Il y a 44 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Lignes électrifiées

n°20769
HT62
Ché toudi l'même !
Posté le 08-02-2013 à 20:54:43  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Je recherche des renseignements sur les lignes électrifiées côté allemand, en était-ce de même côté français ? Si oui, à quelle époque ?
Merci de vos réponses, cordialement, Hervé.


---------------
Les régiments de Béthune et Saint-Omer : les Poilus du Pas de Calais et d'ailleurs :  http://bethune73ri.canalblog.com/ ; http://saintomer8ri.canalblog.com/
Avec également les régiments de Dunkerque : 110e et 310e RI, 8e RIT et les 16e et 56e BCP.
n°20771
laurent jm
Posté le 08-02-2013 à 21:41:08  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
Bonsoir Hervé,
Si tu es en relation avec Louis pose lui la question il doit en connaitre un rayon, car il est ancien de l’EDF et lorsque que je suis passé chez lui à l’Hartmans cet été, il m’a expliquer et montré les ligne électrifié.
Photo d’un câble
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/348/IMG1833.jpg
Photo d’un isolateur
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/348/IMG1925.jpg
Bonne soirée.
Amicalement
Jean Marie


---------------
In gemino certamine
Au combat il en vaut deux
n°20774
JARDIN DAV​ID
Posté le 09-02-2013 à 09:14:09  profilanswer
 

Bonjour,
Juste cette photo : concerne le secteur allemand de Senones. A priori "La Forain", sur la rive gauche du Rabodeau.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9123/058_001.jpg%20transfo%20Senones.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9123/296_001%20transfo%20Senones.jpg
 
JD


---------------
Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi (Le Cid).
n°20776
noel bardo​t
Posté le 10-02-2013 à 18:40:15  profilanswer
 

bonjour à tous,
 
je pense que Louis n'est pas au courant car il est toujours survolté, :lol:  :lol:  :lol:  
 
cordialement à tous
noel


---------------
Et moi,survivant,je crois etre inspiré par leur volonté en luttant sans treve ni merci jusqu à mon dernier souffle pour l 'idée de paix et de fraternité humaine (caporal.Barthas) novembre 1919
n°20777
rslc55
Posté le 11-02-2013 à 14:30:53  profilanswer
 

Bonjour
 
Arrêtez, Louis va péter un plomb....
 
Cordialement
 
Pierre


Message édité par rslc55 le 11-02-2013 à 14:31:12
n°20806
chti59
Posté le 14-02-2013 à 19:19:21  profilanswer
 

Bonsoir Hervé :hello:  
 
A ma connaissance je sais qu'il existait une ligne électrifié haute tension, entre la Belgique et la Hollande,installée par les Allemands pour empêcher les soldats Français et Belges de se réfugier aux Pays Bas, qui n'avaient pas été envahies et étaient resté neutre pendant la grande Guerre.
Des réseaux de résistance Français et belges ont organisés des filières d'évasion et pour espionnage, pour franchir cette ligne et parmi eux  la très célèbre Louise de Béttignies.
Je ne sais pas si il existe encore des vestiges, peut être du coté des Ardennes ou des Vosges, si quelqu'un a des infos la dessus je serai curieux de les lire.
Cordialement
Bernard

n°20808
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 14-02-2013 à 22:51:35  profilanswer
 

chti59 a écrit :

Je ne sais pas si il existe encore des vestiges,


Bosoir
 Entre la Belgique et les Pays-Bas
 http://www.cairn.info/revue-guerre [...] age-55.htm
http://p7.storage.canalblog.com/78/60/816779/67387968.jpg(blog perso)
"Den Draad":  
http://www.forumeerstewereldoorlog [...] p?p=285245
http://www.grevenbroekmuseum.be/ne [...] 59&lang=nl
http://www.bunkergordel.be/14.023% [...] ndraad.htm
Cordialement
Alain
 Et encore : De Draden des Doods


Message édité par Alain Dubois-Choulik le 14-02-2013 à 23:39:24

---------------
http://civils19141918.canalblog.com http://ggfamille4d.canalblog.com http://theywerethere.canalblog.com "Si on vous demande pourquoi nous sommes morts, répondez : parce que nos pères ont menti." R. Kipling
n°20810
chti59
Posté le 15-02-2013 à 11:06:09  profilanswer
 

Bonjour Alain :hello:  
 
Merci pour tous ces renseignements
Cordialement
Bernard

n°20811
HT62
Ché toudi l'même !
Posté le 15-02-2013 à 12:41:08  profilanswer
 

Bonjour,
 
Alain : merci pour les liens ; je reste cependant étonné que, semble-t-il, personne ne s'intéresse au sujet !
Merci également à Bernard de son intervention.
Cordialement, Hervé.


---------------
Les régiments de Béthune et Saint-Omer : les Poilus du Pas de Calais et d'ailleurs :  http://bethune73ri.canalblog.com/ ; http://saintomer8ri.canalblog.com/
Avec également les régiments de Dunkerque : 110e et 310e RI, 8e RIT et les 16e et 56e BCP.
n°20812
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 15-02-2013 à 12:53:02  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Si, si moi je travaille le sujet depuis des années...  
Ce thème entre dans l'histoire de l'occupation de 14-18... mais je ne peux pas parler de mes livres.... sur ces thèmes...  
A votre disposition.
J.Claude.


---------------
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°20819
HT62
Ché toudi l'même !
Posté le 15-02-2013 à 18:42:18  profilanswer
 

Bonsoir Eric,
 
Merci de ce (long) lien qui m'a échappé à l'époque, le sujet reste cependant très peu abordé par les pointures du forum ce qui m'étonne !
Amicalement, Hervé.


---------------
Les régiments de Béthune et Saint-Omer : les Poilus du Pas de Calais et d'ailleurs :  http://bethune73ri.canalblog.com/ ; http://saintomer8ri.canalblog.com/
Avec également les régiments de Dunkerque : 110e et 310e RI, 8e RIT et les 16e et 56e BCP.
n°20820
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 15-02-2013 à 19:01:55  profilanswer
 

HT62 a écrit :

je reste cependant étonné que, semble-t-il, personne ne s'intéresse au sujet !


Bonsoir,
         Bin si , la preuve .. de mon coté c'est parcequ'un de mes concitoyens, fusillé pour espionnage à Gand en 1918 passait "par là" pour communiquer ses informations (Alfred PAGNIEN)
Cordialement
Alain


Message édité par Alain Dubois-Choulik le 15-02-2013 à 19:02:25

---------------
http://civils19141918.canalblog.com http://ggfamille4d.canalblog.com http://theywerethere.canalblog.com "Si on vous demande pourquoi nous sommes morts, répondez : parce que nos pères ont menti." R. Kipling
n°20865
chti59
Posté le 18-02-2013 à 10:14:24  profilanswer
 

Bonjour Alain :hello:  
 
Très intéressantes vos informations sur ALFRED PAGNIEN, je compte bien en parler avec votre autorisation au comité du "MUSÉE DE LA RÉSISTANCE" de Bondues ,dont je fais parti et en même temps en tant que guide.
Nous parlons beaucoup du "COMITÉ JACQUET" , LOUISE  de BÉTTIGNIES, et LÉON TRULLIN, alors si on peu ajouter un Héros de plus dans nos exposé ce sera un témoignage de plus.
Cordialement
Bernard

n°20868
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 18-02-2013 à 13:33:24  profilanswer
 

chti59 a écrit :

Très intéressantes vos informations sur ALFRED PAGNIEN,


Bonjour,
          Du coup il est apparu dernièrement dans le livre " Je serai fusillé demain" de Laurence Van Ypersele et Emmanuel Debruyne, et récompense suprême, la petite-fille est venue me voir.
Cordialement
PS : dans la même série  Jules MOHR, fusillé à Bruxelles ( voir le sujet sur l'enclos des fusillés)


Message édité par Alain Dubois-Choulik le 18-02-2013 à 13:40:34

---------------
http://civils19141918.canalblog.com http://ggfamille4d.canalblog.com http://theywerethere.canalblog.com "Si on vous demande pourquoi nous sommes morts, répondez : parce que nos pères ont menti." R. Kipling
n°20906
eric68
Posté le 23-02-2013 à 11:17:02  profilanswer
 

Bonjour à Tous,
 
Quand à moi, j'ai trouvé quelques infos concernant la cloture éléctrique dans le Sundgau ( entre Alsace et Suisse).  
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6194/001.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6194/002.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6194/003.jpg
 
En esperant faire avancer vos recherches (isbn du livre 2-9516413-0-3)
 
Bien cordialement
 
Eric

n°20908
HT62
Ché toudi l'même !
Posté le 23-02-2013 à 20:18:07  profilanswer
 

Bonsoir Eric,
 
Merci de l'info, je vais regarder ces images juste après, cordialement, Hervé.


---------------
Les régiments de Béthune et Saint-Omer : les Poilus du Pas de Calais et d'ailleurs :  http://bethune73ri.canalblog.com/ ; http://saintomer8ri.canalblog.com/
Avec également les régiments de Dunkerque : 110e et 310e RI, 8e RIT et les 16e et 56e BCP.
n°20909
lorrain54
Posté le 24-02-2013 à 18:44:37  profilanswer
 

Bonsoir , :hello:  
 
J'ai lu quelque part , que les tensions du secteur Français et Allemand étaient différentes , beaucoup plus élevée coté Allemand , et que ceux ci branchaient leur réseau sur le notre, pour détruire nos générateurs
 
Belle soirée , Jean-Louis


---------------
Dites le a tous, " Il ne fait pas bon mourir".
n°20932
JARDIN DAV​ID
Posté le 26-02-2013 à 07:34:45  profilanswer
 

Bonjour,
Exact pour au moins le secteur de Senones (Vosges). Je ne me souviens plus de la source.
JD


---------------
Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi (Le Cid).
n°20937
yann proui​llet
Posté le 26-02-2013 à 10:34:42  profilanswer
 

Bonjour à tous
Bonjour JL et JD
Vous faites ici référence à la guerre électrique de la Starkstromkompagnie 135 qui s'est produite en avril 18 à proximité du Schlangenbourg dans la vallée de Ravines, entre Senones et Celles-sur-Plaine.  
Pour la source, c'est pages 122 et 123 de "La Chapelotte...." déjà maintes fois cité.
Bonne journée
Yann

n°20945
felichon
Posté le 26-02-2013 à 12:38:43  profilanswer
 

Bonjour,  :ange:  
 
Je possède également tout ses livres de Bernard Buertschy et Vincent Heyer qui sont mes amis, (on habite à moins de 7 km l'un de l'autre) d'ailleurs j'ai leurs livres dédicacé par ses auteurs de grands talents :)  
 
Ses auteurs sont les seuls à avoir fait un travail de font très documenté sur le secteur du Sundgau qui grâce à leurs acharnement et passions ont permis de faire connaitre cette page de l'histoire quasi oublié.  
 
Il faut quand même savoir que le secteur du Sundgau est le seul endroit pendant la guerre de 1914 -1918 ou les français ont combattus directement sur le sol Allemand de l'époque, tout le reste des combats se sont déroulé en terre française.
 
Bien que tout aussi tragique les faits inhumains qui se déroulèrent aussi bien à Verdun que dans la Somme, il est impossible de passer sous silence les drames qui eurent lieu dans le sud de l'Alsace (ou tout autre endroit d’ailleurs) de ce conflits qui fit tant de victimes aussi bien civiles que militaires.
 
Le nombre ahurissant et quasi Biblique de morts dans la Somme et à Verdun a malheureusement quelque peu éclipsé les victimes "collatérales" des autres champs de batailles, mais n'enlève en aucun cas le sacrifice de ses soldats des deux armées.
 
Rien que pour ses faits, la France a le mérite d'avoir su préserver ce terrain reconquis jusqu'à l'armistice d'une part (dans la douleur) et conservé jusqu'à nos jours d'autre part.  
 
En soit, ses actes de sacrifices démontrent à eux seuls la vaillance des soldats français, mais n'enlève en rien le courage des soldats allemands en face qui eux aussi faisaient leurs devoirs, donnant leurs vies envers leurs patries.
 
Levons un coin du voile sur la clôture électrique : (Les informations qui suivent sont purement indicatives)
 
Dans le Sundgau, la frontière Suisse a été entièrement électrifié suite au nombre de plus en plus important de soldats qui désertait l’armée allemande d'une part et la crainte de voir s'infiltrer les espions Français transitant par la Suisse voisine d'autre part.
 
Pour ses raisons, en automne 1914 le général Von Gaede pris des dispositions pour l'édification d'une clôture électrique qui sera constitué pour des raisons de couts de simple barbelé posé sur des poteaux électrique isolé par des plots de porcelaine sur les supports en fer (sortes de gros clous) fixés à ses poteaux de bois espacés régulierement les uns des autres.
 
Il est très intéressant de noter que de nos jours, l'emplacement de cette ancienne clôture qui causa tant de morts est en fait actuellement un chemin de randonnée d'une banalité affligeante et qu'aucune mention ne signale malheureusement se passé tragique, promenez-vous braves gens, nous pourrions ajouter sournoisement : "Vous ne soupçonnez rien de ce que vos ancêtres ont vécus ici."
 
Famille et randonneurs fréquentes ses chemins sans savoirs que sous leurs pieds tant de drames se sont déroulés à chacune de leurs foulées.
 
Cette barrière électrique porta deux noms : Sudzaun (Clôture du sud) et Der Electrische Had (Le grillage électrifie)
 
Commencé fin 1914 et terminé en mars 1915 elle se composa finalement de 10 rangs de barbelé horizontaux.
 
Elle commençait au fameux "Bec de canard" a la frontière franco Suisse (Voir mon précédent post sur les amis du KM Zéro car la borne frontière à été modifié cette année) et rejoignait le Rhin à plus de 50 KM de là.
 
Elle passait par les villages de Courtavon, Levoncourt, Oberlarg, Winkel, Ligsdorf, puis grimpait dans la montagne en direction de la ferme du Blochmont pour redescendre sur Hagenthal, Lutter et Raedersdorf pour filer ensuite à travers champs et forets vers les villages proches du Rhin.
 
Pour compléter le dispositif aux endroits sensibles (passage de frontières, endroits sensible etc...) la ligne à été doublé et même triplé, ne laissant qu'un mince corridor pour les chemins de rondes aux soldats de garde.
 
La garde fut confié aux Landsturmregiment n° 109  
 
La clôture n'était pas alimenté de jour mais uniquement de nuit, le courant était fourni par un transformateur Haute-Tensions situé dans le village de Waldigoffen.
 
Cette clôture était infranchissable, aussi quelques passages furent aménagés dans les localités de Winkel, Raedersdorf, Oltingue, Hagenthal-le-Bas, Buschwiller, Hesingue et Michelfelden.
 
En outre cette clôture créa bien involontairement des zones entières coupé du reste du territoire, ses localités au nombre de 13 pouvaient se balader à leur convenances de ses zones particulières entre frontières et clôtures.
 
Pour passer les frontières aux seuls points de passages ils faillaient un laisser passer très spécial et seul pouvais l'obtenir les fonctionnaires, médecins, sages femmes et certains civils triés sur le volet.
 
Quelques anecdotes font encore référence sur cette clôture de nos jours, par exemple :
 
Les alsaciens qui était en charge d'envoyer le courant depuis Waldigoffen coupait certains soir le courant à heurs fixe à la barbe et au nez des Allemands qui ne se doutèrent de rien pensant que le courant était constant toute la nuit, laissant ainsi le temps de quelques précieuses minutes à diverses personnes bien informées (espions Français) qui le désirait de franchir cette frontière électrifiées sans dommages.
 
Les français bien renseigné ont quand même pût profiler de ses coupures secrètes à heures fixes, mais toutefois ils ont souvent quand même essayé de détruire ce fameux transformateur de Waldigoffen par avion ou par canon de gros calibres, (120mm et +) mais malheureusement sans succès.
 
Un menuisier de Ligsdorf très malin fabriqua des tenailles à manche de verre lui permettant de couper les fils sans risque, ce qui lui sauva la vie et put s'échapper, mais un grand nombre de prisonnier venant des pays de l'est ignorant que la clôture était électrifié y laissèrent leur vies.
 
La dernière victime de cette clôture fut madame Philomène Schwaller de Levoncourt, qui y trouva la mort le 13 novembre 1918, soit 2 jours après l'armistice !
 
Elle décida de chercher des champignons au lieu dit "Le bois de Fourches" avec sa petite fille, la pauvre femme croyant à juste titre la guerre officiellement terminé puisque elle fût annoncé à la radio, pensant en toute logique que le courant a été coupé, or ce n'était pas le cas, ce qui lui couta la vie !
 
Elle fut foudroyé sur le coup et décéda immédiatement, sa petite fille en revanche fut projeté à terre par la décharge, mais s'en sortit de justesse.
 
Personne encore à ce jour ne sais pourquoi la clôture n'a pas été débranché 2 jours après l'armistice, d'autant plus que la clôture n'est sensé être sous tension que de nuit, or l'accident à eu lieu de jour. l'hypotypose la plus probable est que le poste de transformation de Waldighoffen fut abandonné après l'armistice laissant le courant en continue jour et nuit dans le réseau de clôtures bien involontairement.  
 
Tout ça est bien triste, vous en conviendrez.
 
Sources 1914-1918 1ère Guerre mondiale sur le front de la Largue de Bernard Buertschy et Vincent Heyer et recherches personnels auprès des descendants d'anciens des villages concernés.
 
Sur la carte jointe ci-dessous vous pouvez remarquer :
 
- Les positions Française (en Rouge), les positions Allemandes. (En bleu)
- Le "Bec de canard" (C'est la partie vide tout en bas) est en territoire Suisse, c'est de là que partait la clôture électrique, le long de la partie à l'est de cette carte.
- Le grand "S" est en fait le chemin de fer qui reliait Dannemarie à Bonfol en Suisse.
- Le village en rouge sur la gauche est Pfetterhouse, conquis par l'armé française aux allemands du temps de la guerre de mouvements.
- Les traits continus épais sont des sapes souterraines, les trais fins sont des tranches à ciel ouvert.
- Les symboles eu U sont des blockhaus et/ou nid de mitrailleuse en rondin de bois recouvert de terre coté français (rouge), le seul blockhaus français de ce coin est la fameuse Villa Agathe de très belle facture, ce qui en fait un vestige précieux d'autant plus qu'il est toujours là est en parfait état de conservation.
- Coté allemand (Bleu) les U sont des blockhaus en dur ou positions fortifiés, beau nombre subsistent intact de nos jours sur place !
- Les symboles x-x-x-x-x-x sont le réseau de fils barbelés
- Coté allemand, les cercles avec un point sont les positions d’artillerie de campagne avec leur identifications.
 
Le reste des symbole est facilement identifiable, la 2eme carte est la suite de la première vers le nord, c'est à dire vers Bisel.
 
Voici avec Google Map l'endroit précis de cette carte d'époque, on y vois très bien le "Bec de canard" Suisse.
 
https://maps.google.fr/maps?q=pfett [...] a=N&tab=wl
 
(Coordonnées exactes à rentrer dans GMap 47.494937,7.20118 )
 
Pour ceux qui le souhaite, je peu vous envoyer cette carte par email qui est d'un meilleur définition car sur le forum la taille réel est tronqué.
 
Amicalement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/12593/Scan0005.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/12593/pfetterhouse.jpg

Message cité 1 fois
Message édité par felichon le 28-02-2013 à 13:07:59

---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°20951
HT62
Ché toudi l'même !
Posté le 26-02-2013 à 20:11:43  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Merci de votre proposition, je vous fais un message en MP.
Cordialement, Hervé.


---------------
Les régiments de Béthune et Saint-Omer : les Poilus du Pas de Calais et d'ailleurs :  http://bethune73ri.canalblog.com/ ; http://saintomer8ri.canalblog.com/
Avec également les régiments de Dunkerque : 110e et 310e RI, 8e RIT et les 16e et 56e BCP.
n°20953
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 27-02-2013 à 06:33:42  profilanswer
 

Bonjour,  
Ou puis je trouver le livre cité ?
Merci par avance.
J.Claude.


---------------
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°20955
felichon
Posté le 27-02-2013 à 09:37:21  profilanswer
 

Bonjour stcypre,
 
Sauf erreur de ma part ce livre n'est plus disponible à la vente.
 
Ce livre fait partie en faite d'une collection de 5 livres sur le même sujet dans le même secteur du sud de l'Alsace, je l'ai ai tous acheté :)  
 
J'ai du acheter mon exemplaire directement au domicile de l'auteur qui m'a vendu le tout dernier exemplaire voilà déjà plus de 3 ans.
 
Autant que je sache la seul façon de l’acquérir est de l'acheter d'occasion au fil des disponibilités sur internet par exemple :
 
Je l'ai trouvé ce matin sur ce site :
 
http://www.priceminister.com/offer [...] Livre.html
 
Amicalement.
 


---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°20959
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 27-02-2013 à 13:19:02  profilanswer
 

bonjour felichon,  
 
Merci pour l'info.
CDT
J.Claude


---------------
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°20963
kalikone
Posté le 27-02-2013 à 16:06:56  profilanswer
 

Merci Felichon!  
Quelques infos et photos sur le fameux kilomètre zéro sont aussi disponibles dans un autre sujet sur ce forum, en voici le lien:
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 2082_1.htm


---------------
Alain Bregnard, Bonfol (CH)
n°20965
felichon
Posté le 27-02-2013 à 17:04:54  profilanswer
 

Hello,
 
sur le site officiel de la commune de Waldighoffen il y a un intéressant résumé sur ce qu'était la centrale éléctrique que les Français voulais tant détruire. Il y a également quelques photos du batiment concerné :
 
Voici le lien direct :
 
http://www.waldighoffen.com/au-fil [...] ere-fut../
 
Cordialement.


---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°20972
Eric Mansu​y
Posté le 28-02-2013 à 08:16:03  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Sans vouloir freiner votre enthousiasme sur le sujet (qui n’a pourtant rien de novateur, cf. l’article très instructif de François-Xavier Arnold, « Les Sundgauviens en cage : la clôture électrifiée en Haute-Alsace au cours de la guerre 1914-18 », in Société d’Histoire du Sundgau, 1982, que je ne crois pas avoir vu cité dans cette discussion), vous me permettrez de m’étonner du germano-centrisme de la présentation, et de poser cette question : les Allemands ont-ils donc été les seuls à utiliser l’électricité ?  
 
D’une part, le cas de la clôture sundgauvienne est tout à fait particulier (au passage, personne ne parle jamais de la "Nordzaun", d’ailleurs), puisque celle-ci n’était pas une défense électrique de positions de combat (je ne vous apprends rien), qui n’a donc rien à voir avec les défenses électrifiées, dont le caporal Felser, de la compagnie EL 7, écrivait en septembre 1917 : « Le réseau allemand est électrifié sans discontinuité importante depuis le Sud de Thann jusqu’au Linge sauf aux points de friction Hartmann et Reichacker où après des essais infructueux il a été abandonné par l’ennemi. » ; d’autre part, c’est donc faire fi de l’emploi défensif de l’électricité côté français en de nombreux points du front de la VIIe Armée et, pour le secteur qui vous intéresse, dans le CR de Pfetterhouse. Bien belle installation, à titre indicatif : 1500 volts en triphasé, deux postes de distribution (un au Largin, un à la gare) desservant deux réseaux à l’Est de Pfetterhouse.
 
Mais c’est une autre histoire, bien différente de celle de la Südzaun, donc.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy  


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°20973
felichon
Posté le 28-02-2013 à 09:05:09  profilanswer
 

Hello Eric Mansuy,
 
Bien belle exposé que tu nous montre là, j'apprécie l'information puisque je ne connaissais pas.
 
Dans le long post précédent, je reconnais que mes sources au sujet du Voltage sont probablement (et même certainement) erroné puisque je les tiens d'un ancien de Liebsdorf qui lui-même les tiens d'un anciens de la Ligne Maginot du SFA, autant dire que la marge d'erreur est énorme entre 650V et 1500V Triphasé.
 
J'ai surtout voulu préciser quelques passage de ce fameux livre dont on vois les captures d'écrans de eric68 pour ceux qui n'ont pas cet ouvrage puisqu'il n'est plus disponible à la vente autrement que par de l'occasion.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6194/002.jpg
 
Mon post n'a par conséquent aucun but de précisions historique, mais juste d'information pour ceux qui ne possède pas ce livre.
 
Suite à de nombreux messages en privé, je viens de modifier mon post et j'ai enlevé la partie sur la tension exact et l’ampérage puisque je n'en connais pas les valeurs.
 
La société d’Histoire du Sundgau a en effet fait un travail remarquable sur le sujet, dommage qu'on ne trouve pas grand chose en ligne à présent, il me semble que sur leur ancien site il y avait beaucoup plus d'informations sur l'histoire du Sundgau, à présent seul quelques articles sont restés. Je suppose qu'on peu toujours acheter leurs publications papiers.
 
http://www.sundgau-histoire.asso.fr
 
Hormis cette question de chiffres qui somme toute n'est pas si importante que ça, puisque dans les 2 cas ça entraine la mort, les précisions que tu apporte sont très pertinentes et intéressante, en particulier pour bien différencier le nord et le sud de ses 2 clôtures qui sont 2 entité bien distinctes.
 
Cordialement.


Message édité par felichon le 28-02-2013 à 13:16:08

---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°20975
felichon
Posté le 28-02-2013 à 12:45:57  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/12593/IMG.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/12593/IMG.jpg1..jpg
 
Hello,  :)  
 
Voici un complément d'informations sur les clôtures frontalières : (Allemandes, Françaises électrifié on non)
 
Dans son livre 1914-1918 La Grande Guerre sur le front du Jura aux Vosges, Bernard Burtschy donne plus de détail sur les clôtures en page 147, 148 et 149.
 
Voici une capture OCR (reconnaissance optique de caractères) de cette petite partie concernant les clôtures pour ceux qui ne possède pas ce livre car devenus rare.  
 
Si vous désirez l’acquérir, voici ses références pour faciliter vos recherches : ISBN 2-9516413-5-4 Dépôt légal 3e trimestre 2008 Imprimerie MARTIN, Altkirch
 
Voici le passage en question sur les clôtures : (texte original non modifié)

Le secteur clôturé
 
Fin octobre 1914, les autorités allemandes ordonnèrent l'installation d'une imposante clôture en fil de fer barbelé. Cet ouvrage long de 45 km fut opérationnel en mars 1915. Il partait de Courtavon au lieu-dit "Bec de Canard" pour rejoindre le Rhin (entre Rosenau et Village-Neuf).
En Allemagne, le long de la frontière suisse une clôture identique séparait les deux pays.
Malgré cette barrière, les tentatives d'évasions se multipliaient. Pour mettre un terme à ces agissements, ils décidaient de rajouter en 1916 une ligne électrifiée (sous haute tension dès janvier 1917). Une circulaire annonçant ce nouveau danger fut distribuée aux communes limitrophes. Les seuls passages possibles restaient les portes de Winkel, Raedersdort, Oltingue, Hagenthal-le-Bas Buuschwiller, Hésingue, Michelfelden, mais il fallait être muni d'un passeport.
 
En janvier 1915, tous les ressortissants des pays neutres furent invités à quitter le Sundgau avant le 20 février.
En mai 1918, devant une recrudescence du fléau, les autorités militaires allemandes mirent en place des mesures rigoureuses visant à sanctionner les parents dont les fils désertaient la patrie.
Malgré la guerre, un bon nombre d'ouvriers et ouvrières se rendaient quotidiennement dans les entreprises suisses des environs de Bâle. Toutes les personnes ayant un lien de parenté avec des réfractaires se virent aussitôt retirer leur passeport.
 
Du côté français, les passages des frontières et les évasions étaient également vues d'un mauvais œil par les autorités militaires. Le Général Thévenet, Gouverneur de Belfort, prit l'arrêté suivant daté du 14 octobre 1914 : "Toutes les personnes venant de Suisse en France et passant la frontière entre Réchésy et Vernois-le-Fol devront être munies d’un passeport délivré par les autorités suisses. La traversée devra se faire par des postes frontières occupés par des douaniers ou militaires français. Toutes fraudes ou falsifications seront poursuivies devant le conseil de guerre (par application des art. 153 et 154 du code pénal de 1 à 3 ans de prison)".
 
Le Colonel suisse Feldmann de la brigade d'infanterie 12 émit un arrêté concernant la zone interdite en Ajoie, le long de la frontière, selon les instructions de l'ordre du commandant du 1er Corps d'armée daté du 30.12.14. Tout civil qui désire circuler dans cette zone devra être muni d'un laissez-passer".
 
Afin de fermer la voie à une éventuelle offensive allemande, les autorités françaises se lancèrent à leur tour dans l'élaboration d'une barrière dissuasive appelée "ligne S". L'installation composée de solides treillis en fil de fer métallique, non barbelé, commença en automne 1916 pour se terminer vers le mois de juin 1917. Cette ligne, qui longeait la frontière suisse s'étendait sur 60 km. Elle partait de Pfetterhouse puis coupait la route entre Delle et Boncourt (Suisse) et se dirigeait vers "Le Maira", Lebetain, Villars-le-Sec, Abbévillers, Croix, Villars-les-Blamont. Après avoir suivi la crête de Jura, elle descendait vers la vallée du Doubs jusqu'à la Motte. La date officielle de la fermeture de la frontière était le 11.8.1917.
Dans le carnet de Pierre Hames, 19 ans, téléphoniste au 12e Régiment d’artillerie de Campagne, on retrouve le texte suivant daté du 16 mars 1917.  
 
"C'est curieux tout de même cette région où nous sommes. La prairie est divisée par la ligne des poteaux frontaliers et appartient en partie à la France et en partie à la Suisse. Nous sommes séparés de ce pays par deux lignes de fils de fer distantes de 50 mètres environ. Ironie du sort ! Ici nous sommes dans l'agitation, nous vivons depuis deux ans dans un grand trouble. Pour tout dire nous sommes en guerre et là, à 100 m de nous, se trouve Boncourt le premier village suisse. Là tout le monde vit tranquillement sans avoir devant soi le perpétuel cauchemar. Et pourtant ce sont des hommes comme nous ! Une seule différence existe, ils sont Suisses et nous sommes Français. Enfin nous combattons pour obtenir justement cette paix qu'ils possèdent. Ne nous plaignons pas. Quand le but sera atteint, nous n'aurons rien à nous reprocher car nous serons heureux. "
 
N'hésitez pas à acheter ce livre si vous le trouver, il en faut la peine comme toute la collection de Bernard Burtschy et Vincent Heyer.
 
Cordialement.  ;)


Message édité par felichon le 28-02-2013 à 18:33:33

---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°20978
Eric Mansu​y
Posté le 28-02-2013 à 15:46:27  profilanswer
 

Rebonjour,
 
Quelques précisions, au passage.
 
Primo, pour les points de passage de la clôture sundgauvienne, une carte allemande en porte trace au Sud d’Ottendorf (1 (route Ottendorf – Miécourt)), à l’Ouest de Luffendorf (1) et à l’Est de Luffendorf (1), au Sud de Winkel (2), entre Winkel et Rädersdorf (3), au Sud-est de Rädersdorf (1), au Sud d’Oltingue (1), au Nord de Niederhagenthal (1), à l’Ouest de Hegenheim (1), entre Burgfelden et Hésingue (1 ; c’est certainement dans ce secteur qu’est mort, électrocuté, René Pigeard, lors de son évasion en octobre 1917).
Le Service de Renseignements de Belfort a pris acte de l’électrification de la clôture le 23 janvier 1917, en ces termes : « Le « Kommandeur der Grenzschutztruppe » fait connaître ce qui suit par ordre de l’A[rmee] Abt[eilung] B : la barrière en fil de fer qui court le long de la frontière a été électrisée. Il y a donc danger de mort. »
Le 23 août 1918, ce même Service de Renseignements indique : « La bande de terrain comprise entre la frontière et la nouvelle barrière construite dans la zone neutre sera cultivée par la troupe. Les paysans n’y auront plus accès. »
 
Secundo, concernant la Ligne S. Les travaux n’y ont pas commencé en automne 1916, mais dès la fin 1915, comme en attestent plusieurs passages du journal de campagne du général Dubail, qui en a fait mention pour la première fois à la date du 28 novembre 1915, évoquant une position fortifiée « entre Delle et le Lomont, face à la trouée de Porrentruy, pour arrêter éventuellement une offensive allemande venant de cette direction, après violation de la neutralité suisse. Je prescris de commencer les travaux sans attendre l’approbation des propositions et de faire piqueter le contour apparent des trois centres de résistance à établir tout d’abord sur les trois routes d’accès » (op. cit., tome 3, pp. 149-150). Puis le 27 janvier 1916 : « Travaux de la Ligne S (Delle – Saint-Hippolyte) – La 157e Division a été appliquée aux travaux de cette ligne du 27 décembre au 18 janvier. Le jour de son retrait, le 19 janvier, cette unité avait terminé les premières et secondes phases prévues dans l’organisation (réseaux de fils de fer, flanquements, observatoires principaux, contour extérieur des points d’appui, enfin tracé de quelques boyaux importants). Dès maintenant, la position de barrage est utilisable. La troisième phase comprendra l’achèvement des points d’appui et la construction des abris. En attendant qu’une division puisse être appliquée de nouveau sur la Ligne S pour l’exécution de cette troisième phase, la garde des ouvrages et la surveillance de la frontière sont assurées par un bataillon du 284e régiment territorial, des douaniers et des patrouilles de la 10e Division de Cavalerie. Des lignes téléphoniques spéciales ont été installées pour faciliter cette tâche. Sont actuellement en préparation :  
1° Un dossier de couverture, en supposant une division employée à cette mission ;
2° Un dossier de défense, en supposant que trois divisions, une par secteur en sont chargées. Ces dossiers comprendront des carnets de secteur, de sous-secteur d’artillerie et de réseau téléphonique supplémentaire » (idem, p. 257).  
Enfin, après une rencontre avec le général de Villaret à Belfort, le 11 février 1916, Dubail écrit le 5 avril 1916 :  
« Je signe un projet d’instruction portant organisation défensive de la frontière dans la trouée de Porrentruy et plan de couverture de cette organisation, avec poussée sur le territoire suisse en cas de violation de la neutralité par les Allemands. Je l’envoie à l’approbation du général en Chef. C’est mon dernier acte de commandement au G.A.E. » (idem, p. 351). »
 
Quant au lieu où débutait la Ligne S, ce n’était certainement pas Pfetterhouse. Le « Rapport sur les travaux et organisations de la VIIe Armée (Région de Belfort) », en date du 22 décembre 1917, porte trace de l’existence dans le Sundgau, hormis les 1ère et 2ème positions et « position intermédiaire », des positions A, B, C, R, R’, S, et S’. Concernant la Ligne S, le général Demange, auteur du rapport, écrit clairement que cette position « date de près de deux ans » ; elle prenait naissance dans les environs de Florimont et s’étendait jusqu’aux abords de Saint-Hippolyte. Près de Florimont débutait la position R, s’étendant jusqu’à la ligne de front à l’Est de Pfetterhouse ; le général Demange écrit à son sujet : « Collée à la frontière, la position R, en raison des conditions topographiques dans lesquelles elle est établie, n’a aucune valeur tactique, et si on y était obligé (ce qui peut se produire) à une défense sur place dans cette région, il faudrait, soit se porter en avant, en Suisse, jusqu’à la crête toute proche qui domine la ligne frontière (éventualité envisagée d’ailleurs par les intéressés), soit se reporter en arrière jusqu’à la position R’ que son assiette générale permet d’organiser et de défendre avantageusement. »
 
Un peu de lecture plus ou moins en rapport avec la Ligne S et les Plans H et H’ :
 
BONJOUR, Edgar : Histoire de la Neutralité Suisse, Trois Siècles de Politique Extérieure Fédérale. Neuchâtel, A La Baconnière, 1949.
CERF, Colonel : La Guerre aux Frontières du Jura. Lausanne, Librairie Payot & Cie, 1930.
DUBAIL, Général : Quatre Années de Commandement, Journal de Campagne, 1914-1918.  
DUMUR, Louis : Les Deux Suisse, 1914-1917. Paris, Bossard, 1917.
EHRBAR, Hans Rudolf : Schweizerische Militärpolitik im Ersten Weltkrieg. Berne, Verlag Stämpfli & Cie AG, 1976.
FEYLER, Colonel : « La Convention Militaire Franco-Suisse de 1917 », in Revue Militaire Suisse, 1921.
FEYLER, Colonel : « Les Plans H et H’ », in Revue Militaire Suisse, 1922.
FUHRER, Hans Rudolf : « Historische Erfahrungen im Umgang mit der Neutralität (1) », in Allgemeine Schweizerische Militär Zeitung, n°3, mars 1992.
FUHRER, Hans Rudolf : « Historische Erfahrungen im Umgang mit der Neutralität (2) », in Allgemeine Schweizerische Militär Zeitung, n°4, avril 1992.
FUHRER, Hans Rudolf : Die Schweizer Armee im Ersten Weltkrieg. Zürich, NZZ Verlag, 1999.
KURZ, Hans Rudolf : « Die Schweiz und Frankreich im Ersten Weltkrieg », in Der Fourier, 1976.
MANSUY, Eric : « La Suisse, champ de bataille hypothétique de la Première Guerre Mondiale », in Dialogues Transvosgiens n°16/2001
MARTIN, Lieutenant-colonel : « La défense française en Haute-Alsace et l’occupation du Porrentruy en 1915-1916 », Revue Militaire Suisse, 1928.
PEDRONCINI, Guy : Pétain, Général en Chef, 1917-1918. Paris, Presses Universitaires de France, 1974.
PORCHET, Alain (Chef de Bataillon) : « Le Plan H : le passage par la Suisse de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale », in Bulletin d’Information de l’Association Saint-Maurice d’Etudes Militaires, Saint-Maurice, 1998.
SCHAUFELBERGER, Walter : Die Schweiz zwichen dem Deutschen Reich und Frankreich 1914 / 1939, oder vom Nutzen der schweizerischen Armee. Zürich, Heft Nr. 2 der Schriftenreihe der Gesellschaft für militärhistorische Studienreisen, 1984.
TAMBORINI, Jean-Christophe et TATU, Laurent : La Grande Guerre dans le Territoire de Belfort, Strasbourg, Editions Coprur, 2005, 131 pages.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°20981
felichon
Posté le 28-02-2013 à 18:25:12  profilanswer
 

Ouaouh Eric Mansuy !  
 
Sacrée précisions que tu apporte là, Bravo !
 
Merci pour ses infos précieuses, j'en ignorait totalement l'existence, comme quoi on peu toujours en apprendre et je te remercie.
 
Je ne sais qu'ajouter, j'ai scanné les 2 pages 1/5 tel quel en OCR je ne suis donc pas assez compétent pour dire si tel ou tel fait est avéré ou non.
 
Ce que j'en retiens c'est que les deux sources sont intéressantes, à nous d'en tirer le meilleur pour nos propres archives.
 
PS : j'aimerai beaucoup avoir un exemplaire (même scanné) de cette carte dont tu parle au sujet de la clôture pour mes archives personnels si c'est possible. Merci.
 
Note : après relecture de ton post, je constate que tu parle de Florimont, Florimont est un village non loin de Pfetterhouse il y a juste Réchésy entre les deux, peut-être que quelques barbelés allaient de Florimont à Pfetterhouse sans que ce soit consigné dans des carnets militaires ? Ce qui ne serait pas impossible puisque entre Réchésy et Pfetterhouse c'était l'ancienne frontière Suisse, France et Allemagne. Je dis ça mais j'en sais rien.
 
En fait je suis beaucoup plus calé dans la Ligne Maginot, a force de recherche sur la Ligne Maginot je me suis rendu compte que beaucoup de choses n'ont pas été consigné.
 
Par exemple à titre anecdotique, j'ai des cartes d'état majors de la Ligne Maginot ou certains blockhaus sont présent sur carte mais absent sur le terrain et inversement, j'ai des blockhaus sur le terrain absent des cartes.
 
Tout ça pour dire qu'il ne faut peut-être pas se fier à la lettre sur ce qui a été consigné ou non.
 
En effet, je ne vois pas la logique de laisser un "trou" de Florimont à Pfetterhouse alors que tout le reste est clôturé, ce qui ferai un trou béant d'au moins 7 KM sans raison d'autant plus qu'il y a plusieurs points de passage de frontière possible à cet endroit.
 
A mon sens, et sauf erreur de ma part, laisser un tel vide de barbelé entre ses deux localités stratégiques défierai toute logique.
 
Cordialement.


Message édité par felichon le 28-02-2013 à 18:50:14

---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°20984
Eric Mansu​y
Posté le 28-02-2013 à 18:51:47  profilanswer
 

Bonsoir,
 
"j'aimerai beaucoup avoir un exemplaire (même scanné) de cette carte dont tu parle au sujet de la cloture pour mes archives personnels si c'est possible. Merci." : je pense que le Kilomètre 0, très bien outillé, ne doit pas manquer de compter parmi ses membres un possesseur de ladite carte. En outre, si je ne m’abuse, le livre de Jean Checinski, Les Poilus : de Mulhouse à la crête des Vosges, contient une telle carte (je me demande même s’il ne s’agit pas d’une reproduction de l’exemplaire du Musée Sundgauvien d’Altkirch : vous y trouveriez votre bonheur).
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°20985
felichon
Posté le 28-02-2013 à 18:57:19  profilanswer
 

Merci de ses informations.  :)  
 
Je vais voir de devenir membre de cette association du KM Zéro.
 
J'ai demandé à la personne concerné qui s'occupe de l'association de passer chez moi il y a 2 semaines, mais elle n'est toujours pas venus, du coup ça traine un peu. Il va falloir que je me déplace personnellement haha.
 
Alala, faut tout faire sois-même de nos jours  ;)
 
Cordialement.  :)


Message édité par felichon le 28-02-2013 à 18:59:25

---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°20987
Eric Mansu​y
Posté le 28-02-2013 à 19:00:37  profilanswer
 

Rebonsoir,
 
"Note : après relecture de ton post, je constate que tu parle de Florimont, Florimont est un village non loin de Pfetterhouse il y a juste Réchésy entre les deux, peut-être que quelques barbelés allaient de Florimont à Pfetterhouse sans que ce soit consigné dans des carnets militaires ? Ce qui ne serait pas impossible puisque entre Réchésy et Pfetterhouse c'était l'ancienne frontière Suisse, France et Allemagne. Je dis ça mais j'en sais rien." : j'ai cité un rapport écrit par le général Demange, et non un "carnet militaire". En toute humilité, voire en toute naïveté, j'imagine que ce général, signant un texte pour le compte de l'Inspection Générale des Travaux et Organisations aux Armées, n'y a pas écrit quoi que ce soit à la légère.    
 
"En effet, je ne vois pas la logique de laisser un "trou" de Florimont à Pfetterhouse alors que tout le reste est clôturé, ce qui ferai un trou béant d'au moins 7 KM sans raison d'autant plus qu'il y a plusieurs points de passage de frontière possible à cet endroit. A mon sens, et sauf erreur de ma part, laisser un tel vide de barbelé entre ses deux localités stratégiques défierai toute logique." : je me suis certainement mal exprimé, je reprends ; des abords de Florimont à l'Est de Pfetterhouse se trouvait la position R (ou Ligne R, c'est idem), et non la Ligne S. Moralité, il n'y avait pas de "vide" entre ces deux communes. En revanche, il suffit de voir ce qu'en a écrit Demange (cf. ci-dessus) pour percevoir l'inanité de ces défenses.  
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°20989
HT62
Ché toudi l'même !
Posté le 28-02-2013 à 20:23:40  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Voilà un sujet remue-méninges aux effets inattendus, merci à tous de votre participation pour moi qui n'y connait rien dans ce domaine particulier ainsi que pour bien d'autres également...
Cordialement, Hervé.


Message édité par HT62 le 28-02-2013 à 20:24:11

---------------
Les régiments de Béthune et Saint-Omer : les Poilus du Pas de Calais et d'ailleurs :  http://bethune73ri.canalblog.com/ ; http://saintomer8ri.canalblog.com/
Avec également les régiments de Dunkerque : 110e et 310e RI, 8e RIT et les 16e et 56e BCP.
n°20994
felichon
Posté le 01-03-2013 à 08:12:42  profilanswer
 

Hello,
 
Merci de toutes ses précisions, c'est très intéressant, j'ai appris pas mal de choses  :)  
 
Cordialement.


---------------
Venez visiter la casemate n° 87 des Vernes, vestige de Ligne Maginot situé entre Magstatt-le-Bas et Stetten (Alsace 68)
n°23972
cyrano
Posté le 27-08-2014 à 22:37:02  profilanswer
 

Pouuriez-vous me faire parvenir un bon scan des cartes dans votre message.  C'est pour une étudie scientifique sur la clôture électrique.
courriel: ppa.vanneste@skynet.be
Merci d'avance
Cyrano
 
[][][][][/][/][/][/]

felichon a écrit :

Bonjour,  :ange:  
 
Je possède également tout ses livres de Bernard Buertschy et Vincent Heyer qui sont mes amis, (on habite à moins de 7 km l'un de l'autre) d'ailleurs j'ai leurs livres dédicacé par ses auteurs de grands talents :)  
 
Ses auteurs sont les seuls à avoir fait un travail de font très documenté sur le secteur du Sundgau qui grâce à leurs acharnement et passions ont permis de faire connaitre cette page de l'histoire quasi oublié.  
 
Il faut quand même savoir que le secteur du Sundgau est le seul endroit pendant la guerre de 1914 -1918 ou les français ont combattus directement sur le sol Allemand de l'époque, tout le reste des combats se sont déroulé en terre française.
 
Bien que tout aussi tragique les faits inhumains qui se déroulèrent aussi bien à Verdun que dans la Somme, il est impossible de passer sous silence les drames qui eurent lieu dans le sud de l'Alsace (ou tout autre endroit d’ailleurs) de ce conflits qui fit tant de victimes aussi bien civiles que militaires.
 
Le nombre ahurissant et quasi Biblique de morts dans la Somme et à Verdun a malheureusement quelque peu éclipsé les victimes "collatérales" des autres champs de batailles, mais n'enlève en aucun cas le sacrifice de ses soldats des deux armées.
 
Rien que pour ses faits, la France a le mérite d'avoir su préserver ce terrain reconquis jusqu'à l'armistice d'une part (dans la douleur) et conservé jusqu'à nos jours d'autre part.  
 
En soit, ses actes de sacrifices démontrent à eux seuls la vaillance des soldats français, mais n'enlève en rien le courage des soldats allemands en face qui eux aussi faisaient leurs devoirs, donnant leurs vies envers leurs patries.
 
Levons un coin du voile sur la clôture électrique : (Les informations qui suivent sont purement indicatives)
 
Dans le Sundgau, la frontière Suisse a été entièrement électrifié suite au nombre de plus en plus important de soldats qui désertait l’armée allemande d'une part et la crainte de voir s'infiltrer les espions Français transitant par la Suisse voisine d'autre part.
 
Pour ses raisons, en automne 1914 le général Von Gaede pris des dispositions pour l'édification d'une clôture électrique qui sera constitué pour des raisons de couts de simple barbelé posé sur des poteaux électrique isolé par des plots de porcelaine sur les supports en fer (sortes de gros clous) fixés à ses poteaux de bois espacés régulierement les uns des autres.
 
Il est très intéressant de noter que de nos jours, l'emplacement de cette ancienne clôture qui causa tant de morts est en fait actuellement un chemin de randonnée d'une banalité affligeante et qu'aucune mention ne signale malheureusement se passé tragique, promenez-vous braves gens, nous pourrions ajouter sournoisement : "Vous ne soupçonnez rien de ce que vos ancêtres ont vécus ici."
 
Famille et randonneurs fréquentes ses chemins sans savoirs que sous leurs pieds tant de drames se sont déroulés à chacune de leurs foulées.
 
Cette barrière électrique porta deux noms : Sudzaun (Clôture du sud) et Der Electrische Had (Le grillage électrifie)
 
Commencé fin 1914 et terminé en mars 1915 elle se composa finalement de 10 rangs de barbelé horizontaux.
 
Elle commençait au fameux "Bec de canard" a la frontière franco Suisse (Voir mon précédent post sur les amis du KM Zéro car la borne frontière à été modifié cette année) et rejoignait le Rhin à plus de 50 KM de là.
 
Elle passait par les villages de Courtavon, Levoncourt, Oberlarg, Winkel, Ligsdorf, puis grimpait dans la montagne en direction de la ferme du Blochmont pour redescendre sur Hagenthal, Lutter et Raedersdorf pour filer ensuite à travers champs et forets vers les villages proches du Rhin.
 
Pour compléter le dispositif aux endroits sensibles (passage de frontières, endroits sensible etc...) la ligne à été doublé et même triplé, ne laissant qu'un mince corridor pour les chemins de rondes aux soldats de garde.
 
La garde fut confié aux Landsturmregiment n° 109  
 
La clôture n'était pas alimenté de jour mais uniquement de nuit, le courant était fourni par un transformateur Haute-Tensions situé dans le village de Waldigoffen.
 
Cette clôture était infranchissable, aussi quelques passages furent aménagés dans les localités de Winkel, Raedersdorf, Oltingue, Hagenthal-le-Bas, Buschwiller, Hesingue et Michelfelden.
 
En outre cette clôture créa bien involontairement des zones entières coupé du reste du territoire, ses localités au nombre de 13 pouvaient se balader à leur convenances de ses zones particulières entre frontières et clôtures.
 
Pour passer les frontières aux seuls points de passages ils faillaient un laisser passer très spécial et seul pouvais l'obtenir les fonctionnaires, médecins, sages femmes et certains civils triés sur le volet.
 
Quelques anecdotes font encore référence sur cette clôture de nos jours, par exemple :
 
Les alsaciens qui était en charge d'envoyer le courant depuis Waldigoffen coupait certains soir le courant à heurs fixe à la barbe et au nez des Allemands qui ne se doutèrent de rien pensant que le courant était constant toute la nuit, laissant ainsi le temps de quelques précieuses minutes à diverses personnes bien informées (espions Français) qui le désirait de franchir cette frontière électrifiées sans dommages.
 
Les français bien renseigné ont quand même pût profiler de ses coupures secrètes à heures fixes, mais toutefois ils ont souvent quand même essayé de détruire ce fameux transformateur de Waldigoffen par avion ou par canon de gros calibres, (120mm et +) mais malheureusement sans succès.
 
Un menuisier de Ligsdorf très malin fabriqua des tenailles à manche de verre lui permettant de couper les fils sans risque, ce qui lui sauva la vie et put s'échapper, mais un grand nombre de prisonnier venant des pays de l'est ignorant que la clôture était électrifié y laissèrent leur vies.
 
La dernière victime de cette clôture fut madame Philomène Schwaller de Levoncourt, qui y trouva la mort le 13 novembre 1918, soit 2 jours après l'armistice !
 
Elle décida de chercher des champignons au lieu dit "Le bois de Fourches" avec sa petite fille, la pauvre femme croyant à juste titre la guerre officiellement terminé puisque elle fût annoncé à la radio, pensant en toute logique que le courant a été coupé, or ce n'était pas le cas, ce qui lui couta la vie !
 
Elle fut foudroyé sur le coup et décéda immédiatement, sa petite fille en revanche fut projeté à terre par la décharge, mais s'en sortit de justesse.
 
Personne encore à ce jour ne sais pourquoi la clôture n'a pas été débranché 2 jours après l'armistice, d'autant plus que la clôture n'est sensé être sous tension que de nuit, or l'accident à eu lieu de jour. l'hypotypose la plus probable est que le poste de transformation de Waldighoffen fut abandonné après l'armistice laissant le courant en continue jour et nuit dans le réseau de clôtures bien involontairement.  
 
Tout ça est bien triste, vous en conviendrez.
 
Sources 1914-1918 1ère Guerre mondiale sur le front de la Largue de Bernard Buertschy et Vincent Heyer et recherches personnels auprès des descendants d'anciens des villages concernés.
 
Sur la carte jointe ci-dessous vous pouvez remarquer :
 
- Les positions Française (en Rouge), les positions Allemandes. (En bleu)
- Le "Bec de canard" (C'est la partie vide tout en bas) est en territoire Suisse, c'est de là que partait la clôture électrique, le long de la partie à l'est de cette carte.
- Le grand "S" est en fait le chemin de fer qui reliait Dannemarie à Bonfol en Suisse.
- Le village en rouge sur la gauche est Pfetterhouse, conquis par l'armé française aux allemands du temps de la guerre de mouvements.
- Les traits continus épais sont des sapes souterraines, les trais fins sont des tranches à ciel ouvert.
- Les symboles eu U sont des blockhaus et/ou nid de mitrailleuse en rondin de bois recouvert de terre coté français (rouge), le seul blockhaus français de ce coin est la fameuse Villa Agathe de très belle facture, ce qui en fait un vestige précieux d'autant plus qu'il est toujours là est en parfait état de conservation.
- Coté allemand (Bleu) les U sont des blockhaus en dur ou positions fortifiés, beau nombre subsistent intact de nos jours sur place !
- Les symboles x-x-x-x-x-x sont le réseau de fils barbelés
- Coté allemand, les cercles avec un point sont les positions d’artillerie de campagne avec leur identifications.
 
Le reste des symbole est facilement identifiable, la 2eme carte est la suite de la première vers le nord, c'est à dire vers Bisel.
 
Voici avec Google Map l'endroit précis de cette carte d'époque, on y vois très bien le "Bec de canard" Suisse.
 
https://maps.google.fr/maps?q=pfett [...] a=N&tab=wl
 
(Coordonnées exactes à rentrer dans GMap 47.494937,7.20118 )
 
Pour ceux qui le souhaite, je peu vous envoyer cette carte par email qui est d'un meilleur définition car sur le forum la taille réel est tronqué.
 
Amicalement.
 
http://images.mesdiscussions.net/p [...] an0005.jpghttp://images.mesdiscussions.net/p [...] rhouse.jpg



---------------
Cyrano

Aller à :
Ajouter une réponse