Bjr, j'ai écris il y a bien des années l'histoire de Charles Morel, des relations avec le lieutenant Gérard et celle de la bicyclette pliante.
Cela commence comme cela :
Monsieur Charles Morel (Vienne 1848- Grenoble 1914), fils de jardinier, reçoit une instruction primaire qui lui permet de savoir lire, écrire et compter. M. Blanc, ancien industriel retiré des affaires prend en charge Charles Morel, il lui apprend la géométrie et l’arithmétique. Il a su déceler bien vite les aptitudes intellectuelles de l’enfant qui obtiendra son livret de mécanicien. Après bien de vicissitudes ; engagement au 14e régiment d’Artillerie active pendant la guerre de 1870, puis querelles industrielles diverses, ce contremaître mécanicien est contraint, par la force des choses, de créer sa propre société pour exploiter ses brevets d’inventions. Ceux-ci vont d’abord être orientés vers l’industrie textile (peigneuse circulaire-1874, système de serrage et desserrage automatique des peigneuses circulaires des déchets de soie-1878), puis vers l’industrie du ciment et de la chaux (bluteries, broyeurs rotatifs, verticaux, horizontaux, à galets, à boulets ou à force centrifuge, concasseurs à mâchoires ou à cylindres, raffineurs, tamiseurs, trieurs magnétiques; soit 41 brevets et 19 additifs à partir de 1881), vers l’industrie du cycle, de l’automobile (22 brevets de 1895 à 1910) et des pneumatiques (9 brevets de 1910 à 1914), vers le transport ferroviaire (système de frein), et enfin vers la restauration rapide « self service ». Cela sera en tout 100 brevets et certificats d’addition que M. Ch. Morel aura déposés dans toute l’Europe mais aussi au Mexique et aux Etats-Unis d’Amérique. Tous ces brevets auront un débouché industriel car, M. Charles Morel est un pragmatique.
La Société Charles Morel & Cie est installée dans l’usine Hydraulique du Moutier à Domène. M. C. Morel s’intéresse de très près à l’automobile naissante. Il est sociétaire de l’Automobile Club à Paris dès sa fondation et il adhère au Syndicat français de l’industrie générale du cycle (10, rue Lancry à Paris) et à la Chambre du cycle et de l’automobile (Hôtel de la Société des Ingénieurs Civils, 19, rue Blanche à Paris).
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Heureux les fêlés car la lumière les traverses