Bonsoir,
Toujours riches, les décision du chef de corps du 118e R.I.T. laissent supposer qu'il ne se passe rien de particulier sur le secteur de la Pompelle ; toutefois sera versée une espèce de prime :
*Indemnité. – Par décision du 10 juillet 1915, le ministre prescrit que tous les militaires à solde journalière ont droit, le 14 juillet 1915 à une indemnité égale à celle prévue à l’occasion de la Fête Nationale :
Quotité :
Adjudants et assimilés : 1 f. 50 ;
Autres sous-officiers : 0 fr. 70 ;
Caporaux-fourriers : 0 fr. 70 ;
Caporaux et soldats : 0 fr. 30.
L’indemnité en question sera donc rappelée sur la plus prochaine situation administrative et le montant perçu sur la feuille de prêt du 11 au 20.
La création de la seconde plaque d'identité :
*Plaques d’identité. – En exécution de la circulaire ministérielle prescrivant une deuxième plaque d’identité pour tous les militaires aux armées, les Compagnies remettront pour le 18 courant une liste nominative donnant tous les renseignements nécessaires à la confection de cette deuxième plaque pour les militaires qui n’en sont pas pourvus.
La mise en place des permissions, en commençant par les pères de 4 enfants et plus, mobilisés depuis le 2 août :
*Permissionnaires. – Partiront à la date du 17 ct, rendus le 15 au soir à Verzenay, les militaires dont les noms suivent, tous au régiment depuis le 2 août : C.M. : Jullian, 4 enfants. – C.H.R. : Morard, 4 enfants. – 1re Cie : Roman et Dubourg, 4 enfants. – 3e Cie : Bonfils et Cavasse. – 2e Cie : Sallier, sergent. – 8e Cie : Quibert. – 9e Cie : Roux. – 10e Cie : Christof. – Tous pères de 4 enfants. – 11e Cie : Pons (5 enfants) et Mathieu (4 enfants). – 12e Bernard (4 enfants). – Les compagnies qui n’ont pas de permissionnaires sont celles qui n’ont plus de pères de 4 enfants.
Les 5e, 6e, 7e, 8e 9e, 11e, 12e porteront sur les états qui leur sont rendus la localité où vont les hommes ; ces états devront être remis au bureau du colonel le 15 au matin.
Une punition pour ivresse frôlant le coma :
*Punition. – Selinski Henri cl 1893, soldat 8e Cie, punition portée à 45 jours de prison dont 15 de cellule % du général commandant le 38e corps d’armée. « Sachant que la Cie descendait aux tranchées s’est enivré au point d’obliger son capitaine à le faire conduire à la prison du corps. »
Et une sage recommandation pour la journée du 14 :
*Journée du 14. – MM. les commandants de Cie profiteront du rassemblement quotidien de leur Cie pour recommander que la journée et la soirée, étant données les circonstances actuelles se passent avec calme et dignité.
Et voilà,
Bonne fin de semaine
JCP
Message édité par Jean-Claude Poncet le 17-07-2010 à 20:59:20