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  Sopwith 1 1/2 " Strutter "

 

Sites et vestiges de la Grande Guerre : stcypre La Grande Guerre en photos : philibert9 et 14 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

Sopwith 1 1/2 " Strutter "

n°1261
guy rufray
Posté le 09-11-2007 à 12:38:55  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Les Sopwith 1 1/2 " Strutter " sont désignés 1A2 pour les biplaces de chasse, 1B1 et 1B2 pour les versions bombardement monoplace ou biplace. Pourtant sur certaines photos apparaissent les inscriptions SO.D-type 1, SO.H-type 1 ou SO.L-type 1. Quelqu'un pourrait-il me donner des explications sur ces 3 dénominations ?
Merci.


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Guy Rufray
n°1265
albin deni​s
Posté le 09-11-2007 à 18:46:47  profilanswer
 

Bonjour,
 
Quelques rappels pour les lecteurs qui ne connaissent pas cet avion.
 
Le Sopwith 1 1/2 Strutter est un avion britannique.
En avance sur son temps, rapide, il a été très tôt utilisé par les escadrilles françaises pour les missions de reconnaissance lointaines et de bombardement. Pour les missions de reco lointaines, l'escadrille N 62  a touché deux exemplaires dès juillet 1916.
A l'époque de sa mise en service, soit des modèles directement produits par Sopwith Grande Bretagne, soit par des exemplaires produits sous licence,
il était plus rapide que les chasseurs qu'il pouvait rencontrer.
Il est resté en service jusqu'en 1918, année où il a été remplacé par les Bréguet XIV et Salmson 2A2.  
Toutefois, les écoles de pilotage ou perfectionnement l'ont utilisé encore plus longtemps.
 
En 1917, le Sopwith Strutter a gardé son rang malgré la mise en service des Dorand AR 1, Salmson-Moineau SM-1 et autres Letord.
Ces trois avions étant moins performants que les modèles qu'ils étaient destinés à remplacer.
 
Nota : Les explications qui suivent, ne concernent que les exemplaires construits sous licence par les sociétés françaises.
 
L'aéronautique française l'a utilisé sous trois formes :
 
- SOP 1 A 2 : biplace de reconnaissance.
- SOP 1 B 1 : monoplace de bombardement.
- SOP 2 B 2 : biplace de bombardement.
 
74 escadrilles françaises l'ont utilisé (exemplaires contruits en Fr et importés de GB)
 
Les industriels français ont construit 4797 exemplaires sous licence.
Auquels ils faut ajouter les exemplaires directement livrés par Sopwith.
 
Détails des industriels français ayant produits les 4797 Sopwith 1 1/2 Strutter :
 
- Darracq : 755 (Société anonyme Darracq)
- Hanriot : 840 (Société anomyme des appareils d'aviation Hanriot)
- REP : 735 ( Etablissemnts d'aviation Robert Esnault-Pelterie)
- Lioré et Olivier : 595 (Atelier d'aviation Lioré et Olivier)
- Salmson : 300 (Société des moteurs Salmson)
- SACA : 210 (Société anonyme de constructions aéronautiques)
- SCAF : 300 ( Société anonyme française de constructions aéronautiques)
- SAIB : 280 (Société anonyme d'applications industrielles du bois)
- SCCA : 120 ( Société de construction ...)
- De Lesseps : 212 (sociéte de Lesseps)
- Nieuport : 200 (Société anonyme des établissements Nieuport)
- Morane-Saulnier : 250 (Aéroplanes Morane-Saulnier)
 
Pour revenir à votre question,
il y a grandes chances que ces marquages reprennent les initiales du fabricant qui a construit cet exemplaire sous license.
 
- SO.D-type 1 : pour Sopwith 1 (1/2) construit sous license par Darracq (D)
 
- SO.H-type 1 : pour Sopwith 1 (1/1) construit sous licence par Hanriot (H).
 
- SO.L-type 1 : pour Sopwith 1 (1/1) construit sous licence par Lioré et Olivier (L).
 
On devait donc trouver d'autres initiales sur les autres fabricants.
 
Et pour finir, hors sujet pour votre question, les britanniques désignaient les différentes versions du 1 1/2 Strutter de la manière suivante :
 
- Sopwith 9400 S type 1 1/2 Strutter - fightning* type - Short distance.
 
- Sopwith 9400 L type 1 1/2 Strutter - fightning* type (chasse) - Long distance.
 
- Sopwith 9700 type 1 1/2 Strutter - type bombing**.
 
(*chasse et **bombardement )
 
Les dénominations 9400 étant réservées aux modèles biplaces et les 9700 aux versions monoplaces.
Pour les britanniques, il a existé 10 versions terrestres et 6 versions maritimes (hydravions).
 
Sources que je recommande :  
- Windsock n° 34 et n° 80 par J.M Bruce consacrés au Sopwith 1 1/2 Strutter.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et Histoire - 1912-1920 par le SHAA.
 
J'espère que ces quelques explications vous auront satisfait.
N'hésitez pas à poser d'autres questions si vous avez des problèmes !
 
Vous pouvez parcourir mon site consacré aux escadrilles françaises de la Grande Guerre : http://albindenis.free.fr/Site_esc [...] tation.htm
Si vous avez des photos d'époque de tous types (avions, navigants, reco, terrains), merci pour votre participation.
 
J'en profite pour remercier tous les lecteurs de ce forum qui ont répondu présents et qui m'ont aidé.
Je reste à leur disposition pour toute identification aéronautique.
 
Bien cordialement
 
Albin DENIS
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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Allez voir mon site sur les escadrilles françaises de la Grande Guerre.  
Si vous avez des éléments complémentaires (photos, journaux, carnets vols, citations, insignes, fanions...), veuillez prendre contact avec moi.  
n°1269
guy rufray
Posté le 09-11-2007 à 20:50:44  profilanswer
 

Merci Albin pour votre réponse très complète.


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Guy Rufray
n°4360
albin deni​s
Posté le 15-09-2008 à 00:37:09  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Je fais remonter ce sujet car je viens de trouver, sur un célèbre site de vente aux enchères, ces photos de l'épave d'un des deux Sopwith 2B2 de l'escadrille SOP 131 abattu lors d'une mission de bombardement sur Stuttgart, le 16 septembre 1917.
 
Les équipages des 2 Sopwith ont été abattus par des avions de la Jasta 41 stationnée à Habsheim et pilotés par le Ltn Walter Kypke et Hans Weiss.
- Brigadier Jean Marquis et Slt Paul Lavigne. (donnés comme tués au combat entre Lugebach et Colmar)
- Brigadier Emile Grandy et Adc Jean Simon.  
 
L'avion photographié présente un des marquages étudié dans ce sujet. Voir la photo de détail :
 
SO.L : pour Sopwith 1 construit sous licence par Lioré et Olivier (L).
 
http://i22.ebayimg.com/03/i/001/0c/7d/8deb_1.JPG
 
http://i5.ebayimg.com/06/i/001/0c/7d/83f1_1.JPG
 
Bien cordialement
 
Albin


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n°4384
dtb
Posté le 22-09-2008 à 14:36:54  profilanswer
 

Salut à tous et à Albin particulièrement,
 
Je réalise en ce moment un profil couleur de Sopwith Strutter français.
 
Il s'agit d'un exemplaire biplace piloté début 1917 par Dieudonné Costes, avec pour mitrailleur le S/Lt René Astor. Je n'ai aucune photo de l'appareil mais, au vû des photos des appareils de ce type sur le front d'orient, il est plus que probable qu'il ait été laissé en couleur naturelle. Costes notait sur son carnet de vol qu'il s'agissait du Sopwith "S 31".
 
Première question : quelle est la couleur naturelle des Sopwith français ? On les voit presque brillants sur certaines photos, ce qui me laisserait penser qu'ils sont couleur Alu, comme la plupart des Nieuport. Le Soltan/ Davilla les met en couleur toile clair.
 
Deuxième question, à laquelle Albin a déjà apporté des éléments : qu'y a t'il exactement sur la queue de l'appareil ? J'ai du mal à lire sur la photo d'Albin, mais il devrait y avoir logiquement :
- AVIONS SO (lettre du constructeur)
- Le n° de série
- Les indications de poids.
 
Merci d'apporter un peu d'eau à mon moulin qui tourne à vide - je crains d'ailleurs que mon profil ne tombe à l'eau faute de pouvoir identifier le constructeur dont est originaire ledit Sopwith, à moins qu'une âme torturée ait noté quelque part une liste des appareils construits...
 
DTB

n°4386
albin deni​s
Posté le 22-09-2008 à 17:19:28  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
 
Je voudrais bien avoir la correspondance entre les numéros SFA et les différents fabricants.
Ce n'est pas le cas !
Malheureusement, j'ai juste de quoi présenter un tableau similaire aux "Voisin" ou aux "Nieuport".
Je ne pourrai vous être d'un grand secours.
 
Impossible de réaliser un profil 100 % authentique sans avoir au moins une photo d'un avion de l'escadrille à la même époque.
J'en ai déjà fait l'expérience dans le passé.
Vous pourrez le présenter comme exemple mais pas comme référence.
 
J'espère qu'un lecteur plus "affuté" pourra vous aider.
 
Bien cordialement
 
Albin


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n°4387
dtb
Posté le 22-09-2008 à 17:40:40  profilanswer
 


 
Impossible de réaliser un profil 100 % authentique sans avoir au moins une photo d'un avion de l'escadrille à la même époque.
J'en ai déjà fait l'expérience dans le passé.
Vous pourrez le présenter comme exemple mais pas comme référence.

 
Salut Albin,
 
Evidemment ! On doit préciser que le profil est réalisé à partir de témoignages écrits incomplets (un "guess work", comme dirait un auteur que je connais). On n'est jamais à l'abri d'une décoration personnelle originale, ou d'un nom de guerre peint sur l'appareil... Ceci dit, pour l'orient, je suis à peu près sûr de mon coup, tant les décorations personnelles sont rarissimes. Les avions sont laissés tels qu'ils sortent d'usine, et quelquefois (mais pas toujours) ornés d'un numéro tactique et plus rarement du symbole de l'escadrille.
 
De toute façon, si l'archiviste Albin n'a pas la correspondance entre les n°SFA et les fabricants, je ne vois pas qui l'aurait. Mon profil est donc tombé à l'eau...
 
Vous auriez par contre ce qui est écrit sur l'empennage d'un Sopwith lambda ? On ne distingue pas bien sur l'image...
 
Cordialement,
DTB

n°4388
albin deni​s
Posté le 22-09-2008 à 18:25:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je vais regarder ce soir dans le Windsock sur les Sopwith, et vous donnerais une réponse ce soir.
 
Bien cordialement
 
Albin


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n°4389
bruno10
Posté le 22-09-2008 à 19:10:12  profilanswer
 

Bonsoir
 
J'ai ici un profil de l'escadrille SOP 24 a laquelle appartenait
Costes au début 1917 (ce n'est pas forcémént son avion perso)
Certaines sources indiquent qu'il était verni en couleur naturelle, et partie metalliques en couleur aluminium, d'autres sources qu'il était
entierement peint en couleur aluminium, comme  les nieuport 17 par ex
 
a voir également le profil d'un 1/2 strutter sur memorial flight
 
http://memorial.flight.free.fr/index.html
 
 
Cordialement
Bruno


Message édité par bruno10 le 23-09-2008 à 21:03:20
n°4390
albin deni​s
Posté le 22-09-2008 à 21:27:39  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
 
Voila les marquages relevés :
 
AVIONS SO.L
N° xxxx
PU 275
PC 125
 
Les PU et PC sont inversés par rapport aux autres avions
 
ou plus communément :  
 
SOP-1-B1
N° xxxx
PC 125
PU 275
 
Bien cordialement
 
Albin
 


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n°4394
dtb
Posté le 23-09-2008 à 00:16:21  profilanswer
 

La vache ! Memorial Flight !
 
Merci pour le lien, et merci à Albin pour le marquage d'empennage.
 
Pour info, Costes n'a jamais fait partie de l'escadrille Sop 24, il était à l'escadrille 391 début 1917... Ou alors on ne parle pas du même Costes !
 
Cordialement,
DTB  

n°4395
bruno10
Posté le 23-09-2008 à 09:28:26  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
ma source c'est le  bouquin du SHAA sur les insignes d'escadrille
Pourtant il est bien indiqué Dieudonné Costes dans les liste des personnalités ayant appartenu a l'escadrille-cela doit donc  être un coquille  
A contrario je ne crois pas que l'escadrille 391 (N391 et Spa91) ait jamais eu des  1/2 Strutter au nombre de leurs avions ?
 
Cordialement
Bruno

Message cité 1 fois
Message édité par bruno10 le 23-09-2008 à 09:55:43
n°4396
dtb
Posté le 23-09-2008 à 12:05:23  profilanswer
 

bruno10 a écrit :

Bonjour à tous
 
ma source c'est le  bouquin du SHAA sur les insignes d'escadrille
Pourtant il est bien indiqué Dieudonné Costes dans les liste des personnalités ayant appartenu a l'escadrille-cela doit donc  être un coquille  
A contrario je ne crois pas que l'escadrille 391 (N391 et Spa91) ait jamais eu des  1/2 Strutter au nombre de leurs avions ?
 
Cordialement
Bruno


 
Eh si ! Début 1917, les allemands font venir le Kaghol 1 avec ses gros bombardiers Gotha et Friedrichafen, qui bombardent en toute impunité les arrières du front français. C'est la panique et le commandant Denain tente de doper sa chasse. Il affecte Costes dans l'escadrille 391 chargée de protéger Salonique, et, comme il manque de chasseurs Nieuport, le met sur Sopwith Strutter "de chasse" dont quelques exemplaire traînaient au dépôt de Sedes. Preuve que Costes est considéré comme un pilote d'élite, on lui met comme mitrailleur le S/Lt Astor, qui est à cette époque le meilleur chasseur d'orient avec 4 victoires homologuées obtenues comme mitrailleur sur Nieuport 10.  
 
Le duo fera le coup de feu contre les Gotha à plusieurs reprises, sans en descendre un seul. Puis ils croiseront une patrouille de chasseurs allemands, qui leur donnera de grosses frayeurs bien qu'ils parviennent à revenir à leur base sains et saufs.
 
Le Sopwith, par contre, est criblé de plombs et sera réformé, le duo se séparant après 3 semaines de vol en commun (de mémoire). On donnera à Costes un Nieuport monoplace avec lequel il remportera ses premières victoires, mais ceci est une autre histoire.  
 
Ma source : les cartons du SHDT, que j'ai consulté avec un membre de ce forum qui se reconnaîtra...

n°4398
albin deni​s
Posté le 23-09-2008 à 14:32:08  profilanswer
 

 :)  Bonjour à tous,
 
Je connais aussi ce membre du forum.
Une preuve supplémentaire qu'il y a encore des choses à apprendre
et qu'en grattant beaucoup, on arrive à retrouver les hommes, les matériels et surtout les faits d'armes de toutes ces unités.
 
Bien cordialement
 
Albin


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n°4399
bruno10
Posté le 23-09-2008 à 19:01:14  profilanswer
 

Bonsoir DTB et Albin
 
Le personnage de Costes m'interesse (et en plus comme vous avez pu vous en rendre compte il  m'est inconnu en ce qui concerne sa carriere militaire..)
J'ai envie d'acheter le livre que Jean REVEILHAC a écrit a son sujet
(16 € d'occase) -Pensez vous que c'est un bon choix ?
 
Bien cordialement
Bruno  

n°4400
albin deni​s
Posté le 23-09-2008 à 19:23:47  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Bonsoir Bruno,
 
 
Désolé, je ne peux t'aider car je n'ai pas lu ce livre.
Je ne peux donc t'en donner un avis.
 
Bien cordialement
 
Albin


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n°4401
CTP
Posté le 23-09-2008 à 20:48:07  profilanswer
 

Bonsoir Bruno
Désolé, je ne connais pas non plus ce livre.
Cordialement
Claude


---------------
Claude Thollon-Pommerol
  http://www.asoublies1418.fr  accueille volontiers tout document personnel ou familial que vous souhaitez partager.
n°4403
SPAD VII
Posté le 23-09-2008 à 21:38:16  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Bruno,
 
Je suis comme Albin et Claude je ne connais pas ce livre...
... mais je peux te dire que le Caporal Dieudonné Costes a été affecté à l'escadrille V24 du 07 août 1914 au 05 octobre 1915 date à laquelle  
il a été muté à l'escadrille MF55.
En 1917 je ne retrouve pas sa présence à la SOP24
Le seul nom approchant serait celui du Slt Cousteau...
 
Bien cordialement
Luc

n°4404
SPAD VII
Posté le 23-09-2008 à 22:07:33  profilanswer
 

re bonsoir à tous,
 
Je reviens sur mon post précédent...suite à lecture d'autres sources...
Le Caporal Dieudonné Costes a été affecté à l'échelon de parc de l'escadrille V24 le 07 août 1914, puis rattaché au Parc N° 1 le 22 août  et rayé des contrôles de l'escadrille le dit jour...pour revenir ensuite le 24...et repartir le lendemain 25 août 1914 pour ...???...la MF55 le 05 octobre 1915  
 
Bien cordialement  
Luc  

n°4425
dtb
Posté le 26-09-2008 à 14:16:02  profilanswer
 

A Bruno 10 :
 
Le bouquin de Reveilhac est une bonne base, mais contient plusieurs erreurs sur la vie de Costes. Principal défaut : Reveilhac était un copain de Costes, et son livre fait un peu "histoire officielle". C'est en revanche le meilleur pour sa période des années 1920-1930. Vous avez aussi une autre bio parue récemment, de Maurice Edouard Berthon, qui a eu accès à un prototype de livre rédigé par un ami de Costes (l'ayant longuement interviewé) et qui n'eut pas de suite en raison du décès de l'auteur. Le livre de Berthon contient d'intéressantes infos, mais, en toute immodestie, c'est bien insuffisant car il est passé complètement à côté de nombreuses archives.
 
J'en parle en connaissance de cause, car avec un pote actif sur ce forum, nous sommes allés fouiner au SHDT, SHDA, archives familiales, AD 31 et presse nationale et étrangère de l'époque. Il y a tout un monde entre la légende officielle et la réalité telle qu'elle ressort des archives. Cela n'enlève rien à l'intérêt du personnage, bien au contraire.
 
Ce travail sera publié un jour ou l'autre dans la presse aéro. Patience...
 
Cordialement,
DTB

n°4426
bruno10
Posté le 26-09-2008 à 14:35:42  profilanswer
 

Bonjour à tous
Bonjour DTB
 
Merci du tuyau-J'ai commandé le livre de Reveilhac-Je le lirai avec la prudence  et le recul nécessaire-J'attends donc également la parution dans le presse Aero -
Merci de votre réponse
et bon WE
 
Bruno

n°6578
albin deni​s
Posté le 16-06-2009 à 00:32:38  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
 
Pour mettre à jour mes différentes listes de numéros d'avions
j'ai étudié le carnet d'un mécanicien affecté à la réception des avions au STAé du 15 juillet 1915 à la fin 1916.
Les avions livrés par les différents constructeurs et sous-traitants étaient inspectés par la mécanique,
un pilote faisant un vol avec, la mécanique corrigeait les défauts ou effectuait les réglages nécessaires.
L'avion était ensuite convoyé vers les escadrilles opérationnelles.
Ce mécanicien, spécialiste du moteur Clerget, a été chargé des visites avion et moteur des Caudron G 3 - G 4
Nieuport 10 - 12 - 11 - 16 - 17 - 21 et des Sopwith 1A2.
Ils étaient bien entendu plusieurs pour faire ce travail, l'étude de ce carnet ne donnera donc pas un résultat exhaustif.
Seulement une base de départ pour 200 à 300 avions.
 
C'est en découvrant la liste des numéros d'avions des Sopwith testés que je me suis aperçu que chaque fabricant ou sous-traitant
disposait d'une tranche de numéros SFA.
 
Dans l'ordre des Sopwith essayés :
3 avril 1916 - n° 2
7 avril 1916 - n° 3
12 avril 1916 - n° 4
22 avril 1916 - n° 5
8 mai 1916 - n° 6
1er juin - n° 9413 et n° 9410
5 juin - n° 9411
Après le 27 septembre 1916, et dans l'ordre des visites :
n° 2006 - 1002 - 9 - 7 - 14 - 2006 - 8 - 2003 - 2007 - 1003 - 2005 - 20 -  
1008 - 1006 - 12 - 13 - 16 - 2004 - 2009 - 11 - 2014 - 2015 - 2008 - 3009
 
Il y a fort à parier que chaque sous-traitant ayant sa tranche de numéro
nous avons donc la trace d'au moins 5 différents qui livraient des Sopwith en même temps
1ère série : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 .......
2ème série : 1001 - 1002 - 1003 - 1004 - 1005 .....
3ème série : 2001 - 2002 - 2003 .......
4ème série : 3001 - 3002 - 3003 ........
5ème série : 9400 - 9401 - 9402 ......
 
Donc 1001 n'est pas le 1001ème fabriqué mais le 1er de la série de ce sous-traitant.
idem pour 2001 et 3001 qui sont en fait les premiers avions de ces sous-traitants.
Reste à trouver le nom des fabricants par série de numéros.
 
Chez Nieuport, pas de tranche aussi nette dans les séries d'avions.
On peut observer la livraison de Nieuport 10, 11, 12 , 17 en même temps avec des numéros
allant de 800 à 1500.
 
Bien cordialement
Albin
 
 


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n°6579
Lucien
Posté le 16-06-2009 à 07:57:02  profilanswer
 

Bonjour,
 
Je reviens sur les dénominations britanniques citées plus haut par M. Denis.
 
Pour les britanniques, il a existé 10 versions terrestres et 6 versions maritimes (hydravions).
 
Si je suis d'accord avec cette répartition, je le suis moins sur sa signification. A mon sens, les 6 versions "maritimes" concernaient des appareils terrestres utilisés par le RNAS et non pas des hydravions.
 
Je m'explique. Il y a une dizaine d'années, alors que je travaillais sur le bouquin de l'ARDHAN sur les aéronefs de l'Aviation maritime, j'étais entré e contact avec Jack Bruce (décédé en 2002) qui était, à mon avis, le plus fin spécialiste britannique de l'aviation de la Grande Guerre. Je lui avais à l'époque soumis des clichés d'un Sopwith 1 1/2 "Strutter" équipé d'une paire de flotteurs et il en avait été "flabergasted" (pour utiliser le Queen's English qu'il maniait avec maestria). Il n'avait en effet jamais entendu parler, et encore moins vu, de clichés d'une version hydro de la machine et il avait été bien incapable de me donner une explication.  
 
Je possède par ailleurs deux bouquins qui je pense font autorité en la matière (j'ai horreur de parler de "référence", ce terme ayant tant de fois été galvaudé par certains "éditeurs" français...), British Naval Aircraft since 1912 d'Owen Thetford et Royal Navy Aircraft Serials and Units de Ray Sturtivant et Gordon Page dans lesquels rien n'apparaît non plus.
 
Mes propres recherches n'ayant rien donné, j'en ai lâchement conclus qu'il s'agissait d'une "bidouille" montée par les gens de l'Aéronautique militaire de l'école de tir de Cazaux et qu'elle ne concernait en rien l'Aviation maritime.  
 
Cordiales salutions du Midi
 
 

n°6580
Flamel
Posté le 16-06-2009 à 08:53:56  profilanswer
 

Il se pourrait bien que se fussent les Chantiers d'aviation Henri Fabre. Ce dernier a travaillé pour l'ETA de CAZAUX à plusieurs reprises et notamment en fournissant des Caudron G4 équipés avec des flotteurs.  
 
Il existe des échanges de correspondance entre Fabre et le chef de bataillon Laroche, directeur de l'atelier de réparations de l'aviation de Saint cyr en Juin 1918.
 
L'Objet est:  A/S d'un envoi de flotteurs SOPWITH à l'école de Cazaux.  Dans les courriers, les flotteurs sont identifiés comme étant des Flotteurs Sopwith à fond renforcés ...
 
Etaient il destinés à un Sopwith Baby ou à un Sopwith 1 1/2 " Strutter " ? là est au moins une question ....
 
La seule chose que je puisse dire est que les besoins de l'école étaient en hydravion bi-place afin d'assurer la partie pratique du stage de mitrailleur....
 
bonne journée


Message édité par Flamel le 16-06-2009 à 08:55:32
n°6581
Lucien
Posté le 16-06-2009 à 09:26:43  profilanswer
 

Bonjour et merci de votre réponse.
 
Je doute, mais sans preuve aucune, que des Sopwith 130hp (pour utiliser l'appellation Marine du "Baby" ) aient été utilisés à Cazaux. A ma connaissance, ils n'ont été en service qu'à Dunkerque, à Corfou puis, après avoir été remplacés à Dunkerque par des Hanriot HD2, par Hourtin et le centre américain du Moutchic. Je ne suis pas certain par ailleurs, qu'il y en avait encore en service en juin 1918.
 
Les flotteurs fabriqués par Fabre pourraient bien être donc destinés au Sopwith biplace, mais en remplacement des existants. En effet, les clichés de 1 1/2 strutter hydro que je possède, ont été pris à Hourtin en 1917.
 
Affaire à suivre...

n°6582
Flamel
Posté le 16-06-2009 à 09:52:59  profilanswer
 

Bonjour,
Cela me fait plaisir de vous apporter quelques informations qui ne sont que d'infimes gouttes d'eau par rapport à toutes les informations que vous avez pu par le passé me communiquer. :-)
 
Différents clichés attestent de la présence de Spowith 130hp à Cazaux .... du moins pour prendre les photos...  
 
Je doute aussi de leur utilisation dans le cadre des programmes de formation de l'école.  Alors peut être une visite de courtoisie depuis Hourtin ou le Moutchic ...?
 
Je profite de ce thread ... je trouve aussi dans la correspondance en date du 13/06/1919 (je marque bien 1919) d'une commande de :
 
"9 flotteurs Sopwith Essen (soit 4 jeux 1/2) formant le solde de la commande n°10776 du 30 Mai 1918."
 
Quelqu'un connait il ce nom de Sopwith Essen ????
 
Bonne journée

n°6583
gillesm
Posté le 16-06-2009 à 09:54:50  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Albin  
 
Ce carnet est une belle trouvaille !
 

albin denis a écrit :


Il y a fort à parier que chaque sous-traitant ayant sa tranche de numéro
nous avons donc la trace d'au moins 5 différents qui livraient des Sopwith en même temps
1ère série : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 .......
2ème série : 1001 - 1002 - 1003 - 1004 - 1005 .....
3ème série : 2001 - 2002 - 2003 .......
4ème série : 3001 - 3002 - 3003 ........
5ème série : 9400 - 9401 - 9402 ......


J'avais commencé un recensement des n° SFA de Sopwith français. Au point où j'en suis c'est un grand puzzle très incomplet et je sais même pas à quoi cela doit ressembler à la fin.
Voici quand même quelques données :
 
n° 1 à 6 : Construits par Sopwith par l'armée française. Ils sont livrés avec le schema de peinture du Royal Navy Air Service ( toile vernie, dessus des ailes et du fuselage kaki) avec une cocarde de fuselage (très rare sur les avions français mais typiques chez les anglais) et un monogramme "Sopwith" sur la dérive. Certains furent plus tard repeints, voir les photos couleurs des avions de Daucourt et de Beauchamp)
 
n° 7+ : construits par Hanriot, quelquefois désignés SOH dans les JMO.  
 
n°1000+ : gouvernails marqués SO.L, probablement construits par Lioré et Olivier
 
n°2000+ : gouvernails marqués SO.D = Darracq? voir http://www.earlyaviator.com/archiv [...] truttr.jpg
 
n° 3000+ : construits par REP? sans convictione de ma part.
 
n° 94xx : Il s'agit de serials britanniques, avions cédés par le RNAS. On les retrouve majoritairement au GB4.
 
 

Citation :


Chez Nieuport, pas de tranche aussi nette dans les séries d'avions.
On peut observer la livraison de Nieuport 10, 11, 12 , 17 en même temps avec des numéros
allant de 800 à 1500.
 
Bien cordialement
Albin
 


Effectivement les n° des Nieuport ont l'air anarchique jusqu'en 1917. On a l'impression que les avions ne sont pas numérotés à la commande mais dans l'ordre chronologique de reception.  
 
Cordialement,
Gilles


Message édité par gillesm le 16-06-2009 à 13:10:42
n°6584
gillesm
Posté le 16-06-2009 à 10:01:24  profilanswer
 

Flamel a écrit :


Quelqu'un connait il ce nom de Sopwith Essen ????
 
Bonne journée


 
Peut être une référence aux Sopwith monoplaces (1B1) qui bombardaient Essen en 1916-1917.
Mais une telle dénomination en 1919 me semble étrange ?? A moins qu'ils soient restés célèbres pour ce fait d'arme.
 
Gilles

n°6585
albin deni​s
Posté le 16-06-2009 à 11:15:26  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Vous pouvez voir le Sopwith 1A2 de Cazaux photographié devant un Skip de l'école, ainsi que sur le plan d'eau :
 
http://albindenis.free.fr/Site_esc [...] Cazaux.htm
 
On en retrouve photos et légende dans the History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919
conservé aux National Archives de Washington.
 
Voir ce lien : http://www.footnote.com/browse.php [...] 0|14539621
 
J'en ai profité pour redessiner le plan de l'école.
 
Cet avion a reçu la numérotation école (n° 1 comme 1er Sopwith de l'école)
Pour l'instant, je ne suis pas capable de dire si cette école a disposé d'un ou plusieurs Sopwith. Affaire à suivre !
 
A Cazaux, on trouvait une numérotation différente par type d'avion,  
ex :
FBA 150 HP : n° 1 à .....
MF VIII : n° 1 à ....
F 40 H : n° 1 à ....
 
Dès que je trouverai des photos ou des mentions sur les carnets de vol, je vous en ferai part.
Bien cordialement
Albin
 
 
 


---------------
Allez voir mon site sur les escadrilles françaises de la Grande Guerre.  
Si vous avez des éléments complémentaires (photos, journaux, carnets vols, citations, insignes, fanions...), veuillez prendre contact avec moi.  
n°6586
albin deni​s
Posté le 16-06-2009 à 16:26:36  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
j'ai oublié de répondre à Gilles.
Les Nieuport n'étaient pas numérotés à la réception car ce mécanicien avion
donne tous les numéros d'avions et de moteurs qu'il valide et qu'il règle.
Nous n'avons pas des numéros qui se suivent plus ou moins.
Des exemples pour confirmer ces explications.
 
Jeudi 8 juin 1916 : réception du Nieuport 1304 - moteur 1184 + revu moteur 812 du Nieuport 1505.
Samedi 10 juin 1916 : revu le réglage d'échappement et d'admission du moteur 1175 du Nieuport 1312.
Lundi 12 juin 1916 : revu le pointeau d'arrivée d'essence du Nieuport 1319 - mise au point fixe 1170 tr - ralenti 880.
Mercredi 21 juin 1916 : revu réglage des bougies du moteur 795 du Nieuport 1275.
Lundi 26 juin 1916 : Revu les moteurs n°1175 du Nieuport n° 1312 et n° 1038 du Nieuport 1319.
Jeudi 29 juin : Réception du Nieuport 1151 - moteur Clerget 130 HP n° 901 - 1250 tr - 700 au ralenti.
Lundi 10 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1520 avec moteur n° 830 (cet avion sera affecté à la N 48)
Mardi 11 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1519 - moteur n° 715.
Mardi 18 juillet 1916 :  Réception du Nieuport n° 1526 - moteur n° 829.
Mercredi 19 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1535 - moteur 819.
 
Je vous fais grâce des 130 pages de ce document.
Les avions ont été numérotés bien avant le vol et la visite de réception.
 
Pour moi directement sur les chaines d'assemblage (affectation de tranches de numéros par constructeur et par modèle) ou  
sur la zone d'attente du fabricant (je ne crois pas à cette seconde possibilité).
On peut observer l'arrivée des avions par tranches de numéros (1100 + 1300 + 1500...) mais les numéros sont mélangés.
 
Nous n'avons pas à faire à une numérotation à la réception mais bien en amont de cette visite.
 
Voir mon tableau, la dénomination "A partir de " donne la prise en compte par l'aéronautique militaire.
Pour ces avions, j'ai maintenant une base de départ, il me restera à trouver les escadrilles qui les ont utilisés et leur sort final.  
J'espère y arriver en prenant en compte les données des carnets de vol collectifs des escadrilles et individuels des équipages.
Si vous avez des copies de carnets de vol, pensez à moi.
 
Bien cordialement
 
Albin
 
 
 
 
 
 
 


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Allez voir mon site sur les escadrilles françaises de la Grande Guerre.  
Si vous avez des éléments complémentaires (photos, journaux, carnets vols, citations, insignes, fanions...), veuillez prendre contact avec moi.  
n°6595
SPAD VII
Posté le 19-06-2009 à 20:08:21  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Ce sympathique biplan qu'est le Sopwith 1 fait naître en moi de nombreuses questions, en voici quelques unes...
 
Comment différencez vous un 1A2 équipé bombardement d'un 1B2 ?
Comment reconnaissez vous le moteur Clerget du Le Rhône ?
Comment reconnaitre un avion (de l'Aviation militaire française) de type corps d'armée modèle anglais d'un type corps d'armée modèle français ?
 
 
Les lettres apparaissants après les N° de série sur le compte rendu de création de l'escadrille 279 indiquent elles le modèle ou le fabricant ?
353A = SACA ou SCCA OU 1A2 ?
2241B = Bessoneau ou SAIB OU 1B2 ?
2298D = Darracq OU D2 ?  
 
Si cela peut en aider certains parmis vous, voici la liste au 1er mars 1918 des Sopwith des escadrilles SOP24 et SOP279 à l'issue de la création de cette dernière par dédoublement de la première
 
SOP24
353A - 363A - 489A - 519A -1398A -2298D - 2558A - 4144A -5015D -5447A
 
SOP279
392A - 493A- 523A -539A -542A -2241B - 2624A -4105B - 4201B - 5311A
 
Pour l'escadrille 279, 5 SOP proviennent de la 24 et 5 SOP sont neufs (ce qui a induit la même chose à la 24)
 
 
Vivement que l'on trouve un carnet comprenant tous les sous traitants et leur tranches de N°
Cordialement
Luc
 
 
 
 

n°6599
bruno10
Posté le 19-06-2009 à 21:59:50  profilanswer
 

Bonsoir
 
Je sais que ce livre est contesté , mais le "Davilla et soltan parle d'une production de 17 Sopwith 1/2 strutter avec flotteurs fabriqués par la firme Hanriot et livrés de Janvier a septembre 1917 avec a l'appui une photo.
 
Cordialement
Bruno

n°6603
gillesm
Posté le 20-06-2009 à 23:44:03  profilanswer
 

albin denis a écrit :

Bonjour à tous,
 
j'ai oublié de répondre à Gilles.
Les Nieuport n'étaient pas numérotés à la réception car ce mécanicien avion
donne tous les numéros d'avions et de moteurs qu'il valide et qu'il règle.
Nous n'avons pas des numéros qui se suivent plus ou moins.
Des exemples pour confirmer ces explications.
 
Jeudi 8 juin 1916 : réception du Nieuport 1304 - moteur 1184 + revu moteur 812 du Nieuport 1505.
Samedi 10 juin 1916 : revu le réglage d'échappement et d'admission du moteur 1175 du Nieuport 1312.
Lundi 12 juin 1916 : revu le pointeau d'arrivée d'essence du Nieuport 1319 - mise au point fixe 1170 tr - ralenti 880.
Mercredi 21 juin 1916 : revu réglage des bougies du moteur 795 du Nieuport 1275.
Lundi 26 juin 1916 : Revu les moteurs n°1175 du Nieuport n° 1312 et n° 1038 du Nieuport 1319.
Jeudi 29 juin : Réception du Nieuport 1151 - moteur Clerget 130 HP n° 901 - 1250 tr - 700 au ralenti.
Lundi 10 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1520 avec moteur n° 830 (cet avion sera affecté à la N 48)
Mardi 11 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1519 - moteur n° 715.
Mardi 18 juillet 1916 :  Réception du Nieuport n° 1526 - moteur n° 829.
Mercredi 19 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1535 - moteur 819.
 
Je vous fais grâce des 130 pages de ce document.
Les avions ont été numérotés bien avant le vol et la visite de réception.
 
Pour moi directement sur les chaines d'assemblage (affectation de tranches de numéros par constructeur et par modèle) ou  
sur la zone d'attente du fabricant (je ne crois pas à cette seconde possibilité).
On peut observer l'arrivée des avions par tranches de numéros (1100 + 1300 + 1500...) mais les numéros sont mélangés.
 
Nous n'avons pas à faire à une numérotation à la réception mais bien en amont de cette visite.
 
Voir mon tableau, la dénomination "A partir de " donne la prise en compte par l'aéronautique militaire.
Pour ces avions, j'ai maintenant une base de départ, il me restera à trouver les escadrilles qui les ont utilisés et leur sort final.  
J'espère y arriver en prenant en compte les données des carnets de vol collectifs des escadrilles et individuels des équipages.
Si vous avez des copies de carnets de vol, pensez à moi.
 
Bien cordialement
 
Albin
 
 
 
 
 
 
 


Bonsoir a tous !
 
Effectivement, Albin, une numérotation chronologique des Nieuport ne tient pas la route.
J'avais pensé à cela car je ne vois pas de logique dans les n° SFA de ce constructeur, alors que chez tous les autres, on voit clairement que les n° SFA correspondent aux commandes ou lots de fabrication .
Chez Nieuport, en 1916, les NXI et NXVI sont mélangés, avec un saupoudrage d'avions plus rares comme les NXIV ou les NXX (des biplaces pour les anglais). D'ailleurs il y a un livre sur les Nieuport utilisés par les anglais (publié par Cross & Cockade), on y trouve des avions commandés puis livrés en même temps, portant des serials britanniques voisins mais avec des n° SFA sans logique apparente.
A croire que les n° étaient attribués par tombola ! Surement pour tromper l'ennemi et les spotters du 21° siecle  :D  
 
En regardant de plus près les quelques n° que tu donnes on trouve :
 
Jeudi 8 juin 1916 : réception du Nieuport 1304 - moteur 1184 + revu moteur 812 du Nieuport 1505.
  Le 1504 est un NXII à moteur Clerget en service au GB4
Samedi 10 juin 1916 : revu le réglage d'échappement et d'admission du moteur 1175 du Nieuport 1312.
  C'est un NXII attesté à la N12 le 23 juillet 1916 (pilote ltt des Vallières, on parle de lui dans un fil voisin !)
Lundi 12 juin 1916 : revu le pointeau d'arrivée d'essence du Nieuport 1319 - mise au point fixe 1170 tr - ralenti 880.
  C'est un NXII qui arrive au GB4 le 2 juillet 1916
Mercredi 21 juin 1916 : revu réglage des bougies du moteur 795 du Nieuport 1275.
Jeudi 29 juin : Réception du Nieuport 1151 - moteur Clerget 130 HP n° 901 - 1250 tr - 700 au ralenti.
  Vu le moteur ce ne peut être qu'un NXII
Lundi 10 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1520 avec moteur n° 830 (cet avion sera affecté à la N 48)
  C'est effectivement un NXII de la N48, équipage Boudou+de Roland de Blomac faits prisonniers le 9 aout 1916
Mardi 11 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1519 - moteur n° 715.
Mardi 18 juillet 1916 :  Réception du Nieuport n° 1526 - moteur n° 829.
Mercredi 19 juillet 1916 : Réception du Nieuport n° 1535 - moteur 819.
 
Vu leurs n° proches je pense que tous les moteurs sont des Clerget, ce serait donc la reception d'un lot de Nieuport type XII. Etant donné la faible production de ces avions, j'ai du mal à croire qu'ils pourraient provenir de différents sous-traitants ou chaines de fabrication. Je ne voit toujours pas de logique dans l'attribution des N° SFA chez Nieuport, à part une numerotation aléatoire à l'intérieur d'une tranche de numéros donnés par l'administration. On remarque toutefois que les numeros augmentent avec le temps (n°600 en janvier 16, 1000 fin avril, 1500 en juillet), ce qui n'est pas le cas en 1918 où, pour le même type d'avions, on a des n° SFA  dans les dizaines de milliers côtoyant des n° dans les centaines ou milliers suivant les sous-traitants (ex: Spad, Breguet, Sopwith...).
 
Cordialement,
Gilles

n°6604
gillesm
Posté le 21-06-2009 à 00:25:53  profilanswer
 

SPAD VII a écrit :

Bonjour à tous,
 
Ce sympathique biplan qu'est le Sopwith 1 fait naître en moi de nombreuses questions, en voici quelques unes...
 
Comment différencez vous un 1A2 équipé bombardement d'un 1B2 ?
Comment reconnaissez vous le moteur Clerget du Le Rhône ?
Comment reconnaitre un avion (de l'Aviation militaire française) de type corps d'armée modèle anglais d'un type corps d'armée modèle français ?
 
 
Les lettres apparaissants après les N° de série sur le compte rendu de création de l'escadrille 279 indiquent elles le modèle ou le fabricant ?
353A = SACA ou SCCA OU 1A2 ?
2241B = Bessoneau ou SAIB OU 1B2 ?
2298D = Darracq OU D2 ?  
 
Si cela peut en aider certains parmis vous, voici la liste au 1er mars 1918 des Sopwith des escadrilles SOP24 et SOP279 à l'issue de la création de cette dernière par dédoublement de la première
 
SOP24
353A - 363A - 489A - 519A -1398A -2298D - 2558A - 4144A -5015D -5447A
 
SOP279
392A - 493A- 523A -539A -542A -2241B - 2624A -4105B - 4201B - 5311A
 
Pour l'escadrille 279, 5 SOP proviennent de la 24 et 5 SOP sont neufs (ce qui a induit la même chose à la 24)
 
 
Vivement que l'on trouve un carnet comprenant tous les sous traitants et leur tranches de N°
Cordialement
Luc
 
 
 
 


 
Bonsoir Luc !
 
Merci pour ces infos sur les Sopwith de la 24 et 279. Je ne vois pas à quoi correspond les suffixes mais une identification des sous-types Armée, Bombardement et Double-commande est intéressante. Pour info dans les archives de la SOP270 on trouve des n° avec le suffixe "R" dont je n'ai pas plus la signification (moteur Le Rhone?? Radio??)
 
Pour différencier un 1A2 d'un 1B2 il faut regarder le gouvernail, c'est marqué dessus  :D  Sérieusement je n'en sait rien. Dans le JMO du GB4 on apprend que les biplaces servent d'escorte aux monoplaces et vu le faible emport de ces derniers, je doute que les biplaces pouvaient emporter des bombes en plus du mitrailleur. Peut être que les différences entre 1A2 et 1B2 se limitaient à l'équipement nécessaire à leurs missions différentes (photo, navigation, TSF ...)
 
Un moteur le Rhone a une seule tige de soupape et une pipe d'admission sur le coté des cylindres. Le Clerget a deux tiges par cylindre et elles sont généralement très visibles. Le Le Rhone était plutot reservé aux chasseurs et le Clerget, plus puissant mais plus lourd, aux biplaces (bien qu'il y ait eu des Nieuport équipés de Clerget et des Sopwith avec des Le Rhone).
 
Pour différencier un Sopwith construit en GB d'un fabriqué en France, le plus simple est de regarder sa peinture : Anglais, peint en kaki foncé, dessous des ailes toile vernie (les premiers ex. avaient les cotés du fuselage toile vernie)
Français, uniformément clair, en fait peint Aluminium, comme les Nieuport 17. A partir de fin 1917, les Sopwith sortent avec le camouflage standard mais à cette époque les ex. de fabrication anglaise (de 1916) ont disparu.
Vu le temps qu'a pris l'adaptation et la mise au point de la version française (par Hanriot me semble-t-il) il est certain que les modèles français et anglais n'avaient plus qu'une ressemblance superficielle, mais je n'ai pas recensé les différences. Memorial Flight, qui a restauré/reconstruit un Sop a, je crois, des plans originaux.
D'ailleurs leur Sop est le n°2897 construit par REP en mai/juin 1917.  
Toujours sur le site de Memorial Flight on trouve un document sur le Sop n°7054 livré par SAIB en juillet 1918. Comme cet avion est le c/n 54, on peut en déduire que la commande de SAIB debute au 7001.
 
Cordialement,
Gilles

n°6605
SPAD VII
Posté le 21-06-2009 à 13:42:50  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Gilles et merci pour vos infos,
 
- SOPxxxR ? effectivement peut être Le Rhône ou REP...à mon avis à cette époque on parle plus de TSF que de Radio...
Cette information est intéressante car si on part sur l'hypothèse du nom du constructeur, ceux des 24 et 279 signalent également leurs constructeurs.
 
- Le 1B2 ne possède pas de ferrures pour les appareils de TSF et les ailes ne comporte pas de réseau métallique, ce sont d'ailleurs ces détails qui ont permis à Memorial Flight de déterminer leur Sopwith comme étant un 1B2.
 
- Les Sopwith type Corps d'Armée pouvaient être équipés de quatre façons différentes:
   Photo, TSF, Bombardement, TSF et Bombardement
Plus l'emport était lourd et plus la distance réalisable était courte...ce qui est logique...
D'où l'avantage pour une escadrille de posséder un Sop "Anglais". Les Sop "GB" pesaient; avion réservoir vide 555 kg et les "F" 600 kg.
A équipement équivalent un Sop "GB" pouvait emporter 127 kg de combustible et un "F" seulement 85 kg.
Un SOP 1A2 avait une charge offerte pour bombes et lance bombes de 51 kg soit 1 lance bombes type 4 et 4 bombes GROS ou 2 lance bombes type 2 avec 2 bombes GROS par LB.
 
- Un SOP 1B2 possédait exactement la même charge offerte (quel avantage ???), son seul avantage venant peut être du fait que le 1B2 pouvait voler en charge maximum et emporter 8 bombes. Je n'ai pas trouvé de document parlant de charge maximum pour les Sopwith type Corps d'Armée.  
Les 1B2 partaient sans doute très souvent en mission en charge maximum...
 
 
- Le 1B1, bombardier monoplace à long rayon d'action pouvait porter jusqu'à 18 bombes et 85,4 kg de combustible ou à l'inverse 6 bombes et 283,4 kg de combustible. Chiffres donnés pour la charge maximum.
 
Il serait interressant de voir côte à côte un Sop 1A2 (équipé bombardement) et un Sop 1B2 pour pouvoir les comparer
 
Cordialement
Luc
 

n°14288
Surbourg
Posté le 14-05-2012 à 16:02:38  profilanswer
 

Bonjour Monsieur,
 
Votre intervention concernant le Sopwith m'a beaucoup intéressé. Elle répond partiellement à mes questions.  
 
Francis Kermina, Officier pilote de l'Escadrille SO 131 s'est tué à proximité de notre village de Surbourg (Bas-Rhin) le 4 janvier 1918, au cours d'une mission de nuit en territoire allemand.  
Le monument érigé en souvenir du sacrifice de cet aviateur français, vient d'être restauré, ce qui donnera lieu très prochainement, à une cérémonie organisée par la commune.  
A cette occasion je voudrais présenter sur quelques panneaux, d'abord Francis Kermina, deux fois blessés et trois fois cités, dont une Croix de Guerre avec Palme et Chevalier de Légion d'Honneur, en tant que fantassin (1914-1916) avant son passage dans l'aviation.  
Et aussi, bien naturellement, l'appareil dans lequel il a disparu.  
L'escadrille était équipée d'appareils anglais Sopwith 1 1/2 Stutter monoplace de bombardement.  
Je recherche des photos de cet appareil, si possible aux cocardes françaises.  
Je souhaiterais également disposer d'informations sur les aides au pilotage et à la navigation, dont disposaient à l'hiver 1917-1918, les pilotes de ces avions. Peut-être une photo du tableau de bord, que j'imagine assez rudimentaire.  
 
En vous remerciant infiniment de l'aide que vous pourriez m'apportée  
Cordialement
[/quotemsg]

n°14294
jeanba
Posté le 15-05-2012 à 15:08:39  profilanswer
 

Bonjour
 
Je voudrais savoir si les avions étaient différents en fonction des sous-traitant ou s'il y a eu une relative homogénéité ?
 
Merci d'avance

n°14314
SPAD VII
Posté le 20-05-2012 à 14:09:42  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Les lettres situées après les numéros de série des avions sur les différents rapports, notamment les situations journalières, correspondent au classement des avions suivant leur état.
 
Pour ce qui est de l'homogénéisation, je pense qu' à type identique et motorisation équivalente elle devait y être par "obligation", tout en sachant que certains constructeurs étaient plus soigneux dans la construction et le choix des matières premières ainsi que dans la finition des avions.  
Je me rappelle avoir lu que certaines marques étaient préférées à d'autres par les pilotes lors des affectations...dans la mesure du possible...ce qui était rarement le cas...
 
Pour le tableau de bord du Sop 1B2 voir le site de Mémorial flight
http://memorial.flight.free.fr/
...le même en vol...
http://www.youtube.com/watch?v=0X_Kgobf1tg
 
Pour ceux qui auront la chance d'aller à La Ferté Allais, il devrait y être présenté en vol
 
Cordialement
Luc


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