J'espère que vous m'excuserez,
mais ces 2 dernières semaines j'étais
en stage donc j'ai eu peu de tems pour
transcrire cette lettre qui est assez longue.
Comme me l'avait fait remarquer Christophe et Arnaud,
dans ces lettres le soldat cite le nom de ces camarades
avec le lieux d'où ils viennent, c'est encore le cas ici.
Au début de la lettre le soldat parle d'une attaque qui devait avoir lieu
du côté de Mesnil-les-Hurlus prévu pour le 12 février et repoussée au 15
et qui dura 10 jours.
Quelqu'un peut-il me donner des infos sur cette bataille.
J'enverrai la transcription d'une autre lettre où la bataille est plus détaillée.
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13 février 1915
Mademoiselle et chère amie
Je viens vous donner encore quelques lignes pour vous signaler l'état de ma santée et la situation de notre état sur notre situation; je me portes toujours très bien, mais notre situation n'est pas plusbrillante, je ne veux pas dire celà pourme plaindre, car je reconnais qu'il y en a de plus malheureux que moi je le prends avec patience et résigniation le 12 février on à commencé de faire une attaque sérieuse, nous étions juste en ce moment dans une tranchée à 50 mètres des canons français et je vous assure qu'ils était décidés à faire quelques chose de bon car tout était bien préparé et ne manquait pas surtout de munition, mais malheureusement la neige vient troubler ce si bon projet et on a été obligés de renvoyer l'attaque à plustard, ce plustard on ne sait quand on va la recommencé car le temps ne s'y portes guère, le temps est très mauvais dans la région
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Nous allons toujours travailler entre les lignes, une nuit la 5ème compagnie et un nuit la 6ème, et je vous assure que c'est toujours dangereux, dans le nuit du 11 février par cette nuit si nore la 6ème compagnie fût fortement atteinte, il y eût 18 blessés et un mort, il était de l'Isle-en-Jourdain (l'Isle-Jourdain), vous voyez que nous sommes aux risues,, et vous assure même que je ne saurais jamais vous dépeindre les misères que nous trouvons et que nous voyons tous les jours, vous ne pouvez même pas vous figurez ce que peut être le terrain de la geurre, pas un civil on ne trouve nulle part, notre village de Laval, est simplement occupé par une vieille femme de 75 à 80 ans et un porc qu'elle soigne et vous assure qu'il est beaux il doit peser dans les 80 kg je m'étonne même comment il à été conservé tout est saccagé dans les maisons, les jolies maisons où il y à de de beaux appartements sont réservées pour l'éta-major et nous occupons les granges et même très contents, car il y en a la plus grande part de nos soldats qui couchent entièrement
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dehors; vous me parlez de vous idre comment nous pouvons faire pour le ravitaillement des vivres, celà n'est pas dutous difficille nous n'allons travailler que la nuit nous partons à 6 heeures du soir et nous faut trois heures pour aller sur le travail nous avons des nuits affreuses et tellement noires qu'on se demende comment nous allons faire pour planter les outils à terre, mais je vous assure qu'on est obligés de travailler car ils tombent et les balles siflent de tous cotés de temps en temps nous avons quelque blessé et nous passons la nuit jusqu'à 3 heures du matin et nous rentrons à 5 heures du matin ou 5h 30 une distance environ de 8 km distance assez éloignée pour faciliter le ravitaillement malgré que les les obus allemands viennent nous bombarder, tous les jours ils nous tuent des hommes et en blessent également, dans l'ensemble le ravitaillement, se fait assez bien, il en arrive assez, si rien à été contraire se n'a été que le mauvais temps et le dégel, car la boue ne manque pas
il y en à jusque sur les chaussures, nous reposions très bien sur de la paille, vous me demandez s'il y à des gens de Mauvezin il y à
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Mr Ségala qui à été évacué, il reste encore Maurens du Tuco, Gardet de la Saucille, Espieau notaire de Monfort, nous marchons tous ensemble aux mêmes risques et aux mêmes périls.
Je dois aussi vous remercier des bons renseignements que vous me donnez c'est vous qui m'avez annoncé la première la vente des chevaux, et n'es reçu la nouvelle de chez-nous comme vente de ces animeaux que 8 jours après votre lettreet je vois ma mère ne se souci guère de me tenir au courent des affaires et vous assure qu'elle ma vexée de la façon qu'elle à opéré à ce sujet, je ne voulais livrer le cheval pour lui laisser pour son service, maintenant elle vend même sans m'en demander conseil, elle a vu qu'elle trouvait maîtresse et elle me fait trouver également faut il sur toutes les protestations que j'ai faites de ne pas vouloir vendre le cheval à mon cousin, dont maintenant j'en aurais la haine toute la vie de lui avoir fait ce refus, et ce n'est pas le premier affaire qu'elle fait sans me le communiquer, car elle se croit assez forte pour régir les affaires et me considère comme nul je n'ose vous l'affirmer, mademoiselle va m'obliger de faire ce que je ne voudrais pas faire, elle doit être bien contente de voir qu'elle à fait beaucoup d'argent, tout sera arrivé à point car il y à deux jours que je perds mon portemonnaie, heureusement qu'il n'y avait pas une grande somme iln'y avait que 42 francs, aussi elle ne sera pas dutout dérengée pour m'envoyer de l'argent j'étais foux de voir qu'elle avait vendu le cheval sans m'en demander consei, toutes les fois que oi j'ai vendu un cheval qu'elle se servait aisaiment, elle me faisait une tête d'un enterrement, aprésent ellepourra marcher à pieds, mais certainement elle en achètera un autre, elle fera faire à laise aux autres et elle fera à malaise elle même, je me demande ce que les gens doivent dire de moi et me doivent prendre pour pour peu de chose enfin m'importe si je vois que je sois trop méprisé j'aurais vite terminé l'affaire, car je prévois déjà ce qui va m'arriver le mépris et la honte, que je ne pourrais jamais suporter, même s'y je m'aperçois de celà avant de rentrer si la chance me permet d'échaper aux balles de l'ennemi, je ne ferez pas mon apparition, j'abandonnerez tout, et comme cemàelle sera maître absolue elle pourra faire tout à se guise je vous parles il est vrai avec découragement pour la deuxième fois et pour la dernière, je parle en homme découragé, je ne regretterez qu'une seule chose que ma petite Lilie, oui vous mademoiselle, qui m'avez donné du courage de l'espoir et m'avez çu si bien trouvé sur vos lettres des mots de consolations, dont je crois être obligé d'oublier, et dont je crois que certainement vous souffrirez égalment de mon absence et de mes correspondances que je serais obligé de suprimer pour que que plustard ne soit pas si sensible à résoudre cette séparation forcée, enfin, je termine et m'excuse de ces paroles lâches que je viens de pronover, car je suis tellement colère de voir la procédure que fait ma mère et qu'elle à toujours fait à mon sujet, et surtout que je ne puis me défendre
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d'aucune façon,carje suis trop éloigné, je souffre et vais souffrir, car je vais monter sur le chemin du calvair, soufrances des évènements de la geurre, souffrance de votre vu et privation de vos correspondences si je le puis, se sera dure surmonter mais je suis prêt à tout si à la maison ma mère continue de faire ce qu'elle fait sans en demender conseils je vous assure que je ne reviens pas à Mauvezin, maintenant tout ce que je viens de dire je vous en demande le plus grand secret, car je vous prends, pourune amie de confiance j'espère que vous me donnerez une autre nouvelle ou du moins une réponse qui sera il faut l'espérer sera plus rassurante que la mienne, enfin je termine et embrasse du fond d'un coeur qui vous aime maisqui s'oublie. Au moment ou j'écris ces lignes je suis à fond découragé, en même temps il fait un temps de chien, il pleut toute la journée même nous nous demandons comment nous allons faire pour aller travailler cette nuit avec ce temps si mauvais, maintenant avant de terminer, je crois vous die bonne fête du carnal et bon appétit à ces si bons gâteaux que vous savez si bien faire et qui dont l'an dernier nous avons savouré avec tant de bon goût et que je me souviens si bien car rien ne m'échappe à ma mémoire, enfin bonne fête du carnal, nous je crois que nous allons le passer devant l'ennemi en face des gâteaux qui peut-être seront préparés différamment que vous ne les préparez vous-même, car il y en a a qui sont très indigestes, enfin terminons car les les paroles que ja'i dit ne sont guère bien aimables mais il a fallu dire ce que je pensais et me voyant méprisé comme je suis été.
Je coomuniquerais la suite de la transcription ac les photos.
Cordialement.