Réponse à Bobrah :
Effectivement, ce cas s'est certainement produit, prouvant ainsi l'inadéquation du système. Cela dit, on du attribuer au second pilote un autre macaron et l'affaire a du être ainsi réglée. Dans les documents personnels des pilotes, notamment dans les carnets de vol, on trouve parfois le n° du macaron attribué. Mais je pense qu'il s'agit là d'initiatives privées des intéressés et pas le résultat d'une quelconque réglementation.
Réponse à Fredo 64 :
Vous avez raison, le nombre de macarons attribués, même si l'on compte les remplacements en cas de perte, est forcément très inférieur à celui de brevets délivrés. En 1924, il y avait presque 3 200 numéros de différence. Cette différence a certainement augmenté car à partir de 1931, comme ça avait déjà été le cas pendant la Grande Guerre, les marins ont été formés dans les écoles de l'AA et beaucoup, mais pas tous, ont reçu des n° de brevets de cette Armée. Cela a continué après la guerre et c'est toujours le cas, tout au moins pour les multimoteurs car les chasseurs sont maintenant formés aux USA et les hélicoptéristes à Dax dans l'ALAT. Bien évidemment, tous ces marins n'ont jamais reçu de macarons AA, d'où une nouvelle augmentation du "trou" entre brevets et macarons.
J'ignore ce qui se passe actuellement dans l'AA mais je peux vous dire que dans les années cinquante, il n'y avait toujours pas de correspondance entre les n° de brevets et les n° de macarons. En avril 1986, la numérotation "historique" des brevets de pilote s'est terminée avec le n° 44 518 (d'ailleurs remis à un marin !) et une nouvelle séquence a démarré mais avec un distinguo entre les différentes spécialités... C'est à dire qu'il y eu un brevet n° 1 pour la chasse, un brevet n° 1 pour le transport et un n° 1 pour hélico, etc... ! J'ignore qui a eu cette "brillante" idée mais très rapidement, en juin 1989, on est revenu à une numérotation commune, toutes spécialités confondues.
Assez bizarrement la Marine qui avait démarré avec la même différence entre brevets et insignes, a remis "les choses à plat" en 1926 et depuis cette date, il y correspondance exacte entre n° de brevets et n° d'insignes et ceci est également valable pour les volants non pilotes.
Bonne nuit.