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Les joies du retour

n°1519
mireille s​alvini
toujours se souvenir d'eux
Posté le 21-11-2007 à 21:34:48  profilanswer
 

bonsoir à tous,
 
un petit texte que je trouve très savoureux ;)
et en même temps qui esquisse une situation pas facile,ni pour les uns,ni pour les autres.
 
il est paru dans "le pays lorrain-le pays messin",une revue mensuelle en français distribuée par abonnement avant (puis après) la guerre dans cette région sous administration allemande jusqu'en 1918.
là,on est en 1919,ce sont les 1ères parutions d'après guerre,et forcément il y a influence.
 
bonne lecture (avec le ton et l'accent)
 
http://img152.imageshack.us/img152/6065/img1838qc5.jpg
http://img441.imageshack.us/img441/668/img1839gv4.jpg
http://img152.imageshack.us/img152/5593/img1840em9.jpg
 
amicalement,
Mireille

n°1520
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 21-11-2007 à 23:33:46  profilanswer
 

Superbe document historique!!!
 
Comme quoi les femmes déjà à l'époque....rien ne change vraiment...
 
Nous sommes de malheureux hommes incompris de ces gentes dames... (j'essaie péniblement de ratraper le début de propos)... AH! AH!
 
Mes amitiées les plus sincères aux gentes dames du forum que je salue bien bas ce soir pour leur présence, qui nous amène un peu de douceur, féminine, avec parfois quelques fleurs dans un forum à prioris fait d'hommes
 
Mesdames..
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°1521
Ferns
Où vas-tu Paul ? Vers L'Aisne
Posté le 21-11-2007 à 23:34:11  profilanswer
 

Chère Mireille,
C'est criant de vérité...il y en aurait à dire. Cela me fait penser à du San Antonio...J'adore les expressions comme "maladie de santé".  
On retrouve pas mal de thèmes du retour de la guerre comme l'exaspération des femmes pour tout ce qui touche aux "copains" à la guerre. J'entends encore ma grand-mère disant à mon grand-père qu'il nous embête avec "sa" guerre. On sent aussi la nécessité  moins de reconstruction d'un monde que de la continuité de celui d'avant.  
La plume de Chepfer est un tantinet machiste tout de même.  
 
Merci pour ces lignes.
 
Cordialement,
 
Ferns


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L'homme en campagne a les mêmes besoins qu'en temps de paix ; ces besoins deviennent même plus impérieux, étant exacerbés par une existence plus active et plus énervante.(Henry Mustière)
n°1524
garnier je​an pierre
Posté le 22-11-2007 à 11:09:56  profilanswer
 

Bonjour
 
L'article ne conclut pas, mais :
 
En souvenir de ce bon temps , peut-être l'Achille (presque officier) a t-il tourné (le) les talons pour rejoindre les troleuses...
 
Cordialement
JP


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D'ousqu'on vient, on salue que les morts!
La peur. (G chevallier)
 
 
n°1525
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 22-11-2007 à 15:54:08  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Dans mes conférences, je rappelle l'histoire du retour d'un soldat après l'Armistice. La scène se passe dans une petite gare de campagne du Sud-ouest. La femme du "libéré" vient chercher son homme à la gare avec le cheval attelé à une charrette (un carrétou en patois local). Une fois les embrassades effectuées sur le quai de la gare, le couple enlacé rejoint le carrétou. Tous deux montent et la femme prend les renes du cheval... Hélas que fit-elle ??? Car l'homme voulant reprendre ses prérogatives d'avant guerre arracha les renes des mains de son épouse en maugréant...
N'oublions pas que la 1ère GM vit les premiers pas de la libération féminine....
Cordialement.      J.Claude


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la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°1526
Bruno Tard​y
Posté le 22-11-2007 à 19:03:23  profilanswer
 

Bonjour,
 
Très savoureux en effet, même sans l'accent.
Merci Mireille
 
Cordialement
Bruno

n°1528
mounette_g​irl
"Toto français, Porte-Bonheur"
Posté le 22-11-2007 à 23:48:38  profilanswer
 

Bonsoir à tous, et MERCI Mireille d'avoir pensé à divulguer cette historiette de Georges Chepfer, notre comique lorrain dont on ne parle plus guère, hélas !  
 
Je connaissais aussi ce texte, ayant conservé une petite collection du "Pays Lorrain et Pays Messin" de cette époque.  
 
Mais je signale à tous nos co-listiers qu'un certain nombre de fascicules de cette revue ont été numérisés et sont visibles sur le site de Gallica (en PDF).
 
Amicalement.
Mounette.
 


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"Tes yeux brillaient moins aujourd'hui /Dis-moi, dis-moi pourquoi chère âme /Dis-moi quel chagrin, quel ennui /Mettait un voile sur leur flamme." - Sergent Ducloux Désiré, dit Gaston - 146° RI
n°1537
BouleurGeo​rges
Posté le 25-11-2007 à 00:05:59  profilanswer
 

Bonsoir à tous, et merci à Mireille pour cet esprit lorrain,
 
et son accueil:
 Ah si vous étiez venu hier, c'était la communion du gamin!
( disque 78 tours de G Chepfer)
 
Cordialement
 
Jean-François

n°1538
tinou 501
Posté le 25-11-2007 à 18:25:07  profilanswer
 

mireille salvini a écrit :

bonsoir à tous,
 
un petit texte que je trouve très savoureux ;)
et en même temps qui esquisse une situation pas facile,ni pour les uns,ni pour les autres.
 
il est paru dans "le pays lorrain-le pays messin",une revue mensuelle en français distribuée par abonnement avant (puis après) la guerre dans cette région sous administration allemande jusqu'en 1918.
là,on est en 1919,ce sont les 1ères parutions d'après guerre,et forcément il y a influence.
 
bonne lecture (avec le ton et l'accent)
 
http://img152.imageshack.us/img152/6065/img1838qc5.jpg
http://img441.imageshack.us/img441/668/img1839gv4.jpg
http://img152.imageshack.us/img152/5593/img1840em9.jpg
 
amicalement,
Mireille


 
 
Bonsoir Mireille  
Connaissez-vous " la communion du gamin " du même Georges Schaeffer?
 
A si vous étiez venu hier !
 
Bonne soirée Amicalement  
Louis


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Tinou 501
n°1541
Jean RIOTT​E
Posté le 26-11-2007 à 09:42:55  profilanswer
 

Bonjour Mireille,
Particulièrement savoureuse cette saynète... Merci.
Il y a qq jours j'ai assisté à une conférence ayant pour thème: "Les femmes dans la Guerre 14-18", faite par un professeur d'histoire s'intéressant plus généralement à la condition féminine. Sa conclusion: La GG n'est pas le déclencheur de la condition féminine mais l'accélérateur d'un mouvement qui de toute manière aurait eu lieu.
A ce propos j'ai appris que selon " l'origine" des infirmières les Poilus les appelaient " Anges " (Croix-Rouge),  
" Vaches" (Infirmière militaire) ou " P...." (Assistance Publique). C'est la première fois que j'entends parler de ce distinguo sans nuance...
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°1542
mireille s​alvini
toujours se souvenir d'eux
Posté le 28-11-2007 à 16:02:09  profilanswer
 

bonjour à tous,
 
merci à tous pour vos commentaires,je ne connaissais pas l'auteur (ni la communion du gamin),auteur qui était apparamment un humoriste bien connu.
je trouve qu'il avait bien du talent cet homme,car au-delà des mécanismes bien rodés pour faire rire,il a dressé un portrait psychologique très fin de ces couples séparés par la guerre:
le changement de caractère,le changement de comportement,les choses vécues séparément du fait de la guerre (et chacun a eu la vie dure),la vision d'autres modes de vie,et surtout le tiraillement vers le passé proche pour lui,vers le futur proche pour elle,tout ceci montre ce fossé creusé entre les 2 époux par quelques années "extra-ordinaires"
madame en a une conscience aiguë et impose des mesures drastiques à monsieur,pour le ramener à elle et à la vie d'avant bien tranquille et ordinaire,
mais,même si l'on pressent que taire les choses sera la solution adoptée par la majorité des couples pour la "paix des ménages",on se dit que la lutte contre les fantômes du passé relève d'une gageure....malheureusement perdue d'avance si la parole est tue.
 
 
bonjour Jean,
le distingo que vous citez ne m'étonne pas en ce sens que la perception des infirmières a connu des fluctuations depuis que les Soeurs n'ont plus eu le monopole des soins.
ainsi les premières "laïques" à soigner étaient des prostituées...il en a résulté un parfum de filles faciles sur la réputation des infirmières (pendant très,très,très longtemps...)
ensuite,les soins pouvant faire mal,l'injure est vite là,par ex. de nos jours,il m'arrive de me faire traiter de "sadique" ou de "Dracula" ( c'est encore gentil ça) juste pour une prise de sang...
enfin,il n'est pas rare encore de nos jours d'entendre les mots de sacerdoce,vocation..ou même de "sainte femme"...quand on parle des infirmières.
ceci étant,comme vous,c'est la 1ère fois que j'entends que les soldats donnaient un nom spécifique à l'infirmière selon ses "origines" de formation.
comme quoi,on en apprend tous les jours  ;)  
 
amicalement,
Mireille


Message édité par mireille salvini le 28-11-2007 à 19:17:08
n°1557
Bernard PR​OST
Posté le 29-11-2007 à 11:21:33  profilanswer
 

Bonjour  
 
N'est-ce pas dans une de ses histoires que le fils " a eu les pieds gelés par un éclat d'obus"  :lol:  :lol:  :lol:  
 
c'est  vrai que l'accent lorrain donne encore plus de plaisir à entendre  
 
Quand j'étais gamin on entendait toutes ses histoires sur radio lorraine racontées par "la Mère ... " j'ai un trou je me rappelle plus de son  
nom  :??: elle parlait souvent de sa "chéééévre blinche"
 
amicalement  
 
Bernard PROST
LANDES  
 
PS :  A l'attention de Jean - J'ai aussi l'oreille fine du haut de mes échasses sur ma montagne des Landes altitude 35 m  :bounce:  :hello:

n°1560
jacques di​dier
Posté le 29-11-2007 à 18:31:56  profilanswer
 

Bonsoir Mireille, bonsoir à tous,
 
Qui était ce Lorrain :
George Chepfer crée dans les cabarets parisiens et sur les ondes, son personnage de paysanne lorraine; il familiarise Paris et la France avec l'accent de sa province. Ses croquis de moeurs, attendris et amusés, caricatures sans cruauté et d'une parfaite ressemblance, représentent une des rares incursions de nos auteurs dans le comique.
Un grand souvenir de mon enfance où avec ma grand-mère nous avions l'oreille collée au poste de radio (Nancy-Lorraine).
 
Je vois que vous êtes plongée dans la lecture des revues du "PAYS LORRAIN" fondée par Charles Sadoul en 1904.
Je ne saurais trop recommander de lire ou d'acquérir ces anciennes revues, dans lesquelles il a été fait une large place à des articles consacrés à la Grande Guerre, (Grand-Couronné, Trouée de Charmes, Mortagne, Bois le Prêtre, fort de Manonvillers....)
Les auteurs maîtrisaient parfaitement leur sujet, car la plupart du temps, ils avaient été les témoins de ces batailles.
On les trouve aux A.D. 57, 54, 88.
 
Cordialement.
J.DIDIER


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