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Auteur
 Sujet :

149e RI

 
n°52776
terrasson
romigas pas et passas davant!!
Posté le 14-06-2008 à 08:10:07  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
bonjour a tous bonjour Denis
bravo Denis et merci pour nous faire partager toutes les infos mises en ligne :jap:  :jap:  
cordialement christian terrasson


Message édité par terrasson le 14-06-2008 à 08:10:28
n°53231
denis33
Posté le 28-06-2008 à 10:29:34  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Suite...
 
5 décembre 1914
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 149e R.I. :
 
J.M.O. de la 85e brigade.
Le 149e R.I., qui dans la nuit du 5 au 6, devait relever en 2e ligne le 3e et le 10e B.C.P., reçoit l’ordre de rester au cantonnement jusqu’ au 7 décembre au matin. Il rejoindra à ce moment Poperinghe, quant au 158e R.I., il sera relevé dans la nuit du 5 au 6 par les éléments de la 17e et 18e D.I. et se rendra directement à Poperinghe. La 43e D.I. passant en réserve d’armée.  
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 158e R.I. :
 
De minuit à 1 h 00, violente fusillade à droite de la 6e compagnie. Calme le reste de la nuit. Au jour, il fait un temps affreux, il pleut, il fait de vent. Les allemands ne manifestent pas leur présence. Notre artillerie tire cependant beaucoup. Jusqu’à 9 h 00, rien à signaler. L’ordre d’opération annonce que la 43e D.I. doit être relevée dans la nuit du 5 au 6 décembre, pour aller en réserve d’armée à Poperinghe. Le commandant du 1er bataillon demande qu’une pièce de la section de mitrailleuses du 3e bataillon lui soit envoyée, pour contrebattre les mitrailleuses ennemies, que l’artillerie n’a pas pu démolir. L’ordre est donné au lieutenant Patin qui, à 9 h 00, installe une pièce dans la tranchée de la 1ère  compagnie. A 15 h 30, notre artillerie tire dans nos tranchées, ordre est aussitôt donné  pour faire cesser le feu au 12e et 49e R.A.C.. Le 12e R.A.C. rend compte qu’il est étranger à l’incident .
A 16 h 30, le lieutenant-colonel Michel commandant le 268e R.I. et 2 officiers du 32e R.I., viennent prendre les renseignements utiles à la relève. Le 32e R.I. doit relever la 6e compagnie. Le 268e R.I. doit relever les 1er et 2e bataillon. Le 268e R.I. arrive au P.C. du colonel à 21 h 00. La relève commence.
 
6 décembre 1914
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 149e R.I. :
 
J.M.O. de la 85e brigade.
L’E.M. de la brigade quitte Vlamertinghe le 6 à midi et va cantonner à Poperinghe.
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 158e R.I. :
 
La relève est complètement terminée à 1 h 30 sans incidents. Le régiment se rend à Poperinghe où il arrive : La C.H.R. et le 1er bataillon à 7 h 00, le 2e bataillon à 8 h 00 et le 3e bataillon à 9 h 00. Le régiment occupe le même emplacement que 8 jours auparavant. Pendant la journée, rien à signaler.
Arrive à 17 h 00 un détachement de renfort du 149e R.I. de 1 officier et de 390 hommes. Ils sont logés et nourris par le 158e R.I. en attendant qu’ils puissent rejoindre leur régiment...
 
Bien cordialement.
Denis
 

n°53233
denis33
Posté le 28-06-2008 à 12:19:18  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Pour ceux qui sont intéressés par le parcours du 149e R.I. durant l’année 1916, voici quelques cartes  issues du livre  « les étapes de guerre d’une division d’infanterie » du lieutenant-colonel Laure.  
Elles concernent essentiellement la 13e D.I., mais cette dernière était très proche de la 43e D.I. La localisation du 149e R.I. reste donc très imprécise à la lecture de ces cartes, mais cela nous donne tout de même  une petite idée des secteurs dans lesquels pouvait se trouver ce régiment.
 
http://images4.hiboox.com/images/2608/c4e7f4bc0f23b98bef8044a5bbb403e7.jpg
 
http://images4.hiboox.com/images/2608/e22751a585bbec36a94f389301082e77.jpg
 
http://images4.hiboox.com/images/2608/e67c74df4b06412f9cc94dd2a4577076.jpg
 
Faute de J.M.O., il faut "ruser" un peu !!!!
 
Bien cordialement.
Denis

n°53242
denis33
Posté le 29-06-2008 à 06:34:30  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
 
7 décembre 1914
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 149e R.I. :
 
J.M.O. de la 85e brigade.
La 43e D.I. reçoit l’ordre de rallier la 10e armée, de se porter dans la nuit du 7 au 8 dans la région Nord d’Hazebrouck. La 85e brigade cantonne à Hondeghen et les régiments dans les fermes de la commune.
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 158e R.I. :
 
Le matin à 8 h 00, le général de brigade passe dans les cantonnements.
Emplois du temps, travaux de propreté et d’hygiène. A 12 h 00, le colonel reçoit l’ordre de faire rassembler le campement qui doit partir à 14 h 30 en automobiles, pour une destination qu’on laisse inconnue. Dans l’après-midi, préparatifs de départ. Le régiment doit faire mouvement dans la nuit et se rendre à Hondeghen.
Départ à 23 h 00, ordre de marche : 3e, 2e et 1er bataillon, T.R.. La marche est longue, beaucoup d’hommes ont les pieds gelés et ne peuvent suivre qu’avec peine.
 
8 décembre 1914
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 149e R.I. :
 
J.M.O. de la 85e brigade.
La 43e D.I. reçoit l’ordre de se porter dans la nuit du 8 au 9 dans la région d’Aire-sur-la-Lys. La 85e brigade cantonne à Aire-sur-la-Lys. Le 158e R.I. à Aire-sur-la-Lys et le 149e R.I. à Aire-sur-la-Lys et à Lambres. La marche est rendue très dure par  l’obscurité de la nuit, le manque d’entraînement des hommes (séjour long dans les tranchées, jeunes soldats nouvellement incorporés, territoriaux venus du midi récemment pour renforcer) et aussi par le mauvais temps, brouillard épars, froid humide.
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 158e R.I. :
 
Le régiment arrive à Hodeghen à 7 h 35 ou il cantonne. Dans la journée, repos. Pour obtenir le secret du mouvement et d’invisibilité des avions, les hommes ne doivent pas sortir avant 17 h 00. Dans la journée, rien à signaler. Le régiment doit quitter Hodeghen à 19 h 30 pour se rendre à Aire-sur-la-Lys en passant par Hazebrouck. En traversant Hazebrouck à 21 h 00, le 158e R.I., le régiment défile devant le général de division.
 
9 décembre 1914
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 149e R.I. :
 
J.M.O. de la 85e brigade.
Le colonel  de la 85e brigade reçoit l’ordre de conduire dans la région de Pernes dans la nuit du 9 au 10. Une colonne composée de la 85e brigade, 2 groupes d’A.D.43 et la compagnie G.D. et 1 escadron divisionnaire. Sortie de Lambres à 23 h 00. La marche s’effectue dans de meilleurs conditions que les précédentes .L’E.M. va cantonner à Pernes. Le 158e R.I. à Floringhen et à Camblain-Chatelain. Le 149e R.I.à Pernes, Marest et Bours.
 
1er, 2e et 3e  bataillon du 158e R.I. :
 
Nous arrivons à Aire-sur-la-Lys le 9 décembre à 1 h 30. Le 1er bataillon cantonne dans les granges d’un faubourg. Les 2e et 3e bataillon dans la caserne. Les officiers sont logés chez l’habitant, à proximité des casernes. Le matin, repos et travaux de propretés. Le campement reçoit l’ordre à 12 h 00 d’être à Camblain-Chatelain à 14 h 30. Le 158e R.I.doit partir d’Aire-sur-la-Lys à 23 h 30.
 
Je viens "terminer" ce petit travail sur la présence du 149e R.I. en Belgique avec ces trois dernières journées. N'ayant  pour l'instant pas d'autres informations. J'espère un jour pouvoir trouver un témoignage écrit sur cette période, mais je crains que l'attente soit très longue !!! Mais sait-on jamais !!!
Bien cordialement.
Denis

n°53321
denis33
Posté le 02-07-2008 à 10:57:44  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Deux autres cartes...
 
http://images4.hiboox.com/images/2708/e608d45f477a2c5da379bdd5c066cca0.jpg
 
http://images4.hiboox.com/images/2708/a9a94c4fe0beb197d35c2ec62e2a2951.jpg
 
Bien cordialement.
Denis

n°53337
terrasson
romigas pas et passas davant!!
Posté le 02-07-2008 à 20:55:20  profilanswer
 

bonsoir Denis  
 :jap:  :jap:  :jap:  superbe
merci pour cette evoquation
cordialement christian terrasson

n°53373
denis33
Posté le 05-07-2008 à 17:49:22  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Qui pourrait m'aider à résoudre cette petite énigme concernant certains soldats qui ont leurs dates de décès enregistrées entre le 13 et le 16 novembre 1914 et dont les sépultures se trouvent dans le cimetière de "Rambervilliers" dans le département des Vosges (Leurs lieux de décès et de première inhumation étant Bazien). Ce qui me semble illogique puisque ce régiment était en Belgique à ce moment là pour deux de ces bataillons le dernier se trouvant du côté de Notre-Dame-de-Lorette.  
 
Quelques noms...
 
André Marcel BOYET
Jean Baptiste VIALLARD
Louis René LAMBERT
Charles Pierre LORANGE
Firmin BOISSON
 
 
Il est à noter que sur leurs fiches "Mémoire des hommes" les décès sont enregistrés à la fin où après la guerre.
 
Merci pour votre aide.
Bien cordialement.
Denis

n°53586
denis33
Posté le 13-07-2008 à 16:23:51  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Ayant utilisé toutes mes sources pour la période consacrée au passage du 149e R.I. en Belgique, je me propose maintenant de partager le fruit de mon travail sur ce régiment pour le mois de septembre 1914.
 
http://images4.hiboox.com/images/2808/cf4a1e5158547d766de5511e6c165615.jpg
 
28 août 1914
1 h 00 : Arrivée à Saint-Gorgon, installation au cantonnement.
Ordre à la brigade d’occuper le centre de résistance organisé sur la ligne des carrières-Malplantou. 158e R.I. à Malplantou, le 149e R.I. est aux carrières.
 A 15 h 30, l’artillerie lourde ennemie ouvre le feu après le passage d’un avion, sur les tranchées occupées par la brigade. D’abord à la gauche de la ligne (le capitaine De Chamereau de Saint-André de la 8e compagnie est blessé), puis sur le 158e R.I., ou l’on compte 274 obus dont 44 n’ayant pas éclaté. Cela jusqu’à la nuit. Malgré cette violente et impressionnante canonnade, le 158e R.I. n’a qu’un tué et 13 blessés et reste calme dans ses tranchées Le 149e R.I. reste aux avant postes, le 158e R.I. cantonne à Bru.  
 
29 août 1914
Reprise des positions de la veille à 5 h 00. Dans la nuit du 28 au 29, quelques obus tombent sur la ville de Rambervillers et aux abords du cantonnement de Saint-Gorgon et de Larifontaine La canonnade continue, par intervalle, pendant toute la journée, avec des passages d’avions. Aucune perte sérieuse n’est à signaler. Les régiments restent sur leurs positions aux avant- postes.
 
30 août 1914
Suite des opérations de la veille, le C.A. liant ses attaques à celles du 14e C.A., dans la forêt de Saint-Benoît-la-Chipotte. Il est chargé de nettoyer la région avant d’aborder Sainte-Barbe de front et de flanc. Sur le soir, beaucoup d’avions français et allemands circulent.
Même positions que la veille.
 
31 août 1914
Dans la nuit, on entend une canonnade amie vers 2 h 00. Au matin reprise des positions de la veille, même mission et même emplacement. Les reconnaissances d’un sous-lieutenant commandant un peloton du 4e chasseurs d’Afrique, à la disposition du général, permettent de voir que  Doncières  et Anglemont ne sont pas occupés. A Doncières, il y a beaucoup de cadavres allemands et quelques blessés français et allemands. Une batterie ennemie a dévoilée sa présence au Nord du château de Villers, au Sud de Ménil, à l’issue, un poste ennemi accueille les cavaliers à coups de fusils. Les renseignements d’avion signalent des emplacements de batteries au Nord de Ménil, à l’Ouest et contre le bois de la Pêche, à L’Ouest et contre Bazien, entre Bazien et Nossoncourt. Des prises sur les blessés et les tués indiquent que devant nous  se trouve le 16e Bavarois. La canonnade est moins violente que les jours précédents. A 14 h 00,  des batteries sont mise en position vers les fermes de Tissus  et de la Jalotte .Pour les couvrir, une compagnie du 149e R.I. va tenir le chemin de la ferme de Metendal à Anglemont et la route de Rambervillers  à Baccarat à la lisières Nord des bois, se reliant à gauche avec des unités du 13e C.A. qui occupe le bois d’Anglemont. A droite, une compagnie du 158e R.I. va occuper la ferme de la Jalotte, avec postes à la lisière des bois se reliant à droite au bois de Ban de Nossoncourt avec des postes du 163e R.I. (44e D.I). En arrivant sur les positions de la brigade de la Jalotte, les reconnaissances aperçoivent au bois du Ban de Nossoncourt, quelques fantassins ennemis. Une deuxième compagnie du 158e R.I. est alors envoyée pour nettoyer les bois et concourir avec la précédente à la couverture de l’artillerie et à la défense  de la lisière Nord des bois.
A 17 h 00, ordre est donné à une autre  compagnie du 149e R.I. de renforcer la 1ère placée  à l’Ouest de la route de Rambervillers et de Ménil. A la nuit, il est envoyé à la ferme de Metendal où est le 149e R.I. et à la Jalotte où est le 158e R.I., des fils de fer pour constituer des défenses accessoires et former un barrage à la lisière Nord du bois à cheval sur la route Rambervillers-Baccarat.
Pour la nuit, mêmes dispositions complémentaires que la veille. Par intervalles, toute la nuit, une batterie amie tire sur Nossoncourt.
Dans l’après-midi, les batteries des fermes de Tissus et Jalotte avaient tiré sur l’artillerie ennemi à Menil.
Mêmes cantonnements que la veille.
 
1er septembre 1914
Continuation des opérations de la veille. Les reconnaissances de nos cavaliers ne peuvent plus traverser le ruisseau de Belvitte. L’infanterie ennemie occupant une ligne de tranchée sur la rive droite du ruisseau à hauteur de Nossoncourt au Nord de Ménil. Le passage ne pouvant se faire que par des ponts battus par des mitrailleuses.
7 h 35 : La division fait connaître qu’une accalmie se produit dans le feu de l’artillerie et qu’il y a lieu dans profiter pour renforcer la position de la brigade. Vers 12 h 00, un groupe d’ A.C. 21, vient prendre position aux abords de la ferme de Metendal, pour se joindre aux batteries d’A.D. 43, et continuer à répondre aux feux de l’artillerie lourde ennemie. Notre artillerie tire par intervalle sur les positions Nossoncourt - Bazien - Ménil, sans que l’infanterie ennemie dévoile sa présence. Les compagnies placées à la lisière des bois creusent des tranchées. Sur le soir, la division fait connaître qu’une deuxième ligne de résistance sera installée à l’intérieur des bois, passant par le secteur de la brigade, par les fermes de la Jalotte et le Sud des étangs qui se trouve au Nord de la ferme de Tissus. Cette ligne doit se continuer dans le secteur de la 44e D.I. par le bois du Ban de Nossoncourt - ferme du Champ Chaudron et la crête le bois d’Hertemeuche, jusqu’à la ferme de la Haye ( ?). La reconnaissance par le capitaine du génie divisionnaire, et à la nuit tombante, des fils de fer et des ronces artificielles sont déposées aux fermes de Metendal et de la Jalotte, pour permettre aux compagnies placées à la lisière des bois, d’organiser, dès le point du jour de solides défenses accessoires.
17 h 00 : Deux avions ennemis survolent les positions de Malplantou et découvrent dans le vallon du ruisseau de Monseigneur près de Bru, un rassemblement de 1000 réservistes, venant   du dépôt pour le 158e R.I.. Quelques minutes après, une canonnade du lieu où heureusement, il n’y avait plus personne.
Dans la soirée, ordre est donné au 149e R.I. de créer des chemins de colonne de direction Nord-Sud en arrière des tranchées, sur les 2 routes Rambervillers - Menil et Rambervillers-Anglemont, à 500 m Est de Rambervillers, se qui permet de passer de la gauche de la position, au réduit du cimetière, sans traverser Rambervillers.
Mêmes cantonnements et  même avant-postes que la veille.  
 
Bien cordialement.
Denis
 
 
 
 
 

n°53745
denis33
Posté le 19-07-2008 à 15:48:04  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Merci à Eric Mansuy pour son aide. Après vérification, voilà la bonne orthographe pour différents lieux. Malplantouse au lieu de Malplantou et ferme  de la Jaloble au lieu de ferme Jalotte.
 
2 septembre 1914
Nuit calme. Une batterie tire par intervalles depuis Bru sur Ménil - Nossoncourt - Sainte-Barbe. Au point du jour,  la ligne de résistance s’organise à travers bois est organisée. Une coupure d’une largeur de 100 m est pratiquée à travers le bois Bru. Vers 8 h 00,  détachement de brancardiers est dirigé vers le bois du Ban de Nossoncourt et le bois de Bru, pour « enterrer les cadavres d’hommes et d’animaux qui rendent les bois intenables à cause de l’odeur pestilentielle qu’on y respire »
Une tentative faites pour enlever des pièces de canon abandonnées à la lisière Nord des bois, vers la route de Menil dans les combats précédents par l’artillerie de la 44e division reste  infructueuse. Un poste de fantassin ennemi surveillant ces pièces et l’artillerie lourde arrosant les bois dès qu’un groupe d’isolés, si faible soit-il, franchit la lisière.
Vers 11 h 00, le général Pillot quitte le commandement de la brigade pour prendre celui de la 26e division. Il est remplacé provisoirement par le colonel Menvielle commandant le 149e R.I..
Vers 14 h 00, le général de division vient lui même prévenir la brigade, qu’elle sera doublée sur ses positions par des unités de la 26e D.I.
A 16 h 00, en effet, des unités de la 26e division viennent doubler les unités en place. Les 139e R.I. double le 149e R.I.. Le 105e R.I. double le 15e  R.I..
A la nuit, les unités de la brigade sont rapprochées de la route de Ménil, lorsque l’ordre parvient de se tenir prêt à faire mouvement à partir de 20 h 00..
A 20 h 30 arrive l’ordre de la division de porter la brigade : 2 bataillons du  149e R.I. + E.M. à Girecourt-sur-Durbion. 1 bataillon à Méménil. 2 bataillons du 158e R.I. + E.M. à Destord. 1 bataillon à Gugnécourt. L’E.M. de la 85e brigade à Destord. Arrivée aux cantonnements entre 0 h 30 et 1 h 30.
 
3 septembre 1914
Les régiments vont à l’exercice et sont passés en revue.
20 h :  Reçu de la division l’ordre général n° 41 prescrivant que la division s’embarquera le lendemain 4 septembre à partir de 17 h 00. En exécution de cet ordre la brigade doit partir de Destord, le 4 septembre, à 5 h 15, pour se rendre à  Deyvillers par Aydoilles. Elle doit arriver pour 11 h 00. A 23 h 00 les mouvements prescrits par l’ordre précité sont différés. A 23 h 30,  on entend une violente canonnade dans la direction de Rambervillers.
 
Un motocycliste qui en vient, interrogé, dit avoir entendu également une violente fusillade. Un maréchal des logis de l’A.D. de la 43e division est envoyé à bicyclette aux renseignements.
   
4 septembre 1914
Il revient à 3 h 00. Près de la ferme de Metendal l’ennemi a poussé une attaque de nuit, sur la route de Ménil, à Rambervillers. L’attaque est repoussée.
20 h : ordre n° 42 confirmé. Embarquement de la brigade. Le 149e R.I. partira de Girecourt-sur-Durbion  à 0 h 30.
 
5 septembre 1914
Arrivée à la gare de Darnieulles entre 5 h 30 et 7 h 30.
Départ par itinéraire : Mirecourt, Pont-Saint-Vincent, Toul, Sorcy, Gondrecourt,, Joinville, Chevillon.
 
http://images4.hiboox.com/images/2908/a51cc63632d93c15c16624e9885e8763.jpg
 
6 septembre 1914
1 h 30 : arrivée. Ordre de cantonnement à Magneux. L’E.M. y arrive à 3 h 00. Liaison dans la matinée avec le 3e bataillon et l’E.M. du 149e R.I. qui est débarqué à Wassy et cantonné à le-Pont-Varin .Le 1er bataillon débarqué et installé à Montier-en-Der  avec le Q.G. de la 43e division.
12 h 15 ordre de la division de porter l’E.M. de la brigade à Montier-en-Der. Arrivée à 17 h 30. Liaison avec les 2 bataillons du 149e R.I. qui se trouvent à Attancourt (1 bataillon à Pont-Varin et celui de Magneux) pour couvrir l’A.C.. Le bataillon de Montier-en-Der en couverture de Q.G. de la 43e division.
 
7 septembre 1914
Ordre n° 41 : le 21e C.A. est rattaché à la 4e armée. Il doit gagner rapidement la région de Chavanges, Margerie, Hancourt avec l’artillerie pour participer à l’offensive de la gauche de la 4e armée. La 43e division est maintenue dans ses cantonnements alors que la 13e division fait mouvement. Il est prévu une entrée en action pour le 8 septembre, dans la région de Montmorency-Beaufort, Lentilles. Les unités se rapprochent de Montier-en-Der.
18 h 30 : la 35e brigade : ordre de la division de se porter avec A.D.  et G.D. à Puellemontier et Lentilles, Villeret. Rassemblement à Maison-Blanche (800 m de Montmorency-Beaufort)
Départ prévu à 0 h 45.  
 
Bien cordialement.
Denis
 
 

n°54744
denis33
Posté le 27-08-2008 à 16:44:03  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Suite ...  
 
 8 septembre 1914
Départ  qui est avancé de 3 h, arrivée à 1 h 30.
6 h 15 : Constitution de la brigade à 4 bataillons. Effectif diminué de tous ceux qui ne peuvent pas suivre. Reliquat qui reste à Montmorency-beaufort. Départ de L’A.D., G.D., escadron, sous les ordres du colonel commandant la brigade, vers Dampierre, par Pars-les-Chavanges, Saint-Léger-sous-Margerie. La 85e brigade sera suivie par la 86e. La division est en réserve d’armée.  
Cantonnement en bivouac à l’Est de Dampierre. Le 149e R.I. sur la rive gauche du ruisseau.
 
9 septembre 1914
2 h 00 : Ordre : Rassemblement de la brigade qui ne comprend que le 158e R.I. et 1 bataillon du 149e R.I.. La compagnie de génie et l’A.D. autour de la ferme D’ Argentol à 4 h 20. Les sacs des hommes sont mis dans des voitures réquisitionnées, doit se porter par la cote 148 et 149 sur le signal d’Orgeval par la ferme du même nom. Arrivée vers 10 h 00.
10 h 30 :  Avec la brigade des chasseurs, la 85e brigade et l’A.D., direction Maisons en champagne par les fermes de la folie, signal de Sompuis (cote 200).
16 h 20 :  Arrivée de la 85e brigade à la cote 202, on apprend qu’une colonne ennemie débouche de Mailly se dirigeant au Nord-Est . En prévision d’une attaque de flanc, 1 bataillon du 158e R.I. est envoyé à la cote 173 à l’Ouest de la Folie et le bataillon du 149e R.I., en réserve à la cote 163. Bombardement d’un bataillon du 158e R.I. et l’E.M. de la brigade, sur le plateau ou ils se trouvent.
L’avance du bataillon du 158e R.I. continue et atteint la ferme de la Folie. Ordre de revenir au bivouac à ? seul point d’eau de la région.
 
Extraits du livre " jours de gloire, jours de misère" d' henri RENE.
"Au camp de Mailly. La résurrection de nos unités s’est accompli pour la 3e fois : un inspecteur peut circuler dans nos rangs, il les trouvera solides… A peine débarqués en Champagne, nous nous sentons une énergie nouvelle. Notre sang se refait par une cure de grand air, pendant les nuits des 7, 8 et 9 septembre que nous passons en bivouac, dans les maquis du « Signal d’Orgeval », sans être inquiétés par le bombardement ni troublés par aucun ordre d’alerte … "
 
10 septembre 1914
Au petit jour, la brigade se remet en marche, 158e R.I. et A.G. par Montagny (cote 191) . L’Orme évacué par l’ennemi. On atteint le signal de Sompuis. L’ennemi occupe les passages à ? de ?. Des ennemis sont aperçu sur la grande route Sommesous-Vatry.
L’artillerie allongeant son tir atteint le bataillon du 149e R.I. qui se portait en réserve. Le capitaine commandant le bataillon est blessé mortellement. Bombardement du secteur jusqu’à la nuit, notre artillerie n’entame le feu qu’une ½ h  après l’artillerie allemande. Le bataillon du 149e R.I. est envoyé sur le passage à niveau à 800 m à l’Ouest, pour tenter le passage à ?  et déboucher du bois. Canonnade violente.
17 h 30 : Le 158e R.I. tente de nouveau une action sur passage cote 200 en vain. Dans la nuit, ordre d’attaque générale sur les deux passages. Le rassemblement est à peine effectué qu’une vive fusillade arrête les colonnes. Attente au levé du jour et organisation de la lisière du bois.
 
Extraits du livre " jours de gloire, jours de misère" d' henri RENE.
"Le 10, au milieu de la nuit, sans que nous ayons perçu autour de nous aucun fait nouveau, nous marchons plus au Nord de quelques kilomètres, pour nous arrêter à la ferme de Mont-Marains. Il fait froid, il est trop tard pour s’endormir, nous allumons de grands feux…
Au jour, toujours en réserve, nous poursuivons notre marche en avant dans la direction du Signal de Sompuis, sur notre bombardement violent. Devant nous, calme relatif. Nous traversons des bataillons de chasseurs qui viennent d’avoir un engagement très vif, qui ramassent leurs blessés et se reconstituent : ils nous disent qu’ils ont perdu le contact. En passant la crête, nous nous déployons, en formation d’attaque, direction Soudé-Notre Dame. L’artillerie qui à mission de nous appuyer va ouvrir le feu…lorsqu’un estafette au galop arrive en s’écriant « arrêtez, nous occupons le village avec une division de cavalerie, les allemands détalent ». Il était temps. Nous gagnons Soudé et , après une grand’halte, nous repartons dans la direction du Nord, pour atteindre la Marne à plus de 20 kilomètres. Evidemment, il a dû se passer quelque chose de sensationnel… Le troupier cependant ne voit qu’un fait, c’est la lourde nécessité de porter son sac encore plus loin…
Il pleut, les chemins crayeux sont glissants et l’on n’avance pas aussi vite que la situation le comporterait sans doute. A vingt heures, nous dépassons la cavalerie exténuée et contrainte au repos. Je suis à l’extrême pointe d’avant-garde , chargé de la direction sur un itinéraire ne suivant que des chemins d’exploitation rurale, affolé à la pensée qu’une colonne d’artillerie me suit et que je vais être responsable de son embourbement."  
 
Soldats du 1er bataillon du 149e R.I. tués le 10 septembre 1914 :
 
Capitaine LESCURE Adrien François, 1ère compagnie tué le 10 septembre 1914 à Vitry-le-François. (combat du Camp de Mailly).
Soldat LEQUENNE Paul Marie, 1ère compagnie tué le 10 septembre 1914 au combat du camp de Mailly.
 
http://images4.hiboox.com/images/3508/26ef255a204d3dd36d9f2a008143e51c.jpg
 
11 septembre 1914
Au petit jour, le 149e R.I. fait connaître qu’il s’est emparé de nuit, du passage à niveau ( ?) à la baïonnette, mais il n’a pas pu débouché au delà.  
7 h00 : Le commandant de la 85e brigade apprend que les 2 bataillons du 149e R.I. resté en arrière avec le lieutenant-colonel Escallon, on rejoint.  
Les ordres sont la reprise de l’offensive sur Soudé-Sainte-Croix et l’arbre de la Nollerais, en partant de la voie ferrée par Coole en 2 colonnes. Celle de gauche, le 149e R.I. sur Soudé-Sainte-Croix. Ils arrivent sur le front sans incident, l’ennemi ayant evacué en faveur de la nuit.
14 h 00 : Ordre donné au C.A. d’atteindre la Marne entre Sogny-aux-Moulins et ?. L’itinéraire de la 85e brigade est Soudé-Sainte-Croix, Dommartin-Lettrée, Saint-Quentin-sur-Coole (cote 141, 143, Sogny-aux-Moulin). La colonne comporte un groupe de l’A.D.et deux groupes de L’A.C..
A saint-Quentin-sur-Coole, la colonne traverse vers 21 h 00 et est coupée par les éléments de cavalerie et l’artillerie. Elle quitte l’itinéraire prévu et forme le parc vers la cote 138. Le 158e R.I. est posté à 200 m à l’arrière du carrefour de la route avec la voie romaine de Châlons-sur-Marne. Les troupes bivouaquent.
 
Extraits du livre " jours de gloire, jours de misère" d' henri RENE.
"Depuis que nous déambulons la nuit, je n’en ai pas connu d’ aussi noire. Je me lance sur une piste… A Soigny-aux-Moulins, nous nous étendons sous les arbres au bord de la Marne, de deux heures à six heures du matin, pour délasser nos membres courbaturés par une rude étape."
 
Bien cordialement.
Denis  
 
 
 
 

n°54815
denis33
Posté le 29-08-2008 à 19:31:42  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous.
 
"Retour" en Belgique avec une liste complémentaire de soldats tués en novembre et décembre 1914.
 
LES "OUBLIES" DU 149e R.I. A YPRES
 
Soldats du 149e R.I. tués le 5 novembre 1914
Soldat BOTTON Etienne, ? compagnie, tué le 5 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat TERRASSE Jean, 10e compagnie, décédé des suites de ses blessures le 5 novembre 1914 à Kemmel. (blessé le 5/11/1914).
 
Soldats du 149e R.I. tués le 6 novembre 1914
Adjudant-chef BOMBARDE Eugène, 10e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 6 novembre 1914 à Dickebusch. (blessé le 5/11/1914).  
Soldat GIRARDOT Narcisse , 11e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 6 novembre 1914 à l’ambulance 11/16 à Viverhoël.(blessé le 6/11/1914).
Soldat PERNOT Louis,11e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 6 novembre  
1914 à Kemmel. (blessé le 6/11/1914).
   
Soldat du 149e R.I. tué le 7 novembre 1914
 Soldat MIGEON Jean, 7e compagnie, tué le 7 novembre 1914 à Hollebecke.  
 
Soldat du 149e R.I. tué le 8 novembre 1914  
Soldat CHAVENOIR Paul, 6e compagnie, tué le 8 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
 
Soldats du 149e R.I. tués le 9 novembre 1914
Soldat CARROYER Louis, ? compagnie, tué le 9 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat ROUX Louis, 7e  compagnie, tué le 9 novembre 1914 à Verbrenden Molen. (erreur noté 6e compagnie à corriger)
.
Soldats du 149e R.I. tués le 11 novembre 1914  
Capitaine PETIN Victor, ? compagnie, tué le 11 novembre 1914 aux environs d’Ypres.
Sergent DEBAY Jean, ? compagnie, tué le 11 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Caporal KLEIN Eugène, 12e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 11 novembre 1914 à  Viverhoel.
 Soldat FERRAGU Henri, ? compagnie, tué le 11 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat JOUBERT Fortuné, 10e compagnie, tué le 11 novembre  1914 à Saint-Eloi.
Soldat ROYER Emile, 10e  compagnie, décédé des suites de ses blessures le 11 novembre 1914 à Hollebecke.
 
Soldat du 149e R.I. tué le 12 novembre 1914  
Soldat COUISSINIER Marius, ? compagnie,  tué le 12 novembre 1914 à Kemmel.  
 
Soldats du 149e R.I. tués le 13 novembre 1914  
Soldat CANARD Lucien, 5e compagnie, tué le 13 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat POINSIGNON Charles, 5e compagnie, tué le 13 novembre 1914 aux environs d’Ypres.
Soldat MOUGEL Henri, 5e compagnie, tué le 13 novembre 1914 aux environs d’Ypres.
(tué aux abords du château  de Herkenchowe)
 
Soldats du 149e R.I. tués le 14 novembre 1914  
Soldat BEREPION Alexandre, ? compagnie, tué le 14 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat BERTRANET Jean , 12e compagnie, tué le 14 novembre 1914 aux environs d’Ypres. (son nom est enregistré à BERTRAND ? le 14 novembre 1914 (a corriger)).  
Soldat JACQUOT Auguste, 5e compagnie, tué le 14 novembre1914 aux environs d’Ypres. Soldat LOMBARD Alphonse, 5e compagnie,  décédé le 14 novembre1914 des suites de ses blessures, à l’hôpital n° 15 à Abeche.
 
Soldats du 149e R.I. tués le 15 novembre 1914
 Sergent DESSAINT Alfred, 11e compagnie, tué le 15 novembre1914 aux environs d’Ypres.  
Caporal  MOCCAND Eugène, ? compagnie, tué le 15 novembre1914 aux environs d’Ypres.  
Caporal PIERROT Henri, 12e compagnie, tué le 15 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat BAZAUD Joseph, 12e compagnie, tué le 15 novembre1914 à Hollebecke. (son nom est enregistré à BAZOT ? le 12 novembre 1914 (a corriger))  
 
Soldats du 149e R.I. tués le 16 novembre 1914  
Caporal LEPERE Rose, 12e compagnie, tué le 16 novembre1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat BRAILLON Jean, 12e compagnie,  décédé des suites de ses blessures, le 16 novembre 1914 à Poperinghe. (blessé le 6 ou 7/11/1914).
Soldat MARZEL Auguste, 10e compagnie,  décédé des suites de ses blessures, le 16 novembre 1914, à l’ambulance n° 11 du 16e C.A..(blessé le 13/11/1914).
 
Soldats du 149e R.I. tués le 18 novembre 1914  
Sergent MAUGRAS Joseph, ? compagnie, décédé des suites de ses blessures le 18 novembre1914 à Hollebecke.  
Caporal DELEPHIN Gaston, 9e compagnie, tué le 18 novembre1914 à Zillebecke.  
Caporal TILLOT Edmond, 12e compagnie, tué le 18 novembre1914 à Verbranden Molen.
Soldat GEORGEOT Henri, 9e compagnie, tué le 18 novembre 1914 à Zillebecke.  
Soldat LOUIS Emile, 11e compagnie, tué le 18 novembre1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat PEPIN Ernest, ? compagnie, tué le 18 novembre1914 aux environs d’Ypres.  
 
Soldats du 149e R.I. tué le 19 novembre 1914
Soldat PERRIN Ernest, ? compagnie, tué le 19 novembre1914 aux environs d’Ypres.  
 
Soldat du 149e R.I. tué le 20 novembre 1914
Soldat PERRINGUE Charles, 8e compagnie, tué le 20 novembre1914 à Hollebecke.  
 
Soldat du 149e R.I. tué le 21 novembre 1914
Soldat VENDEUR Henri, ,2e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 21 novembre 1914 à l’ambulance 6/17 à Poperinghe.
 
Soldat du 149e R.I. tué le 22 novembre 1914
Soldat ETANCELIN Bénédict, 12e compagnie, tué le 22 novembre 1914 aux environs d’Ypres.
 
Soldat du 149e R.I. tué le 23 novembre 1914  
Sergent TETEVUIDE Emile, 9e compagnie, tué le 23 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
 
Soldat du 149e R.I. tué le 24 novembre 1914  
Soldat LEGROS Eugène, ? compagnie, tué le 24 novembre 1914 aux environs d’Ypres.  
 
Soldats du 149e R.I. tués le 29 novembre 1914  
Adjudant GIRARD Marie Louis , 8e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 29 novembre 1914 à l’ambulance du 9e corps aux environs d’Ypres. (blessé le 20/11/1914).
 
Soldats du 149e R.I. tués le 2 décembre 1914
Sergent DESJARDIN Jules, 6e compagnie, tué le 2 décembre 1914 aux environs d’Ypres.
Soldat DESCHERY Claude, 5e compagnie, tué le 2 décembre 1914 à Zonnebecke.
Soldat FINANCE Alexandre, ? compagnie, tué le 2 décembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat GRANPRE Adrien, 9e compagnie, tué le 2 décembre 1914 à Zonnebecke.  
Soldat MERCIER Xavier, ? compagnie, tué le 2 décembre 1914 à Zonnebecke.  
 
Soldats du 149e R.I. tués le 3 décembre 1914
Caporal AUBEL Albert Alfred, ? compagnie, tué le 3 décembre 1914 aux environs d’Ypres.  
Soldat RENARD Joseph, ? compagnie, tué le 3 décembre 1914 à Zonnebecke.  
Soldat THIERY Charles, 4e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 3 décembre 1914 aux environs d’Ypres. (blessé le 2/12/1914).
 
Soldat du 149e R.I. tué le 8 décembre 1914  
Soldat PIERROT Constant, 6e compagnie, décédé des suites de ses blessures, le 8 décembre 1914 à l’hôpital d’évacuation n° 15, 2e section, à Poperinghe.  
 
Soldat du 149e R.I. tué le 10 décembre 1914  
Soldat MULET Raoul,12e compagnie , décédé des suites de ses blessures, le 10 décembre 1914 à l’ambulance 6/17 à Poperinghe.(blessé le 18/11/1914).  
 
Cette liste est quasiment complète, il ne doit pas manquer beaucoup de noms.
 
 
Quelques lignes concernant ce régiment et qui viennent du livre « Souvenirs d’un médecin-major » Edouard LAVAL (Editions Payot-1932)
Médecin-chef de l’ambulance N° 6 du 21e C.A.
 
"4 novembre 1914
L’ambulance fait son entrée dans la Clytte à 8 h 00. Elle doit remplacer à l’école le poste de secours du bataillon provisoire (composé de cavaliers à pied de toutes armes) qui a tenu le front en attendant l’arrivée des troupes d’infanterie. Il est dirigé par le médecin du 2e cuirassiers)… Nous prenons possession des locaux. L’école, de construction neuve, est claire, propre, spacieuse, se prêtant bien à notre but.
 
7 novembre 1914
Nuit troublée par un passage continu de troupes. Le bruit des caissons et des convois sur ces routes pavées est vraiment agaçant…
 
… Les poste de secours du 158e R.I., du 149e R.I. et du 3e B.C.P. ont dû se replier et s’installer ici, dans la même rue que l’ambulance. Situation qui rappelle celle de Suippes.
 
8 novembre 1914
… Le 149e R.I. est au repos dans le village (la Clytte). Il l’a bien mérité, après cinq jours dans les tranchées. Beaucoup d’hommes ont les mains qui tremblent. Effet physique dû à l’ébranlement prolongé des centres nerveux par l’explosion des obus de fort calibre. Ces pauvres diables circulent tranquillement, la capote toute jaune de terre, les mains gonflant les poches, la pipe au coin de la bouche. Or, en les regardant de près, on s’aperçoit que chez beaucoup d’entre eux la capote est trouée comme ces drapeaux glorieux des Invalides, que, chez d’autres, c’est le képi qui est traversé, ou encore le soulier ; vestiges émouvants de la bataille dont ils ne songent guère à tirer vanité, sans doute parce qu’ils sont tous ainsi."
 
Bien cordialement.
Denis
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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