Soldats de la Grande Guerre : ALVF Forum Pages d’Histoire: aviation : CTP, soupape1418, 2 utilisateurs anonymes et 40 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

le 69 ème RI

n°49508
delcourt
Posté le 03-03-2008 à 14:28:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Je viens d'acquérir l'historique du 69ème RI Chapelot ce week-end chez un bouquiniste

n°49528
Jean RIOTT​E
Posté le 03-03-2008 à 22:03:14  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
Bienvenue sur le Forum et merci beaucoup de votre proposition de partage de vos connaissances.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°49742
cambraisis
Posté le 10-03-2008 à 10:39:14  profilanswer
 

Bonjour,
aux personnes intéressées par le 69.
 
La chaîne de la mémoire - Mémoire et patrimoine de Novéant- a réalisé un DVD  relatif à André Belard.
pour se le procurer un chèque de 15  euros (frais de port compris): 32 rue de Bury, 57420 - Pornoy-la-Chétive
 
Cambraisis.
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/2376/File0005.jpg1..jpg


Message édité par cambraisis le 10-03-2008 à 13:45:09
n°49762
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 10-03-2008 à 19:42:18  profilanswer
 

bonsoir
 
Merci pour l'info peut etre se décideront-ils à enfin à reéditer son livre sur la bataille de Mohrange toujours introuvable
 
Merci encore
cordialement
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°50134
Charraud J​erome
Posté le 19-03-2008 à 20:50:26  profilanswer
 

Bonsoir
 
Concernant le 69e RI, quelqu'un aurait il un petit quelque chose concernant PASCAUD Lucien André.
Il s'agit d'un des disparus de mon village
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] t_76_1.htm
 
http://193.108.167.105/SrvImg/SrvImg.php?_B=1&_I=4ij%20Un5VPgMWdoINymuwEQ==&_C=947472461
 
Merci d'avance
Cordialement
Jérôme Charraud


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°50280
Denis_Mont​real
Posté le 22-03-2008 à 20:29:50  profilanswer
 

delcourt a écrit :

Bonjour
Je suis nouveau sur ce forum
Mon grand-père était du 69èm RI 3ème compagnie


 
Bonjour,
 
Je suis nouveau aussi.  Le frère de ma grand-mère Émile Alamelle était Sous-Lieutenant de la 2nd Section, 3em Compagnie du 69e (je ne sais toutefois de quel bataillon).  St-Cyrien dont la famille habitait Nancy, il parti de St-Cyr le 2 août pour prendre son commandement en Lorraine.  Il y était déjà le 3 ou 4 août.  Il fit la bataille de Morhange et les combats du 24-26 août avant de se faire tuer le 1er septembre dans une nouvelle attaque du plateau de Frescati.  Il repassait alors le commandement de la compagnie au Lieutenant Huin qu'il avait du remplacer pour un court moment en plein milieu de l'attaque.  Il fut touché à la tête par une rafale de mitrailleuse qui s'abati près des 2 officiers couchés côte-à-côte.  Huin ne fut pas touché.  Pourrait-il s'agir de la même compagnie que celle de votre grand-père?
 
Salutations,
Denis Couillard à Montréal

n°50282
Denis_Mont​real
Posté le 22-03-2008 à 20:47:43  profilanswer
 

- Joel Huret - a écrit :


 
Bonjour Claude, bonjour à tous,
 
 Le colonel Courtot de Cissey ( avec un "C" ) a été à la tête du 69e R.I. du 20 mai 1914 au 26 août 1914, il a pris ensuite le commandement de la 21e brigade et à été tué le 1er septembre 1914.  
Il a été remplacé par le Lieutenant-colonel Bernard tué la 1er septembre 1914 , lui même remplacé par le lieutenant-colonel Petitjean de Marcilly du 1er septembre au 29 octobre 1914 (tué dans la Somme) .
 
Cordialement, Joël Huret
 
Bonjour,
 
Un article de journal de février 1919 sur le 69e que ma famille conserve m'avait laissé entendre que le Colonel Cissey qui commandait le régiment fut tué d'un éclat reçu en plein cœur le 25 août en chargeant aux environs de Friscati, le Lt-Colonel Bernard étant lui blessé à la face mais continuant à commander.  Un autre article, celui-ci de l'Est Républicain (mardi 10 novembre 1914) cite un cultivateur témoignant du décés "du colonel commandant le 69e de ligne" sous un arbre près de la métairie des Quatres-Vents.  Le cultivateur confirme aussi qu'un Lt-Colonel "du même régiment" fut grièvement blessé au même endroit.  Y-a-t-il deux Colonel Cissey?
 
Salutations,
Denis Couillard de Montréal, nouveau dans cet intéressant groupe de discussion
Mon grand-oncle, le Sous-Lieutenant Émile Alamelle, 2nd Section, 3em Compagnie du 69e fut tué en attaquant le Frescati le 1er septembre 1914.



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Denis Couillard à Montréal
n°50323
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 23-03-2008 à 19:43:58  profilanswer
 


Bonsoir à tous
 
Heureux de vous rencontrer, je suis un grand FANA, historien en herbe du 69e R.I
Voici ce que dit l'historique du régiment agrémenté deci dela d'autres informations glanées au fil de mes recherches :
 
Combat de la ferme de Saint-Epvre
Mardi 1er septembre 1914,
Le 1er septembre, pour la troisième fois, le 69e attaque les hauteurs de Friscati-Saint-Epvre, cote 290, ou l'ennemi s'est très puissamment fortifié.
Rassemblé au petit jour près d'Anthelupt, le régiment, par une habile évolution, contourne le Léomont et se place face à son objectif : ferme Saint-Epvre et crête au nord ; la gauche (12e  Compagnie) vers Deuxville, qui est tenu par un bataillon du 79e.
A 5 heures le 69e R.I attaque avec 2 bataillons entre la ferme Saint-Epvre et la cote 290, appuyé par le 26e R.I en réserve, et le 79e R.I qui attaquent également le plateau.
Entre 7 et 8 heures, l’attaque du 3e bataillon de Marcilly est bloquée, peu après son débouché sur le plateau les premiers éléments se sont fait faucher par des mitrailleuses.
Les vagues d’assauts sont arrosées par des 77 fusants qui éclatent au dessus de leur tête libérant leurs balles de shrapnells. Les pertes sont lourdes.
Entre 9 et 10 heures, une certaine accalmie permet aux combattants de reprendre leur souffle, les commandants de Marcilly et Colin du 26e R.I s’entendent : il faut tenir ferme sur la crête.
A 10 heures le 79e R.I reprend l’attaque, mais ne peut déboucher au delà de la cote 290. Les allemands livrent une résistance acharnée.
11 heures, l’ordre est donné aux commandants de bataillons de se retrancher et de maintenir la position entre la ferme Saint-Epvre et la cote 290.
 Saint-Epvre et la crête ont été enlevées malgré les furieuse contre-attaque ennemie, mais de violentes rafales d'artillerie interdisent toute nouvelle progression.
Le 69e R.I conserve les positions conquises, très éprouvé il est relevé en première ligne, vers 20 heures par des unités du 26e R.I.
Le régiment vient cantonner pour la nuit  à Vitrimont et Anthelupt.
Dans la soirée, nous apprenons que le colonel Courtot de Cissey qui commandant la brigade depuis le 25 août, vient d’être tué près de la ferme des Quatre-Vents, et que le lieutenant colonel Bernard qui avait pris le commandement du régiment est grièvement blessé. Le capitaine Bouffin de l’Etat Major et le sous- lieutenant Tourtel, ont transporté dans la ferme le colonel de Cissey qui avait été frappé d’un gros éclats d’obus dans la gorge.
Il y est mort en y arrivant.
 
 
Le deuxième Colon à être blessé ce jour là est le lieutenant-Colonel Bernard
 
Mes informations confirment les votres :
 
ALAMELLE Emile, sous-lieutenant, tué à Friscati 01.09.1914
Au 1er bataillon, 3e compagnie chef de la 2eme section
 
La 3em Compagnie fait partie du 1er Bataillon
Mon arrière grand père faisait partie de la 2eme Compagnie du 1er bataillon ils ont donc combattu cote à cote ce jour là.
 
Très cordialement
A bientôt
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°50325
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 23-03-2008 à 19:48:46  profilanswer
 

Rebonsoir
 
Je n'ai malheureusement rien ou pas grand chose concernant PASCAUD Lucien André
 
Voici ce que dit l'historique concernant cette journée :
 
6 juin 1915,
 
Deux bataillons transportés en auto jusqu’à Duizan viennent prendre les lignes, pendant que le bataillon restant vient cantonner à Tilloy-les Hermaville.
 
C'est court...
wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°50326
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 23-03-2008 à 19:53:09  profilanswer
 

Ben décidemment
 
J'en profite pour faire ma pub et rappeller que je suis à la recherche de toute copie de documents, articles, courriers de soldats,citations, et autres qui me permetrons d'en savoir et d'en écrire toujours plus sur le 69e R .I
 
Merci
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°50336
Denis_Mont​real
Posté le 24-03-2008 à 02:48:21  profilanswer
 

wagram a écrit :

Ben décidemment
 
J'en profite pour faire ma pub et rappeller que je suis à la recherche de toute copie de documents, articles, courriers de soldats,citations, et autres qui me permetrons d'en savoir et d'en écrire toujours plus sur le 69e R .I
 
Merci
 
Wagram


 
Cher Wagram,
 
Merci pour ces précieuses informations sur l'attaque du Friscati le 1er septembre.  J'ai des documents qu'il me fera plaisir de partager avec vous dont un texte en perpétuelle évolution sur mon grand-oncle Sous-Lieutenant au 69em (tué le 1er septembre), des photos des reliques familiales et du grand-oncle, des photocopies de ses lettres (31 juillet au 29 août 1914) et des photocopies d'articles de l'époque.  Outre ces informations personnelles, je ne possède que 2 livres vraiment pertinents sur le 69e, celui de Colin ("Le Grand-Couronné de Nancy - 1914" ) et celui de Michel Rodhain ("Quatorze ou la bataille de Morhange" ).  Mon texte étant assez gros niveau Mbyte, je me propose de vous l'envoyer directement par courriel si vous pouvez me faire parvenir votre adresse électronique.  La mienne est Denis.Couillard@ultra-tcs.com.  
 
Au plaisir,
Denis à Montréal

n°50337
Denis_Mont​real
Posté le 24-03-2008 à 03:17:23  profilanswer
 

wagram a écrit :


Bonsoir à tous
 
Heureux de vous rencontrer, je suis un grand FANA, historien en herbe du 69e R.I
Voici ce que dit l'historique du régiment agrémenté deci dela d'autres informations glanées au fil de mes recherches :
 
Combat de la ferme de Saint-Epvre
Mardi 1er septembre 1914,
Le 1er septembre, pour la troisième fois, le 69e attaque les hauteurs de Friscati-Saint-Epvre, cote 290, ou l'ennemi s'est très puissamment fortifié.
Rassemblé au petit jour près d'Anthelupt, le régiment, par une habile évolution, contourne le Léomont et se place face à son objectif : ferme Saint-Epvre et crête au nord ; la gauche (12e  Compagnie) vers Deuxville, qui est tenu par un bataillon du 79e.
A 5 heures le 69e R.I attaque avec 2 bataillons entre la ferme Saint-Epvre et la cote 290, appuyé par le 26e R.I en réserve, et le 79e R.I qui attaquent également le plateau.
Entre 7 et 8 heures, l’attaque du 3e bataillon de Marcilly est bloquée, peu après son débouché sur le plateau les premiers éléments se sont fait faucher par des mitrailleuses.
Les vagues d’assauts sont arrosées par des 77 fusants qui éclatent au dessus de leur tête libérant leurs balles de shrapnells. Les pertes sont lourdes.
Entre 9 et 10 heures, une certaine accalmie permet aux combattants de reprendre leur souffle, les commandants de Marcilly et Colin du 26e R.I s’entendent : il faut tenir ferme sur la crête.
A 10 heures le 79e R.I reprend l’attaque, mais ne peut déboucher au delà de la cote 290. Les allemands livrent une résistance acharnée.
11 heures, l’ordre est donné aux commandants de bataillons de se retrancher et de maintenir la position entre la ferme Saint-Epvre et la cote 290.
 Saint-Epvre et la crête ont été enlevées malgré les furieuse contre-attaque ennemie, mais de violentes rafales d'artillerie interdisent toute nouvelle progression.
Le 69e R.I conserve les positions conquises, très éprouvé il est relevé en première ligne, vers 20 heures par des unités du 26e R.I.
Le régiment vient cantonner pour la nuit  à Vitrimont et Anthelupt.
Dans la soirée, nous apprenons que le colonel Courtot de Cissey qui commandant la brigade depuis le 25 août, vient d’être tué près de la ferme des Quatre-Vents, et que le lieutenant colonel Bernard qui avait pris le commandement du régiment est grièvement blessé. Le capitaine Bouffin de l’Etat Major et le sous- lieutenant Tourtel, ont transporté dans la ferme le colonel de Cissey qui avait été frappé d’un gros éclats d’obus dans la gorge.
Il y est mort en y arrivant.
 
 
Le deuxième Colon à être blessé ce jour là est le lieutenant-Colonel Bernard
 
Mes informations confirment les votres :
 
ALAMELLE Emile, sous-lieutenant, tué à Friscati 01.09.1914
Au 1er bataillon, 3e compagnie chef de la 2eme section
 
La 3em Compagnie fait partie du 1er Bataillon
Mon arrière grand père faisait partie de la 2eme Compagnie du 1er bataillon ils ont donc combattu cote à cote ce jour là.
 
Très cordialement
A bientôt
 
Wagram


 
C'est avec émotion que 94 années plus tard et 5000km plus loin, je retrouve des morceaux de la vie de mon grand-oncle auprès du petit-fils d'un de ces camarades qui survécu à cette troisième attaque du Friscati.  Évidemment, tout ce qui touche les mouvements et missions du 1er bataillon du 69em entre le 1er août et le 1er septembre me passionnerait.  Ou puis-je trouver cet "historique du régiment" auquel vous faites allusion?  Dois-je comprendre que vous considérez cet "historique" plus fiable que les journeaux de l'époque en ce qui concerne le sort du Colonel de Cissey? Par ailleurs, le livre du Général Colin ("Le Grand-Couronné de Nancy - 1914" ) offre un complément d'information intéressant de votre analyse de cette journée fatidique du 1er septembre:
 
Le sergent Lhuillier de la 2e Cie du 26e R.I. écrit dans ses souvenirs (« La ferme Saint-Epvre et la ferme de Friscati ; 1e et 3 septembre » ; pages 118 et 119 du livre de Colin) :
 
« Lors de l’attaque de Friscati, le lieutenant Cartier-Bresson, avec quelques hommes de la 2e compagnie, avait pénétré dans la ferme Saint-Epvre et avait trouvé les gens de la ferme réfugiés dans les caves.  Puis il s’était replié dans nos lignes ».
« Le 1e septembre, l’attaque du plateau est reprise par le 69e R.I.  Le mouvement est appuyé à droite par le 1er bataillon du 26e.  L’attaque du 69e est foudroyante, et les fantassins progressent plus vite que le tir de notre artillerie ; ils en souffrent.  L’ennemi, de son côté, bombarde la position et les bâtiments de la ferme sont en flammes.  Le soir, une forte patrouille de la 2e compagnie, section Cartier-Bresson, occupe la ferme.  Elle passe la nuit dans les ruines fumantes.  Les Allemands sont à l’extérieur. On les entend causer.  Le reste de la section est à 200 mètres de la ferme.
Pendant la nuit, le lieutenant Cartier-Bresson, tombant de fatigue, partage le quart avec le sergent Lhuillier pour assurer la surveillance.  La 2e compagnie est ensuite envoyée au repos dans la bergerie du Léomont.
Le 3 septembre, la 2e compagnie reçoit l’ordre de reprendre la ferme de Friscati qui a été abandonnée.  Elle y arrive sans recevoir un coup de fusil.  La ferme est visitée ; personne.  Dans la journée les bons tireurs sont dans les greniers et font des cartons sur les boches qui sont à la ferme de Dehainville.  À la nuit il faut occuper la hauteur.  Le sergent Collet avance en pointe, sa section enlève une tranchée ennemie par surprise.  Les hommes fouillent les sacs ; ils ont faim.  Le ravitaillement est arrivé, mais c’est maigre, des pommes de terre cuites à l’eau ; les cuisiniers s’excusent et nous disent que le village de Vitrimont a été bombardé.  Ils nous racontent que nos artilleurs ont tiré sur Lunéville »… « Tout à coup des bruits arrivent de la hauteur de Friscati.  L’ennemi attaque.  Nos éléments avancés se replient.  La position est boisée et favorable à l’attaque.  Nous nous replions sur la ferme pour résister.  Des renforts sont demandés et arrivent.  Mais nous ne devons être relevés par la 3e compagnie que quand nous aurons repris la hauteur de Friscati…  
En un clin d’œil, nous mettons baïonnette au canon et en avant ! Nous arrivons à la tranchée ;  la fusillade éclate ; sur les pierres les balles font des étincelles.  J’ai un homme blessé mortellement près de moi par une de ces balles en feu. »
 
Le but de l’attaque du 1e septembre était semble-t-il d'améliorer les positions de la 2e armée, la victoire de la "Trouée de Charmes" ayant été acquise en fait entre les 25 et 29 août.  Mon grand-oncle, le Sous-Lieutenant Émile Alamelle redonnait alors à l’officier commandant de la compagnie le commandement de celle-ci qu'il avait pris pour quelques minutes lors de l'attaque.  Il était tourné vers ce Lieutenant qui lui indiquait maintenant un point à battre de ses feux (le Capitaine de la 3e Compagnie étant malade depuis assez longtemps, ce Lieutenant du nom de Huin - le même Capitaine Huin du 69e mort en 1916??-  en était alors le commandant).  Les deux étaient couchés sous le tapis rasant des balles allemandes.  Émile fut alors atteint par une rafale de mitrailleuse. D’après la description que le Lieutenant Huin nous laissa, on peut penser qu’Émile fut atteint par l’arrière de la tête, la balle ressortant par son l'œil gauche. Émile eut un vomissement de sang, se retourna sur le ventre et ne bougea plus.  La lettre d'Émile datée du 24 août (sa dernière date du 29 août) parle des félicitations qu'il reçu de son Commandant de Compagnie dés les premiers combats pour son calme sous le feu de l'ennemi.  Il fut cité à l’ordre de l’Armée en juin 1915 puis fait (1919) Chevalier de la Légion d'Honneur pour s'être fait tuer en « s'élançant crânement à la tête de sa section, à l'attaque d'un point d'appui ».  Il avait 19 ans et était d'après le tradition familiale, excessivement brillant.  Il est difficile pour moi qui est né au Québec (pas de guerre importante sur notre sol depuis 1775, dernière attaque américaine d'importance en 1813) de pleinement réaliser à quel point la France fut saignée à blanc en 14-18.  
 
Au plaisir de vous lire,
Denis à Montréal
 
 


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Denis Couillard à Montréal
n°50349
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 24-03-2008 à 12:31:22  profilanswer
 

bonsoir à tous
 
Bonsoir Denis
Je vous répond par mail
A lire absolument pour mieux comprendre et suivre les tribulations du 69 en campagne:
 
La division de fer du général COLIN
 
Les gars du 26e de Colin également ( Colin est l'ex commandant du 26e R.I mon A.G.P est tombé au combat sous ses ordres)
 
Classe 11 de Lucien Montoby (un piou piou du 69 en 14 on y apprend la vie en garnison les maneuvres au 69 au début de la guerre le reste est une copie de l'historique.
 
A venir sur le site, la correspondance du caporal FAYET du 69e R.I
 
a bientôt
 
wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°50353
Charraud J​erome
Posté le 24-03-2008 à 17:58:50  profilanswer
 

wagram a écrit :

Rebonsoir
 
Je n'ai malheureusement rien ou pas grand chose concernant PASCAUD Lucien André
 
Voici ce que dit l'historique concernant cette journée :
 
6 juin 1915,
 
Deux bataillons transportés en auto jusqu’à Duizan viennent prendre les lignes, pendant que le bataillon restant vient cantonner à Tilloy-les Hermaville.
 
C'est court...
wagram


 
Bonsoir
Merci pour ces in,fos.
Je prend bonne note. Aux prochains congés (dans 15 jours), je vais à la mairie, si tu veux, je peux au moins te récupérer l'acte de décès. Si cela t'interresse...
 
Cordialement
Jérôme Charraud


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°50360
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 24-03-2008 à 20:50:42  profilanswer
 

Bonsoir Jérome
 
Merci pour la proposition, j'accepte bien sur avec plaisir
Je vais travailler un peu en mail direct avec Denis le Québéquois afin d'échanger nos infos et connaissance je te tiends bien sur informé si je trouve du nouveau sur PASCAUD
 
Cordialement
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°50389
jacques di​dier
Posté le 25-03-2008 à 19:37:41  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
A propos du colonel Courtot de Cissey
 
   Le 26 août 1914, le colonel Courtot de Cissey (de souche paternelle Bourguignonne, mais Lorrain par sa mère), ancien élève de Saint-Cyr, commandant du 69e R.I. venait de se voir confier le commandement de la 21e brigade en remplacement du général Delbousquet blessé. Le 1e septembre, alors qu’il transmettait ses ordres, il tombait, à 52 ans, atteint à la gorge par un éclat d’obus près de la ferme « des Quatre-Vents », au pied du Léomont. Il est transporté et installé sur un matelas dans la salle à manger de la ferme chez M. et Mme Bazin, où il expira.
 
   La ferme des Quatre-vents :
   « En sortant du village de Vitrimont, un chemin conduit à gauche vers Léomont, à droite vers Frescati. Des arbres le bordent. Le terrain ondule mollement. On n’a pu faucher les avoines. Tant de troupes ont piétiné la moisson que le grain a germé et qu’une herbe déjà drue frémit aux souffles de l’automne : - J’habite à cent mètres la ferme des Quatre-Vents, nous dit M. Bazin. Un talus la cache à nos yeux. Entrons-y en passant. Elle est au centre de la bataille. Par dessus mon toit, Léomont et Frescati ont échangé des boulets sans l’atteindre. On aperçoit seulement la trace de quelques balles sur la façade. Ah ! j’ai eu de la chance, allez… Le quatrième jour, j’ai réussi à m’échapper pendant une trêve des artilleries.
   La métairie des Quatre-Vents a été miraculeusement sauvée. Son propriétaire nous en ouvre les chambres coquettes et claires. Des enfants jouent. Le soleil tiède caresse leurs boucles blondes. Une sensation de bien-être honnête, une sécurité faite d’habitudes anciennes, de calme régularité, se répand dans ce logis. Le rythme d’une batteuse mécanique remplit la grange voisine :  
   - Le colonel du 69e de ligne a été tué ici, nous dit M. Bazin. Un lieutenant-colonel, celui du même régiment, je crois a été grièvement blessé au même endroit…tenez ! sous le premier arbre que vous apercevez au bout du bâtiment… Nous voici de nouveau sur le théâtre de la bataille. De longues fouilles sillonnent profondément la prairie. Nous ramassons un fil de cuivre souple qui reliait téléphoniquement les chefs et leurs hommes ; des paniers en osier servant au transport des projectiles allemands forment une sorte de barricade recouverte de mottes de gazon.
   Et comme nous admirons ces travaux de campagne :
   - Vous verrez là-haut leurs terriers, monsieur. Une merveille. On y vovrait comme chez soi. Rien ne manque. Le dernier mot du confort moderne. Logement pour la troupe, salon pour les officiers, postes d’observation, cabine téléphonique, chambres de repos. Le tout, protégé de la pluie, du vent et des balles. »
   Une pléïade de héros : Quatre régiments d’infanterie ont gravi ce calvaire. Le 69e surtout a son compte de héros. Nous relevons sur les croix les noms de douze braves ; Chaudron Henri, Coquelle Charles, Bontemps Emile, Bonchaux Robert, de Rizzio, Faillon Joseph, Fontanelle Lucien, Fossard Joseph, Gaspard Daniel, Gerardot Léon, caporal Tartrat Louis, plus un caporal, dont l’identité, faute de médaille n’a pu être déterminée et qui porte le matricule 7071 - la date de l’année terrible.
(Article de A. Liegois, journaliste, accompagné d’un confrère, en pèlerinage sur le champ de bataille de Frescati, guidé par M. Bazin)
 
   Christian-Frogé, dans son ouvrage « Morhange et les Marsouins en Lorraine » au chapitre Vitrimont, raconte qu’il sollicite une faveur pour aller saluer les corps entreposés dans l’église bouleversée de Vitrimont : « … A gauche, dans l’abside, une autre civière git sous les ténèbres. Une serviette rougie cache un visage écrasé. Cette forme rigide et voilée, c’est tout ce qui reste du colonel de Cissey, du héros qu’adoraient ses hommes. »
   
   Ces obsèques ont eu lieu le jeudi 3 septembre en présence de la famille. Dans le cortège on remarquait la présence du préfet représentant le gouvernement ; des membres de la Municipalité de Nancy ; des comités des sociétés patriotiques avec les drapeaux et de notabilités nancéiennes.
   Sur la tombe, M. Mirman, préfet de Meurthe et Moselle, a prononcé un discours de mâle énergie et de vibrante espérance, dont ce passage :
« Ah ! ne dites pas qu’il fut malheureux de n’avoir pas assez vécu pour assister à la victoire définitive de la France ! Il n’a pas eu besoin d’y assister pour croire en elle ; que dis-je, y croire ? Il faisait plus que d’y croire. Il en avait, comme nous, la certitude absolue. Faut-il que nous vivions jusqu’à demain pour être certain qu’après la nuit le jour se lèvera ? Il savait que, dans les conditions matérielles et morales où le grand conflit était engagé, ce jour de la victoire devait nécessairement se lever pour nous. Cette certitude n’a pas été ébranlée lorsque la mort est venue le frapper. Mais il a eu à sa dernière heure la grande joie, la sublime fierté de constater que son beau régiment du 69e accomplissait sous ses yeux la tâche magnifique qui lui était impartie et que, grâce à leur commune vaillance, l’ennemi était refoulé et la belle cité lorraine mise à l’abri du péril. »
 
Sources :
1914 – Pages de guerre écrites au jour le jour. Nancy 1914.
La Vie en Lorraine, novembre 1914. L’est Républicain.
Général H. Colin, Les Gars du 26e. Payot, Paris 1932.
Général H. Colin, La Division de Fer. Payot, Paris 1930.  
Christian-Frogé, Morhange et les Marsouins en Lorraine. Berger-Levrault, Paris 1917.
 
Cordialement.
Jacques Didier

n°50401
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 26-03-2008 à 09:35:50  profilanswer
 

AHRGH le beau document !!!
 
Merci Jacques
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°51190
Charraud J​erome
Posté le 19-04-2008 à 12:55:24  profilanswer
 

wagram a écrit :

Rebonsoir
 
Je n'ai malheureusement rien ou pas grand chose concernant PASCAUD Lucien André
 
Voici ce que dit l'historique concernant cette journée :
 
6 juin 1915,
 
Deux bataillons transportés en auto jusqu’à Duizan viennent prendre les lignes, pendant que le bataillon restant vient cantonner à Tilloy-les Hermaville.
 
C'est court...
wagram


 
 
Bonjour
Il s'agit du 10 juin et non du 6 juin.
Comme convenu voici une transcription partielle de l'acte de décès de Lucien Pascaud (69e RI 4e Cie)
 
Pascaud Lucien André
 
69e RI l'an 1915 le 27 du mois de juillet à neuf heures du matin étant à Tounoy (54) Acte de décès de Pascaud Lucien André Soldat au 69e RI 14e Cie n°4347 né le 12 juin 1892 à Le Pin, canton d'Eguzon (Indre) domicilié en dernier lieu à tendre, canton d'Argenton (indre) Mort pour la France à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais) le 10 juin 1915 du matin ou du soir, fils de et de feu Pascaud Eugenie Augustine Comformement à l'article 77  du code civil, nous nous sommes transporté auprès de la personne décédée et assuré de la réalité du décès
Dressé par nous Emile Laurent sous lieutenant au 69e RI officier d'état-civil sur la déclaration de  
premier témoin: Sivigre (?) soldat au 69e RI 4e Cie et de deuxième témoin A. Bolus, adjudant au 69e RI 4e Cie
...
Mort pour la France

 
Cordialement
Jérôme Charraud


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°51198
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 19-04-2008 à 14:56:31  profilanswer
 

Bonjour Jêrome
 
Content de vous lire,
 
Nous avons un soucis :
 
Lucien Pascaud soldat au 69e RI """14e Cie""" ???
 
D'ou elle sort cette ""14 Compagnie"" ?? une Cie de réserve??
 
Ensuite les dates et Lieux :
 
Je vous pris de m'escuser je n'ai pas été assez précis dans ma première réponse, j'avais bien compris que lucien était tombé le 10 juin 1915,
 
 je donne la journée du 6 car du 6 juin au 15 juin il ne se passe rien d'autre ( en tout cas à ma connaissance) sauf que  : deux batailons sont en ligne vers Duizan... j'ignore ou cela se trouve et que le bataillon restant cantonne à Tilloy-les Hermaville.
 
Lucien à du tomber en tenant la ligne vers Duizan en fait "DUISANS"
 
les attaques sur Neuville St Waast ne  reprennent que le 16 juin 1915
 
si un "illustre" pouvait m'expliquer à quoi correspond la 14e Compagnie je me coucherais un peu moins bête ce soir
 
Cordialement
 
wagram
 
 


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°51199
Charraud J​erome
Posté le 19-04-2008 à 15:42:01  profilanswer
 

wagram a écrit :

Bonjour Jêrome
Content de vous lire,
Nous avons un soucis :
Lucien Pascaud soldat au 69e RI """14e Cie""" ???
D'ou elle sort cette ""14 Compagnie"" ?? une Cie de réserve??
Ensuite les dates et Lieux :
Je vous pris de m'escuser je n'ai pas été assez précis dans ma première réponse, j'avais bien compris que lucien était tombé le 10 juin 1915,
 je donne la journée du 6 car du 6 juin au 15 juin il ne se passe rien d'autre ( en tout cas à ma connaissance) sauf que  : deux batailons sont en ligne vers Duizan... j'ignore ou cela se trouve et que le bataillon restant cantonne à Tilloy-les Hermaville.
Lucien à du tomber en tenant la ligne vers Duizan en fait "DUISANS"
les attaques sur Neuville St Waast ne  reprennent que le 16 juin 1915
si un "illustre" pouvait m'expliquer à quoi correspond la 14e Compagnie je me coucherais un peu moins bête ce soir
Cordialement
wagram


 
 
Bonjour
Le 14 est une faute de frappe, les deux témoins sont de la 4e Cie, comme, légalement, le décédé.
 
Cordialement
Jérôme Charraud
 


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°51477
cambraisis
Posté le 03-05-2008 à 12:44:37  profilanswer
 


extrait partiel du JMO du 69e, concernant le mois d'août 1914  
Livre n°1_ 1913 et du 2 au 25 août 1914.(50 feuillets)
 
 
2 août 1915.  
 La mobilisation générale est décrétée le 1er jour , l'ordre général n° 5, La situation reste la même que celle du 1er août.
 A 10 heures, le 2e échelon  (2 parties) rejoint le  régiment qui se trouve à ce moment complètement  mobilisé.  Les réservistes en excédent restent à Essey pour être dirigés le 6e jour sur le dépôt du régiment à Troyes.
 Le régiment continu l'organisation de ses positions.
 20 heurs 30 - Le bulletin de renseignement N°5 du général commandant  le 20e C.A. fait connaître que les allemands ont envahi le Luxembourg le 2 août et violé la frontière française en 3 points.
 La mission reste la même (ordre général N°6).
 
3 août 1914.
 Même situation que la journée du 2.
13 heures -  Un groupe de cyclistes allemands est signalé  avoir pénétré à Brin. Il s’est rendu au bureau de poste et après avoir détruit le poste téléphonique a repassé la frontière. Quelques coups de feu ont été échangés avec les douaniers du poste de Brin.
 
4 août 1914.
1 heure 10 – Des renseignements, digne de foi, permettent de croire que l'armée allemande attaquera tout le front vers eux heures.
Le régiment prend ses emplacements de combat,
La journée se passe sans incident.
Les modifications suivantes sont apportées dans les emplacements – Une section du 2eme bataillon est à Fleurs- Fontaine – la 10e compagnie occupe Laître et ses abords en remplacement de  la 12 cie. qui rejoint à Laneuvelotte  l'Etat Major du régiment couché à Laneuvelotte,
 
5 août 1914.
La guerre est déclarée entre la France et l'Allemagne. L'aile droite des armées allemandes  a traversé le Luxembourg et violé la neutralité belge,
Devant le 20e CA, la 65e brigade d'infanterie est toujours dans la région de Château-Salins et Gremecey. A sa droite le 5e dragons est signalé vers Aulnoy, à sa gauche le 14e Uhlan, le 138e d'artillerie, ont été vus dans la région de Réchicourt,
17 heures 00 – Ordre est donné de porter les éléments de surveillance sur la ligne Brin- Le Reumont-Bois le comte- Moncel. La 10e Cie, qui s'était porte dans la matinée, de Laître sur Fleurs Fontaine  porte des postes d'appui sur la lisière E de la forêt de Brin et la 11e Cie qui relève la 9e à Champenoux, occupe cette localité et Mazerolles se couvrant face au N. par des poches d'appui,  
Un peloton envoyé à Moncel l'attaquera si c'est nécessaire pour l'occuper,
 
6 août 1914.
08 heures  30 – Les troupes de la 11e Division doivent être tenues prêtes à partir pour 10 h,
12 heures 00-  L'ordre général n°14 - L'ennemi n'a montré en première ligne que de faibles éléments de cavalerie et de cyclistes. Mission est donnée de porter le dispositif de couverture jusqu'à la Seille.
 Le détachement n°2 (3e Bataillon du 69) une batterie du 8e Régiment, artillerie (cap, Garnier) un peloton de cavalerie sous les ordres du Cdt. de Marsilly se portera dans la région N. de Mazerulles avec mission d'occuper le front Pettoncourt inclus Attilloncourt -Bioncourt inclus d'où il se repliera que devant une attaque supérieure. A la droite se trouve le détachement n°1 vers Moncel et à sa gauche du détachement n°3 vers Bey, La 2e Division de cavalerie a son gros vers Arracourt, La 11e Cie. (capitaine Noël) reçoit l'ordre de se porter sur Pettoncourt, de s'en emparer et d'établir une ligne de surveillance sur les pentes N. de Pettoncourt, La 10e Cie. (cap, Maitrot) marchera doit marcher sur Bioncourt et s'installer sur les pentes N. Enfin la 9e Cie, reçoit l'ordre de gagner la ferme de Bois le Comte et Le Romont,
L'artillerie placée à la côte 267 doit appuyer le mouvement en avant de Pettoncourt,
13 heures. - Le mouvement  en avant est commencé et est suivi par le 1er Bataillon qui quitte la position du Tremblois  prêt à soutenir sur il suit l'itinéraire du détachement N°2, gagne la côte 267 à 1 km. N.-E. de Mazerulles prêt à appuyer le mouvement du 3e Bataillon.  
Quelques coups de feu sont échangés entre l'ennemi et la 11e Cie. qui , entre dans Pettoncourt à 16 heures 30.
 Le village de Brin avait été occupé à 15 heures 30 par la Compagnie Navel.  Les trois  ponts de Pettoncourt, Brin et Bioncourt sont en notre possession. Les éléments se surveillance sont immédiatement portés sur les pentes de la rive droite de la Seille  
Le 3e Bataillon bivouaque sur les positions, la 12e Cie. en réserve occupe Mazerulles, le 1er bataillon (cdt. Segond) vient cantonner à Champenoux.
 
7 août 1914,
8 heures 15.  - La batterie du 8e Régiment d'artillerie, cantonnée à Champenoux, mise à la disposition du Cdt. de Marcilly gagne la  position qu'elle avait reconnue le 6 août vers la côte 267 N.-E. de Mazerulles,
Ordre général N°16.  Même mission de couverture.  Le 3e Bataillon continue la garde des ponts et doit en cas d'attaque par des forces  supérieures se replier sur la position croupe E. de Champenoux organisée par le 1er Bataillon,
Le régiment dispose en outre pour ce travail d'une ½ Cie. du Génie.
8 heures 25.  – Ordre est donné au Cdt du 3e Bataillon de faire lever toutes les vannes de la Seille,
13heures 15. – Le service des trésors et portes de Die fonctionnera à partir d'aujourd'hui au Quartier général de la Division.
 
8 août1914.
Ordre d'opérations n°17 . – Devant le front du 20e C.A. l'ennemi ne montre que des patrouilles de cavalerie et des détachements de cyclistes. Il a de l'infanterie sur les hauteurs de Vic et de l'artillerie dans la direction de Blanche Eglise. La situation reste la même pour le 69e Régiment.
Dans la matinée le 1er Bataillon relève en 1ère ligne le 3e Bataillon, La 4e Cie, occupe Pettoncourt, la 3e Attilloncourt, la 2e Bioncourt,
15heures. - Une reconnaissance sous les ordres du Cdt. Segond  est projetée composée  des 2e (capitaine Ducrot) et 11e (capitaine Noël) se porte vers la forêt de Gremecey avec mission de reconnaître la lisière de la forêt et s'assurer si des ouvrages de fortifications y ont été établis.
Le détachement est de se retirer à 5 h, 30 n'ayant pas rencontré l'adversaire. La lisière de la forêt n'est pas organisée défensivement.
Toute la journée – Le 3e Bataillon  qui occupe Champenoux organise défensivement la crête à l'Est de Champenoux de concert avec la compagnie divisionnaire du Génie.
 
9 août 1914.
Ordre général n°18.  – même situation,
Continuation des travaux d'organisations sur les positions de repli.
10 heures.  – Une reconnaissance exécutée par la 1ère Cie, dans la direction Gremecey côte 291s'est rencontrée avec une  du 21e uhlan et en a blessé un. La reconnaissance rentrait à Pettoncourt pour 10 h,
Evacuations: 5 – 2 sur l'hôpital – 3 sur Essey
 
10 heures 30. – Une reconnaissance commandée par le lieutenant de réserve Braun avec mission de reconnaître la lisière O. de la forêt de Gremecey se heurte à une patrouille de Uhlans qui ouvre le feu. Le lieutenant atteint par une balle qui traverse la partie musculaire de la cuisse gauche, malgré la blessure l'officier rentrer à pied à la tête de sa reconnaissance. Il est évacué sur l'hôpital de Nancy,
19 heures 40. – En raison d'un changement de front le régiment reçoit l'ordre de se tenir prête à prendre les armes le 10 août à 3 heures 30.
 
Composition du Régiment
 
Etat Major
Courtot de Cissey, colonel
Bernard, lt-colonel
Brice, médecin, major de 1e classe
Schneider, capitaine adjoint au colonel Major, Cdt. la CHR
Alizard, lieutenant, officier chargé du matériel
Blanchard, lieutenant, officier d'approvisionnement
Inhaus, lieutenant de réserve chargé du service téléphonique
Franot, chef de musique de 2e classe,
Bilmayer, lieutenant de réserve, porte drapeau
 
1er Bataillon
Segond, chef de Bataillon
Villeroy, s/lieutenant de cavalerie de réserve, adjoint au chef  de bataillon
Rivière, médecin, major de 1e classe
 
1ere compagnie
Tranchant, lieutenant, Ct, la 1e Cie,
Adolphe, lieutenant de réserve
Kaufmant, Élève de St-Cyr, nommé s/lieut,
 
2e compagnie
Ducrot, capitaine
Henry, lieutenant
Braun, lieutenant de réserve
Clément, s/lieut, de réserve en stage de 1 an,
 
3e compagnie
Maugain, lieutenant, Cdt, la Cie,
Maugenot, lieutenant de réserve
Bastien, s/lieut,
Giraud, élève de l'école des forêts, nommé s/lieut,
Alamelle, élève de St-Cyr, nommé s/lieut,
 
4e compagnie
Droit, capitaine
Larmoyer, lieut, de réserve
Pouzone,  s/lieut,
 
1e section de mitrailleuses
Hartmann, lieutenant, chef de section
 
2ème Bataillon
Pettelat, chef de Bataillon
Job, médecin, major de 1e classe de réserve
Auronet, brigadier de cavalerie, adjoint du chef de Bataillon
 
5e compagnie
Pierre, capitaine
Thierion de Monclin, lieutenant
Paquelier, lieutenant
 
6e compagnie
Millet, capitaine
Frelu, lieutenant
Schuzeminger??, s/lieut, de réserve
 
7e Compagnie
Lapointe, capitaine
Bergerot, lieutenant de réserve
Gille, sous-lieutenant de réserve, en stage de 1 an
 
8e Cie.
Karcher, capitaine
Lafontaine, lieutenant
Levy, lieutenant de réserve
Morné Sous-lieutenant
 
2e Section de Mitrailleuses
Denoyelle, lieutenant, chef de Section.
 
3e Bataillon.
Petitjean de Marcilly, chef de Bataillon
Desnos, sous-lieutenant de carrière, adjoint au Chef de Bataillon
Laventure, médecin au major  de 2e classe de réserve
 
9e Cie.
Navel, capitaine
Henri, lieutenant
Pitit Fernandi, élève  de l'école des forêts, nommé sous-lieutenant
Mathieu, élève de St-Cyr, nommé sous-lieutenant
 
10 Cie.
Maitrot, capitaine
Provoste, lieutenant
Sarrau, lieutenant de réserve en stage de un an.
 
11e Cie.
Noël, capitaine
Reinbach, sous-lieutenant de réserve
Chretien, Lt. de réserve au  4e tirailleurs
(1-37-2)
Kaufmant, élève de St-Cyr, nommé sous-lieutenant
Petit, idem
 
12e Cie.
Gleyzes, capitaine
Cattela, lieutenant
Nicolas, lieutenant de réserve
Mamelet, lieutenant de réserve
 
3e Section de Mitrailleuses
Thomassin, lieutenant.
 
Effectif du Régiment  - Troupe
 
 
************
A la date du 7 août, M. le Médecin aide-major Laventure évacué sur l'hôpital Militaire de Nancy,  a été remplacé par M. Adamistre, médecin aide-major de 1e classe de territoriale.
 
************
 
10 août 1914.
01 heure.  Ordre Général n°19.  L'ennemi tient fortement la ligne  cote de Delme- forêt de  Château-Salins - hauteur de Vic. Des détachements d'infanterie et de cavalerie tiennent la ligne moulin de Clémery – Abaucourt - Thézey-St-Martin. La 11e Division disposant de toutes ses forces a pour mission de tenir et d'organiser la ligne principale des défenses du Mont d'Amance, Ecuelle, La Rochette, Leyr, hauteur de Villers-lès-Moivons, Mont St-Jean, Mont Toulon, Serrières, Pont de
(3_38-1) Harronoué et d'attirer la couverture dans le secteur compris entre la ligne inclus Amezule, voie ferrée de  Château-Salins, et la ligne Pont d'Harronoué, Clemery incluse.
 Le 69e reçoit l'ordre de tenir la Seille de Brin à Lanfrocourt exclu, de placer un Bataillon au Mont d'Amance et de mettre un bataillon à la disposition du Général de Brigade à Dommartin.
 En exécution de cet ordre le 2e Bataillon (Cdt. Pettelat) reçoit l'ordre  se tenir la Seille de Brin à Lanfroicourt (7e Cie à Brin, 5e Cie. à Bioncourt, 6e Cie. à Bey. Allaincourt, 8e Cie. En relève à Bioncourt), Le 3e Bataillon de se porter sur Amance, le 1er Bataillon de quitter la position de couverture dès qu'il aura été relevé par la 39e Division et de venir en réserve à la disposition du Général de Brigade, 1 compagnie à Laître, 2 compagnies  à Dommartin.  
 Chaque Bataillon dispose de la section de mitrailleuses. Les sections bis de la forteresse sont rattachés au 3e Bataillon.
 La liaison du 2e Bataillon est rétablie à droite avec la 39e Division et à gauche le 26e Régiment d'infanterie à Lanfroicourt.
12 heures.  Comme suite à l'ordre Général n°19, le cdt. du Bataillon reçoit l'ordre de préparer et de réunir tous les moyens permettant de franchir la Seille, même en cas d'inondation.
 Evacuations 1 sur l'hôpital de Nancy.
Prisonniers – Un Uhlan du 21e Régiment blessé  a été ramené le 9 août à Pettoncourt et dirigé la même jour sur l'hôpital de Nancy.
14 heures.  Comme suite à l'ordre n°19, la 11e division reçoit l'ordre de repartir au N. de l'Amezule, les éléments qu'elle a ramené au S. de cette rivière. La compagnie cantonnée à Ajoncourt rentre à Laître-sous-Amance.
Cantonnements:  1er Bataillon Laître-sous-Amance
   2e Bataillon 1ere ligne Brin Bioncourt Bey
   3e Bataillon Amance.
 
11 août 1914.
5 heures30.  Ordre général n°20.  - Le front ennemi n'est pas modifié. La mission du 20e C.A. est la même il pourra être appuyé dans la matinée du 11 par le 9e C.A.  qui est dans la région Champigneulles  Balmont, Faulx St-Pierre, Millery.
 La  11e Division   conserve la mission, elle ne céderait le front de la Seille entre Attilloncourt et Arraye que devant des forces supérieures. Quoiqu'il arrive elle tiendrait la ligne principale Leyr - La Rochette -  Mt. d'Amance. A sa droite la 39e Division a une mission analogue, à sa gauche, Landremont .  
 Comme conséquence, le 2e Bataillon conserve sa mission et cherchera par tous les moyens à faire des prisonniers. Il pourra employer une partie de ses éléments à organiser sur la rive gauche de la Seille des points d'appui qui permettent la défense des fronts en arrière et de tenir la lisière E. de la forêt de Champenoux. Il disposera à cet effet d'une voiture légère d'outils.
 Le 2e bataillon reste à Amance. Le 1er bataillon  réuni en entier à Laître. La compagnie de Dommartin rejoindra le bataillon.
Quartier général. 20e C.A. Nancy
11e Division  Bouxières-aux-Chênes
21e Brigade Ecuelle.
Poste de commandement du colonel Amance.
1 heure 15.  Ordre au commandant du 2e Bataillon de préparer la construction de moyens de fortune pour passer la Seille de façon à tripler les points de passage existant actuellement et de reconnaître les points où des passerelles pourraient être jetées.
Evacuations hôpital de Nancy – 3
Déficit d'éclopés d'Essey - 4
Les cantonnements sont les mêmes que ceux du 10 août.
21 heures. Le Régiment reçoit l'ordre de se tenir prêt à marcher le 12, à 3 heures 30.
 
12 août 1914.
0 heure 30. Ordre général n° 20.  La situation de l'ennemi n'a pas changée.  
Le 12, le 20e C.A. Se resserre dans le secteur compris entre la Passette ?? lisière O. et de la forêt de Bezange et la route Nancy-Nomeny.
 La 11e division a pour mission de tenir les passages de la Seille entre Attilloncourt inclus, voie ferrée Nancy Château-Salins et la ligne Bey, lisière N-O de la forêt Champenoux, Cheval-Rouge exclu, ligne qui appartient au 26e Bataillon. Le 2e Bataillon tiendra Attilloncourt, Brin et Bioncourt.
Il sera appuyé par le 1er  Bataillon qui s'organisera et tiendra sur le front cote 250 (1 km. S.-O. de Brin) côte 246 S. de Bey.
Ces bataillons devront être en place à 3 heures 30.
Le bataillon d'Amance quittera ce front d'appui pour s'installer à Fleur Fontaine et à la Fourasse dès qu'il aura été relevé par le 43e colonial.
Il passera le matériel des trois sections de mitrailleuses de forteresse au 43e colonial contre reçu. Le groupe de l'A. D 11 de Laître fera  mouvement avec le Bataillon Segond cherchera une position au S.-O. de Brin d'où il puisse interdire les passages de la Seille.  
La compagnie de Corps du Génie, qui est à la disposition du Colonel commandant le 69e et qui sera à 5 heures au carrefour de la maison forestière O. de Brin, se portera à la lisière de la forêt où il recevra des ordres.
Postes de commandement :
 La 11e Division  Bouxières,  
21e Brigade au S. de La Candale du colonel Brin.  
liaison téléphonique avec Brin Fleur Fontaine et Bioncourt.  
Ravitaillement à 7 heures à la fin?? »ferme » Arguille.
4 heures.   L'ordre général n°21 est annulé, sauf en ce qui concerne le 69e. En exécution d’un ordre général n° 22, le Régiment s'installe solidement dans les conditions prévues par l'ordre n°21 disposant de ses trois bataillons, d'un groupe de l'A.D. 11 et de la compagnie du Génie.
11 heures 30.  L'ordre général n° 23 (stationnement pour la nuit du 12 au 13) n'a pas été suivi d'exécution.
13 heures 25.  En exécution d'un ordre particulier du général Cdt. la 11e Division, le Régiment est relevé de sa mission de couverture par les éléments du 9e C.A. Le 3e Bataillon quitte de  suite sa position de  Fleur Fontaine, les 1e et 2e attendent d'être relevés par les éléments du 9e Corps. Le Régiment doit cantonner à Laneuvelotte et au Trembloys.
Evacuations: 2 sur le dépôt d'Essey.
16 heures 00.  En raison de l'heure tardive de la relève, le 1er bataillon bivouaque vers  l'étang de Brin, le 2e et la CHR à Brin, Attilloncourt, Bioncourt et Bey.
17 heures 50.  Par ordre du général commandant  le 9e C;A. Le Régiment après avoir été relevé par le 9e C.A. rentrera dans ses cantonnements de la Neuvelotte et du Tremblois.
23 heures 15.  Le Régiment arrive sur ses emplacements de la nuit: 1e Bataillon Tremblois, 2e Bataillon côte 262, 3e Bataillon Laneuvelotte.
 
13 août 1914.
5 heures 20.  Ordre Général n°24.  La situation de l'ennemi n'a pas changé.
 Le 20e Corps encadré par les 15e et 9e conserve sa mission.
 En cas d'attaque, la 11e Division aurait à assurer la possession du front hauteur de La Neuvelotte - Le Tremblois - Velaines tant  en opérant, soit pour appuyer la défense de la 39e, soit la défense du Mont d'Amance.
 Le 2e Bataillon qui était à la cote 262 gagne La Neuvelotte avec l'Etat Major du Régiment.
 Le Régiment passe la nuit, le 1e Bataillon au Tremblois, les 2e, 3e et Etat Major du Régiment à Laneuvelotte.
 
14 août 1914.
03 heures 00.  Ordre général n° 25.
 Devant la IIe Armée, l'ennemi occupe la région Avricourt – Bourdonnage - la hauteur de Dollenay et de Juvelize, la crête O. de Marsal et N. de Moyen-Vic et Vic qui sont fortifiées, la lisière S. de la forêt de  Château-Salins, cote de Delme .
 L'Armée se porte en avant, la droite et avant pour attaquer. Le 20e C.A. encadré à droite par le 15e C.A.et à gauche par le 9e a pour mission d'attaquer sur les hauteurs O. de Donnelay, N et O. de Juvelize en se couvrant face au débouché de la Seille de Moyen-Vic à Chambrey.
 La couverture face à la Seille est amorcée par un détachement de la 39edivision qui sera à 4 heures à la lisière N. de la forêt de Bezange entre la route Bezange, Vic et les Ervantes et, par le reste de la 39e division qui sera à 6 heures sur le pont Arracourt, Bezange-la-Grande et qui se portera à 7 heures sur le pont hauteur N. de Juvrecourt, bois de St-Pramont, Hte Burthecourt f.
 La IIe division se rassemble en vue de se porter à l'attaque dans la direction générale: Bois Benamont, Réchicourt, savoir:  
22e Brigade et AD 11 au N. et  N.-O. de Serres,  
le 26e avec deux Gr. AC 20 dans la région d'Hoëville,  
le 69e et le 4e Bataillon de chasseurs dans la région N. et N.-O. de Réméréville, tous à la disposition du commandement du C.A.. Le mouvement de ces deux éléments réglé de manière à atteindre à 6 heures la  gare de Réméréville.
Postes de commandement: du général cdt. le C.A. Réméréville à partir de 3 heures 30.
En exécution de l'ordre ci-dessus  le Régiment quitte (1-42a) ses cantonnements dans l'ordre 1er, 2, 3e et se rend par l'itinéraire Tremblois – Velaine - Bois le comte dans la région de Réméréville où il arrive à 7 heures.
7 heures. Au moment de son arrivée au point ci dessus le Régiment reçoit l'ordre de se porter au N.-O. de Réméréville à la corne E. de la forêt de Champenoux.
 Cet ordre n'est pas suivi d'exécution en raison de l'ordre particulier ci après.
7 heures 25.   « Dès que le 26e aura franchi la crête E. d'Hoëville, le 69e se portera au S.-E. d'Hoëville, vers le bois de Ste Libaire ».
 Le mouvement est exécuté immédiatement.  
8 heures 30.  La 2e D.C. n'étant pas complètement installée dans la direction de Sornéville. Le 69e fera surveiller cette direction prêt le cas échéant à intervenir dans la direction d'Erbéviller ».
 La 11e et 12 compagnies sont chargées de l'exécution de cet ordre.
9 heures 45.  La 2e DC étant installée à Sorméville, les 11 et 12 compagnies  rejoignent  le Régiment à la corne N.-E. du bois de Ste-Libaire.
18 heures 30.  Ordre de stationnement – Etat major, 1er et 2e Bataillons à Buthelemont, 3e à Serres. Les unités y passent la nuit..
Evacuations: 11 sur le dépôt d'éclopés d'Essey-les-Nancy. (1-42a)
 
15 août 1914.
0 heure. Ordre général n° .... - L'armée poursuit l'offensive.
Le 20e C.A. maintenant l'inviolabilité de Fleur, face au N. (lisière N. de la forêt de Bezange, signal  des allemands, hauteur E. de Réchicourt) et appuyant ultérieurement les attaques du 15e C.A. sur Ommerey Marincourt, en attaquant sur Donnelay lorsque  l'ordre en sera donné.
Le 67e Régiment reste à la disposition des Corps d'Armée au N. Bathelémont.
06 heures10.  Le Régiment doit se rassembler au Sud de la corne E. du bois de Bernecourt, prêt : 1e à occuper la crête, face à Juvencourt, 2e  suite  à sa position par la ligne de crête dans les directions Réchicourt et de Moncourt.
Pour l’exécution de cet ordre, le Régiment se place au S. de la cote 322, 500 mètres E. du bois de Belamont.
15  heures 10. D’après l’ordre de stationnement le Régiment doit cantonner à Bathelémont à la tombée de la nuit. Il y arrive à 7 heures 45.
Evacuations : 1 sur le dépôt d’éclopés.
 
16 août 1914.
Ordre général n° 24. La mission du 20e C.A. reste la même qu’hier. Il couvre la gauche du 15e CA en assurant l’inviolabilité de  son front. Il prendra l’offensive dans la direction  de Donneley près à appuyer le 15e CA qui attaquera lui-même le bois du haut de la croix et la croupe à  l’E. de  ce bois. Le 69e et le 4e Bataillon de chasseurs (troupe réservée doivent être rendues à 5 heures à la cote 322 (1 Km. E. du bois de Benamont) à la disposition du Général commandant le C.A.
5 heures. Le Régiment est en place à la côte 322. Les Bataillons en colonnes doubles ouvertes.
7 heures 35. Le Régiment en colonne se porte à une distance entre Bures et Réchicourt au S. de la crête 322. 278.
9 heures 10.  La 11 Division doit faire occuper le front Ley, côte 236, Lezay, face aux hauteurs Ouest de Doneley.  Les troupes réservées (69e et 4e BCP) reçoivent l’ordre de se placer au S. de la  crête da bois Moncourt ?? Chapelle St-Pierre, prêtes à être portés à l’attaque de Doneley par Ley La compagnie du Génie de Corps est mise à la disposition du Régiment pour fortifier la crête ci-dessus. Le Régiment se met en marche et vient se placer au S. des bois de Moncourt en ligne de colonne double ouverte face à Ley.
12 heures 45.  L’ennemi semble avoir cédé  sur le front Juvelise  Doneley. La 11e Division reçoit l’ordre d’occuper Doncley et les hauteurs à l’Ouest, Juvelize et les hauteurs à  l’Ouest
(1-43a) et s’établir le plus solidement possible en poussant des éléments de sureté au S. de Marsal, les bois du Sorbier et le la Ville. Le 69e et le 4e Bataillon de chasseurs viendront dans le ravin au N.-E. de Bezange-la-Petite à la hauteur de Ley.
14 heures 30. Le Régiment en colonnes de colonnes doubles ayant derrière lui  le 4e Bataillon  de chasseurs occupe face à Ley le point qu’il lui avait été indiqué.
19 heures. L’ordre de stationnement  pour la nuit du 16 au 17 donne le village de  Ley au 69e et au 4e Bataillon de chasseurs. Il y est installé pour 8 heures. Le cantonnement est couvert dans les directions de Bourdonnay et d’Ommerey en liaison à gauche vers le ??? avec la 11 division d’infanterie et à droite vers Ommerey avec le 15e CA.
3 heures.
 
17 août 1914.
Le Régiment doit être prêt à partir de 5 heures.
En cas d’attaque il doit résister sur place.
8 heures 25. Ordre général d’opérations n°27.  Le 69e (troupes réservées) reçoit l’ordre de se placer au N. de Besange-la-Petite avec la 4e Bataillon de chasseurs et deux groupes de l’A.C. disponible.
Il est sur place à 11 heures.
12 heures. Ordre général de stationnement n°28. Le Régiment est cantonné : Etat-Major, 2e et 3e(1-43b) Bataillons à Bezange-la-Petite, 1e Bataillon , Réchicourt.
Evacuations :  7 sur le dépôt d’Essey, 1 laissé à la municipalité de  Ley  pour être évacué sur Essey, 1 évacué sur Réchicourt. - Lieutenant Larmoyer, évacué sur l’hôpital de Nancy.
20 heures 25. Le Régiment doit se tenir prêt à prendre  les armes le 18 à 7 heures.
 
18 août 1914.
M. Mailly, élève à l’école spéciale militaire, reconnu sous-lieutenant, est affecté à la 4e Cie., en  remplacement du lieutenant Larmoyer entré à l’hôpital.
10 heures. Ordre général d’opérations n°28,  pour la journée du 18 août. Le régiment est en réserve 1e Bataillon à Réchicourt, 2e Bataillon et E.M. du 4ee à Bezange-la-Petite, le T. K. a son échelon évacué et sa section de distribution, avec les 2  Bataillons  de Bezange, sa sect. de ravitaillement à  Bathelémont-lès-Bauzemont.
Le colonel permet d’échanger les chevaux des voitures à viande ; qui sont très fatigués en raison des trajets doubles qu’ils ont  dû faire, avec les chevaux et les voitures du T.R. (sect. de distribution.)
Le colonel fait aussi garnir les roues des certaines voitures  avec des tortillons de paille pour  les protéger contre les effets de la chaleur.
Il y a lieu de signaler les difficultés du ravitaillement  du corps, qui se sont présentés pendant plusieurs jours par suite de l’éloignement trop grand des cantonnements du TR et des retards dans l’envoi par la Division de l’ordre de départ aux sections de distribution.
A plusieurs reprises, les distributions n’ont pas pu se faire que pendant la nuit, vers 22 heures ou 3 heures et des trajets de plus de 40 km. ont été imposés aux chevaux.  
Des observations fréquentes doivent être faites aux conducteurs, qui ne avent pas ménager leurs chevaux de même bien les conducteurs, ne soignent les voitures. Des progrès se manifestent dans les bonnes tenues des trains grâce aux recommandations et prescriptions de détail ? du colonel.
Malgré les difficultés indiquées  ci-dessus, le Corps reçoit régulièrement toutes les denrées ou fournitures de viande. Un camion automobile réquisitionné e la voiture automobile d’une cantine rendent de grands services et sont indépendants aux débuts par suit de l’augmentation de l’effectif du régiment (hommes et chevaux) dû à la nouvelle organisation et à la mise en subsistance de détachement de travailleurs.
Le nombre de fourgons à viande est d’ailleurs insuffisant même avec l’effectif normal il faudrait un fourgon de plus pour chaque section (distribution ou ravitaillement et réserve) et demi au total. Seize fourgons au lieu de treize.
Evacuation : 6.
 
19 août 1914.
Offensive du 20e CA vers Morhange,  Baronville?,  signal de Contyl.
Le Régiment se porte de Bezange-la-Petite vers Morville-les-Vic par Moyenvic, puis de là sur Hampont pour franchir une formation de rassemblement au S-E et près de ce village, comme troupes relevées.
16 heures. Les 3 bataillons qui ont pris la direction de Hampont, Château-Voué, Haboudange, Sotzeling,  Lidrequin, et ont été arrêtés,  la tête au S. et près de Sotzeling, sont dirigés, le 2e vers Lidrequin avec le 26e, le 3e Bataillon vers la côte 343 près de la forêt de Koecking, le 1e Bataillon. est gardé en réserve à la corne S.-E. du bois de Haboudange.  
Aucun des Bataillon  n’est engagé pendant le combat qui a lieu vers le N. et l’E. ?inange?, Conthyl, etc.
Le soir, vers 19 heures 30, les 1e et 2e bataillons reçoivent l’ordre d’aller cantonner à Hampont où ils n’arrivent que vers minuit ½ et 2 heures, par suite de l’encombrement des routes par l’artillerie et les trains de combat.
Le 3e Bataillon, qui avait été mis à la disposition du Colonel, commandant le 79e, pour l’occupation de la côte 343, est renvoyé pendant la nuit à Vuisse pour y cantonner et s’y tenir  à la disposition du Général, commandant la 22e Brigade.  
En outre sa mission consiste à assurer la liaison avec le 15e Corps, liaison qui n’est établie que le matin du 20 à 5 heures
Evacuations : 6.
 
20 août 1914.
Le Régiment prend  part à la continuation de l’action offensive prescrite pour la journée du 19, au 20e Corps, dans les conditions suivantes :
Les 1e et 2e Bataillons vont prendre d’abord une position  d’attente sur la route d’Hampont à Vuisse , l’E. de  Château-Woué. Ils font partie des troupes réservées, à la disposition de Commandant de CA, et sont  commandé par le général ???
A 9 heures 15,  l’ordre est donné par le Général, commandant la 21e Brigade au Colonel du Régiment de faire attaquer immédiatement par ces 2 Bataillons dans la direction générale Lidrezing et ferme Ste- Suzanne, côte 330, Dordal (ferme) point qu’il ne devra pas dépasser.
Les 2 bataillons doivent être couverts à droite par un Bataillon du 26e qui se portera à la bifurcation de la route Lidrequin –Dieuze avec la route faîtière de la forêt. En outre l’escadron divisionnaire se portera sur la ligne 330 – 307 pour couvrir sur son flanc droit l’attaque du 69e. En exécution de cet ordre les 2 bataillons (1e et 2e) se portent de Vuisse sur la lisière N. de la forêt  qui est au S. de Haut de Koeking, en suivant la route de Vuisse à la tuilerie de Koeking, puis le chemin forestier orienté S.-E – N.-E.au sud de la dite tuilerie.
Vers10 heures 30, les 2 Bataillons sont rassemblés face au N. au S. de la ferme du haut de Koeking en liaison avec l’artillerie (1 groupe de fusiliers et mitrailleurs ?) qui doit appuyer sont attaquer et une partie du Bataillon du 79e qui occupait déjà la lisière face au S.E. de la ferme du haut koeking.
Le colonel apprend alors que la côte 343 est occupée par l’ennemi. Il se décide en conséquence à l’attaquer pour de là pousser sur Lidrezing en cherchant à éviter le plus possible le feu d’une batterie d’obusier que l’ennemi avait installée ??? l’E. à la côte 330 et au S. du bois de Renardvignes.  
Dans ce but le 2e Bataillon (Cdt. Pettelat) était amené face à un objectif et à la côte 343,  
4, 5e et 6e compagnies en 1ère ligne, 7e en 2e ligne, la 8e compagnie déployée face à l’est pour  assurer le flanc droit de l’attaque du côté du bois.
 Les 4 compagnies du 1e bataillon étaient destinées en arrière à soutenir le 2e Bataillon.
Le commandant du groupe d’artillerie installé  Koeking était prévenu par écrit que l’attaque déboucherait à 11 heures 40, après une sérieuse préparation par le feu de son artillerie.  
Après une préparation qui semble avoir du être efficace les 5e et 6e compagnies débouchaient des bois en  lignes de tirailleurs,   les sections brusquement  espacées, dans des champs d’avoine aux tiges  ??? ???. La 6e était échelonnée à gauche et en arrière : la 5e appuyée par la section des mitrailleuses installée à  la lisière du bois en arrière de sa droite.
A peine arrivées à la crête, les compagnies engagées tombaient sous un feu violent d’infanterie et de mitrailleuses. La 6e compagnie se trouvait en outre en butte  au feu de l’artillerie (obusiers de 105, sans doute).  
Ces feux terribles non contrôlés efficacement par notre artillerie qui n’avait pas, contrairement a ce que l’on espère, bien afficher son réglage, clouaient au sol  les sections déployées.  
Le chef de bataillon engageait alors la 7e compagnie à la suite de la 5e. La 7e  tombait à son tour sous des feux violents de mitrailleuses  d’infanterie et d’artillerie et était obligée de s’installer dans les tranchées construites la veille par le 79e.
Le colonel juge alors nécessaire de faire appuyer le 2e bataillon  par le 1er (colonel Segond) et donne l’ordre d’engager les 4e et 1e compagnies à la droite du 2e bataillon en progressant d’abord par les bois pour se jeter ensuite de la lisière sur le flanc gauche ennemi.
Les 4e et 1ère attaquent avec vigueur, mais tombent à leur tour, à leur sortie du bois, sous le feu d’une section de mitrailleuse établies à ….. ? N. du bois de Kerperch. La 1e section de mitrailleuses essaie vainement d’éteindre le feu de l’adversaire.
Le colonel allait engager les deux dernières compagnies disponibles pour atteindre le but
qui  lui avait été fixé, lorsque   l’ordre du général, commandant la 21e brigade de ne pas pousser l’attaque plus loin et de se replier sur Château-Voué sous la protection des replis installés par la 26e d’infanterie.
13 heures 05.  Ordre était alors donné aux commandants Pettelat et Segond de se replier à l’intérieur du bois, couverts par la 3e compagnie déployée à la lisière.
16 heures. Les compagnies du 2e bataillon regroupés sur la route  Vuisse – Hampont  et celle du 1er bataillon à Château-Voué dont la 2e compagnie occupait la lisière Est pour permettre aux éléments du 26e de se replier à leur tour.
Le soir, à la nuit, l’Etat major du régiment, les 1er et 2e bataillons cantonnaient à Haraucourt-sur-Seille où ils arrivaient par la route d’Hampoul.
Le combat du 20, où tous les  éléments engagés  avaient tenus sous de feux terribles jusqu’à ce que l’ordre de se replier leur fut donné, avait démontré la solidité du  69e et       avec une brillante valeur ; mais il coûtait des pertes cruelles.
Officiers tués :
Commandant Segond, poitrine traversée par une balle,
Capitaine Droit, balle dans la tête,
Sous-lieutenant Mailly.
Officiers blessés :
Lieutenant Pouzon, blessure à la jambe, disparu,
Sous-lieutenant Kaufmant, blessure à la tête, disparu,
Lieutenant Tranchant, blessure à la jambe,
Lieutenant de Monclin, blessure au bras,
Lieutenant Schw enninger, blessure à l’épaule,
Lieutenant Bergerot, blessure à  la poitrine (grave),
Sous-lieutenant Gilles, blessé, disparu.
Il serait trop long de citer tous les actes d’énergie, de bravoure et de sang-froid.
Quelques uns méritent cependant une mention spéciale :
Le commandant Segond (1er bataillon) est atteint d’une blessure mortelle au moment  où il entraînait ses hommes par un sang-froid de son intrépidité ;
Le lieutenant Tranchard, commandant la 1ère compagnie, continue à exercer le commandement de sa compagnie, quoique blessé à la jambe gauche, est resté sous les feux les plus violents ;
Le lieutenant de Monclin (5e compagnie) quoique blessé assez grièvement à l’avant bras droit continu assez longtemps le commandement de sa section sous un feu très violent d’artillerie et de mitrailleuse, et ne se laisse évacué  que sur l’ordre de son chef de corps ; puis il refuse de prendre place sur une voiture de blessés pour céder sa place  à un homme (1-47) blessé plus sérieusement que lui ;
Lieutenant Schwenninger a entraîné sa section an avant malgré un feu violent à la suite duquel il a tété blessé d’un shrapnell à l’épaule.
Lieutenant Frelut – a entraîné sa section en avant malgré un feu des plus violents ; ayant reçu l’ordre de faire replier sa section a constitué un repli avec ses hommes valides et est resté face à l’ennemi avec ses hommes blessés qu’ont continué à combattre et qu’il a réussi à ramener ensuit grâce en partie à son énergie.
Adjudant Leveau blessé d’une balle au ventre en commandant sa section,  sous un feu des plus violents,  s’est relevé à plusieurs reprises pour passer le commandement au plus ancien sous-officier de ménager ses soldats, et a reçu une blessure  mortelle.
Adjudant  chef Dité, se fit tuer par un obus , après avoir fait replier sa section, et pris un fusil pour tirer sur l’ennemi.
Parmi les soldas, il faut citer pour leur courage et leur dévouement les soldats Chevalier, Fremy, Delot, l’infirmier  Combault.
Le sergent rengagé  Pressler, se faisant remarquer par son sang-froid en ramenant en bon ordre ses deux sections à une position de repli malgré un feu des plus violent, et conservant son commandement pendant plusieurs  heures, malgré une blessure à la jambe.
Le 3e bataillon, qui avait reçu, à la côte 343, à 22 heures, le 19, l’ordre de se porter à Sotzeling à la disposition du général de brigade (la 22e), avait été renvoyé à Wuisse où il été arrivé vers 0 heure 30. Sa mission constituait à assurer la liaison avec le 15e corps, qui fut établie.
Le 3e bataillon fut placé le soir, avant la tombée de la nuit, où est entre la forêt de Geline et la forêt de Bride et il s’y installe en avant-postes  et y passe la nuit.
L’Etat major, les 1er et 2e bataillons cantonnent à Haraucourt-sur-Seille.
 
21 août 1914.
 La Brigade doit se porter sur Hoëville avec mission de surveiller la direction de Bezange et de  se relier  à la 39e Division vers Erbévillers.  Le Régiment quitte le cantonnement d’Haraucourt à 24 heures, et se dirige sur Arracourt   par Moyenvic.
10 heures.  Le 3e bataillon qui avait  été auparavant  posté  à la lisière N. du bois de Geline rejoint le régiment à Athienville où il était installé depuis 8 heures pour y préparer le repas du matin.
10 heures 15.  Deux bataillons sont dirigés sur le front côte  301 (1 Km. E. d’Hoëville), bois de Saucy  avec mission d’observer la direction de  Bezange.
Le 1e Bataillon tient le bois de Sancy, le 2 Bataillon la côte 301.
5 heures.  En exécution de l’ordre du général, le régiment se rassemble et se porte sur St-Nicolas par l’itinéraire Drouville  - Haraucourt où il doit cantonner.  Il arrive dans cette localité à 11 heures 45 mais il ne peut y pénétrer qu’au bout d’une heure en raison de l’encombrement  qui y existe.
Evacuations : néant.
 
22 août 1914.
8 heures 55.  L’ennemi semble avoir poussé des avant-gardes sur le Sanon.  La 21e Brigade se rassemblera au S. de St-Nicolas, le 69e sur la route de Manoncourt-en-Vermois, la tête à hauteur de la côte 245. Le régiment est en place pout 11 heures, les 1e et 2e bataillons à l’E. de la route de Manoncourt, le  3e bataillon à l’O. Il reste dans cette situation jusqu’à 17 heures, heure à laquelle il reçoit l’ordre devenir cantonner à St-Nicolas-du-Port.
Evacuations : 4
 
24 août 1914.
La situation ne s’est pas modifiée.
14 heures 45.  La division se tient prête à attaquer si l’ordre lui en est donné et à porter un détachement sur les fermes Xarth et de Portieux pour prendre possession du saillant N. de  la forêt de Vitrimont en vue d’appuyer et d’attaquer du détachement Général Ferry de Dombasle sur Flavas. Les secteurs de surveillance sont édifiés   en raison du rappel pris du général de Brigade du 2e bataillon du 69e  comme troupes disponibles. Par suite le 2e Bataillon étend  sa surveillance sur la gauche jusqu’à la petite Rosière.
18 heures 20.  Une section de projecteurs est mise à la disposition du commandant du bataillon en cas d’attaque de  l’ennemi.
M. le médecin aide major de 1e classe ??? est désigné provisoirement comme chef de  service au 153e Régiment d’infanterie.
Evacuations : 5 sur le dépôt d’éclopés.
 
25 août 1914.
La 11 e division prend l’offensive et marche  en direction Anthelupt – signal de Friscati.
7 heures 30.  Le 3e bataillon doit se porter  immédiatement au Pont de Rosières, prêt à franchir la Meurthe à gué ou sur le pont rétabli par le Génie. Les 2 autres bataillons s’arrêtent à la lisière N. de Rosières-aux-Salines.
13 heures.  Le Régiment se porte en entier sur les pentes O.  tout près de Xarth où il attend l’ordre d’attaquer. Cet ordre y arrive et prescrit à la Division d’attaquer le front Léomont-Deuxville-Friscati. La 21e Brigade ayant à sa gauche la 22e attaque le front Anthelupt - côte275 (sud d’Anthelupt) le 26e en 1ère ligne, le 69e en seconde ligne. Le 1e bataillon reste à la disposition  du général de Brigade à la ferme de Portieux
Les 7e  et 8e compagnies sont chargées de flancs gardes l’attaque du 26e et ultérieurement celle du Vitrimont en s’opposant à toute attaque venant de la forêt. Le 3e bataillon et les deux compagnies  restantes du  2e, sont sous les ordres du colonel suivront l’attaque du 26e Régiment.
L’attaque du 26e progresse malgré le feu violent  de l’adversaire mais il ne peut avec peine  arriver sur les pentes O. du mouvement de terrain côte 275. Le colonel  laisse ?  le 3e bataillon  à l’attaque par la lisière N. de la forêt de Vitrimont dans le but de se soustraire au tir de l’artillerie ennemie qui paraît être réglé sur les pentes du 275.
19 heures. Le Régiment progresse et occupe (11e compagnie) la côte 275.  
Le colonel apprend alors que le Général de la 21e Brigade et le colonel du  26e régiment sont blessés. Il laisse le commandement du régiment au lieutenant-colonel Bernard après avoir prescrit l’arrêt du combat en raison de la nuit.
Le régiment se replie en bon ordre et occupe 1e bataillon ?? de Xarth, 2e bataillon, ferme du Bois de Xarth, 3e bataillon ferme du Portieux.
Le colonel et l’Etat Major du Régiment s’installent à la station saline de Rosières.
Evacué 1 sur le dépôt d’éclopés.
 
***
Fin livre Un (feuillets 32 verso  à 50 recto)
 
beaucoup d'euueurs de transcripton :voir l'original au SHD_ Cordialement_ Cambraisis

n°51478
denis33
Posté le 03-05-2008 à 14:16:04  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour Gilbert.
Merci pour ces quelques pages. C'est un long travail de retranscription que vous nous offrez.
Bien cordialement.
Denis


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Mon blog sur le 149e RI
n°51510
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 04-05-2008 à 18:59:15  profilanswer
 

Bonsoir
 
Superbe doc j'en rafole merci Cambraisis
 
Cordialement
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°53132
cambraisis
Posté le 24-06-2008 à 14:35:55  profilanswer
 

Bonjour.  
 
La BNF vient de numérisé ce document, accessible sur Gallica: "Type : texte imprimé, monographie - Auteur(s) :  Vassias, Jules (18..-19..)
Titre(s) :  Historique du 69e régiment d'infanterie (1672-1912) [Texte imprimé] : d'après les archives historiques... : avec 19 gravures dans le texte et 12 croquis hors texte / Jules Vassias,...
Publication :  Paris : M. Imhaus : R. Chapelot, 1913
Description matérielle :  1 vol. (431 p.) : fig. et cartes ; in-8
Note(s) :  Précédé d'une lettre-préface du colonel Robert-Albert Duplessis".
Pour ceux qui étudient le 69e.
 
La bibliothéque municipale de Nancy, à l'occasion de l'exposition  sur Victor Prouvé, a mise sous vitrine le livre  d'or du 69e régiment, dont la couverture a été réalisée par cet artiste -  
Elle détient également  les revues du Ralliement (associations des anciens du 69e Ri, 42e et autres) .
 
Bien cordialement

n°53133
Nanold54
Devoirs de Mémoires
Posté le 24-06-2008 à 16:13:20  profilanswer
 

Bonjour à tous , Pour wagram : BAURES Georges 69ème RI né le 15/12/1885 à Paris mort suite blessures
le 02/09/1914 à Buissoncourt où il a été inhumé ; a coté de lui repose DESJARDINS Victor 269 ème RI né le 06/03/1887 à Paris tué le 29/08/1914 à Haraucourt .
J'ai les photos si elles vous intéresse . Amicalement               Jean Claude


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Nanold54
n°55224
cambraisis
Posté le 14-09-2008 à 13:01:06  profilanswer
 

pour Claude (suite et fin)
 
69e Régiment d’infanterie.
Extrait du journal des marches et opérations
 
(26 août 1914-15 octobre 1914)  
 
 
 
26 août 1914.
02 heures. Le régiment doit se trouver à 3 heures 30 vers le chemin des œufs durs à Blainville-la-Grande, de manière à être en situation de déboucher sur Vitrimont et sur les hauteurs S.-E. de cette localité.
02 heures 15. Le régiment est rassemblé derrière la lisière O de la forêt de Vitrimont, la gauche près de la corne N.-O. dans l’ordre 2, 3, 1.
03 heures 45. En exécution des ordres reçus, le régiment se porte à la côte 275 pour couvrir la droite de la Division et se tenir prêt avec son gros à poursuivre l’attaque des éléments du 26e qui occupe Vitrimont.
08 heures 20. Ordre est donné au 69e de se porter sur Frescati et Deuxville. Il a à sa droite un bataillon du 15e C.A. qui est dans la forêt de Vitrimont en marche sur Lunéville et à sa gauche, le 79e sur le mamelon O. de Deuxville. Le 26e doit soutenir le mouvement en avant du 69e et 79e.
Le 3e bataillon passant entre Vitrimont et Léomont doit se porter sur Friscati et s’y organiser. Les 2 autres bataillons suivront le mouvement de façon à être prête à (2_01b) débouché sur Deuxville entre Léomont et Friscati. L’attaque ne commencera que sur ordre du commandant de Brigade.
12 heures. Ordre est donné au 3e Bataillon de commencer cette attaque qui doit être préparée par un groupe d’artillerie du 11. Le bataillon préalablement rassemblé vers la maison forestière gagne Vitrimont en utilisant le terrain. Formation colonne de Bataillon en ligne de ½ section à 50 pas d’intervalle ordre de marche 9, 12, 11, 10. Pendant cette marche l’artillerie prépare l’attaque en tirant sur Friscati. L’ennemi ne se révèle  pas et les premiers éléments du 3e Bataillon arrivent à la lisière E. de Vitrimont puis au petit Léomont sans incident. La 9e compagnie (capitaine Navel) gravit les pentes O. de Friscati déployée en tirailleurs pendant que la 12e – Capitaine Gleizes – occupe les hauteurs O. de Friscati prêt à appuyer la 9e où à la recueillir. A ce moment quelques coups de feu partent des hauteurs du Signa. La 9e continue sa marche puis s’arrête, devant l’intensité du feu de l’ennemi.
La 12e reçoit l’ordre de se porter à droite (2_02a) de la 9e et de prendre pour objectif les pentes S. de Friscati. Elle est remplacée par la 11e sur les hauteurs à l’O.
La 8e section de mitrailleuses s’installe sur le chemin Léomont – Lunéville et appuyer l’attaque du Signal.
La 12e gagne rapidement les terrains d’avant mais après avoir fait 5 ou 600 m. elle est accueillie par un feu violent d’infanterie établi dans les tranchées avec des mitrailleuses. Le capitaine Gleizes se porte en avant à la baïonnette mais il tombe mortellement frappé d’une balle avec un grand nombre d’hommes de sa compagnie. Il en est de même pour le lieutenant Catala. Néanmoins la 12e compagnie reste sur les positions qu’elle avait conquises. Pendant ce temps la 11e s’était portée à gauche de la 9e remplacée par la 10e sur les hauteurs O. de Friscati. Le Signal était donc attaqué par 3 compagnies de gauche (9 et 11) gravissent les pentes de Friscati mais au moment où elles abordent la crête du Signal elles sont accueillies à courte distance par un (2_02b) feu des plus violents d’infanterie des mitrailleuses et même d’artillerie dont les shrapnels viennent raser les crêtes. Tout le monde se cramponnent au terrain pendant que la 10e se portant rapidement an avant cherche à appuyer le mouvement de la 12e par le S. le chef de bataillon qui était resté jusqu’à ce moment avec la section de mitrailleuses se porte en avant avec le dernier élément de la 10e.
En présence de la résistance de l’ennemi l’ordre est donné aux Bataillons de suspendre momentanément son attaque afin de permettre à l’artillerie de reprendre le feu sur les crêtes.  
Lorsque cette préparation est jugée suffisante, les sections de 1ère ligne cherchent de nouveau à prendre pied sur le plateau mais à chaque fois elles sont rejetées en arrière par un feu intense mais restent accrochées au terrain pendant que l’artillerie arrose de shrapnels tout le terrain compris entre Friscati et les hauteurs à l‘O.  
Vers 18 heures, un nouvel effort est fait (2_03a) pour franchir la crête mais elle échoue encore. L’ennemi prononce à ce moment une contre attaque sur notre gauche dans la direction de St- Epvre. Une section de la 9e est culbutée dans une carrière. Cette bousculade entraine la retraite de plusieurs faction des 9e et 11e jusqu’au chemin de Deuville – Lunéville, mais elles sont arrêtées et mise en ordre par le Capitaine Maitrot et la 10e compagnie puis par le commandant de Marcilly, commandant le 3e Bataillon, puis enfin par le lieutenant-colonel Bernard, commandant le régiment, qui s »était porté au avant des fractions bousculées. Toute la ligne se porte alors en avant et reprend à  peu près les positions qu’elle occupait précédemment.  
Jusqu’à 20 heures, le 3e bataillon reste exposé à un feu des plus meurtriers et se replie à la nuit sur l’ordre qui lui est donné laissant sur le terrain 5 officiers tués et 425 hommes de troupe tués ou blessés. Au nombre des morts sont  le Capitaine Gleyzes, commandant la 12e, le lieutenant Catala, de la même compagnie, le lieutenant de réserve Chrétien, de la 11e, le sous-lieutenant Mathieu, de la 9e, le lieutenant Provost, de la 10e sous-lieutenant  Mailly, le lieutenant (2_03b) Provost laissé pour mort sur le champ de bataille a été retrouvé deux jours après grièvement blessé à la tête. Enfin le sous-lieutenant Kaufmant reçut deux blessures à la cuisse et au pied.
Pendant l’attaque du 3e Bataillon, le 1e Bataillon avait occupé en repli avec 2 compagnies les hauteurs O. de Friscati, le 2e Bataillon plus au S. prêt à appuyer l’attaque du 3e et engager qu’une ou 2 sections.
Au moment où la contre attaque ennemie se poursuit sur le  N., deux compagnies du 1er Bataillon ainsi que des éléments des 26e et 79e se portent en avant. La contre attaque prise également sous le feu de l’artillerie est également repoussée.
Le combat cesse à la nuit, le régiment prend ses dispositions pour passer la nuit. Les 2e, 3e et 6e compagnies sous les ordres du commandant Pettelat prennent les avant postes à la ferme ds 4 vents sur les pentes O. du Signal de Friscati. Le 1e Bataillon occupe la ferme de Léomont et le 3e bataillon cantonne à Vitrimont avec l’E.M. du régiment. (2_04a)
 
26 août 1914 (suite).
Se sont particulièrement fait remarquer dans cette journée où le 3e bataillon a subi des pertes considérables et y a lieu de citer la belle conduite au feu des officiers, sous-officiers et soldats ci-après :
Chef de Bataillon de Marcilly, a fait preuve d’une grande énergie en reformant sous le feu une partie de son Bataillon ébranlé par un feu violent d’artillerie, de mousqueterie et de mitrailleuses et la reconduisant jusqu’à la position conquise sur un parcours de 400 à 500 m. en terrain découvert.
Capitaine Maitrot, capitaine Noël, même motif ;
Lieutenant Chrétien, a été tué en reformant sous le feu une partie des hommes de  sa section ébranlé par un feu violent d’artillerie d’infanterie et de mitrailleuse et les reconduisant jusqu’à la position conquise sur un parcours de 400 à 500 m. e terrain découvert ;
Sous-lieutenant Mathieu, même motif ; (2_04b)
Capitaine Gleyzes, lieutenant Catala ont été tués en marchant à la baïonnette sur des tranchées occupées par l’ennemi ;
Lieutenant Provost, a progressé avec sa section sous un feu violent d’infanterie, blessé grièvement et laissé pour mort sur le champ de bataille ;
Adjudant Richard, a été blessé en reformant sous le feu une partie de la section ébranlée par un feu violent d’infanterie ;
Caporal réserviste Guerre (10e compagnie), ayant reçu deux blessures à la jambe a continué le feu et n’a cessé de tirer qu’après avoir eu le bras cassé par une balle ;
Soldat de 1e classe Becel, secrétaire du Chef de Corps, ayant été chargé de porter un ordre important du chef de Corps à une Chef de Bataillon a rempli sa mission malgré un feu violent d’infanterie et d’artillerie ;
Clairon Thiebaut, a montré le plus grand courage en exécutant sous le feu de l’ennemi pour porter les ordres de son capitaine.
(2_05a) Pertes :
Officiers tués : 5 (Capitaine Gleyzes, lieutenant Catala, lieutenant de réserve Chrétien, sous-lieutenants Mailly et Mathieu) ;
Officiers blessés : 4  (Capitaine Lapointe, lieutenants Provost et Denoyelle, sous-lieutenant Kaufmant) ;
Troupes : tués : -
Troupes : blessés ou disparus : -
 
27 août 1914.
06 heures. Le régiment reçoit l’ordre de tenir le Léomont avec poste avancé sur le mamelon à l’ouest de la ferme St-Epvre et de Frescati d’occuper Vitrimont en barrant la grande route de Lunéville le village d’Anthelupt et les Œufs durs en liaison avec le 79e. Le 2e Bataillon occupe Léomont, le 2e bataillon est au mamelon et à l’O. du signal Friscati, le 3e bataillon la position des Œufs durs et d’Anthelupt.
Dans cette journée le Régiment a à déplorer la mort du Capitaine Milet, tué dans une tranchée par un éclat d’obus et celle du lieutenant Henri, blessé mortellement dans une même circonstance.
Les pertes de la troupe sont : 37 tués (2_05b) ou blessés.
 
28 août 1914.
Ordre pour la journée du 28.
Le 20e Corps d’Armée poursuivant ses progrès a pour mission d’enlever les hauteurs de Friscati pour assurer le débouché du 15e Corps au N. de Lunéville.
La 11e Division a l’ordre d’attaquer l’ennemi  qui occupe le signal et le rejeter  vers le N. L’attaque doit être exécutée par le 26e Régiment d’infanterie en 1e ligne suivi du 69e en2e ligne. Vitrimont et Léomont sont tenus par le 1er Bataillon. L’attaque qui devait se déclencher à 8 heures n’est exécutée qu’à midi.
12 heures. Attaque du signal de Friscati par le 26e  en 1ère ligne.
14 heures. Le 26e Régiment d’infanterie ne peut plus progresser, le 69e le renforce.
Le 3e bataillon partant d’environ 600 m. E de Vitrimont le prolonge sur sa droite en prenant comme direction la corne E. du mouvement du terrain signal de Friscati.
16 heures. Ordre est donné au 2e bataillon de renforcer la ligne de feu. Le mouvement s’exécute par compagnies successivement. Le capitaine Karcher est tué au moment où il se portait
(2_06a) en avant en tête de sa compagnie.
18 heures. Par ordre du  Général de Brigade, les 26e et 69e doivent préparer une attaque vigoureuse pour s’emparer avant la nuit  des auteurs du signal de Friscati. Cette attaque  doit être exécutée par les 3e et 2e Bataillons.
20 heures. En raison des événements survenus à la droite du 20e Corps, l’attaque qui devait être exécutée par la 11e Division n’a pas lieu. Les ordres pour la nuit pour le stationnement du 28 au 29 prescrivent l’occupation du Léomont par le 1e Bataillon (1e) et de la partie O. du signal de Friscati, 3e bataillon et du village de Vitrimont (2e bataillon et CHR). Les unités de Friscati doivent fortifier immédiatement la position.
Pertes subies par le régiment dans la journée : Tués : 1 officier capitaine Karcher ; 4 troupes :  
(dont le capitaine Karcher blessé mortellement au moment où il se portait en avant en tête de sa compagnie sa section) ;
18 heures. Par ordre du  Général de Brigade, les 26e et 69e doivent préparer une attaque vigoureuse pour s’emparer avant la nuit  des hauteurs du signal de Friscati. Cette attaque  doit être exécutée par les 3e et 2e Bataillons.
Blessés ou disparus : 1 officier Capitaine Pierré ; troupe : 51.
 
29 août 1914.
A la suite du combat du 28 août, la 11e Division est restée maîtresse  de la ligne la Faisanderie – Vitrimont – Léomont avec avancées au signal de Frescati  en liaison à droite avec le 15e C.A. à Xerbévillers, à gauche avec la 39e Division qui tient Maixe.
Le 3e bataillon garde sa mission d’occupe le signal de Frescati : le 1e bataillon  de garder Léomont, le 2e étant en réserve à Vitrimont.
09 heures. Le 2e bataillon reçoit l’ordre de se rendre aux Œufs durs et d’organiser défensivement ce point d’appui.
09 heures 15. Les 900 réservistes envoyés de Troyes et arrivés à Anthelupt le 27 août sont réunis aux compagnies. L’effectif du régiment est alors de ….
Ont rejoint le régiment le capitaine de réserve Pellerin, le lieutenant de réserve Pollain, le sous-lieutenant sortant de St-Maixent  Damideau.
Pertes subies pendant la journée : tués 2 ; blessés 7.
(2_07a)
 
30 août 1914.
La situation reste la même que le 29.
Les positions occupées par les bataillons ont été renforcées par des travaux exécutés pendant la nuit.  Toute la journée est consacrée à la fortification des points occupés.
Toute la journée l’ennemi dirige sur les retranchements et les lieux habités un feu violent d’artillerie, principalement de 11 heures à 13 heures et de 17 à 18 heures 30.
En raison de la fatigue imposée au 3e bataillon qui depuis deux jours occupe les pentes O. du signal de Friscati au contact avec l’ennemi, le 2e bataillon est chargé de la relever à la tombée de la nuit vers 19 heures30.
Pertes de la journée : tués : officiers --   ; troupe 6 ; blessés : officiers --    , troupe :26.
 
31 août 1914.
Même situation que la journée  du 30.
La nuit du 30 au 31 a été employée à renforcer encore les frontières occupées.
A 10heures 30. Recommence sur le village de Vitrimont le bombardement des jours précédents qui ne cause d’ailleurs aucune victime. Le feu ennemi se ralenti vers 11 heures.
Un renfort de 520 réservistes, sous les ordres (2_07b) du capitaine Cuny, est arrivé à Varangéville. Il part à 7 heures pour gagner Hudiviller où il doit recevoir des ordres du Chef de Corps.
13  heures. Le commandant du 2e bataillon qui occupe Friscati pour des reconnaissances vers le signal qui l’on dit avoir été évacué par les allemands. Les reconnaissances sont reçues à coups de fusil  et se replient sur le bataillon.
16 heures. L’ordre de stationnement du régiment.
Pertes -  Blessés : officiers --, troupe 26 ;  Tués : officiers – troupe 6.
 
1er septembre 1914.
La 11e Division doit se tenir prête à attaquer sur le front - ferme de Metion (Mahon) – ferme La Rochelle – ferme Remonville.
A 4 heures l’occupation des terrains conquis est assurée à la Faisanderie par un bataillon  du 43e Colonial ainsi qu’à Vitrimont. Le signal Friscati reste occupé par le 2e bataillon du 69.
3 heures 30. Le régiment doit se rassembler dans le ravin qui va au N. de Vitrimont – Deuxville derrière le 26e régiment face à la crête St-Epvre cote 290.
4 heures 30. Il reçoit l’ordre de s’emparer de la ferme (2-08) Saint-Epvre et les hauteurs au N. Il est appuyé à droite par le 1e bataillon qui suit les pentes N. au hauteur de Frescati. Le 2e bataillon conserve ses positions de la veille et occupe le signal de Friscati et les  hauteurs à  l’Ouest. Le 26 suit le 69e en 2e ligne. L’attaque de la ferme Saint-Epvre est préparée par un groupe d’artillerie.
L’ennemi n’oppose tout d’abord qu’une faible résistance, le 3e bataillon s’empare de la ferme St-Epvre mais au moment où il prend possession de la lisière E. de la ferme, il tombe sous un feu violent d’infanterie de mitrailleuses et d’artillerie. Il subit pendant quelques instants des pertes sérieuses ne peut déboucher de la ferme mais s’y maintient. Il s’empare également de la crête 290 et s’y installe. Le 1er bataillon qui a pu dépasser un peu la ferme  St-Epvre est accueilli également par un feu violent qui le force à s’arrêter. Toute tentative pour franchir la crête St-Epvre et côte 290 est repoussée.
Les 1e et 3e bataillons s’organisent défensivement sur cette crête se retirent vers (2-08b) Deuxville avec le 79e et soutenu en arrière par le 26e qui organise également des positions de repli ; cette situation est maintenue jusqu’au soir malgré un feu d’artillerie des plus violents … ? d’une façon presque constante par l’ennemi.
A la nuit tombante, le 69e très éprouvé est relevé sur ses positions par le 26e et cantonne à Vitrimont – Léomont – Anthelupt. Le commandant de Marcilly prend le le commandement du régiment.
Pertes du régiment :
Officiers tués 5 : MM. De Cissey, colonel ; Adelphe, lieutenant de réserve ; Hartmann, lieutenant ; Mongenot, lieutenant de réserve ; Alamelle, sous-lieutenant.
Officiers blessés : 4. MM. Bernard, lieutenant-colonel ; Manguin, lieutenant ; Sarrau, lieutenant de réserve ; Polain, lieutenant de réserve.
Hommes de troupe :
Tués, blessés : 649.
 
(2-09a)  Dans cette journée le régiment a subi des pertes considérables, il y a lieu de citer :
Le lieutenant-colonel Bernard, qui n’a cessé de  diriger avec une grande énergie jusqu’au moment où il fut atteint à l’œil droit d’un éclat d’obus ;
Le Sous-lieutenant Alamelle, a conduit sa section sous le feu simultané de l’infanterie et de l’artillerie avec le plus grand sang froid pendant le combat du 26 devant Friscati. A par ses qualités de sang froid et de calme sous le feu maintenu sa troupe dans le meilleur état moral et par l’efficacité de son tir aidé au mouvement d’un bataillon voisin.
Sergent Gorge, faisant fonction de sergent major. A aidé puissamment son chef de section en maintenant sous le feu simultané de l’artillerie et de l’infanterie la ½ section qu’il commandait dans le meilleur état moral par son sang froid et son attitude. A donné l’exemple à ses hommes pour se retrancher en creusant lui-même son abri avec une cuiller.
Sergent Bernard. Déjà l’objet  d’une proposition (2-09b) de citation au combat au 20e C.A. montré à nouveau ses qualités de bravoure et de sang froid dans le commandement de sa ½ section.  A aidé puissamment son chef de section  sans l’exécution des feux de la section par la bonne observation qu’il fit des  coups et les indications précieuses données sur les objectifs.
Caporal Chaprin, soldats de 2e cl. Auger et Brisset : dans la nuit du 27 au 28, le colonel ayant demandé des volontaires pour une reconnaissance délicate sur les pentes de Friscati se sont présentés et ont accompli leur mission avec tact et bravoure.
Maréchal, élève caporal : 1° s’est présenté comme volontaire quant dans la nuit du 27 au 28 le lieutenant-colonel ayant demandé des volontaires pour une reconnaissance délicate sur les pentes de Friscati, a accompli sa mission avec  tact et bravoure ; 2° a servi de porteur d’ordre au capitaine faisant fonction de chef de bataillon avec la plus grande bravoure sous le feu de l’artillerie (2-10a)
Sergent  Lamach ?.  A conduit brillamment  sa section au combat sous le feu le plus violent d’infanterie et d’artillerie : est resté en observation des mouvements de l’ennemi avec quelques hommes qui furent tués pendant que la compagnie se retranchait. A l’ordre de repli a rallié ses hommes et rejoint son commandant de compagnie au point fixé avec la plus grande bravoure.
Bernard, sergent. A été grièvement blessé au combat du 1er septembre 1914 en conduisant au feu sa section sous un feu des plus violents.  A conservé malgré cela son commandement jusqu’à l’épuisement de ses forces.
 
2 septembre 1914.
La division doit se maintenir sur les positions qu’elle a conquises le 1er septembre. La 21e  brigade tient le signal Friscati – la ferme des 4 vents - la ferme St-Epvre – cote290.
Le régiment en entier est renvoié avant le jour en arrière de la ligne de défense autour d’Anthelupt pour se  reconstituer. Il arrive sur ses emplacements à 4 heures 30.
Le 2° détachement de renfort de réservistes (2-10b) qui a rejoint le régiment à Ludiviller (Hudiviller) le 30 août est réparti entre les compagnies. Le capitaine de réserve Cuny prend le commandement de la 1e compagnie le lieutenant de réserve Daeschner est affecté à la 2e compagnie. Toute la journée le village d’Anthelupt est soumis à un violent tir d’obusiers ennemi.
19 heures 30. Le régiment reçoit l’ordre de venir cantonner à Rosières-aux-Salines pour s’y reconstituer.
Les bataillons sont rassemblés pour 2 heures 30.à la sortie E. d’Udiviller et mis en route par le chef de Corps sur le cantonnement où il arrive à 22 heures30.
Pertes : officiers :  tués : néant ;
 Officiers :  blessés : néant.
  Troupe :  tués : néant ;  
Troupe :  blessée : néant.
  Evacués troupe : 15.
 
3 septembre.
Le 20 C.A renforcé de la 70e division de réserve et du 2e bataillon de chasseurs est chargé d’assurer jusqu’à nouvel ordre la défense du secteur compris entre la ligne château de Sommerviller- station (2-11a) de Damelevières – château de Adoménil et la ligne incluse Bois de Pulnoy – Velaine – Tuilerie de Réméréville. Le 69e reste à Rosières à la disposition du général en chef.
8 heures 50. La ferme de Mitry devant nous situer un solide point d’appui sur la droite, le commandant du 2e bataillon reçoit l’ordre de s’y porter pour 11 heures 30 et de l’organiser défensivement.
Evacuation 7  troupe
21 heures.  - ½ section est transportée en automobile au pont de Tonnoy pour en assurer la garde.
 
4 septembre 1914.
Le régiment continue l’organisation de la position de Mitry. Les 1er et 3e bataillons sont désignés pour ce travail.
Sont nommés :
à titre temporaire chef de bataillon  
MM. le capitaine Schneider et capitaine Ducrot.
Capitaine active :  
MM. Le lieutenant Manguin, le lieutenant Hartmann, lieutenant Huin, le lieutenant Thirion de Monclin, le lieutenant Frehat,  (2-11b)  lieutenant Lafontaine, lieutenant Thomassin.
Capitaine de réserve :  
MM. le lieutenant Mongenot, le lieutenant Adelphe.
Sous-lieutenant active :  
les adjudants François, Bourbeil, Boulay.
Sous-lieutenant de réserve  
le sergent Rolin de la 6e compagnie.
17 heures 30. Les 1er et 3e bataillons restent  au cantonnement de Rosières pour y passer la nuit.
Evacuations : Tués : officiers : 0, troupe : 0 -  Blessés : officiers : 0, troupe : évacués 7.
 
5 septembre 1914.
0 heure. L’ennemi s’est porté à l’attaque dès 20 heures sur tout le front du C.A. Le régiment prend les armes immédiatement  et se porte : 3e bataillon à la sortie N-E. de Rosières prêt à déboucher du pont de la saline sur le rive droite de la Meurthe avec une compagnie à la passerelle de la route de la ferme de Fortieux, le 2e bataillon à la sortie S. de Rosières route(2_12a) de Damelevières et le 3e bataillon reste sous les armes au centre de la localité.
2 heures 35. Tout en restant à la disposition du général commandant le C.A., le régiment porte 2 bataillons (2e et 3e) à la corne du bois 1 km. O. d’Udiviller. Le 1er bataillon est laisse 3 compagnies près du pont N.O. de Rosières et une compagnie à la sortie S.
4 heures 30.  Le régiment toujours à la disposition du général en chef doit assurer la défense de Rosières. Le 1er bataillon est chargé de la défense de la localité face au S. Le 3e bataillon d’organiser un repli sur les hauteurs de la rive gauche de la Meurthe vers la crayère. Le 2e bataillon doit organiser les hauteurs au N.O. de Rosières et d’envoyer une compagnie (8e) pour la garde du pont de Rosières.
15 heures 15.  D’une façon générale le 20e Corps a résisté sur tout son front à l’attaque de l’ennemi. Il a dû cependant reculer dans la région Maixe – Crévic. Il reprend l’offensive pour reconquérir la position qu’il occupait hier. Les 1er et 2e bataillons du régiment sont remis à la disposition du Général commandant la 11 division et reçoivent l’ordre de se porter (2_12b) d’abord à la station de Rosières puis au bois 1000 m. O. d’Udiviller. Il est d’abord à la disposition du colonel commandant la 21e brigade qui donne l’ordre d’attaquer suivant : la 21e brigade maintiendra les forces nécessaires pour assurer la possession du front 275 – les Œufs durs. Elle aura à sa droite le 2e bataillon de chasseurs à la lisière N.-E. de la forêt de Vitrimont et à sa gauche la 22e Brigade dont l’objectif est la croupe 1800 m. O. de Deuxville. Le centre de résistance 275 sera tenu par un bataillon du 4e Colonial et celui des Œufs durs par un bataillon du 26e (Savary).  L’attaque du Léomont sera faite par le 69e régiment (1er et 2e bataillons) appuyée par le bataillon Penancier du 26 régiment qui restera en renfort de brigade à la disposition du commandant de la brigade à 500 m. O. des Œufs durs. Cette attaque sera couverte à droite par le 4e bataillon de chasseurs qui attaquera Vitrimont. Elle franchira la ligne 275 – les Œufs durs à 17 heures30.
Les deux bataillons se formant en colonnes (2-13a) de régiment. Deux bataillons en tête, le 1er formant échelon débordant vers la droite. Les intervalles et les distances  sont très grands en raison de l’artillerie dont la présence est signalée au Léomont. Les deux bataillons progressent lentement sous un feu violent d’artillerie de front et de  flanc qui n’occasionne au régiment que des pertes insignifiante.
Il convient cependant de signaler le sous-lieutenant Damideau qui bien que blessé d’une balle au pied n’en conserve pas moins le commandement de sa section jusqu’au moment où frappé une 2e fois d’un éclat d’obus à la jambe, il se présente a son chef de bataillon qui lui prescrit de se retirer.
La progression du régiment est soutenue par l’artillerie en position sur les hauteurs N. d’Udivillers et à l’O. de la côte 275.
19 heures 30.  Le 2e bataillon s’est emparé  des hauteurs de Léomont dont il occupe immédiatement les tranchées. L’artillerie poursuit l’ennemi de ses feux. Les deux bataillons conservent pendant la nuit leur (2-13b) position de combat.
Evacuations :
Tués :  Officier : néant ;  
troupe : néant ;
Blessés : officier : 1 (sous-lieutenant Damideau) ;  
troupe : 13.
 
6 septembre 1914
Les positions reconquises  doivent être conservées et les mesures prises pour résister à toute contre-attaque.  En lever au jour le Léomont n’ont plus tenu que par le 1er bataillon (commandant Ducrot),  le 2e bataillon et l’EM du régiment viennent occupés la  lisière E. de Udivillers.
Le 3e bataillon (capitaine Navel) qui était resté à la crayère à la  disposition du Général commandant le 20 C.A. passe sous les ordres du général, commandant la 39e Division.
Dès le lever du jour, l’artillerie assomme ??, le Léomont à un véritable bombardement qui oblige les 3e et 4e compagnies à se replier pour éviter les pertes sérieuses.
17 heures. Pour permettre au 1er bataillon de réoccuper le Léomont, l’artillerie divisionnaire ??
(2-14a) continu sur le  Léomont. L’ennemi se replie. Le 1er bataillon reprend les positions et occupe les tranchées sur les pentes du  Léomont.
20 heures. Le commandant de la 21e brigade prévoit la relève des unités de premières lignes. Le 2e bataillon relève au Léomont le 1er bataillon Savary du 26 régiment qui occupe les tranchées à 100 mètres E. des Œufs-Durs.
Le chef de corps se tient aux Œufs Durs et à droite du régiment se trouve le 4e bataillon de chasseurs à Vitrimont et à la gauche le 79e sur le chemin Vitrimont – Maixe, 1 km. nord de Léomont.
Tués :  officiers : néant
Troupe : 1
Blessés : officiers : 1 lieutenant Nicolas, blessé le 1er septembre
Troupe : 9
Disparus : officiers : 0
Troupe : six
Evacués sur hôpital : 1
 
7 septembre 1914
Même situation que le 6
Même disposition que le 6 à 20 heures.
5 heures.  La situation rectifiée devient la suivante :
2e bataillon 5e compagnie ferme du Petit Léomont
  6e compagnie ferme Léomont  (murs ouest)
  8e compagne ferme Mouton noir, 400 m. N.-O. du Léomont
  7e compagnie dans le ravin E. d’Anthelupt
1er bataillon 3e compagnie dans une tranchée 600 m. E. Œufs durs et au Sud de la route
  4e compagnie à droite de la 3e cie.
  2e compagnie le long du chemin Œufs-Durs – Anthelupt
  1e compagnie lisière E. d’Anthelupt.
 Etat major et CHR : Œufs Durs.
15 heures Ordre général pour le 7. L’ennemi a été  repoussé sur tout le front du 20e CA avec de grosses pertes. Il semble vouloir porter son effort sur la région Champenoux – Amance et au Nord. Les  forces disponibles du CA sont groupées à la gauche.
La mission de la 11e division reste a même. Le régiment conserve le secteur qui lui a été  affecté. Le 3e bataillon rentre à Saint-Nicolas comme réserve du C.A.
18 heures. Une contre attaque à laquelle ne prend part aucun élément du régiment (2-15a) et ???? dans la direction de Champenoux.
20 heures. Le 1er bataillon relève le 2e bataillon au Léomont.
Blessés : officiers -0
  Troupe : 6
Tués :    officiers : 0
Troupe : 4
Disparus : officiers : 0
Troupe : 0
 
8 septembre.
Même situation, même disposition, que le 7 à 2 heures.
La 39e division, à gauche de la 11e, doit se porter à l’attaque et refouler l’ennemi au de là de Drouville – Courbesseaux – Réméréville.
Le 4e bataillon de chasseurs à droite de la 11e division est en liaison avec la 74e division de réserve.
20 heures. Le 2e bataillon relevé a&u Léomont, les unités du 1er bataillon qui passent en 2e ligne.
10 heures 30. L’ordre de stationnement 1u 8 au 9 septembre qu’un mouvement offensif de l’ennemi s’est effectué sur le col N.-E. d’Anthelupt, que ce mouvement a été arrêté par l’artillerie et demande aux troupes de se montrer (2_15)  vigilantes.
22 heures. Une vive fusillade s’entend du côté de  Vitrimont. Les bataillons prennent les armes et  garnissent les tranchées. Un feu violent d’obusiers allemands fait pleuvoir sur les pentes du Léomont une quantité de projectiles qui nous tuent 1 soldat et nous blessent 1 sergent, 9 soldats. A 23 heures 30 le feu cesse.
Tués troupe :1
Blessés troupe 10.
 
9 septembre.
Mêmes situations que le 8 à 20 heures.
On travaille activement à creuser des tranchées pouvant servir d’abris aux hommes en dehors des tranchées de tir.
Comme tous les jours un violent feu d’artillerie (obusiers) oblige les unités à rester blotties dans les tranchées.
20 heures. Le 1er bataillon relève au Léomont les unités du 2e bataillon qui passent en 2e ligne.
Tués- troupe : 1
Blessés – troupe : 10
Evacués – troupe : 10 ?
 
10 septembre.
Le 20 e C.A se prépare à reprendre l’offensive, il continue à assurer  la  permanence ? du front qu’il occupe. La 11e division doit tenir ferme sur les positions actuelles.
13 heures 30.  L’ennemi (1 compagnie) qui occupe Frescati et la ferme des Quatre Vents, se porte sur le Léomont. Le 1er bataillon occupe immédiatement les abris de combat et repousse l’adversaire qui se replie sur Friscati.
15 heures. Une reconnaissance  sous le commandement du capitaine Bolle s’est dirigée du Léomont sur la ferme des 4 Vents. Elle fut accueillie par des feux de l’ennemi établi dans des tranchées à l’Est de la ferme et sur les pentes Ouest du mouvement de terrain signal de Frescati. La mission terminée la reconnaissance rentrait à 17 heures ayant eu un sergent et 3 hommes blessés.
20 heures. Le 2e bataillon relève au Léomont le 1er bataillon.
Blessés troupe : 9.
 
11 septembre 1910 (sic).
Par décision du Général de la 11e division en date du 10 septembre sont nommés sous-lieutenants temporaires :
1er Actif -  Adjudant Voirin, affecté à la 3e section de mitrailleuses – Sergent André, affecté à la 6e compagnie – Sergent Biscarros, affecté à la 12e compagnie – Sergent Laurent, reste provisoirement affecté à la C.H.R.
2e Réserve – Adjudant Dardaine, affecté à la 7e compagnie.
1 heure 45. Ordre d’opérations – Le 20e C.A. reprend ses attaques en vue d’atteindre les hauteurs de Erbéviller – Hoëville et de progresser vers Serres. La 11e division assure la défense de sa ligne principale et pousse des éléments dans la direction de l’ennemi pour appuyer le mouvement en avant de la 78e brigade sur sa gauche. L’artillerie appuie le mouvement en avant.
5 heures. Le 2e bataillon appuyé par l’artillerie d’Hudivillers xxx front à la ferme des 4 Vents à 7 heures  XXXX un peloton sur ce point.
Ce peloton (3e cie) commandé par le lieutenant Paquelier rentre à 10 heures, ayant essuyé le feu des allemands retranchés sur les pentes Ouest du mouvement de terrain – signal de Frescati.  
La reconnaissance (2_17) a eu 4 blessés.
Pendant toute la journée, l’artillerie allemande, exécute un feu lent sur toute les positions et emplacement de la Latterie ?.
Blessés troupe : 4.
Evacuations 4 et le sous-lieutenant R….. pour maladie
20 heures. - Afin de réduire au minimum le service imposé à la brigade, il est crée deux secteurs, le secteur N et le secteur S. Le secteur N qui comprend 2 bataillons du 69e et 1 bataillon du 26e est placé sous les ordres du  Cdt. du 69e. Le service comprend 1er tour : 1 bataillon au Léomont, 2 tour : 1 bataillon sur le centre de résistance.aux œufs-durs. 3e tour : 1 bataillon au repos à Hudivillers.  
La relève aura lieu tous les jours, aux œufs durs à 19 heures et au Léomont à 20 heures.
 
12 septembre 1914.
L’ennemi semble avoir retiré des forces devant le front du 20e Corps. La 11e division conserve sa mission. Le Régiment continue à occuper les positions au  Léomont et des œufs durs. Des reconnaissances envoyées à 6 h. et à 13 h.30  signalent l’abandon par l’ennemi du signal de Friscati.
Le 3e bataillon du régiment reste toujours (2_17b) détaché à la 39e division.
Par lettre du 11 septembre, le Général de Division fait connaître qu’il ne peut être donné satisfaction aux demandes d’hommes de remplacement, tous les hommes du dépôt susceptibles de porter les armes ayant été incorporés dans  un régiment de marche et dirigés sur le front de la nouvelle arme.
Le Général commandant la 11e Division, par note de service en date du 11 septembre, félicite la 6e batterie du 8e régiment pour les résultats qu’elle a obtenus sur une batterie allemande le 10 sept. à 15 h.30. Ce résultat est dû à la coopération  étroite de l’infanterie et de l’artillerie et au sergent Biscarros de la section téléphonique du régiment qui a parfaitement installé la liaison entre les différentes batteries du groupe et le bataillon du groupe qui permet ainsi de régler dans les meilleurs conditions le tir de a batterie.
Ont été cités à ‘ordre du Gal. de la 2e armée n°79 :
Le commandant Segond qui, ayant reçu l’ordre d’appuyer une attaque  avec 2 compagnies de son bataillon, a été atteint d’une (2_18a) blessure très grave au moment où il entraînait ses hommes par son sang froid et son intrépidité.
L’adjudant-chef Dété du 69e d’infanterie qui a entrainé sa section en avant malgré un feu des plus violents puis voyant tous ses hommes blessés autour de lui prit le fusil de l’un d’eux et pendant que sa section se repliait par ordre supérieur tira sur l’ennemi jusqu’au moment où il fut tué par un obus.
L’adjudant Levrau, du 69e d’infanterie qui blessé d’une balle au ventre en commandant sa section sous un feu des plus violents s’est relevé à plusieurs reprises pour passer le commandement au plus ancien sous-officier et encourager ses soldats et a reçu une nouvelle blessure très grave.
Le sergent Pressler qui ayant pris le commandement d’une section de la 5e Cie. dont le chef était tué puis le commandement d’une section de la 7e dont le chef était blessé et parvenu grâce à son courage et à son sang froid, a ramené en bon ordre ses deux fractions (2_18b) a une position de repli malgré un feu des plus violents, quoique blessé à la jambe a conservé son commandement pendant plusieurs heures.
Par N. de S. du 12 septembre 1914, le Gal. Cdt. la 11e Division adresse ses vives félicitations au Lt. Paquelier pour la volonté, l’énergie, le savoir faire qu’il a montré le 11 septembre 1914 en poussant une reconnaissance sur l’ennemi malgré la fatigue de sa troupe et pour les renseignements précis qui en ont été  les résultats.
15 heures – L’ennemie se replie sur tout le front. La 11e Division occupe dans la soirée des cantonnements lui permettant de se reposer. Le régiment quitte le Léomont, les Œufs-durs et Udivillers à 6 h. pour venir cantonner à Rosières-aux-Salines et il arrive à 8 h.
Blessés  troupe
Disparus troupe
Evacuations.
 
13 septembre
L’ennemi complètement battu est en pleine déroute sur tout le front de la IIe Armée. Le 20e Corps a reçu l’ordre de (2_19a) se porter dans une autre région pour y participer à la poursuite des armées ennemies qui de replient.
Le régiment s’embarque à Varangéville pour une destination inconnue. Le 3e bataillon 7 h.30, 1er bataillon et E.M. du régiment à 11 heures, le 2e bataillon à 15 h.
Les instructions pour la destination définitive seront données en cours de route. Le train de combat seul est embarque, le train régimentaire doit rejoindre par voie de terre.
11 heures – En raison du retard dans l’organisation du train, le régiment ne peut partir aux heures indiquées.
Le 3e bataillon s’embarque à Varangéville à 10 h. 30 et débarque à Saint-Mihiel.
Le 1er bataillon et l’Etat Major quitte Varangéville à 14 heures, sont arrêtés en cours de routes et dirigés sur la gare de Sorcy. Ils cantonnent à Troussey où ils arrivent à 19h. 45.
Le 2e bataillon s’embarque à Varangéville à 15 heures et arrive à Perigny à . ?. heures. Il cantonne à Boucq.
Evacuations : néant.
(2_19b)
 
14 septembre 1914.
9 heures 45 – Un ordre verbal donné par le chef d’Etat Major de la 11e Division prévoit aux formations de Troussey d’aller occuper les cantonnements de Jouy-sous-les Côtes et Corniéville.
13 heures 30.- Le 1er bataillon et l’Etat major  du régiment se mettent en marche pour les nouveaux cantonnements où ils arrivent à 15 h. 30. Les 1er et 2e Cies cantonnent  à Jouy, les 3e, 4e, CHR et Etat major du régiment à Corniévile.
Le 3e bataillon qui a reçu des ordres spéciaux à Saint-Mihiel est venu cantonner à Corniéville. Le 2e bataillon est à Boucq.
Evacuations 5 et le lieutenant Daescher pour rhumatismes.
 
15 septembre  
Le 20e C.A. active sa concentration sur un nouveau front, prêt à se porter à la poursuite de l’ennemi.
L’Etat Major et le 1er bataillon quittent Corniéville à 7 heures pour se rendre à Sanzey où doivent cantonner les, 1, 2, 3 bataillons et la C.H.R. et l’Etat Major (2_20a)  
Le 3e bataillon rejoint le régiment à Corniéville  %%%%%(plusieurs mots rayés)
Le 2e bataillon monte avec le 26e régiment ? et s’arrête à Ménil-la-Tour où il cantonne. (trois lignes rayées illisibles)
 
Opérations exécutées par le  
3e Bataillon détaché du 5 au 14 sept.
 
5 septembre 1914.
Le 3e bataillon du 69e Réserve du C.A. cantonne à Saint-Mihiel et est chargé de garder le Pont de Saint-Nicolas à Varangéville et le pont de bateaux construit par le Génie à la Petite Rosière.
 
6 septembre 1914.
Le 3 Bataillon du 69e reçoit  à 1 h. 30 l’ordre de passer par le pont de la Petite Rosière, d’occuper pour 5 h. Drouville et les croupes S.O. et O. de ce village. A partir de ce moment il sera placé sous les ordres du gal. Cdt. la 39e division.
6 heures 15 – Après avoir pris contact au Nord de Haraucourt avec le 146eRégiment d’Infanterie au S vers le bois de la Forêt avec le (2_20b) 153e. bataillon est lancé de la lisière O. de Haraucourt à l’attaque de Drouville et des hauteurs S.O. et O. de ce village. Colonne double très ouverte (50 m. entre les sections. 100 m. d’intervalle entre les Cies. et 1e et de 2e ligne.
6 Heures 30. – Le bataillon atteint la route Haraucourt – Buissoncourt, il reçoit à ce moment l’ordre de se placer sous les ordres du 146e avec un bataillon duquel il participe à l’attaque du front indiqué ci-dessus. Le 3e bataillon gagne sous la canonnade le mouvement de terrain marqué par le chemin Bois de Crévic – Gellenoncourt où de 7 h. à 19 h. il supporte sans broncher une canonnade furieuse.
La 10ecompagnie (Cie de tête de la colonne de droite) peut même progresser et gagner la crête S.O. de Drouville où elle est obligée de partie par suite du feu de l’artillerie  allemande et de la fusillade des allemands qui occupent Drouville. Elle se replie à 50 m. environ.
A 16 heures 45, elle se replie encore sous le feu de l’artillerie française.
 
7 septembre 1914.
0 heure 25.- A 0 h. 25, le 3e bataillon est relevé. Il se  rend à Haraucourt où il se ravitaille et gagne ensuite son cantonnement de St-Nicolas où il arrive vers 3 h.1/2.
Le capitaine commandant le 3e bataillon a reçu une note du Cdt. du 146e où figure le passage suivant : « j’ai pu apprécier la belle allure du bataillon du 69e et la manière dont les unités momentanément dispersées par le feu de l’artillerie ont su se rallier rapidement et se tenir prêtes à marcher de l’avant ».
Le 3e bataillon du 69e reçoit à 12 h. ½ l’ordre de se tenir prêt à faire mouvement à partir de 14 heures. Le bataillon est rassemblé pour l’heure indiquée.
17 heures. - Il reçoit l’ordre de se porter de St-Nicolas sur Lenoncourt prêt à étayer l’attaque du général Ferry avec lequel il se mettra immédiatement en relation.
Le bataillon est mis en marche (colonne de route) par Varangéville – St-Phlin – Lenoncourt de façon à éviter le ravin de la Pissotte et à aborder Lenoncourt  sans crainte de surprise car les obus allemands (2_21b)  tombent dans ledit ravin. Le bataillon arrive à Lenoncourt vers 18h.45. M. le sous-lieutenant Desnos, officier adjoint au chef de bataillon, commandant le 3e bataillon est envoyé à 17h. 25 de St-Nicolas à Lenoncourt pour entrer en relation avec le général Ferry. Il reçoit l’ordre de cantonner.
 
Le 8 septembre 1914.
Le 69e bataillon du 69e est placé sous les ordres du Commandant Salles du 79e qui commande un détachement composé du 69e, du 79e et d’une batterie du 8e régiment d’artillerie.
6 heures.- Le 3e bataillon est rassemblé à la lissière O. de Lenoncourt.
8 heures.- Il se porte en colonne double derrière le cimetière à 500 m. O. de ce point.
Le commandant Salles chef du détachement composé alors du bataillon du 69e, de celui du 79e et d’un bataillon du 42e chasseur à pied reçoit l’ordre d’attaquer la lisière N.E. du bois de Haraucourt.
Dans cette attaque le 3e bataillon gagne d’abord le bois Salvitan (saillant N.) puis la lisière S. du Bois de Froide Terre et arrive à la route de Buissoncourt – Romemont. A ce moment il reçoit l’ordre d’attaquer suivant :
Le 79e attaque hauteur S du bois de (2_22a) Haraucourt, puis tranchées 1 Km. O. de Courbesseaux.
Le 42 chasseurs attaque à la droite hauteurs O. de Gellenoncourt.  
Le 3e bataillon du 69e atteindra comme premier front la lisière et il attendra (après avoir redu compte qu’il occupe ce point) l’ordre d’occuper le moulin de Réméréville.
Pour éviter une canonnade furieuse et se placer face à son objectif le bataillon chemine sous bois jusqu’au ruisseau qui passe à l’O. du château de Romemont d’où l’attaque doit partir à 5h.15.
Le 3e bataillon du 69e vient cantonner à Lenoncourt où il arrive vers 10 h.3.
 
9 septembre 1914.
Le 3e bataillon du 69e et un bataillon du 79e sous les ordres du commandant Salles est à la disposition du général Ferry. Il rassemble pout 5 h. à la lisière O. de Lenoncourt qu’il quitte bientôt pour se porter au bois Salvitan côte 250.
De 17 h. ½ à 19 h.1/2. Le bataillon formé en colonnes de Bataillon par compagnie, ligne de sections par 4 avec (2_22b) intervalles et distances aussi considérables que le permet le mouvement de terrain et les bosquets qui le couronnent supporte sans broncher une canonnade furieuse de l’ennemi.  
A 20 heures le bataillon reçoit l’ordre d’aller cantonner à Lenoncourt. Il fait demi tour dans la même formation. Il fait nuit mais la lune donne le mouvement est-il vu par des observateurs ? Toujours est-il que la canonnade recommence avec fureur, son artillerie allonge son tir nous suit. Le bataillon se dirige jusqu’au saillant S.O. du bois Brouillard, après avoir pris vers le bois Juré la formation de colonnes de route. Là il se dirige par le chemin du Bois le Duc à Lenoncourt sur ce village où il arrive à 21 h. C’est seulement en arrivant vers ce chemin que le bataillon ne se trouva plus dans la zone battue par l’artillerie ennemie.
 
10 septembre 1914.
Conformément à l’ordre du Q.G. 14 donné à 18 h.45, le 3e bataillon toujours aux ordres du Commandant Salles du 79e et à la disposition du général Ferry, se rassemble (2_23a) dans le bois Brouillard (lisière O.) au N. du chemin qui traverse ce bois et le bois Juré (déboisé). Il s’est levé à 2 h.15 et parti de Lenoncourt à 3 h. 15 par grande pluie.
9 heures.- Le bataillon se porte à la lisière O. du bois de Froide Terre où il est scindé. Les 9e et 10e passent aux ordres du commandant Salles. Les 11e et 1e compagnies et la section mitrailleuses aux ordres de capitaine  Noël. L’attaque ne peut partir à ‘heure indiquée en raison de la difficulté de la marche et du mauvais temps.
Dans cette attaque la 10e doit s’emparer avec l’aide de 2 compagnies de l’infanterie coloniale qui l’attaquent par l’ouest, tandis qu’elle l’attaque par le S. de la Butte (F. de forêt de St-Paul  carte 1/8000e). Dans cette attaque le capitaine  Maitrot, le sous-lieutenant Huot, le sergent Major Parisot de la 10e cie. du 69e sont blessés. La compagnie privée de chefs  désemparée se replie sur les 2 cies. d’infanterie coloniale, qui elles-mêmes se replient, d’abord sur la lisière O. de la forêt de St-Paul, puis sur Cercueil. La 10e compagnie est ramenée à Lenoncourt par (2_23b) l’adjudant Bouvard a qui l’ordre est donné de rejoindre le détachement dans la forêt de St-Paul sur la route de cercueil à Réméréville. La 10e cie. a rallié le 79e au point indiqué marqué le 11 septembre 1914 à 5 heures.
La 9e cie. doit attaquée de concert avec le 79e la côte 277 à gauche du 79e.
Quand  aux 11e et 12e Cies. le chef de Bataillon Salle leur donne l’ordre de  marcher par Romemont  la partie de la forêt de St-Paul située au S. de la route de Cercueil –Réméréville et la lisière E. de la forêt de  St-Paul au N de la dite route, sur la corne S.E. de la forêt de Champenoux, de s’en emparer et de l’organiser.
Les 11e et 12e Cies. en formation de marche cheminent sous bois et arrivent sur la route Cercueil – Réméréville près de la tranchée qui passe entre l’A et l’U de Saint-Paul (1/8000e) où elle est en liaison avec le 79e. Elles s’apprêtent à passer au N. de la route Cercueil –Réméréville quand la 12 Cie. du 79e et la 11e sont accueillies par une vive fusillade partant des fourrés à bout portant pur ainsi dire (2_24a)
Arrêt immédiat dans la marche puis recul des éléments, de la 11e Cie., engagés. Le sous-lieutenant Rimbach, le capitaine Noël, le capitaine Thomassin font tous leurs efforts pour arrêter le mouvement de recul.
Les 2 cies sont enfin reformées sur le chemin de terre aboutissant entre les 2 tranchées de la forêt de Saint-Paul.
La 11e Cie. qui a subie des pertes passe en soutien, la 12e occupe la lisière avec un peloton déployé.
Le 79e ne progresse plus, le 43e colonial (à droite) ne peut déboucher sur 246. La nuit arrive, nuit très  noire.
Les 79e et 69e bivouaquent sur leurs positions.
 
11 septembre 1914.
Malgré l’ordre du 10.9.14 le commandant Salles chef de détachement ne veut pas se séparer des 11e et 12e compagnies commandées par le capitaine Noël. L’attaque telle qu’elle a été indiquée ci-dessus pour11e et 12e Cies. (voir journée du 10 7bre 1914) est reprise 12e en tête.
Les 2 compagnies progressent rapidement et arrivent à la lisière Est de la forêt de Saint-Paul contre la route Réméréville.
Le 43e colonial est toujours à la lisière (2_24b) du bois à droite de la 11e. Il ne peut déboucher sur 246 fortement occupé par l’ennemi.
08 heures environ.- A ce moment, le capitaine Noël, commandant le 11e et 12e compagnies est rendu à la mission qui lui es assigné dans l’ordre du 40.9.14.
Il retire du combat deux sections de la 12e compagnie déployées face à la côte 246 et gagne  par Romecourt la corne S.O. du bois de Haraucourt
10 heures 5.- Le capitaine Noël se met à la recherche du chef de Bataillon, commandant le 2e bataillon du 43e colonial. Il le trouve à la corne N.O. du bois de Haraucourt et reçoit l’ordre %% les 11e et 12e Cies. en réserve à la proximité.
18 heures 45.- Ordre est donné par le commandant Galliache du 2e bataillon du 43 e colonial de marcher en réserve derrière le bataillon : mais l’attaque est annulées par ordre supérieur.
Le bataillon vient cantonner à Lenoncourt où il arrive à 10 heures 15. –  
Le sous lieutenant. Kampe%% est évacué.
 
12 septembre 1914
Le 3e bataillon est en cantonnement d’alerte à Lenoncourt. Il quitte cette (2_25a) localité à 16 h. avec 1 bataillon du 79 sous le commandement du Cdt. Salles du 79e et vient cantonner à Varangéville.*
 
13 septembre 1914.
4 heures 40. - reçoit l’ordre de s’embarquer à la gare de Varangéville à 8 heures. Il doit être rendu à la garde à 77 h. 30 avec le GC et les chevaux de selle et de bât. le bataillon arrivent en gare à l’heures prescrite. L’embarquement du bataillon commence à 9 heures 20, prend fin à 10 heures 5 (10 officiers 632 hommes 29 chevaux 1 voiture à 4 roue  6 voitures à 2 roues).
Le train part à 10 h.35 et arrive à Saint-Mihiel à 10 h. 07. Le débarquement est fini à 13 h.15 et la gare évacuée complètement à 15 h.15. L’embarquement et le débarquement ont lieu en pleine voie avec emploi de rampes à longerons ? pour les chevaux et les voitures.
Le 3e bataillon cantonne au quartier Colson.
12 heures 30. - M. le commandant Chatel de l’E.M. de la 11e division vient donner au commandant du 3e bataillon l’ordre verbal suivant :  
« Dirigez votre bataillon et la batterie du 8e régiment d’artillerie cantonnée à Chauvoncourt sur Gironville où vous (2_25b) cantonnerez.  Arrivé dans cette localité vous vous garderez dans la direction du N. et du N.E.
Vous assurerez la sécurité de la batterie du 8e d’artillerie dont vous  êtes responsable.  
Vous vous  assurerez que la 2e Division de cavalerie est toujours à Apremont.  
Vous vous mettrez en liaison : 1e à Jouy-sous-les-Côtes avec le bataillon du 69e qui s’y trouve avec le commandant du régiment ; 2e avec l’E.M. de la 11e division à Boucq.  
Partez le plus tôt possible ».
Tous les ordres ci-dessus ont été scrupuleusement exécutés. La liaison avec la 11e Division a été assurée par téléphone de Gironville à Boucq.
Le détachement composé du 3e bataillon du 69 et de la batterie du 8e Régiment d’artillerie quitte Saint-Mihiel à 14 h.45 et est arrivé à Gironville à 20 h.30 en suivant l’itinéraire fixé par M. le Chef de bataillon Chatel ; savoir :Saint-Mihiel – Rilly – Brasseitte – Mécrin – Pont-sur-Meuse – Boncourt – Girauvoisin – Frémériville et Gironville.
Conformément à un ordre donné le 3e bataillon du 69e devait toucher le 14 sept 1914 (2_26a) à 10 heures, un jour de vivres de débarquement. En réalité il n’a touché qu’un jour de pain, un jour d’avoine, 10 k. de sucre et 10 k. de café. Il a eu en distribution et qui n’était pas nécessaire à des divisions de réserve que se ravitaillaient à la même heure et qui avaient priorité sur lui.
Evacués : 9.
****************
 
16 septembre 1914.
Par D.M. du 8 septembre 1914, M  Cecinte Dunoy, sous-lieutenant au 356e régiment est affecté au 69e Régiment.
Par décision du général commandant le 20e C. A. en date du 11 septembre ont été nommés à titre temporaire et pout la durée de la guerre :
I°  Capitaine :
M. Alizard Emile en remplacement du capitaine Lamb...
II°  Lieutenant
M. Moine Gabriel Joseph, en remplacement  du Lt. Alizard.
III° Lieutenant de réserve.
M. Reimbach, en remplacement du lieutenant Adelphe, Jean.
III° Lieutenant de Réserve de Cavalerie
M. Villeroy, sous-lieutenant au 12e Régiment de dragons, maintenu dans ses fonctions d’adjoint à un chef de Bataillon.
 
Ordre général. La cavalerie ennemie est signalée entre les bois de Hazelle (2_26b) et la Voitogne et vers Limey et Lironville, l’infanterie occupait Regniéville en Haye et la région de Thiaucourt.
La 11 division stationne sur les mêmes emplacements que le 15 ayant à droite la 39e division et à gauche la 2e D.C.
Le 5e hussards continue à pousser des reconnaissances dans le secteur Essey – Thiaucourt – Regniéville ligne principale de résistance Ansauville - Minorville et mamelon au N.E. route de Manonville.
Le 69e est troupe réservée à la disposition du C.A. et en cas d »attaque se rassemblerait à Ménils-la-Tour.
Evacués :  Capitaine Pèlerin - courbatures
Capitaine Frehut - dysenterie
Sous lieutenant Petit - fatigue générale
Soldat – 1-
Le capitaine de Monclin, blessé, est rentré  au régiment  et a pris le commandement de la 5e compagnie.
 
17 septembre 1914.
Le sous-lieutenant Petti Ferrandi (2_27a) qui avait été évacué pour fatigue, rentre à la compagnie.
Ordre d’opérations. La 11e Division stationne aux mêmes emplacements et dans les mêmes conditions que le 16.
Citations à l’ordre du 20e corps d’armée :  
Ont été cités à l’ordre du 20e C.A. en date du 16 septembre n°6 :
MM. Bergerot, lieutenant de réserve – A conduit au feu sa section avec le plus grand sang froid et la plus grande vigueur – Ayant reçu l’ordre de se replier a ramené sa section en bon ordre et a été grièvement blessé.
Schyenninger , sous lieutenant de réserve – A entraîné sa section en avant malgré un feu violant à la suite duquel il a été blessé.
Carré, maréchal des logis, éclaireur – Chargé de porter u ordre important a été blessé d’une balle à la cuisse et à accompli quand même sa mission.
Vrémy , soldat – étant  blessé  à feint d’être mort à l’approche de l’ennemi et  ne s’est ensuite replier qu’après avoir poussé son adjudant blessé.
Delot, soldat – Est allé porter un ordre sous un feu violent, a été blessé et après d’être fait panser par ordre, a repris sa place dans le rang. (2_27b).
Couchant, infirmier – A donné  la  preuve du courage le plus tranquille et d’un dévouement absolu en faisant sur la ligne de feu le pansement des blessés sous un feu intense.  
Mutations  Par décision du général commandant le 20e C.A. en date du 17 septembre 1914, le capitaine Noël du 69e passe au 146e pour y prendre le commandement d’un bataillon.  
Le commandant Ducrot est maintenu définitivement au 69e.
Cantonnements.- Les  cantonnements sont les mêmes que ceux du 16.
Évacuations – troupe : 1
 
18 septembre 1914.
Des rassemblements ennemis sont signalés dans la région de Charey – Mars-la-Tour – les reconnaissances de cavalerie signalent le présence de l’ennemi (avants postes mixtes) sur la région générale de Thiaucourt – Prény – Vandières.
Le 18 septembre, la 11e Division stationne sur les mêmes emplacements que le 17 septembre.
Mutation : -Le commandant Schneider prend, à la date de ce jour,  le commandement (2_28a) du 3e bataillon.
 
19 septembre 1914.
22 heures 20. – Le régiment reçoit l’ordre de se porter avec la 11e Division su Domgermain pour y être embarqué. Il suit l’itinéraire Ménil-la-Tour, Grand route de Brule - Pagney -Pont à l’E. d’Écrouves. Il marche en tête de la Division et passe au P.I. carrefour de Ménil la Tour à 7 h.
11 heures 30. – Le régiment arrive à Domgermain et s’y installe jusqu’à  l’heure de l’embarquement qui a lieu pour l’E.M. et le 3e bataillon à 19 h. 58, 1er bataillon 21 h. 58, 2e bataillon le 20 sept. à 1 h. 58.  
Les troupes sont rendues à la gare 4 h. avant l’embarquement pour y toucher les vivres de chemin de fer et de débarquement. 1 Couverture de campement par homme et des gilets de laine à raison d’1 pour 4 hommes.
 
20 septembre 1914.
Exécution du transport en chemin de fer par l’itinéraire Troyes Monterau Versailles  Rouen Serqueux, Poix (Somme) où a lieu le débarquement.
 
21 septembre 1914.
Le 3e bataillon et l’E.M. qui devait (2_28b) débarquer le 20 avant minuit ne commence son débarquement que  le 21 à 2 h. 15. Le débarquement a lieu en peine voie : toutefois un quai provisoire a été organisé.
D’après les ordres reçus à la gare régulatrice de Serqueux :
Le 3e bataillon se dirige pour cantonner sur Contre où il arrive à 3/7 h.40.  
Le 1er bataillon par suite d’un tamponnement n’arrive en gare de Poix qu’à 7 h. 50 et se dirige sur Velennes  où il arrive à 22 h.
La 11e Division cantonne dans la zone Conty (Q.G. 21E Brigade,) Contre, Courcelles, Thoix, Lavacquerie, Belleuse, la 39e dans la zone Poix, Equenne, Sentelie, Brassy, Bergicourt, Frémontiers.
Le Q.G. du 20e est à Grandvillers.
Le 2e bataillon de chasseurs à Conteville : le 4e à Campuis, la 41e colonial à Halloy ; le 43e  à Thieuloy ; Le 5e hussards à Fleury. L’A.C. à Dargies, Offroy, Laverrière,  Sommereux.
Evacué : 13.
 
22 septembre 1914
 0 heure 20. – Le  69e reçoit l’ordre de se porter avec un groupe d’artillerie du 11 et l’escadron divisionnaire constituant l’avant-garde de la division sur Moreuil avec mission d’y tenir les passages de l’Avre  en (2_29a) se reliant à droite avec le détachement  de Pierreponds et à gauche  vers Boves avec les troupes d’Amiens. Le détachement est sous les ordres du Colonel Cdt. la 21e Brigade.
Le régiment quitte Contre à 7 h. et se porte sur Conty. A partir de ce point l’escadron divisionnaire se porte sur Noye afin d’en tenir les passages jusqu’à l’arrivée de l’infanterie. Le 3e bataillon constitue la tête d’avant-garde. 2 Cies du bataillon de queue,  2e bataillon sont laissées à Conty pour servir de soutien à l’artillerie qui n’a pas encore rejoint.
12 heures. – L’A.G. atteint Ailly sur Noye, l’escadron divisionnaire se porte jusqu’à l’Avre dont il tient les  points de passage.
Le 69e fait sa grand halte à Ailly-sur-Noye.
Le 3e bataillon couvre le régiment en se portant sur les hauteurs 113-128 E. d’Ailly-sur-Noye.
13 heures 30. – Reprise de la marche sur Moreuil où le régiment arrive à 16 h. 30 et stationne dans les conditions suivantes : (2_29b)  
A.P. – 3e bataillon les CG n°3 vers la côte 106 et OG n°2 à 100 m. à l’O. de la côte 104. Un poste spécial est installé à la maison sr la tranchée qui traverse le bois de Moreuil. Reserve 2 Cies. à la  corne E. du bois de Moreuil.
Une compagnie est envoyée à la garde du Pont de Castel – 1 compagnie (4e) à la garde du pont de Brache. Le reste du régiment à la lisière E. de Moreuil, laissant une section à la sortie O. de Morisel pour garder l’artillerie.
Evacuations :
 
23 septembre 1914.
06 heures 00. – Le 69e reçoit l’ordre de se porter avec 3 pelotons de cavalerie et un groupe d’artillerie  consistant l’A.G. de la division sur Aubercourt – Demuin et de pousser un bataillon sur Marcelcave. Le 2e bataillon constituant la tête de l’A.G. sort de Moreuil à 7 h. suivi à 800 m. de 2 cies du 1er bataillon (tête du gros de l’A.G.) 3 Cies. du 3e bataillon. Les éléments du 3e bataillon prenant rang dans la colonne à son passage  à l’embranchement 1500 m. E. de (2_30a) Moreuil où se trouvait la réserve d’avant poste. La cie. de Castel et celle de Braches gagne directement Desmuin.
08 heures 30. – Ordre est donné au détachement de l’A.G. de s’installer dans les conditions suivantes : 2e bataillon Marcelcave gardant par des postes d’une section les directions de Wiencourt, Abancourt, Villers, Bretonneux. En cas d’attaque ce bataillon doit tenir Marcelcave jusqu’à l’arrivée du gros du détachement.
Gros en cantonnement d’alerte, 1bataillon Abancourt et Courcelles – 3e bataillon Demuin. En cas d’attaque ce détachement laissant des fractions à la garde des ponts de Demuin et Aubercourt doit se porter au débouché S.O. de Marcelcave.
La cavalerie s’établit à Abancourt et surveille la vallée de la Somme. L’artillerie fait reconnaître des positions au S. de Marcelcave pour battre les directions de  Bayonvillers et Abancourt.
14 heures. – Aucune rencontre avec l’ennemi n’est signalée. La liaison est établie (2_30b) avec la tête de la 22e Brigade qui arrive à Villers-Bretonneux.
Evacués : 2
 
24 septembre 1914.
7 heures. – Le détachement (69e, 1 groupe artillerie, 1 escadron de cavalerie) se porte sur Saille Lorette par Marcelcave dans l’ordre suivant : 1 Bataillon avant-garde distance 800 m. – gros 2e bataillon – 3e bataillon moins 1 Cie. Artillerie – 1 cie. du 3e bataillon). Les 3 pelotons d’escadron divisionnaire précédent la colonne doivent gagner le plateau de Morlancourt.
Arrivé à Sailly-Lorrette à 10 h. le détachement s’établit de la façon suivante : 1e bataillon à 1500 m. au N. de Sailly-Lorrette couvre le rassemblement en tenant la ligne lisière E. bois des Célestins sur la route de Chipilly  côte 105 embranchement 1500 m. S.O. de Morlancourt chemin de terre passant par l’O. de Morlancourt – 2e bataillon E. de Sailly-le-Sec. – 3e bataillon lisière N. artillerie dans le village. Tout le détachement prêt à se porter sur les hauteurs E. de Sailly.
13 heures 00. – Le détachement reçoit l’ordre de se porter sur Bray avec mission de garder (2_31a) les passages des ponts de la Somme pour assurer le débouché du 20e C.A. sur l’autre rive.
1 heure 30. – Le détachement se met en marche dans le même ordre que le matin couvert en outre sur les flancs par les sections qui occupaient la route de Chipilly et les hauteurs de Morlancourt.
16 heures – Arrivant à Bray, le 1e bataillon se porte sur les hauteurs N.E. de Bray-sur-Somme avec mission de surveiller les directions de Suzanne de Bronfay et de Fricourt et de tenir les hauteurs. Le 2e bataillon se porte sur les hauteurs 83 S.E. de Fraissy et de tenir les directions de Chuignes de Dompierre et de tenir le pont de Cappy. Il doit en outre se relier avec le 14e Corps vers Chuignolles.
Le 3e bataillon disponible à l’O. de Bray qui fournit une cie. de soutier à l’artillerie installée au S.O. de Bray.
18 heures 30. – Le 3e bataillon s’installe au cantonnement d’alerte à Bray – 1 cie. sur la face E., 1 cie. sur la face N, 1 cie. …ons les éléments gardant les ponts (9e) sur la face D.(2_31b). La 10e cie cantonne à Jtinem ? avec l’artillerie et le T.R.
 
25 septembre 1914.
0 heure 25. – Le 3e bataillon reçoit l’ordre de se porter sur Suzanne et de l’occupe face à l’E. les 2 autres bataillons restent sur leurs emplacement.
La 11 Division renforcée des 2e et 4e bataillons de chasseurs et 41e et 43e régiments coloniaux de 2 groupes d’artillerie de corps doit se rassembler dans la région de Bray prêt à se porter sur l’une ou l’autre rive.
08 heures. – Elle reçoit l’ordre en vue de déborder l’ennemi sur sa droite de se porter dans la direction générale de Fontaine-les-Cappy  - Marchelpeau en partant du front côte83 Cappy - Eclusier. Le 69e doit se rassembler à la disposition du Gal. Cdt. la Division  S. de Froisoy vers le bois 500 m. O. de 83. Le mouvement est exécuté vers 14 h.. Les éléments situés sur la rive droite de la Somme ayant été laissés pour assurer la sécurité vers le N. et vers l’E. l’attaque de la 11e Division se produit sur le front  hauteur S. d’Eclusier E. de Cappy Chuignes qu’elle ne dépasse pas dans la soirée.
17 heures 30. – Le 69e reçoit l’ordre de porter 2 bataillons sous (2_32a) les ordres du chef de Corps de Bray sur Eclusier avec mission de rejeter l’ennemi vers l’E. et de progresser dans la direction de Dompierre pour prendre à revers les détachements ennemis et les défenses qui s’opposent à la marche de la 22e Brigade.
Le 4e bataillon de chasseurs  qui tient les abords d’Eclusier et un groupe d’artillerie établi à la côte 93 doivent participer à cette attaque. Quelques instants après ordre est donné de laisser un des bataillons à Suzanne  et de ne porter qu’un bataillon à Eclusier.  
Le 3e bataillon est d

n°55245
cambraisis
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(suite de la transmission précédente)
 
Le 3e bataillon est désigné pour occuper Suzanne et la côte 100. Le 1er bataillon doit se porter sur Eclusier. En arrivant à Cappy à 19 h. 30 le chef de corps reçoit  un ordre de stationnement lui prescrivant de laisser le 3e bataillon à Suzanne et de se porter avec le 1er bataillon sur Bray où se trouve  le 2e bataillon où il arrive à 21 heures.
Tués :  officiers :0 ;  
Hommes : 5
Blessés : officiers :2 (capitaine  Lafontaine, S/Lt Procure) :  
hommes : 33.
(2_32b)
 
26 septembre 1914.
05 heures. Le régiment se porte au N.E. de Bray et s’y installe  en position d’attente. 2 bataillons à 1500 m. au N. de Bray  ayant une compagnie sur l’éperon 2 km. N. de Bray, 1 bataillon à 1000 m. environ sur le chemin passant par le Z de Suzanne  3e bataillon reste à Suzanne avec 1 Cie. (12°) côte 100.
Les 2 régiments coloniaux sont au N.O de Bray, 1 groupe d’artillerie en position d’attente. La cavalerie couvre le rassemblement dans la direction du N. et de l’E. Chaque bataillon fait reconnaître les dispositions à prendre pour résister en cas d’attaque ou se porter dans les directions de  l’E et du S.E. au N.E.
10 heures - Le détachement constitué au N. de Bray reçoit l’ordre de se porter sur Maricourt en vue d’enlever les hauteurs comprises entre  Combut - Dompierre- Herbécourt d’où il se tiendra prêt à pousser sur Péronne ou de franchir la  Somme à Hem. Le détachement se met en marche dans l’ordre suivant : Avant-garde 69e – 1 Cie. du Génie – Gros 1 bataillon 41e colonial – (2_33a) 1 groupe d’artillerie – 1 bataillon du 41e colonial – 2 bataillons du 43e.
Dans le régiment, les bataillons marchent dans l’ordre suivant :
1e bataillon tête d’avant-garde
2e et 3e bataillon gros de l’avant-garde, itinéraire Ferme Billon Maricourt où le détachement doit s’établir en position d’attente couvert par le 69e.
12 heures 40.  Une colonne ennemie de toutes armes forte d’un Bde  environ est signalée en marche sur la route de Combles à Maricourt.
Enfin une 3e force ennemie marche de  Guillemont vers Montauban. Toute les colonnes doivent être maintenue par le 45e qui occupe Maricourt et par 2 bataillons territoriaux situés  entre Maricourt et le manoir Fargy puis au N. par un régiment territorial  marchant d’Albert sur Fricourt et Montauban. Le détachement du Colonel Aimé s’établit en halte pour garder au S. de la route Suzanne Maricourt couvert par le 69e à hauteur de la côte 122 prêt à déboucher dans la direction de (2_33b)  l’E. ou du N.E.
15 heures 45. Plusieurs escadrons ennemis occupent la Région de Feuillières de l’infanterie Hardecourt et bois de Favières, de l’artillerie tire sur Guillemont. Le détachement a pour mission d’assurer possession du front Hem Chapelle de Curlut  occupe à l’E. Hardecourt. L’attaque qui doit franchir à 16 h. 45 la ligne Maricourt Vaux est exécutée de la façon suivante :
41e colonial sur le front Curlut  - Chapelle de Curlut incluse ;
69e sur le front calvaire 800 m. N. de Curlut exclu et bois inclus à 1800 m. E. de Maricourt ;
45e bois de Favières Hardecout  
en réserve le 43e colonial
Le 1er bataillon du 69e se porte à l’attaque par Bataillons accolés. Bataillon. Ducrot sur le front Bois 1800 m. E. de Maricourt boqueteau situé au N. du mot ferme rouge.  
3e bataillon Schneider depuis le boqueteau précité jusqu’au calvaire exclu. – Bataillon Pellelat en réserve  suit en arrière du Bataillon Schneider.
En arrivant à Maricourt le 1er bataillon trouve le village occupé par le 45e aux (2_34a) prises avec l’ennemi qui occupe les hauteurs  à l’E. et bombarde le village et ses abord. La marche du bataillon s’exécute sous le feu et ils viennent prendre position avec leurs 1e lignes à hauteur de la lisière E. du bois de Maricourt (qu’ils ne peuvent dépasser).
18 heures.- A ce moment ordre est donné de s’organiser sur les positions et de ne pas pousser  l’attaque plus  avant.
Il reçoit l’ordre de se replier sur la ferme Billon et de s’installer défensivement  face au N.E.
Les bataillons les  uns derrière les autres depuis Carnoy jusqu’à la ferme Billon.
En conséquence le 2e bataillon organise Carnoy et ses abords depuis la côte 84 jusqu’à la côte 94. Le 3e bataillon en arrière organise les hauteurs de la côte 104. Le 1er bataillon la ferme Billon, le Bois à l’E. de cette ferme Billon, le Bois à l’E. de cette ferme. Les bataillons arrivent sur leurs emplacements vers 22 h. et exécutent les travaux pendant la nuit.
Pendant cette journée, le commandant Ducrot, commandant le 1er bataillon qui se tenait vers 18 h. au calvaire S. du Bois de Maricourt et observait la marche de l’ennemi en (2_34b) tête de son bataillon est blessé grièvement à la tête. Le lieutenant Villeroy, son adjoint, reçoit un éclat du même obus qui le contusionne à la poitrine.
Blessés  officiers : 2
Troupe 22
Tués :  officiers : 0
Troupe : 1
 
27 septembre 1914.
L’armée doit prendre l’offensive sur tout le front pour rejeter l’ennemi sur la Somme en avant de  Péronne. Le 20e Corps renforcé de la 21e Division et du corps de Cavalerie doit de border la droite de l’ennemi pour le rejeter vers l’E. le 69e laissant présents  2 compagnies à Carnoy va d’abord  se porter à l’attaque de  Montauban -  Briqueterie.
 A sa gauche la 21e Division doit attaquer sur Contalmaison Bazantin-la-Petite et la Grande à sa  droite, le 45e doit attaquer le bois de Favières. Les attaques doivent partir à 8 heures.
08 heures. - Le régiment se met en marche par Bataillon successifs dans l’ordre suivant : 3e bataillon – 1er, 2e bataillons, moins 2 compagnies restant à Carnoy. Premier objectif lisière S.O. de Montauban (2_35a)
Le 3e bataillon s’engage  dans le ravin situé entre Carnoy et Mamey. En arrivant à la hauteur de la côte 125 ces premiers éléments tombent sur le feu de l’artillerie ennemie établie  au N.E. de Montauban. La marche s’exécute sous le feu  en colonne de Bataillons  avec de larges intervalles entre chaque section ou ½ section. Elle est couverte  sur la gauche par la 6e compagnie marchant en échelon et sur les pentes E. des hauteurs 94-128.
10 heures.- Les  1e éléments abordent la lisière de Montauban occupés  par q.q. éléments d’infanterie allemande qui se replient.
Le 3e bataillon s’empare du village et se porte rapidement à la lisière N.E. qu’il occupe.  
En vue de parer à toute offensive de l’ennemi les dispositions suivantes sont prises :  
le 3e bataillon occupe le village lisière N.E. avec réserve au centre.  
Le 1er bataillon poussera 1 compagnie au S. entre le village et le ravin du chemin de fer. 1 Compagnie au N. (2e cie.) entre le village et le ravin de la côte 105, 2 cie. en réserve à la sortie O. vers le moulin 286. La 6e cie. viendra qui s’était dirigée vers le village en occupe également la lisière N. (2_35b)  
Enfin la 5e qui avait suivi le 1er bataillon s’arrête sur les hauteurs S.E. de Montauban où elle constitue un dernier repli A partie du moment où le régiment pénètre dans Montauban, le village  est soumis à un feu violent bombardement mettant le feu à plusieurs maisons.
L’infanterie ennemie est signalée dans les bois de Bronfay mais elle ne prononce aucune attaque pendant la journée sur le village. Des mouvements ennemis sont vers de Longueval dans la direction de Contalmaison et du Bois de Mamey.
16 heures.- Les 1ers éléments de la 21e Division arrivent vers Contalmaison puis vers le bois de Mamey mais au moment où ils cherchent à déboucher de ce bois ils tombent sous le feu de l’artillerie ennemie et sont rejetés à l’intérieur du bois. Le détachement  s’installe pour passer la nuit dans les conditions analogues à celle de la journée, prêt à résister à toute attaque.
20 heures 30. - L’ennemi prononce une attaque encontre la 2e compagnie – capitaine Bolle – placé en échelon au N. du village et installée dans des (2_36a) tranchées. Cette attaque est repoussée mais plus à l’O. l’ennemi pénètre dans le bois de Mamey. En raison de cette attaque le régiment passe la nuit sous les armes. Les compagnies réservées au S. O. du village bivouaquent sur place. La situation du régiment étant était en effet assez critique puisqu’à sa gauche le 21e Division n’avait pu occuper le bois de Mamey et qu’à sa droite le 45e n’avait pu déboucher du bois de Maricourt et se portait pour se porter sur le bois de Favières. Le bombardement du village continuait d’ailleurs toute une partie de la nuit. Il devait y avait donc lieu de craindre un mouvement de l’ennemi pour le déborder soit parle N. soit par le S. Pendant la nuit des patrouilles ennemies furent au contact avec les nôtres et échangeaient de nombreux coups de fusil.
Blessés : officiers : ?
  Troupe : 140
Tués :  officiers : -
  Troupe : 6
 
28 septembre 1914.
Dès le lever du jour le bombardement du village recommence et des mouvements (2_36b) d’infanterie ennemie sont signalés dans la direction de Longueval dans le ravin N.E. de Montauban et devant le bois d Bronfay. Une bataille est engagée dans la direction de Bazantin mais la 21e division ne progresse pas. Notre artillerie qui, sur la demande du Cdt. du 69, s’était portée sur les hauteurs N. de Carnoy tire sur des batteries ennemies établies vers Longueval et bat les pentes S. de cette localité.
L’infanterie ennemie continue à progresser et à marcher sur Carnoy où elle s’engage avec la nôtre. Certains éléments pénètrent même dans le village par le N. mais ils en sont repoussés. D’autres débouchent dans le bois de Bronfay et de la Briqueterie et attaquent le village par le S. Toujours soumis à un violent bombardement notre infanterie commence à fléchir et se replie à l’intérieur du village.
N’étant appuyé ni à droite par le 45e qui n’a pas quitté Maricourt, ni à gauche par le 21e corps, qui semble plutôt reculer, apprenant d’autre part que le village de Mamey, précédemment ( 2_37a) occupé par un bataillon du 37e était évacué, le Cdt. du régiment se voyant débordé par le N. et par le S. donne l’ordre de repli dans la direction de Carnoy. Le mouvement est protégé d’une part par les compagnies placées en échelon sur les ailes et d’autre part par le 2e bataillon installé dans les tranchées à 800 m. à l’O. du village pour enfin par le 3e bataillon qui, dans la nuit, à remplacer le 2e à Carnoy. Pendant cette retraite le capitaine de Monclin, 5e cie., échelon de gauche fait preuve de la plus grande énergie en maintenant sa compagnie sous un feu violent et en arrêtant la marche de l’ennemi. Blessé tout d’abord au bras, il est peu après frappé mortellement d’une balle à la tête et une partie de la compagnie reste sur le terrain.  
Le capitaine Bolle  qui commande l’échelon de droite est à signaler également pour l’énergie avec laquelle il maintient sa compagnie en vue de ralentir la marche de l’ennemi. Ayant  la cuisse traversée par une balle a conservé le commandement jusqu’au soir après avoir rempli sa mission et ce n’est qu’à la nuit qu’il se rendit au (2_37b) poste de secours.
La retraite du régiment s’effectue sous un feu violent d’artillerie et les éléments doivent se reconstituer sous la protection du 3e bataillon sur la ligne Mamey-Carnoy avec repli à la côte 104.
A la suite de cette retraite les éléments plus ou moins  désorganisés occupent les emplacements suivants :
3e bataillon Carnoy et hauteurs environnantes ;
2e bataillon avec q. q. éléments du 1er bataillon hauteurs de la côte 104 ;
1er bataillon, 3 compagnies environ sur les hauteurs S. de la halte de  Mamey avec q.q. éléments du 37e.  
L’ennemi qui a poursuivi le régiment cherche à plusieurs reprises dans la journée à franchir  les crêtes au N. de Mamey – Carnoy pour marcher sur ces localités.
Malgré une préparation intense de  son artillerie qui bombarde sans discontinuer les hauteurs 104-110 et ferme Billon toutes ses tentatives sont repoussées et il se replie dans la direction de Montauban.
Toutefois au cours de la journée (2_38a) on aperçoit des petits groupes qui se glissent dans les ravins S. de Carnoy.
A la tombée de la nuit il prononce une attaque sur Mamey et  s’en empare.
Pendant la nuit il cherche à progresser également dans le ravin E. e  Mamey et à marcher sur Carnoy mais il est arrêté par le 3e Bataillon dont les éléments avancés l’entendent faire des tranchées autour du village.
Au cours de cette journée le nombre des tués et blessés est le suivant :
Officiers : tues : 1
  Blessés : 23
Hommes tués :21
  Blessés : 425.
Disparu : le capitaine Thomassin qui occupait avec sa compagnie à l’E. du village aurait été surpris par des fractions ennemies débouchant du Nord et aurait été blessé ou fait prisonnier avec une partie de sa compagnie.
 
29 septembre 1914.
La situation du régiment est la même que la veille.
L’artillerie ennemie continue à bombarder violemment pendant toute la journée la position de Carnoy et les hauteurs 104-110.
Des  éléments d’infanterie ennemie se glissent dans les Ravins E. et O de Carnoy mais ne prononcent aucune attaque sur le village.
En exécution d’un ordre donné par le Cdt. du C.A. l’organisation de la position défensive des secteurs Carnoy, Mamey, Fricourt est répartie en 2 secteurs :
- Secteur de Droite entre la Somme et la ligne station de Bray ferme de Bronfay côte 104 Carnot aux ordres du Colonel Aimé  
- secteur de  Gauche comprend la ligne précitée et le village de Fricourt côte 110 sous les ordres du général Cdt. la 11e Division.
Les 2e et 3e bataillons font partie du secteur de droite, le 1er secteur de  gauche. Dans le secteur de droite les 2e et 3 bataillons auxquels sont rattachées 1 compagnie du 23e colonial doivent défendre le secteur compris (2_38b) entre la ligne 122. 84 et la ligne Carnoy 104 ferme Billon. Le  3e bataillon reste à Carnoy. Le 2e occupe les hauteurs 104 se reliant à droite avec la compagnie coloniale qui tient le ravin vers la côte 84.
Le poste de commandement  du Cdt. du régiment est à ferme Billon relié téléphoniquement avec le poste de commandement du Colonel commandant la 21e brigade à Suzanne ainsi qu’avec le Q.G. du C.A.
Dans le soirée il arrive à la ferme Bronfay un détachement de renfort un capitaine, 2  lieutenants et 309 hommes provenant du dépôt. Ce détachement comprenant 2 compagnies constituées – une compagnie (capitaine Royer) remplace la 12e disparue en partie. L’autre compagnie est répartie dans les unités.
Officiers :  tués : 0
  Blessés : 0
Hommes tués : 4
  Blessés : 22
 
30 septembre 1914.
Au lever du jour l’ennemi recommence à bombarder la position. Son infanterie qui pendant la nuit a construit des tranchées sur les hauteurs qui couronnent (2_39b) Carnoy. D’autres éléments débouchent des Ravins Est et Ouest de Carnoy et attaque la position défendue par le 3e bataillon. Ces attaques tombent sous le feu de nôtre artillerie et au bout sont arrêtées. Plusieurs tentatives faites par l’ennemi pour déboucher côte 84 sont contenues par le Cie. coloniale qui tient la naissance du Ravin. Enfin le 2e Bataillon établi sur les pentes S. de Carnoy appuie de ses feux le 3e bataillon grâce à la liaison de l’infanterie et de l’artillerie sur ce point. L’attaque ennemie est repoussée vers 11 heures et q.q. éléments d’infanterie seulement restent dans les tranchées. Q.q. fantassins ennemis présentent les feux de notre  infanterie demandent à se rendre. Il est fait une quinzaine de prisonniers.
A signaler la belle résistance opposée par le 3e bataillon (Cdt. Schneider) dans le village de Carnoy et ses abords. Ce bataillon a tenu 48 heures sous un feu violent d’artillerie a repoussé une attaque de nuit et des attaques depuis 11 heures jusqu'à 5 heures.
Enfin à signaler la liaison parfaitement établie entre les 2e et  3e bataillons pour la défense des positions.
05 heures - Ordre est donné à différents éléments de la division de franchir la ligne principale de défense et de porter à la poursuite de l’ennemi dans la direction de Montauban. Les 2e et 4e bataillons de chasseurs passant par Carnoy doivent attaquer tout d’abord les hauteurs N. de cette localité. Le 1er bataillon du 69e rendu disponible doit appuyer par les ravins E. de Carnoy. Ce mouvement ne reçoit qu’un commencement d’exécution en raison de l’heure tardive les 2e et 4e bataillons  débouchent à peine de Carnoy qu’ils occupent à la nuit.
22 heures. - Le 69e est relevé de ses positions et reporté sur Bray où il cantonne. Le 3e bataillon arrive à 3 heures du matin dans cette localité.
Tués : officiers : 0
 Hommes : 18
Blessés : officier 1
 Hommes : 70.
(2_40b)  
1er octobre 1914.
Dans les premières heures de la matinée, le régiment cherche à reconstituer ses unités désorganisées par le combat de la veille.
11 heures 45. - Le régiment reçoit l’ordre de se porter à l’E. des fermes Brion et Bronfay et de faire tenir la crête 104-122 pendant que l’attaque de la 11e Division doit se porter par Carnoy sur Montauban.
14 heures 10.- Le régiment reçoit l’ordre de se porter au S. de Maricourt en réserve de la 21eBrigade qui doit attaquer sur le front Bois de Favières - Hardecourt et Bois de Bronfay. Le régiment s’établit  1 bataillon dans le ravin 1000 m. S. de Maricourt, les autres bataillons restent échelonnés dans les boqueteaux de la hauteur N. de Suzanne.
A 21 heures il reçoit l’ordre de cantonner à Suzanne.
Tués – blessés – disparus : Néant.
 
2 octobre 1914.
05 heures.- Le régiment occupe une position de repli au N. de Suzanne où elle constitue une réserve au détachement Aimé qui occupe le front Maricourt Moulin de Curlut (2_41a).
1e bataillon tient le bois de Vaux avec détachement de liaison vers Eclusier avec le 14e C.A.
3e bataillon hauteurs N.E. de Suzanne dans les tranchées. 3e bataillon hauteurs N. de Suzanne.
11 heures.-  L’ordre est donné au régiment de laisser un bataillon dans le bois de Vaux (1e bataillon) et de porter les 2 autres au N. de Bray en réserve de la 11e division. En cours d’exécution ordre lui est donné de se  diriger dans le ravin S.E. de la ferme Billon et de se tenir prêt à repousser toute attaque de l’ennemi entre les côtes 104 et 122. Le 4e bataillon de chasseurs qui occupe Carnoy est en effet violemment attaqué à ce moment.
Le 2e bataillon se porte à la gauche d’un bataillon du 37e déjà installé sur les hauteurs 104-122.
Le 3e bataillon reste dans le bois S.E. de Bronfay.
19 heures.- Les attaques ennemies sur Carnoy ayant été repoussées les 2e et 3 e bataillons vont cantonner à Bray.
Blessés – disparus : Néant. (2_41b)
 
3 octobre 1914.
05 heures.- Les 2e et 3e bataillons en réserve de la 11e Division qui occupent toujours le front Moulin de Fargny Maricourt Carnoy  côte 110 se portent au N. de Bray où le 1er bataillon vient les rejoindre
07 heures.- Le 3e bataillon se porte à  la ferme Bronfay où il doit s’installer en R(éserve). du secteur Carnoy occupé par les 2e et 4 e bataillons de chasseurs.  Le 2e reste à la sortie N. de Bray le 1e bataillon le rejoint venant de Vaux.
11 heures.- Ordre est donné au 3e bataillon de se porter sur la ferme Bronfay en soutien des troupes du secteur de Carnoy.
13 heures.- Le 3e bataillon est poussé dans le ravin E. de la ferme Billon. Le 2e bataillon est dirigé sur la côte 100. Peu après ordre  est donné au 3 e bataillon de se diriger sur la côte 104 et d’en occuper les tranchées en replacement d’un bataillon du 79 qui doit appuyer l’attaque du 4e bataillon de chasseurs sur Montauban. Le 2e bataillon est poussé dans le ravin E. de Bronfay. Ces bataillons restent à leurs emplacements jusqu’à 18 heures 30, heure à laquelle ils (2_42a) reçoivent l’ordre de stationner :
3e bataillon à Bronfay avec 3 compagnies.,  
la 4e rentrant à Bray. 2e bataillon Bray,  
le 1er bataillon qui avait porté dans la journée à Capy pour en garder les ponts reste dans cette localité.
Tués – blessés : néant.
 
4 octobre 1917.
La situation générale reste la même. Le 2e bataillon doit se tenir prêt à occuper  à 7 heures les ponts de la Somme à Bray.
10 heures 30.- Ordre est donné au 2e bataillon de se porter dans le ravin boisé à hauteur de la côte 100 pour être prêt à intervenir  sur la ligne principale de défense dans la directe la côte 104. Le 1er bataillon qui occupait Cappy vient à Bray pour assurer la garde des ponts. Il laisse un peloton à la garde  du pont de Capy.
10 heures 30.- Le 3e bataillon qui occupait avec une compagnie  le bois situé au S. de la côte 104 et avec les autres compagnies des tranchées de la ferme Billon  reçoit l’ordre de pousser en avant la compagnie du ravin pour remplacer une compagnie du 79e qui se porte sur (2_42b) sur Carnoy.
19 heures.- L’attaque des 2e et 4e chasseurs sur les hauteurs N. de Carnoy n’ayant que faiblement progresser le 3e bataillon reprend ses emplacement  de la veille à la ferme Billon. Le 2e bataillon rentre à Bray où il cantonne avec le 1er en assurant la garde des ponts.
22 heures 30.- Le Chef de Corps reçoit l’ordre de porter immédiatement  les 1e et 2e bataillons sur Méaulte en vue de concourir au remplacement des éléments du 11e Corps dans la région E. d’Albert.  
 
5 octobre 1914.
05 heures.- Les 2 bataillons arrivent sur leurs emplacements le 5 vers 5 heures.
Le 1er bataillon occupe les tranchées sur les hauteurs O. de Bécordel en 2e ligne derrière le 26e qui occupe cette localité. Le 2e bataillon, réserve du secteur, construit des tranchées à l’E. d’Albert.
Les 2 bataillons font partie d’un groupement sous les ordres du Général, commandant la 78e brigade.  
Le 3e bataillon est  resté sur ces emplacements de la ferme Billon.
(2_43a) Le sous-lieutenant André rentre à la 6e après guérison
18 heures.- Le Chef de Corps reçoit l’ordre de porter les 1e et 3e bataillons sur la route d’Albert à Amiens, à l’embranchement S. de Laviéville heure à laquelle ils doivent s’embarquer pour une destination inconnue.
L’embarquement à lieu à 22 heures
 
6 octobre 1914.
Les deux bataillons débarquent le 6 octobre vers 2 heures à Coigneux à 12 km. environ E. de Doulens.
Ils s’installent :
2e bataillon sortie E. de Coigneux poussant 2 compagnies à Bayencourt.
3e bataillon, sortie O. poussant une compagnie dans la direction de Soustre
1er bataillon, qui était resté sur ses positions, à Albert jusqu’à la relève par un autre détachement, n’arrive à Coigneux, sortie S., vers 5 heures du matin.
06 heures.- Les 2e et 3e bataillons reçoivent l’ordre de se porter :
2e bataillon sur le château de la Haye
3e bataillon sur les hauteurs S.E. de Souastre en vue d’organier ces deux positions face à l’E..
Devant eux des villages de Foncquevillers et Ebutern sont tenus par les troupes d’une brigade provisoire 23 et 37e (2_43b) et par des régiments territoriaux, mais le village de Gomecourt  est occupé  depuis le matin par l’ennemi.
10 heures.- Les 2 bataillons du 69e reçoivent l’ordre de se porter sur Gomécourt et de s’en emparer.
Les dispositions  suivantes sont prises pour l’attaque :3e bataillons se rassemblera à l’O. du château de La Haye. Lorsqu'il aura serré sur le 2e, ce dernier prendra comme objectif la lisière du parc situé au S. du moulin 164.
Le 3e bataillon marchant en échelon en arrière et à gauche du 2e appuyera son mouvement et se tiendra prêt à parer à toute contre-attaque sortant de la région située au S. du parc de Gomécourt.
L’attaque  doit être appuyée par 2 groupes d’artillerie établis vers le château de la Haye. Le 2e bataillon effectue sa marche en appuyant sa gauche à la lisière S. de Foncquevillers où il se retire avec le 3.
Le 3e marche à sa gauche et en échelon.
La marche s’effectue  sous le feu de l’artillerie ennemie mais sans que (2_44a)  les unités subissent de grandes pertes.
Toutefois le parc de Gommécourt ne peut être enlevé et à la nuit les 2 bataillons occupent avec leurs 1e lignes la crête 164 – 160. Toutefois le moulin 104 n’est pas en nôtre possession.
Tout  le 2e bataillon et les 3 compagnies du 3e sont en ligne. La 11e est en réserve à 400 m. S. de Fonquevillers sur la route Fonquevillers – Sailly. Pendant la nuit les troupes se fortifient sur leurs positions.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 14
Blessés : officiers : -
  Hommes : 78.
 
7 octobre 1914
Au lever du jour les 2e bataillons du 69e cherchent à s’emparer de nouveau  de Gomecourt  Le 1e bataillon étant maintenu en réserve du C.A. à Sailly mais toutes les tentatives faites au cours de la journée restent sans résultat malgré le concours d’un bataillon du 153e qui occupe Gomecourt par le N.  en débouchant de Foncquevillers et l’appuis de 4 groupes d’Artillerie. (2_44b)
L’ennemi dispose en effet d’une nombreuse artillerie avec laquelle ils bombardent les abords de la position et de plusieurs sections de mitrailleuses qui arrivent ; tout mouvement en avant de nôtre infanterie.
En fin de journée nous restons donc maîtres de nos positions avec un légère progression sur certains points.
Pendant la nuit la fusillade éclate à plusieurs reprises sur la lisière de Parc de Gommécourt  mais sans provoquer aucun changement.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 8
Blessés : officiers : -
   Hommes : 48
 
8 octobre 1914
07 heures.- Reprise des attaques  sur Gomécourt, 2e et 3e bataillons sur la lisière O., 2 bataillons du 153e sur la lisière N.E. cherchant à déborder le saillant N.E.  du village.
L’attaque est appuyée par les groupes d’artillerie du 20e Corps et couverte à gauche par la 8e division de cavalerie dans la région N. de Foncquevillers (2_45a) et la Brayelle.
Le 153e n’ayant pu déboucher que tardivement de Foncquevillers et l’artillerie ennemie étant toujours des plus violents, le 69e ne peut déboucher de ses positions et les occupe encore à la fin de la journée.
19 heures.- Toute l’artillerie française ouvre un feu violent sur le parc de Gomécourt et ses abords mais ce feu ne parvient pas à le faire évacuer par l’ennemi qui occupe des tranchées profondes et couvertes les mettant à l’abri des projectiles. Il essaie même de prononcer une contre attaque sur le 153e et le 2e bataillon du 69 mais cette attaque est repoussée.
Pendant la nuit les  1ers éléments gagnent sur un peu de terrain en avant et se retranchent à 150 m. de la lisière. De ces points ils peuvent se rendre compte que cette lisière est très fortement organisée et entourée de plusieurs réseaux de fil de fer.
Pendant la journée un détachement de renfort 1 officier et 212 hommes provenant du dépôt de Troyes arrive à (2_45b)  Sailly où il est conservé à la disposition du Général de Division.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 10
Blessés : officiers : -
   Hommes : 32
 
9 octobre 1914  
Continuations des attaques sur Gomécourt, même objectif pour les 2 bataillons du 69e sous les ordres du chef  de Corps qui pourra disposer en outre de 2 compagnies du 153e.
2 bataillons du 153e moins 2 compagnies doivent chercher à déborder le saillant N.E. du village. Même mission pour la division de cavalerie. Le 1e bataillon se porte en réserve dans le ravin à l’O. et près de Foncquevillers
15 heures 25.- Les attaques n’ont pas abouti.  
En outre l’ennemi semble vouloir attaquer ver le N. de Foncquevillers. L’offensive est donc suspendue. Le 69e a pour mission de maintenir la crête 164 – 160. Le 153e se portant au N. de Fonquevillers pour arrêter  toute tentative de l’ennemi en vue de déborder ce point d’appui par le N.
En fin de journée les positions sont maintenues en contact  étroit avec l’ennemi et conservées. (2_45a)
Tués :  officiers : -
  Hommes : -
Blessés : officiers : -
   Hommes : 10
10 octobre 1914
Le général commandant la 39e division après avoir témoigné par téléphone au commandant du régiment sur l’admiration pour la ténacité avec laquelle le 69e avait résisté les jours précédents sur  ses positions malgré le feu violent de l’artillerie adressa  encore ses félicitations à la section téléphonique du 69e pour le dévouement, l’activité et l’intelligence avec lesquels elle a  su collaborer avec l’E.M. et l’artillerie.
Continuation de la même mission du 20e Corps et 39e division. Maintenir le front précédemment occupé. Poursuivre méthodiquement et activement l’attaque sur Gomécourt.
16 heures 50. -  En conséquence les mêmes dispositions que la veille  sont prises pour l’attaque l’artillerie cherchant  à démolir les mitrailleuses ennemies dont les emplacements ont été repérés. Mais au cours de la journée une colonne ennemi qui (2_46b) s’est emparée de Monchy-aux-Bois attaque Bienvillers et Arrenont.
En conséquence le 1er bataillon du 69e qui était au N.O. de Fonquevillers se porte sur Anecourt. Le bataillon du 153e ne laissant plus qu’une compagnie pour relier Fonquevillers au 69e se porte à l’O. de Foncquevillers.
En fil de journée le 69e conserve  ses positions.
Tués :  officiers : -
  Hommes : -
Blessés : officiers : -
   Hommes : -
 
11 octobre 1914
Au lever du jour l’ennemi qui à la faveur du brouillard s’est approché de Foncquevillers s’empare des premières maisons du village partie N. et s’installe dans le chemin creux situé à l’E. du village. Le 1er bataillon du 69e qui dans la nuit du 10 au 11 occupait avec le 153e un emplacement à l’O. de Foncquevillers est attaqué par surprise. Deux de ses compagnies et la section de mitrailleuses évacuent leurs positions.  
Le capitaine Navel et le bataillon réussit avec les 2 compagnies qui lui reste à arrêter la marche de l’ennemi et parvient à reconstituer (2_47a) une partie des deux compagnies qui s’étaient repliées.
Au cours de la journée les éléments du 26e, du 153e cherchent à reprendre Foncquevillers, les 2e et 3e bataillons restent sur leurs emplacements  face à Gommécourt maintenant toujours un contact étroit avec l’ennemi qui occupe le parc. Même emplacement pour la nuit que le 10.
Tués :  officiers : -
  Hommes :-
Blessés : officiers : 1- (Vaugenot)
   Hommes : -
Pendant la nuit des reconnaissances sont exécutées  sur la lisière du parc notamment  par la 10e compagnie. Ces reconnaissances constatent que l’ennemi occupe toujours les mêmes emplacements.
 
12 octobre 1914.
Même situation  et mission que les jours précédents. L’ennemi  ne prononce aucune attaque dans la région de Gomécourt.
Nos éléments groupés au N.O. de Foncquevillers marchent sur Brienvillers et Anecourt 2_47b)
Sont nommés sous-lieutenant à la date du 6 :
Jolival, adjudant, R,   affecté à la 1ère Cie.
Vigne,/ Ergne, adjudant,  affecté à la 4e Cie.
Chassaing, sergent, R,   affecté à la 2e Cie.
Pfeiffer , sergent major,  affecté à la 5e Cie.
Casin, adjudant-chef ,   affecté à la 7e Cie.
Rullier, sergent ,R.,   affecté à la 8e Cie.
Convard ,adjudant,   affecté à la 10e Cie.
Beaufort, adjudant, R,  affecté à la 11e Cie.
Moffrois, adjudant,   affecté à la 12e Cie.
Michelet, adjudant, officier d’approvisionnement
Sont promus capitaine à la date du  10 :
Blanchard, lieutenant officier d’approvisionnement, affecté cdt. 2e Cie.
Paquelier, lieutenant, conserve la cdt. de la 7e cie.
Mamelet, lieutenant , R, conserve le Cdt de la 5e Cie
Tués :  officiers : -
  Hommes : 1
Blessés : officiers : -
   Hommes : 5
 
13 octobre 1914
Même mission pour le 20e corps et en particulier pour le 69e. Dans la journée le contact étroit est maintenu avec l’ennemi qui occupe toujours le parc de Gomécourt (2_48a) .
11 heures 30.- Une violente fusillade éclate sur tout le front. Des projecteurs se révèlent du coté de l’ennemi. Tout fait prévoir une attaque sérieuse. Toutefois au bout d’une ½ h. aucun mouvement ennemi ne s’est  produit sur ses positions.
Par contre l’ennemi se porte sur Ebuterm et sur la région S. de cette localité où sont aperçues des fusées lancées par l’ennemi en vue d’éclairer sa zone d’attaque. Au bout d’une heure cette attaque est repoussée et tout rentre dans le calme..
Tués :  officiers : -
  Hommes : -
Blessés : officiers : -
  Hommes : 3
Le 1er bataillon est toujours sous les ordres du commandant du secteur de  Fonquevillers qui se trouve dans la région N.O. de Fonquevillers.  
Le capitaine Bolle (2e  cie.) rentre après guérison.
 
14 octobre 1914
Même situation, même mission.
Certains éléments du 20e Corps en liaison avec la 8e division de cavalerie (2_48b) gagnent du terrain dans la direction de Brinvillers et Anseseant ?.
Le 69e reste sur ses positions tout en gagnant un peu de terrain en gagnant par suite le l’établissement des tranchées parallèles.
Dans la soirée la 11e compagnie disponible s’établi au S.O. de Fonquevillers en vue de battre le terrain compris entre Fonquevillers et le parc de Gomécourt ainsi que les débouchés S de Fonquevillers.
Un détachement de renfort comprenant un adjudant – 2 sergents – 5 caporaux et 44 soldats rejoint le 69e et est affecté à la 3e compagnie.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 1
Blessés : officiers : -
  Troupe : 5
Sont nommés au grade de Capitaine :
Rimbach, conserve le commandement de la 11e compagnie ;
Gaudart, conserve le commandement de la 3e Cie.
est nommé lieutenant de réserve :
Clément, reste à la 2e compagnie.
 
15 octobre 1914.
Même situation même mission.
La gauche du 69e les éléments légers sont repoussés sur Monchy en liaison avec la 8e division de cavalerie qui opère à leur gauche.
Aucun événement important à signaler au cours de la journée. A la nuit les travaux d’approche sont continués ainsi que les tranchées destinées à relier les premières tranchées aux positions de repli.
Tués officiers :  –
 Hommes :  –
Blessés officiers : –
 Hommes :–
A la date du 10 octobre le chef de bataillon Petitjean de Marcilly est promu lieutenant colonel, à titre temporaire, et conserve le commandement du régiment.
Le capitaine Navel est promu chef de bataillon et conserve le commandement du 1er bataillon.
___________________________
SHD_Fin du livret 2 _49 folio
d'après le microfilm _ Bonne reception
Cambraisis

n°55283
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 16-09-2008 à 17:07:03  profilanswer
 

Bonjour
 
Merci Cambraisis
 
CDT
 
Wagram


---------------
TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°55606
petitleomo​nt
Posté le 29-09-2008 à 19:01:42  profilanswer
 

Bonjour
 
J'habite toujours la ferme du PETIT LEOMONT, possession de mes arrières grands-parents en 1914, détruit et reconstruit.
Je recherche tout document notamment photos sur ce site et sur ceux qui y auraient combattu. Merci
petitleomont

n°55608
jacques di​dier
Posté le 29-09-2008 à 20:00:36  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Dans l'ouvrage de Pierre Maire "Lunéville pendant la Grande Guerre" on mentionne M. KELLER maire de lunéville pendant la guerre, comme propriéraire de Léomont.
 
Pour vos recherches vous avez le Mémorial du Léomont près de chez vous. Quant aux régiments qui ont combattu sur ce lieu, ce sont des régiments du 20e corps d'armée, 26e RI, 69e RI, 79e RI.
 
Cordialement.
J.Didier

n°56895
COCOVOYAGE
Posté le 07-11-2008 à 17:08:04  profilanswer
 

Bonjour,  
 
En surfant, je tombe sur cette discussion qui m'apporte des éléments à mes recherche :
mon arrière-grand-père Jean Marie MAILLARD originaire de Taupont (Morbihan) est tombé le 10/06/1915 à Neuville-Saint-Vaast, donc le même jour et, semble t'il, au même endroit que Lucien PASCAUD...Merci à Wagram pour ces informations.

n°56934
Klaodic
Posté le 08-11-2008 à 22:50:32  profilanswer
 

Bonjour,  
Vous pouvez trouver ici le JMO du 69 RI=> http://www.jmo.memoiredeshommes.sg [...] r/cdc.html  
Cliquez sur :  
Armée de terre  
Journaux marches et opérations corps de troupes.  
Régiments et bataillons  
Infanterie  
Régiments d'infanterie  
N° du régiment  
Cordialement
Claude

n°57040
jmperette
Persévérer
Posté le 10-11-2008 à 23:44:20  profilanswer
 

bonjour petitleomont
je suis né à Crevic, je cherche depuis 10 ans où est cette ferme du petitleomont dont on parle q fois dans la bataille, peux tu m'éclaire
jmperette@free.fr
Jean-Marie PERETTE de Nancy
mon grand oncle a attqué au Léomont en 14


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°57284
cambraisis
Posté le 13-11-2008 à 16:33:56  profilanswer
 

Pour Kloadic
Bonjour, si vous possédez une transcription texte du JMO de 69e, n'hésitez à la mettre sur ce forun. Vous nous rendrez un énorme service.
Je vous remercie pour tous.
Cambraisis

n°57311
Klaodic
Posté le 13-11-2008 à 21:10:32  profilanswer
 

Je viens de retranscrire le JMO du 69ème RI du 12 décembre 1914  au 1 janver 1915.
 
Journal de marche et opération (JMO) du 69ème RI
(Souce SGA - Mémoire des hommes - Ministère de la défense)
Du 12 décembre 1814 au 31 décembre 1814
 
- 12 décembre  
 Relève du 1er bataillon par le 2ème. Les compagnies du 89 sont mises en réserve à la voie férrée. Le Bataillon territorial 89 relève celui du 90 et est répartit de la façon suivante. 2ème compagnie relève les 2 compagnies de territoriale déjà placées dans le secteur Langemarck borne 3 (2ème bataillon 1ère compagnieentre les tranchées du 3ème bataillon g. de la ligne). La 4ème compagnie remplace la compagnie territoriale précédemment réserve de ce bataillon.
 Le 3ème bataillon retire des tranchées une de ses compagnies qu'elle met en reserve.
 Effectifs :  31 officiers 1644 hommes
 Pertes :  2 hommes tués
   1 homme blessé
   10 hommes malades évacués
- 13 décembre
 Même situation.
 Dans la nuit des reconnaissances sont exécutées Infanterie et artillerie pour coopérer à l'attaque générale projetée.
 Le régiment reçoit 503 hommes de renfort et 2 officiers.
 Effectifs :  31 officiers 1763 hommes
 Pertes :  5 hommes tués
   6 hommes blessés
   1 homme malade évacué
- 14 décembre
 Le 3ème bataillon relève le 1er cantonne à Boesnighe.
 Ordre du régiment n° 72 - Par décret ministériel en date du 25 nov. 1914 (J.O. du 25 nov 1914) sont inscrit au tableau spécial de la médaille militaire pour prendre rang du 21 nov 1914 les militaires dont les noms suivent:
 Ortoli J.Q.N. Adjudant de réserve au 69 ème d'Infanterie "S'estélancé à la tête de sa section à la baionnette sur les tranchées allemandes fortements occupées et est tombé à bout de souffle à proximité de leurs défenses accesoires. Sa section étant réduite à quatres hommes a rejoint nos tranchées à la nuit et légèrement blessé à repris son service aussitôt pansé.
 Tank Sergent au 69 ème "Figurant au tableau de concours de 1914 sous le n° 209
 Terson. Adjudant Chef au 69 ème Rt d'Infanterie "A marché à la t^te de sa section le 26 Aout sur des tranchées d'ou partait un feu violent d'infanterie. A été blessé au cours de l'action.
  14-12-14   Signé  Tesm ou Pesm
 Effectifs :  31 officiers 1878 hommes
 Pertes :  1 homme tué
   1 homme blessé
   4 hommes malades évacués
- 15 décembre
 Même situation
 Effectifs :  33 officiers 2217 hommes
 Pertes :  3 hommes blessés
- 16 décembre
 Même situation
 Effectifs :  33 officiers 2213 hommes
 Pertes : Sous Lieutenant Chassaing tué
   1 homme tué
   16 hommes blessés
   10 hommes malades évacués
- 17 décembre
 Le 3ème bataillon reçoit l'ordre d'attaquer Koerteker Cabaret.
 Le 3ème bataillon précédé de 2 groupes de sapeurs du génie est formé à 5h40 derrière les tranchées du front et débouche de ses emplacements à 6h40.
 Les 9ème et 10ème compagnies précédées des sapeurs du génie coupent de fils de fer des tranchées allemandes faiblement occupées.
 La 9ème franchit successivement 3 tranchées ennemies et atteint avec un peloton le carrefour de Koerteker.
 8h30 : Les 12ème et 11ème compagnies occupent les tranchées allemandes à droite de la route Pilken Korteker Kabaret.
 Le Bataillon du 37ème est mis à la disposition de l'attaque et reste en reserve. une compagnie un peu en avant des tranchées primitives, les autres plus en arrière vers le ruisseau de Loobeck.
 2 compagnies du 156 sont en réserve dans le bois à l'ouest du passage à niveau 140.
 A la tombée de la nuit les troupes d'attaque construisent des tranchées sur les positions coquisent avec l'aide d'une 1/2 compagnie du génie.
 Ordre du régiment n° 74 - En vertu des pouvoirs qui lui sont dévolus le Lt Colonel commandant le Rt nomme soldats de 1ère cl en récompense de leur belle conduite et leur dévoement depuis le début de la campagne les soldats téléphonistes dont les noms suivent :
 Bernard, Césard et Usclade (C.H.R)
 Ces nominations dateront de ce jour 17-12-14 signé Pesme
 Ordre du régiment n° 75 - Extrait de l'ordre du Corps d'Armé n° 66 - Le général commandant le 20ème C.A. cite à l'ordre du Corps d'Armé.  
 Le soldat de 2ème cl Claisse du 69 ème Rt d'Infanterie "Blessé mortellement le 28 novembre par une bombe dans une tranchée a fait preuve d'un grand courage en adressant lui même ses adieux à sa famille qui se terminait par ses mots "Je suis heureux d'avoir vrsé un peu de mon sang pour la France - Vive la France!!"
 Au Q.G. le 16-12-14  Signé Balfourier  Général de Division et le 20ème CA
 Le 17-12-114 Pour extrait conforme Signé Pesme
 Effectifs :  32 officiers 2417 hommes
 Pertes : Capitaine Alizard tué
  Capitaine Blanchard blessé et prisonnier
  Sous Lt Boulay tué
   84 hommes tués
   29 hommes blessés
   51 hommes disparus
   7 hommes malades évacués
- 18 décembre
 L'attaque est reprise au matin 69ème sur le moulin - 2 compagnies du 156 à Korteker Cabaret - 37ème sur la maison rouge.
Cette attaque ne peut progresser que semsiblement.
10h Le généralcommandant la 11ème division donne l'ordre d'enlever à la tombée de la nuit avec le concours de l'artillerie la maison rouge et le moulin.
 Les 2 compagnies du 156 avec une compagnie en soutien reçoit l'ordre de s'emparer du moulin. cette colonne marche trop lentement et ne peut atteindre son objectif avant la tombré de la nuit.
 Le 37 ème avec 2 compagnies en 1ère ligne enleve à la tombée de la nuit la maison rouge.
 Les 2 compagnies construisent des tranchées sur place.
 Pendant la nuit toutes les unités qui ont copére à l'attaque sont retirées du front.
 Le nouveau front appuyé à droite au ruisseau du Hannebeck à environ 180 m du chemin de Langemarck Korteker s'étend jusqu'au Loobeck en passant par la maison blanche 80 m au S de Koeteker Cabaret.
 Le front est occupé par le 1er bataillon et 5 sections territoriales et 2 sections de mitrailleuses
 Effectifs :  29 officiers 2200 hommes
 Pertes : Sous Lieutenant Muller Blessé
   10 hommes tués
   45 hommes blessés
   16 hommes disparus
   6 hommes malades évacués
- 19 décembre
 14h Le régiment reçoit l'ordre d'attaquer le moulin
 L'attaque doit être executé par les 2ème et 3ème compagnies et en partie doit être commencée le 20 à 6h.
 L'artillerie doit à partir de 7h couvrir l'attaque de son feu. Le commandant Navel dirigera l'opération.
 Effectifs :  28 officiers 2050 hommes
 Pertes :  2 hommes tués
   12 hommes blessés
   14 hommes malades évacués
- 20 décembre
 Au matin la 3ème compagnie doit attaquer directement le moulin, la 2ème compagnie s'empare des tranchées à l'Est du moulin. L'attaque commence dans les conditions prévues. La 2ème compagnie vraisembleblement arretée par un fen violent est obligée de regagner ses tranchées pour le soir.
 Le régiment est relevé sauf la 3ème compagnie. Le régiment cantonne au repos au Nord de Woesten. La 3ème compagnie le rejoindra le 22.
 Effectifs :  29 officiers 2116 hommes
 Pertes :  15 homme tué
   33 hommes blessés
   25 hommes malades évacués
- 21 décembre
 Le régiment occupe ses cantonnement.
 Effectifs :  30 officiers 2168 hommes
   18 hommes malades évacués
- 22 décembre
 Le 3éme bataillon rejoint le régiment et cantonne à Woesten.
 Ordre du Régiment n° 76. En vertu des pouvoirs qui lui sont dévolus le Lt Colonel Pesme et le 69 RI casse de son grade le Caporal Griffon de la 11ème Compagnie por manquement dans le service. Ce soldat passe à la 5ème Compagnie à la date du 23 décembre 1914.   22 - 12 - 14  Signé Pesme
 Effectifs :  -- officiers ----- hommes
   16 hommes malades évacués
- 23 décembre
 11h30 Le régiment reçoit l'odre de relever à 18 h le 26ème d'Infanterie dans les tranchées de Langemarck au bois triangulaire.
 Le relève s'execute à partir de l'heure indiquée. Le 2ème bataillon occupe la partie comprise entre le marécage de Widendreft et la partie S de la borne 3.
 Le 1er bataillon au S du moulin de Korteker avec une compagnie de l'autre côté du ruisseau de Loobeck
 Le 3ème bataillon à gauche dans la région du bois triangulaire se reliant à gauche avec les fusillers marins au NE de Hetsato.
 Effectifs :  -- officiers ---- hommes
   31 hommes malades évacués
- 24 décembre
 Dans la nuit du 24 au 25 la 2ème compagnie réussit à progesser de 150m dans la direction de la route de Langemarck à en profitant d'une attaque faite par le 4ème Bataillon de Chasseurs à sa gauche.
 12h Le 4ème Bataillon de Chasseurs recevant l'ordre de se replier dans les tranchées.
 Ordre du Régiment n° 76. Extrait de L'Odre du Corps d'Armée n° des 9 et 14 décembre 1914 - J.O. 7- 12-14 Le Général Commandant le 20ème Corps 'Armée cite à l'ordre du Corps d'Armée.
 Henry - sergent Fourrier 8ème compagnie du 69ème. S'est signalé depuis le début de la campagne par sa bravoure et son mépris du danger. A été tué au moment ou sous le feu des plus violents il essayait de rejoindre sa compagnie qui avait par surprise traversé les ligne allemandes.
 Lieutenant Colonel Petitjean de Marcilly Louis "Ayant reçu l'ordre de pousser coute que coute une colonne d'attaque sur le village de Monchy à été blessé mrtellement en esayant d'entrainer en avant la colonne arrêtée par le feu d'un ennemei retranché à 100m.
 Huitième compagnie du 69ème. "S"est élancée à la baïonnette sur les tranchées allemandes distantes de 150m et protégées par de nombreux fils de fer afin d'attirer sur elle le feu de l'ennemi, infanterie et mitrailleuses et permettre ainsi à une colonne voisine de pousser jusqu'au village ou on pouvait espérer trover encore quelques nôtre enfermés.
 Bigueur Sergent "A fait preuve de sa plus grande bravoure en se portant résolument en avant sous un feu violent servant ainsi de bel exemple à sa section. A été blessé."
 De Bousignac Sergent "Au cours d'une charge à la baïonnette a entrainé sa section avec la plus grande bravoure, a été tué en arrivant le premier sur les fils de fer précédant la tranchée ennemie.
 Linard, Lospier, Leblanc, Barthel, Taupin, Régnier, Drouan, Soldats d2 2ème Classe à la 7ème Cie 'Enfermés dans le village de Monchy a tenté de se frayer un passage à travers les lignes allemandes et grâce à leur sang froid et à leur courage ont réussi à rejoindre leur régiment"
 Lhéritier Pierre 2ème Classe Reserve "A la suite d'une charge à la baïonnette est resté pendant une journée à faible distance des tranchées ennemies. A ramené le soir sur son dos un de ses camarades blessés à ses côtés malgré un feu violent.
 Riviere Alexandre 2ème Classe Réserviste " Au cours d'une charge à la baïonnette est arrivé le premier de sa section à proximité d'une tranchée ennemie en criant "Haut les mains vous êtes prisonniers !!" A été tué aussitôt"
 Ortoli (8ème Cie) Joseph Quilian Noël Adjudant de réserve. Engagé volontaire de 4 ans le 1 janvier 1907 dans la reserve le 1-11-1911, "S'est éléncé à la tête de sa section à la baïonnette sur des tranchées allemandes et est tombé à bout de souffle à proximité de leurs défenses accessoires, sa section étant réduite à 4 hommes a rejoint ses tranchées à la nuit et légèrement blessé a repris so service aussitôt pansé.
 Effectifs :  -- officiers ---- hommes
 Pertes :  1 homme tué
   5 hommes blessés
   9 hommes malades évacués
- 25 décembre
 Aucun changement - Amélioration des tranchées
 Effectifs :  -- officiers ---- hommes
 Pertes :  6 hommes tués
   18 hommes blessés
   10 hommes malades évacués
- 26 décembre
 Aucun changement
 Effectifs :  27 officiers 2108 hommes
 Pertes :  2 hommes tués
   6 hommes blessés
   13 hommes malades évacués
- 27 décembe 1914
 Le régiment relève le 26ème dans la nuit du 27 au 28 dans la région Widendreft borne 3 bois triangulaire.
 2ème bataillon à droite s'appuyant à la route de Langemarck à Kockuit.
 1er bataillon à gauche.
 3ème bataillon appuyant sa gauche à la corne SE du bois triangulaire sur la route Heisass à Bischoot
 11h30 Reléve terminée sans incident.
 Ordre du régiment n° 78 - En vertu des pouvoir qui lui son dévolus, Le Lt Colonel commandant le Régiment prononce les nominatons suivantes :
 1 Sont nommés Adjudants :
 Barre Sergent Major à la 3ème Cie affecté comme adjoint au Cdt du 1er bataillonà la Cie Baudement Sgt à la même Cie.
 3ème Cie Sauvageot Sergent Mr d°
 2 Sergent Major :
 A la 1ère Cie Pelletan St fourrier à la même Cie
 A la 3ème Cie Bellan Sergt d°
 A la 11ème Cie Marchal d°
 3 Sergents :  
 A la 1ère Cie Neveu 2ème Cl à la même Cie
 A la 3ème Cie Veissière, Desbordes, Briec Saucourt, Duquesne 2ème Cl à la même Cie
 A le 4ème Cie Laval, Coquet d°
 A la 11ème Cie Bonnevoy, delorme, Eymard 2ème Cl à la même Cie
 Ces nominations dateront du 27 décembre  
   27-12-15     Signé Pesme
 Ordre du Régiment n° 79 - En vertu des pouvours qui lui sont dévolus, le Lt Colonel et le 69ème prononce les nominatins suivantes.
 1 Adjudant Chef :
 A la 8ème Cie Fleury adjudant à la même Cie
 2 Adjudant :
 A la 7ème Cie Paulus Sergt Major d°
 3 Sergent fourrier :
 A la 7ème Cie Pottier Sergent d°
 4 Caporaux fourriers :
 A la 5ème Cie Michaud 2ème Cl à la 5ème Cie
 A la 7ème Cie Adnet d° à la 7ème Cie
 5 Caporaux :
 A la 5ème Cie Duflot 2ème Cl à la même Cie
 A la 7ème Cie Balaband Jérôme, Voisin, Chantereau 2ème Cl
 A la 8ème Cie Adam, Petitdidur, Stoecklin 2ème Cl
 Ces nominations dateront du 27 décembre.
  Boesnighe 27-12-15    Signé Pesme
 Effectifs :  27 officiers 2087 hommes
 Pertes :  9 hommes tués
   10 hommes malades évacués
- 28 décembre 1914
 Aucun changement
 Effectifs :  27 officiers 2066 hommes
 Pertes :  58 hommes malades évacués
- 29 décembre 1914
 Aucun changement
 Effectifs :  27 officiers 2008 hommes
 Pertes :  51 hommes malades évacués
- 30 décembre 1914
 Aucun changement
 Ordre du Régiment n° 80 - A la date du 26 décembre1914 le général Commandant la 8ème Armée cite à l'ordre de l'armée les militaires dont les noms suivent :
 Le Capitaine Alizard du 69ème d'Infanterie "A brillamment coduit sa cie à l'attaque du 17 décembre à franchi deux tranchées ennemies occupées et quoique blessé grièvement a continué à donner des ordres jusqu'au moment ou il a été tué. A été proposé pour la légion d'Honneur à la suite de différentes affaires ou il s'estfait remarquer.
 Le Sous Lieutenant Mathieu du 69ème d'Infanterie " Attaque corps à corps a tué deux de ses adversaires. A conservé pendant un certain temps le commandement de sa section quoique fortement contusionné au ventre. A fait preuve depuis le début de la campagneet en toutes circonstances de réelles qualités militaires.
 Le Capitaine Blanchard du 69ème Rt d'Infanterie "A brillament conduit sa cie à l'attaque du 17 décembre. A réussi à traverser les premières tranchées ennemies. Est tombé grièvement blessé.
  30-12-15     Signé Pesme
 Effectifs :  27 officiers 1957 hommes
 Pertes :  30 hommes malades évacués
- 31 décembre
 Aucun changement
 Ordre du régiment n° 81 - Le Lieutenant Damideau Rentrant au corps après guérison prend ce jour le commandement de la 9ème Cie
 Effectifs :  27 officiers 1927 hommes
 Pertes :  3 hommes tués
   5 hommes blessés
   17 hommes malades évacués
 Ordre du régiment n° 82 - Par application du décret présidentiel du 6 sept 1914 et de l'instruction n° 4487 du 9 sept 1914 de M. le Général Ct en Chef, le Lt Colonel Pesme Ct le 69ème a décidé le 31 décembre 1914 la traduction du soldat Dubourg Fernand mle 7519 de la 1ère Cie du dit Rt devant le conseil de guerre spécial régimentaire institué par décret indiqué ci-dessus pour abandon de poste devant lennemie art 213 du code de justice militaire.
 Le conseil sera composé de m.m. Navel Chef de Bataillon Président
     Nicolas Capitaine membre juge
     Barre Adjudant membre juge
 M. le Lt Pitti Ferrandi remplira les fonctions de commissaire rapporteur. Le Sergt fourrier Gabolde celle de greffier.
 Le conseil de guerre régimentaire se réunira le 1er janvier 1915  
  31-12-1815   Signé Pesme
- 1 Janvier
 Aucun changement
 Effectifs :  28 officiers 1902 hommes
 Pertes :  1 homme tué
   4 hommes blessés
   17 hommes malades évacués
- 2 janvier
 Le régiment est relevé entre outre par le 26ème vers 21 h du soir et va prendre ses cantonnement de repos.
 
Les pertes du 69ème RI  du 12 décembre 1914 au 1er janvier 1915 :
 Sur un effectif  au départ de 2400 hommes, il y eut 148 morts, 66 disparus, 202 blessés et 364 malades évacués soit 781 hommes.
 349 hommes morts ou disparus dont 3 officiers
 Parmi les 202 blessés combien sont morts ensuite ?
Mon grand oncle François Marie LEVEQUE est décédé des suites de blessures le 31 décembre 1914 à l'ambulance N°3 de Woesten. Il faisait parti de la classe 1914 et d'après les mouvement du régiment il était arrivé sur le front dans le 69ème le 14 décembre 1914. Il a donc participé à l'attaque de Koeteker Cabaret du 17 et 18 décembre 1914 et a été blessé entre le 17 et le 26 décembre.
 
Un nombre important de malades pour cette période.
Quelq'un à-t-il une explication sur cette épidémie ?
Cordialement
Claude
 
 

n°57317
clery
Posté le 13-11-2008 à 21:49:36  profilanswer
 

Bonsoir à tous, bonsoir Klaodic,
 
Fièvre typhoïde + Pieds gelés.
Voir JMO services de santé 20ème corps. Côte 26 N 194/21 et 26 N 194/27
 
Cordialement

n°57335
Klaodic
Posté le 14-11-2008 à 11:10:36  profilanswer
 

Boujour,
Ce JMO est-il disponible en ligne ?
Et à quel endroit
Merci  
Cordialement

n°57356
clery
Posté le 14-11-2008 à 18:39:09  profilanswer
 

Bonsoir Claude,
 
Sur le site mémoires des hommes.
Tapez directement les côtes que je vous ai données dans le formulaire de recherche.
 
Voir à ce propos les nombreux posts sur le forum concernant les JMO depuis début novembre.
 
Cordialement

n°57593
jmperette
Persévérer
Posté le 18-11-2008 à 22:20:22  profilanswer
 

wagram a écrit :


Bonsoir à tous
 
Heureux de vous rencontrer, je suis un grand FANA, historien en herbe du 69e R.I
Voici ce que dit l'historique du régiment agrémenté deci dela d'autres informations glanées au fil de mes recherches :
 
Combat de la ferme de Saint-Epvre
Mardi 1er septembre 1914,
Le 1er septembre, pour la troisième fois, le 69e attaque les hauteurs de Friscati-Saint-Epvre, cote 290, ou l'ennemi s'est très puissamment fortifié.
Rassemblé au petit jour près d'Anthelupt, le régiment, par une habile évolution, contourne le Léomont et se place face à son objectif : ferme Saint-Epvre et crête au nord ; la gauche (12e  Compagnie) vers Deuxville, qui est tenu par un bataillon du 79e.
A 5 heures le 69e R.I attaque avec 2 bataillons entre la ferme Saint-Epvre et la cote 290, appuyé par le 26e R.I en réserve, et le 79e R.I qui attaquent également le plateau.
Entre 7 et 8 heures, l’attaque du 3e bataillon de Marcilly est bloquée, peu après son débouché sur le plateau les premiers éléments se sont fait faucher par des mitrailleuses.
Les vagues d’assauts sont arrosées par des 77 fusants qui éclatent au dessus de leur tête libérant leurs balles de shrapnells. Les pertes sont lourdes.
Entre 9 et 10 heures, une certaine accalmie permet aux combattants de reprendre leur souffle, les commandants de Marcilly et Colin du 26e R.I s’entendent : il faut tenir ferme sur la crête.
A 10 heures le 79e R.I reprend l’attaque, mais ne peut déboucher au delà de la cote 290. Les allemands livrent une résistance acharnée.
11 heures, l’ordre est donné aux commandants de bataillons de se retrancher et de maintenir la position entre la ferme Saint-Epvre et la cote 290.
 Saint-Epvre et la crête ont été enlevées malgré les furieuse contre-attaque ennemie, mais de violentes rafales d'artillerie interdisent toute nouvelle progression.
Le 69e R.I conserve les positions conquises, très éprouvé il est relevé en première ligne, vers 20 heures par des unités du 26e R.I.
Le régiment vient cantonner pour la nuit  à Vitrimont et Anthelupt.
Dans la soirée, nous apprenons que le colonel Courtot de Cissey qui commandant la brigade depuis le 25 août, vient d’être tué près de la ferme des Quatre-Vents, et que le lieutenant colonel Bernard qui avait pris le commandement du régiment est grièvement blessé. Le capitaine Bouffin de l’Etat Major et le sous- lieutenant Tourtel, ont transporté dans la ferme le colonel de Cissey qui avait été frappé d’un gros éclats d’obus dans la gorge.
Il y est mort en y arrivant.
 
 
Le deuxième Colon à être blessé ce jour là est le lieutenant-Colonel Bernard
 
Mes informations confirment les votres :
 
ALAMELLE Emile, sous-lieutenant, tué à Friscati 01.09.1914
Au 1er bataillon, 3e compagnie chef de la 2eme section
 
La 3em Compagnie fait partie du 1er Bataillon
Mon arrière grand père faisait partie de la 2eme Compagnie du 1er bataillon ils ont donc combattu cote à cote ce jour là.
 
Très cordialement
A bientôt
 
Wagram


 
Bonsoir
 
Je trouve régulièrement deux versions sur le décès du colonel Courtot fr décès :
1. Il est mortellment blessé au cou à la ferme des quatre-vents, rentré dans la ferme par Tourtel, il y décèse, la nuit qui suit son corps est déposé et reste dans l'église de Vitrimont
2. Blessé il transporté à l'hôpital de Nancy où il décède
 
Je crois à la première version...
Votre avis....
 
EN tous cas sa tombe, très belle, est à Préville (Nancy)
Jean-Marie


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°57721
gnonville8​8
Posté le 21-11-2008 à 11:12:07  profilanswer
 

jmperette a écrit :

bonjour petitleomont
je suis né à Crevic, je cherche depuis 10 ans où est cette ferme du petitleomont dont on parle q fois dans la bataille, peux tu m'éclaire
jmperette@free.fr
Jean-Marie PERETTE de Nancy
mon grand oncle a attqué au Léomont en 14


 
Bonjour Jean-Marie
Je ne sais pas si ma réponse t'éclairera : mon père (Eh oui!!!) a été blessé grièvement au Léomont le 6 septembre 1914 et par la suite, il a conduit les siens (avant ma naissance) ..sur les lieux qu'il nommait la ferme de Léomont... il s'agissait des ruines (un peu envahies par la végétation aujourd'hui) qu'on trouve sur la droite en gravissant la route du Léomont qui conduit au sommet.  Immanquables, elles sont encore visibles dans un léger coude de la route avant d'arriver au sommet. Voilà,.  En espérant t'avoir renseigné. Amitiés

n°57765
jmperette
Persévérer
Posté le 22-11-2008 à 07:54:58  profilanswer
 

Bonjour Gnonville88
Je connais bien cette ruine que tu évoques, mais pour moi il s'agit de la ferme du grand Léomont
Or dans les récits de combat on parle bine de deux fermes, enfin deux positions différentes, le petit leomont et le grand leomont
J'imagine, à force d'y avoir réfléchi, que le petit Léomont est sur une ligne qui va du grand leomont au village de Vitrimont... il y a la une maison.... est ce cela...  
J'ai l'impression que la route en 1914 ne passait comme maintenant, elle devait passer devant la ferme des quatre vents et le récent Mémorial, celle que nous empruntons a du être créée ensuite...
Quelqu'un a peut être une carte d'état major de 1914
merci Gnonville88
Jean-Marie


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
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