Bonjour à toutes et à tous,
Grande a été ma perplexité devant les opinions exprimées, et j’ai essayé de voir ailleurs ce qui se disait et se pratiquait. Voilà une “synthèse” de ma promenade récente sur le Web.
Tout est bon pour faire des images, mais on n’a pas la liberté de tout photographier sans autorisation :
J’ai trouvé le réglement de plusieurs cimetières communaux de l’hexagone, et tous précisent, qu’il faut une autorisation (du Maire, du Conservateur, de l’Administration...) pour photographier ou filmer, sans discriminer si c’est pour un usage privé ou non...
Anecdote personnelle : dans un cimetière communal, mon appareil photo sur le ventre, je vois arriver le policier municipal. Je m’abstiens en sa présence de photographier, on a viré et tourné dans le cimetière sans se croiser. Et puis l’ homme en uniforme est reparti avec son auto : il attendait peut-être que j’appuie sur le déclencheur ? Un sermon ou une amende en perspective serait-il à la clef ?
La Ville de Paris aurait adopté une attitude plus tolérante pour faire des images sur la voie
publique, l’utilisation d’un trépied, serait possible, mais il ne faut pas gêner la ciculation des personnes, des autos, sur le trottoir et la chaussée.
Témoignage trouvé sur un “blog”. Voulant faire des photos et se déplaçant autour de la Bibliothèque Nationale de France, (appareil photo rangé mais trépied imposant) un photographe amateur a été accosté à trois reprises par trois gardiens différents, qui lui demandent s’il possèdait une autorisation de photographier.
Après cette mésaventure le photographe consulte le réglement :
(texte en italique “copié/collé”)
Règlement des espaces ouverts au public de la BNF (téléchargeable en PDF), je lis :
Article 16 : Il est interdit d'effectuer des photographies ou de réaliser des enregistrements audiovisuels sans l'accord préalable de la Bibliothèque nationale de France sauf pour un usage strictement privé. Il est interdit d'effectuer des prises de vues précises d'un usager ou d'un membre du personnel sans son accord explicite. Les croquis à main levée sont autorisés dans la mesure où leurs auteurs ne gênent pas la circulation des usagers, du personnel et des documents.
Ce serait la même chose avec le Centre Georges Pompidou.
Revenons aux pratiques des “adhérents de Pages d’histoire 14-18”.
Quels types de photos font les Forumeurs ?
Ils prennent eux-mêmes des photos de lieux qui les intéressent, ce sont me semble-t-il, des paysages (champs de bataille, cimetières inclus), où n’entrent que peu (ou pas du tout) de personnages hormis la famille et des connaissances proches.
Que font-ils de leurs photos ?
C’est un souvenir de bons moments passés ensemble, ou, un témoignage de leur passage, une découverte qu’ils font partager aux Forumeurs et chacun est ravi. Cela permet d’enrichir sa collection (voir monuments aux morts et sépultures), d’avoir vu des endroits ou des objets nouveaux, sans se déplacer. Ces images resteront dans des tiroirs pour un usage privé, ou sont données à titre amical, et celui qui les accepte en fait l’usage qu’il souhaite.
Tout va bien si le photographe et “l’usager” sont bons amis et le restent. Gare aux conflits si l’argent, l’appétit de pouvoir, se mettent de la partie : les mauvais comptes font les mauvais amis !
Extrait de) http://perso.orange.fr/2.8/techniq [...] /image.htm
(texte en “copié/collé”)
Le cas de l'amateur :
Le problème de l'amateur est souvent de se faire plaisir dans un premier temps et de n'avoir réfléchit qu'il aimerait occasionnellement réaliser une exposition, participer à un concours ou une publication dans la presse. Il s'imagine que le fait de détenir l'oeuvre reste suffisant pour exposer l'image au regard des autres. Oui mais le temps passe et les personnes photographiées qui ont pu être d'accord à un moment de vie sur l'utilisation possible de leur image peuvent s'opposer à son utilisation bien des années plus tard. Le fait de tirer un revenu de ses photographies est strictement indépendant du respect des droits et du droit de contrôler sa propre image. Au mieux, en arrangement à l'amiable pourra avoir lieu dans le cas d'une petite exposition locale où une personne photographiée demande le retrait de son image. Au pire cette même image portera atteinte à la vie privée avec des situation roquanbolesques et portera préjudice à cette personne qui vous en tiendra responsable... Devoir débourser milliers d'euros pour une image n'est jamais une chose facile. Mieux vaut donc se couvrir dans un contexte procédurier très à la mode.
La photographie touche au droit fiscal, droit à l'image et parfois au droit du travail, ce qui n'est pas simple à gérer pour le photographe amateur.
Le vrai problème du droit à l’image est la diffusion ( dans le sens publication), mais là il faut travailler comme un professionnel, et demander des autorisations et autres précautions, me semble incontournable. C’est du moins l’avis d’autres intervenants dans ce forum, et le mien. Mai c’est probablement pénible à supporter quand ce n’est pas un gagne-pain.
Je remercie tous les participants (et ceux à venir) sur le présent sujet. Le débat n’est pas clos, les témoignages et opinions doivent continuer à paraître... A suivre.
Vous me croirez si vous voulez, mais j’ai encore envie de faire de la photo. La passion n’est pas morte, sauf que je vais me mettre à photographier des coccinelles, hors de lieux civilisés ! Mais je peux encore tomber sur un “écolo” discoureur qui me dira que l’insecte placé malencontreusement devant mon objectif est une espèce protégée... et que... et que...
Bien cordialement, Caballero
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Caballero