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Auteur Sujet :

le 69 ème RI

n°57765
jmperette
Persévérer
Posté le 22-11-2008 à 07:54:58  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonjour Gnonville88
Je connais bien cette ruine que tu évoques, mais pour moi il s'agit de la ferme du grand Léomont
Or dans les récits de combat on parle bine de deux fermes, enfin deux positions différentes, le petit leomont et le grand leomont
J'imagine, à force d'y avoir réfléchi, que le petit Léomont est sur une ligne qui va du grand leomont au village de Vitrimont... il y a la une maison.... est ce cela...  
J'ai l'impression que la route en 1914 ne passait comme maintenant, elle devait passer devant la ferme des quatre vents et le récent Mémorial, celle que nous empruntons a du être créée ensuite...
Quelqu'un a peut être une carte d'état major de 1914
merci Gnonville88
Jean-Marie


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°57769
jacques di​dier
Posté le 22-11-2008 à 10:04:04  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Voici un plan qui a été tiré d'après la carte du service géographique de l'Armée au 80.000e concernant le secteur du Léomont. Il permet de situer la ferme du Léomont dont on trouve de nombreuses cartes postales.
 
http://images0.hiboox.com/images/4708/45898123b165303160806c81d034b787.jpg
 
Cordialement.
J.Didier
 

n°58366
jmperette
Persévérer
Posté le 04-12-2008 à 05:07:40  profilanswer
 

jacques didier a écrit :

Bonjour à toutes et à tous,
 
A propos du colonel Courtot de Cissey
 
   Le 26 août 1914, le colonel Courtot de Cissey (de souche paternelle Bourguignonne, mais Lorrain par sa mère), ancien élève de Saint-Cyr, commandant du 69e R.I. venait de se voir confier le commandement de la 21e brigade en remplacement du général Delbousquet blessé. Le 1e septembre, alors qu’il transmettait ses ordres, il tombait, à 52 ans, atteint à la gorge par un éclat d’obus près de la ferme « des Quatre-Vents », au pied du Léomont. Il est transporté et installé sur un matelas dans la salle à manger de la ferme chez M. et Mme Bazin, où il expira.
 
   La ferme des Quatre-vents :
   « En sortant du village de Vitrimont, un chemin conduit à gauche vers Léomont, à droite vers Frescati. Des arbres le bordent. Le terrain ondule mollement. On n’a pu faucher les avoines. Tant de troupes ont piétiné la moisson que le grain a germé et qu’une herbe déjà drue frémit aux souffles de l’automne : - J’habite à cent mètres la ferme des Quatre-Vents, nous dit M. Bazin. Un talus la cache à nos yeux. Entrons-y en passant. Elle est au centre de la bataille. Par dessus mon toit, Léomont et Frescati ont échangé des boulets sans l’atteindre. On aperçoit seulement la trace de quelques balles sur la façade. Ah ! j’ai eu de la chance, allez… Le quatrième jour, j’ai réussi à m’échapper pendant une trêve des artilleries.
   La métairie des Quatre-Vents a été miraculeusement sauvée. Son propriétaire nous en ouvre les chambres coquettes et claires. Des enfants jouent. Le soleil tiède caresse leurs boucles blondes. Une sensation de bien-être honnête, une sécurité faite d’habitudes anciennes, de calme régularité, se répand dans ce logis. Le rythme d’une batteuse mécanique remplit la grange voisine :  
   - Le colonel du 69e de ligne a été tué ici, nous dit M. Bazin. Un lieutenant-colonel, celui du même régiment, je crois a été grièvement blessé au même endroit…tenez ! sous le premier arbre que vous apercevez au bout du bâtiment… Nous voici de nouveau sur le théâtre de la bataille. De longues fouilles sillonnent profondément la prairie. Nous ramassons un fil de cuivre souple qui reliait téléphoniquement les chefs et leurs hommes ; des paniers en osier servant au transport des projectiles allemands forment une sorte de barricade recouverte de mottes de gazon.
   Et comme nous admirons ces travaux de campagne :
   - Vous verrez là-haut leurs terriers, monsieur. Une merveille. On y vovrait comme chez soi. Rien ne manque. Le dernier mot du confort moderne. Logement pour la troupe, salon pour les officiers, postes d’observation, cabine téléphonique, chambres de repos. Le tout, protégé de la pluie, du vent et des balles. »
   Une pléïade de héros : Quatre régiments d’infanterie ont gravi ce calvaire. Le 69e surtout a son compte de héros. Nous relevons sur les croix les noms de douze braves ; Chaudron Henri, Coquelle Charles, Bontemps Emile, Bonchaux Robert, de Rizzio, Faillon Joseph, Fontanelle Lucien, Fossard Joseph, Gaspard Daniel, Gerardot Léon, caporal Tartrat Louis, plus un caporal, dont l’identité, faute de médaille n’a pu être déterminée et qui porte le matricule 7071 - la date de l’année terrible.
(Article de A. Liegois, journaliste, accompagné d’un confrère, en pèlerinage sur le champ de bataille de Frescati, guidé par M. Bazin)
 
   Christian-Frogé, dans son ouvrage « Morhange et les Marsouins en Lorraine » au chapitre Vitrimont, raconte qu’il sollicite une faveur pour aller saluer les corps entreposés dans l’église bouleversée de Vitrimont : « … A gauche, dans l’abside, une autre civière git sous les ténèbres. Une serviette rougie cache un visage écrasé. Cette forme rigide et voilée, c’est tout ce qui reste du colonel de Cissey, du héros qu’adoraient ses hommes. »
   
   Ces obsèques ont eu lieu le jeudi 3 septembre en présence de la famille. Dans le cortège on remarquait la présence du préfet représentant le gouvernement ; des membres de la Municipalité de Nancy ; des comités des sociétés patriotiques avec les drapeaux et de notabilités nancéiennes.
   Sur la tombe, M. Mirman, préfet de Meurthe et Moselle, a prononcé un discours de mâle énergie et de vibrante espérance, dont ce passage :
« Ah ! ne dites pas qu’il fut malheureux de n’avoir pas assez vécu pour assister à la victoire définitive de la France ! Il n’a pas eu besoin d’y assister pour croire en elle ; que dis-je, y croire ? Il faisait plus que d’y croire. Il en avait, comme nous, la certitude absolue. Faut-il que nous vivions jusqu’à demain pour être certain qu’après la nuit le jour se lèvera ? Il savait que, dans les conditions matérielles et morales où le grand conflit était engagé, ce jour de la victoire devait nécessairement se lever pour nous. Cette certitude n’a pas été ébranlée lorsque la mort est venue le frapper. Mais il a eu à sa dernière heure la grande joie, la sublime fierté de constater que son beau régiment du 69e accomplissait sous ses yeux la tâche magnifique qui lui était impartie et que, grâce à leur commune vaillance, l’ennemi était refoulé et la belle cité lorraine mise à l’abri du péril. »
 
Sources :
1914 – Pages de guerre écrites au jour le jour. Nancy 1914.
La Vie en Lorraine, novembre 1914. L’est Républicain.
Général H. Colin, Les Gars du 26e. Payot, Paris 1932.
Général H. Colin, La Division de Fer. Payot, Paris 1930.  
Christian-Frogé, Morhange et les Marsouins en Lorraine. Berger-Levrault, Paris 1917.
 
Cordialement.
Jacques Didier


 
Bonjour
A propos de l'ambiguité sur le lieu du décès du colonel Courtot de Cisey, à savoir la ferme des Quatre-Vents ou l'hôpital de Nancy, une hypoyhèse serait que Christian-Frogié ait confondu, et que le corps vu la nuit dans l'église de Vitrimont serait en fait celui du lt-colonel BERNARD, blessé à la face... et donc le colonel Courtot de Cisey serait lui décédé à Nancy..
Qu'en pense le forum?


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°60576
jmperette
Persévérer
Posté le 18-01-2009 à 10:05:44  profilanswer
 

jacques didier a écrit :

Bonjour à toutes et à tous,
 
Voici un plan qui a été tiré d'après la carte du service géographique de l'Armée au 80.000e concernant le secteur du Léomont. Il permet de situer la ferme du Léomont dont on trouve de nombreuses cartes postales.
 
http://images0.hiboox.com/images/4 [...] 34b787.jpg
 
Cordialement.
J.Didier
 


Bonjour Jacques (DIDIER)
 
Merci pour la carte du Léomont datant donc de 1914, et pour la réponse documentée sur la mort du colonel Courtot de Cissey
Sa fiche sur Mémoire des Hommes est donc erronée puisqu'elle le donne mort à l'hôpital militaire à Nancy
Pour mémoire il est enterré à Préville, à droite le long du mur qui suit la rue ND des ANges
 
 


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°60577
jmperette
Persévérer
Posté le 18-01-2009 à 10:08:31  profilanswer
 

jmperette a écrit :


Bonjour Jacques (DIDIER)
 
Merci pour la carte du Léomont datant donc de 1914, et pour la réponse documentée sur la mort du colonel Courtot de Cissey
Sa fiche sur Mémoire des Hommes est donc erronée puisqu'elle le donne mort à l'hôpital militaire à Nancy
Pour mémoire il est enterré à Préville, à droite le long du mur qui suit la rue ND des ANges
 
 


re bonjour
 
J'use et j'abuse
Personne ne sait où est le "Petit Leomont" dont il est souvent fait état dans la bataille du Léomont, la célèbre ferme, pour moi, c'est le "Grand Léomont"
 
Le "Ptit Léomont" n'est pas mentionné sur la carte, serait ce la maison qui est en bas de la colline, pratiquement sur le côté de la route N4?
merci


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°60583
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 18-01-2009 à 11:25:27  profilanswer
 

Bonjour
 
D'après les souvenirs du général COLIN 26e R.I et d'après la carte du secteur (les gars du 26eme) il y a en fait deux fermes : celle du petit Léomont et celle du grand Léomont.
 
La première se situe après la ferme des oeux durs cote 282 directement ou très proche de  la route de Lunéville.
 
La seconde, celle qui apparait sur la carte présentée si dessus est un peu plus au nord de la route, c'est la ferme du grand léomont.
 
Ces deux fermes sont bien distinctes et représentent deux objectifs du 26e R.I dans l'attaque du 25 aout.
 
cdt
 
Wagram

n°61354
jmperette
Persévérer
Posté le 02-02-2009 à 22:37:49  profilanswer
 

Bj et merci wagram
 
La cote 282, c'est sur quelle carte que je la trouve
 
Sur la carte IGN no 2415 est dite "ST-Niccolas de Port", au 1/25.000, achetée il a 10 ans ou plus, je ne la voie pas
 
Il y a une maison  
 


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°61355
jmperette
Persévérer
Posté le 02-02-2009 à 22:40:50  profilanswer
 

aie message parti trop vite
 
... il y a une maison appelée "La basse Léomont" cote 291
 
un peu plus loin, au croisement de la vieille route et de la route D2 qui descend vers Crévic il y a une cote 286 ????
 
merci
 
JM


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°62452
747kiki
Posté le 02-03-2009 à 16:05:42  profilanswer
 

Bonjour,
 
Nouvelle sur le site,
Je recherche des toutes infos possible sur mon grand-oncle  
 
BOUVENOT Georges Raymond Soldat 2°classe dcd le 03/04/1916 à Haucourt Malencourt Meuse secteur Verdun né 16/7/1897 Villliers St-Georges (77)
 
Il faisait parti du 69° régiment d'infanterie
N° matricule : 14311 Classe 1914
                 :     771 au recrutement à Chalon sur marne
 
Je ne connais pas à quelle compagnie il appartenait
J'ai pris une photo sur sa tombe à Esternay
Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse
A bientôt

n°62468
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 02-03-2009 à 22:56:19  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Après quelques semaines loin du forum... je viens apporter ma petite contribution à "kiKi 747".
 
Je n'ai malheureusement pas grand chose sur le 03 avril 1916 je vous invite donc à consulter le JMO du régiment à cette date.
 
Je vous laisse tout de même en lecture les derniers et tragiques evenements des combats d'Haucourt Malencourt que Georges Bouvenot a vécu fin mars début avril 1916 au sein du 69e R.I
 
COMBATS DE MALANCOURT-HAUCOURT
(Mars – avril 1916)
 
 
Après quelques jours de stationnement dans la région de Contrisson, Andernay, le régiment se met en mouvement et gagne la forêt de Hesse, par Villotte,devant-louppy, Vaudecourt, Evre, Nubecourt, Froidos, Ville-sous-Cousance, Bracourt. Il bivouaque dans cette forêt jusqu’au 29 mars, procédant à l’organisation d’une nouvelle position au sud de la route Avocourt-Esne, à l’ouest de ce village.
 
L’attaque du 30 mars.
 
29 mars 1916,
 Dans la nuit du 29 au 30 mars, le régiment relève le 163e dans le secteur de Malancourt-Haucourt, sur la rive gauche de la Meuse. On est en pleine bataille de Verdun, l’ennemi cherche à s’emparer de la cote 304 et du Mort-Homme, afin de tourner Verdun par la rive gauche. Depuis deux jours il tenait la plus grosse partie du village de Malancourt et le 29, il s’était emparé des hauteurs nord et nord-est du village, et de l’ouvrage Braconot, situé au nord de la route Malancourt-Béthincourt.
Le 69e R.I occupe Palavas, Malancourt, Haucourt et Peyrou.
Un bataillon est en réserve à Esnes.
Les 5e et 6e compagnies sont chargées de la défense du réduit de Malancourt. La situation de ces deux compagnies est particulièrement délicate. Le secteur est nettement doniné et pris sous les feux d’artillerie et d’infanterie du nord-est, du nord, de l’ouest et du sud-ouest. On ne trouve que des abris défectueux, des centres de résistance sans aucune liaison, des communications téléphoniques à chaque instant interrompues par le bombardement. Dès le 29 au soir, le commandant Vannier commandant du 3e Bataillon, qui commande les centres Haucourt-Malancourt, juge la situation presque intenable.
Jeudi 30 mars 1916,
 6h30, les Boches commencent un bombardement terrible avec des obus de tous calibres, sur Malancourt, Haucourt et leurs abords.
Le procédé d’attaque de l’ennemi est toujours le même : Bombardement d’une violence inouïe avec une forte proportion de 210 et de 180, celui que les Anglais appellent le Wizz-Bang.
Il faut se terrer, ne pas même lever la tête, espérant le miracle de ne pas être enseveli.
Puis après huit ou dix heures de pilonnage, l’attaque débouche, tablant sur l’anéantissement de la défense.
On estime à 10.000 obus tombés le 30 et dans la nuit du 31 mars sur le saillant d’Haucourt.
 13h30, à la faveur de ce bombardement, l’ennemi réussit à se glisser dans les ruines de Malancourt. Les 5e et 6e compagnies se défendent avec énergie, le combat est particulièrement violent autour de l’église.
 La position est dominée au Nord-est, à l’Ouest et au Sud-Ouest par les ouvrages Braconnot, Vaucluse et la partie Ouest de Malancourt, ce qui rend la défense presque impossible.
Les deux compagnies du 69e R.I  y sont attaquées par trois bataillons ennemis. Combat furieux au cours duquel les défenseurs, submergés par un ennemi six fois supérieur en nombre, essaient de percer à la baïonnette.
 Ils vont réussir, lorsque, trouvant devant eux un groupe ennemi dans le chemin creux de Malancourt, bois des Peupliers, ils font demi-tour et veulent rentrer dans l’ouvrage déjà occupé.
C’est la fin ! La lutte se poursuit, désespérée, à la grenade et à la baïonnette, jusqu’à 17 heures, puis plus rien.
17h30, les rares survivants ont été maîtrisés et pris. Malancourt est perdu.
 
 Pendant ce temps, trois bataillons au moins attaquent Haucourt par l’ouest et le nord-ouest. Les 7e, 8e et 9e compagnies, qui tiennent ce village et occupent leurs emplacements de combat depuis 13h30  prennent sous leur feu les vagues d’assaut ennemies.
Le commandant Vannier signale le bouleversement complet des abris et des tranchées.
 Vers 17h25, l’ennemi n’a toujours pas réussi à pénétrer dans Haucourt ; mais la situation y est critique, quelques éléments ennemis ont pu se glisser au sud du village, menaçant d’encerclement la garnison. Une contre-attaque immédiate, faite avec la liaison du 2e bataillon, sous les ordres du capitaine Moine, réussit à arrêter l’ennemi et même à le repousser. Quelques éléments, sous les ordres du lieutenant Ravanne, le poursuivent même et parviennent à le repousser jusqu’au mamelon de l’H d’Haucourt.
Cette fois, le Boche se retire ; il renonce à s’emparer d’Haucourt, mais il garde Malancourt et une patrouille envoyée à la tombée de la nuit vers ce village y est reçue à coups de fusils et de mitrailleuses.
 
Récit du lieutenant C… sur le combat du 30 mars
 
 Voici ce qu’écrit le lieutenant C…  à sa famille sur le combat du 30 mars :
 « J’envoie deux agents de liaison rendre compte de la situation au commandant. Ils ne reviennent pas. Je vais moi-même le trouver. Et je  trouve là  un homme entouré de sa liaison, brûlant des cartouches et abattant son boche à chaque coup de fusil. Je lui explique que je suis entouré et que ma situation est critique. Il me dit : « je te connais, je vais te donner une mission de confiance. Tiens jusqu’au dernier homme, jusqu’à la dernière cartouche. » Je lui réponds : « Mon commandant, ils ne nous aurons pas vivants. » Nous nous serrons la main, peut être pour la dernière fois, et je le quitte les larmes aux yeux. »
 
Nuit du 1er au 2 avril 1916,
Les 1er, 2e et 3e compagnies du 1er bataillon relèvent les 7e, 8e et 9e, complètement décimées dans Haucourt ; mais le commandant Vannier conserve la mission de défendre le réduit d’Haucourt à la demande du général Mary, commandant la 21e brigade.
Le régiment s’organise alors, il creuse des tranchées sous un bombardement d’une violence inouïe.  
Les jours suivants, le bombardement continue, les tranchées n’existe plus, ni les boyaux ; les corvées arrivent peu ou pas, souvent détruites par l’avalanche des obus. Dans cette atmosphère irrespirable, au milieu de l’épaisse poussière des explosions qui étouffe, brûle les yeux, isole chaque individu de ses voisins, les défenseurs connurent là le limite affreuse des souffrances, l’impression d’une situation sans espoir.
La mission du commandant Vannier était de tenir jusqu’au dernier homme dans ce réduit.
Ce chef énergique, de famille Lorraine originaire de Metz, avait su insuffler à ses hommes son opiniâtreté.
Tous, officiers et soldats étaient fermement résolus à tenir jusqu’au bout :  
« Quel que soit le nombre de boches, nous tiendrons jusqu’au dernier et il n’en passera pas un, nous vivants ! » avait déclaré fièrement le commandant Vannier.
Nuit du 3 au 4 avril 1916,
Une reconnaissance exécutée sous les ordres du capitaine Damidaux, sur la partie sud-est de Malancourt, rapporte dans nos lignes un canon de 37 et cinquante cartouches. Elle a fait sauter avec des pétards de mélinite un canon de 47 qui, placé sous casemate blindée, n’a pu être transporté.
04 Avril 1916,
Le commandant Vannier écrit à sa famille le 04 avril :
 « Tout ce que nous avions vu jusqu’ici était jeu d’enfants. Aussi je suis en admiration devant mes soldats qui supportent bombardements, fatigues, misères et privations de toutes sortes, avec un courage et une résignation au dessus de tout éloge… quels braves gens… »
 
 
L’attaque du 5 avril 1916.
 
5 avril 1916,
0 heures, le bombardement accroît encore d’intensité avec du 210 et du 130 ; les feux ennemis sont manifestement concentrés sur Haucourt, Vassincourt et Palavas qui disparaissent dans la fumée, anéantis, broyés.
Plus da liaisons, plus d’armes, plus de force !  
De loin en loin l’optique envoie quelques signaux incompréhensibles.
C’est l’écrasement général des défenseurs qui, dans le bruit infernal, ne distinguent même plus si l’artillerie française riposte.
Dans la région du 69e R.I, on évalue à trois obus par minute la quantité de projectiles tombant dans la région d’un seul homme.
Partout la même situation poignante que signale de rares et vagues comptes rendus : ouvrages bouleversés, défenseurs tués ou ensevelis, armes brisées.
On voit des forces allemandes se rassembler dans le ravin de le Louvière, ou elles échappent à nos barrages, et aux environs du moulin de Haucourt.
 13 heures, l’artillerie allemande allonge son tir et l’infanterie débouche en masse de tous les cotés. Les feux de mitrailleuses et de mousqueterie font merveille, les hommes sont admirables.
15h45, le Boche parvient à se glisser dans Haucourt par le nord ; mais à l’ouest et à l’est du village, les braves résistent toujours.
16h45, l’ennemi, qui a réussi à passer le ruisseau de forges au moulin d’Haucourt, se porte sur l’ouvrage Palavas et se rabat sur la lisière est d’Haucourt. La lutte s’engage avec la 2e compagnie, qui tient cette lisière ; à 17 heures, après une lutte acharnée, celle-ci succombe sous le nombre.
Un seul survivant réussira à regagner nos lignes à la tombée de la nuit.
A l’ouest, la 3e tient toujours, mais sa situation est critique. Le commandant Vannier donne l’ordre au capitaine Moine de prendre quelques hommes (pionniers, liaison, etc.) et d’aller tenir une position de repli à la sortie d’Haucourt. c’est à ce moment que le combat est le plus acharné, beaucoup d’hommes sont sans fusils, ceux-ci ayant été brisés par le bombardement ; qu’importe, ils se battent quand même, avec des pelles-bêches, des pioches, des débris de toutes sortes . Une mitrailleuse, retirée de dessous les décombres et mise en batterie, fait merveille. Le boche est tenu à distance.
 18h25,
Les allemands attaquent en masse les quelques survivants du 69e R.I qui résistent avec l’énergie du désespoir ; le commandant Vannier tombe.  
Blessé tout d’abord à deux reprises de deux balles dans l’épaule droite, le commandant finit par tomber sans connaissance le coude droit et la figure abîmés par des éclats de grenade. Il est laissé pour mort sur le terrain. Les allemands lui prennent son revolver et sa jumelle et lui enlèvent sa vareuse.
 
Quand il revient à lui, le Boche tenait Haucourt et il était au milieu d’eux, parmi des cadavres.  
La fraîcheur de la nuit l’a ranimé et il n’a plus qu’une idée, regagner coûte que coûte les lignes françaises. Grâce à son sang froid et malgré ses blessures, il parvient à regagner péniblement, en rampant sur le terrain trempé par les pluies et bouleversé par le bombardement les lignes françaises après cinq heures et demie de cette marche rampante.
Le capitaine Gabriel Moine est tué sur sa position.
 
 
Récit du Sous-lieutenant De Martimprey
 
Le 3 avril au soir le sous- lieutenant De Martimprey de la 12e Cie du 69e R.I est appelé auprès de son chef de bataillon.
 Ecoutons ses souvenirs :  
« Le commandant Vétillart m’apprit que je devais la nuit même gagner avec mon peloton l’ouvrage Palavas et prendre le commandement de la compagnie. Le capitaine Lesne avait été blessé la veille au cours d’une tournée nocturne près des travailleurs et il avait fallu l’ordre formel du colonel pour qu’il abandonnât ses hommes pour se faire soigner.
J’avais bien été un peu surpris des adieux affectueux et assez émus que m’avait adressés le commandant Vétillard, comme s’il s’agissait d’une longue, très longue séparation ; mais, ne me rendant pas compte que lui savait ou il nous envoyait, je l’avais quitté fort en train et sans la moindre appréhension.
La nuit même, sans trop de mal, je rejoignais Palavas et mon camarade le sous-lieutenant Pignon.
 
Dans la nuit du 4 au 5 avril arrive un capitaine de je ne sais plus quel régiment, précédent son unité, qui doit nous relever la nuit prochaine. Cette venue nous semble de bon augure et avec lui, au petit jour, nous faisons le tour de l’ouvrage (tranchées étroites et profondes précédées d’un bon réseaux soigneusement entretenu) :
Devant nous le ruisseau de forges avec un peu sur la droite le moulin. A notre gauche, ce bloc de béton haut de deux mètres est un abri de mitrailleuses qui nous relie à Haucourt que nous tenons victorieusement.
En ce moment, cela tape ferme sur Haucourt, mais nous ne doutons pas qu’Haucourt tiendra, au moins jusqu’à la relève de la nuit prochaine.
Dans la matinée du 5, nous étions réunis au P.C de la compagnie, le capitaine, Pignon et moi, lorsque brutalement, comme un rugissement sans fin, le « trommelfeuer » se déclenche tout près sur notre gauche, signe de l’attaque prochaine. Vite, je pense : cela doit tomber sur l’abris de mitrailleuses, s’ils le démolissent c’est qu’ils veulent passer. Il faut que je m’en assure et prépare mes hommes à l’attaque qui vient.
Je me lève et indiquant au capitaine l’angle que je quitte : « Prenez ma place à coté de Pignon, lui dis-je, l’abri n’est pas solide et un coin tiendra peut être mieux.
Il faut que je me rende compte où cela tape et que je fasse le tour des tranchées pour voir les hommes. »
Puis j’enjambe quelques dormeurs, me dirigeant vers la sortie de l’abri tournée vers l’ennemi.
Ici mes souvenirs sont brusquement interrompus
Le froid me fait rouvrir les yeux. Je suis étendu sur le dos dans une tranchée démolie, un allemand a ouvert ma capote, ma vareuse et fouille mes poches ; un autre, me voyant reprendre vie, fourre sous mon nez un revolver qui ressemble étonnamment au mien. Tel est mon  abrutissement que nulle émotion ne m’étreint.
--  Wir suchen Papiere  (Nous cherchons les papiers), me dit celui qui me fouille.
--  Papiere, lui répondis-je, sie sind gut drei meter unter boden (les papiers ils sont bien à trois mètres sous terre).
Cette phrase, elle renferme un curieux mélange de conscient et d’inconscient. Les quelques documents que nous possédions gisaient maintenant sous les débris du P.C dont j’exagérais notoirement la profondeur et, fait étrange, il ne me reste aucun souvenir, ni de l’effondrement de l’abri, ni de ce qui s’est passé depuis, jusqu’au moment ou me fouillant, les Allemands me font revenir à moi.
Mes adversaires se concertent et m’annoncent qu’ils me feront emmener.
Deux allemands, blessés légers, me prennent chacun par un bras, me relèvent et lentement me traînent avec eux, je ne reconnais rien de la tranchée qui m’arrive à peine à mi corps. Nous en sortons par un éboulis. Tout autour ce ne sont que profonds entonnoirs, vrais cratères qui se recoupent et pour avancer nous sommes obligés de faire de l’équilibre sur leurs lèvres qui s’éboulent sous nos pas. De réseaux, de tranchées, je ne vois rien, rien… Puis tout s’efface dans ma mémoire…
Tableau suivant : étendu contre un petit parapet, dans un village très démoli, je vois au-dessous de moi des Allemands qui semblent nager dans la boue épaisse d’un boyau à moitié comblé. Ils sont la, à plat ventre, immobiles, que font-ils donc ? Tout d’abord je ne comprends pas. Mais ça saute à droite, à gauche, des murs démantelés croulent plus bas encore. Ah ! J’y suit maintenant ! Ces ruines sont les restes d’Haucourt ou de Malancourt et c’est l’artillerie française qui contraint nos adversaires à cette boueuse platitude. Et, totalement désintéressé des obus, je contemple avec satisfaction l’attitude rampante de nos ennemis.
Sans doute mes deux porteurs ont trouvé mon allure trop lente sous le bombardement et m’on abandonné ici. Au bout d’un certain temps passent deux blessés français dont malheureusement j’ai oublié les noms : « Vous ne pouvez pas rester là mon lieutenant », me disent-ils et, comme je ne puis marcher seul, il me prennent et, lentement, nous remontons la grande rue du village démoli. Voici la sortie marquée par une barricade : voitures, rouleaux, herses, telle que nous avions du la construire en 1914. Puis c’est la route qui monte vers les arrières ennemis, puis c’est de nouveau la nuit…
Je ne retrouve à Monfaucon ou, dans une vaste pièce, on a rassemblé les blessés français. Mes deux sauveurs obtiennent pour moi une bouteille de soda, seule chose que je puisse prendre, ma mâchoire quelque peu disloquée se refusant à toute mastication. Sur le plancher nu nous passons la nuit et la matinée du lendemain, dormant et causant, et j’apprends ainsi quelques bribes de mes aventures. »
 
 
 
 
 
 
Nuit du 5 au 6 avril 1916,
 Dans la nuit du 5 au 6 avril, le régiment est relevé et vient cantonner à Jubécourt. Le 7, embarquement en camions à Blercourt ; débarquement à Mogneville.  
 
 
Cordialement
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°63008
747kiki
Posté le 16-03-2009 à 18:10:30  profilanswer
 

wagram a écrit :

Bonsoir à tous
 
Après quelques semaines loin du forum... je viens apporter ma petite contribution à "kiKi 747".
 
Je n'ai malheureusement pas grand chose sur le 03 avril 1916 je vous invite donc à consulter le JMO du régiment à cette date.
 
Je vous laisse tout de même en lecture les derniers et tragiques evenements des combats d'Haucourt Malencourt que Georges Bouvenot a vécu fin mars début avril 1916 au sein du 69e R.I
 
COMBATS DE MALANCOURT-HAUCOURT
(Mars – avril 1916)
 
 
Après quelques jours de stationnement dans la région de Contrisson, Andernay, le régiment se met en mouvement et gagne la forêt de Hesse, par Villotte,devant-louppy, Vaudecourt, Evre, Nubecourt, Froidos, Ville-sous-Cousance, Bracourt. Il bivouaque dans cette forêt jusqu’au 29 mars, procédant à l’organisation d’une nouvelle position au sud de la route Avocourt-Esne, à l’ouest de ce village.
 
L’attaque du 30 mars.
 
29 mars 1916,
 Dans la nuit du 29 au 30 mars, le régiment relève le 163e dans le secteur de Malancourt-Haucourt, sur la rive gauche de la Meuse. On est en pleine bataille de Verdun, l’ennemi cherche à s’emparer de la cote 304 et du Mort-Homme, afin de tourner Verdun par la rive gauche. Depuis deux jours il tenait la plus grosse partie du village de Malancourt et le 29, il s’était emparé des hauteurs nord et nord-est du village, et de l’ouvrage Braconot, situé au nord de la route Malancourt-Béthincourt.
Le 69e R.I occupe Palavas, Malancourt, Haucourt et Peyrou.
Un bataillon est en réserve à Esnes.
Les 5e et 6e compagnies sont chargées de la défense du réduit de Malancourt. La situation de ces deux compagnies est particulièrement délicate. Le secteur est nettement doniné et pris sous les feux d’artillerie et d’infanterie du nord-est, du nord, de l’ouest et du sud-ouest. On ne trouve que des abris défectueux, des centres de résistance sans aucune liaison, des communications téléphoniques à chaque instant interrompues par le bombardement. Dès le 29 au soir, le commandant Vannier commandant du 3e Bataillon, qui commande les centres Haucourt-Malancourt, juge la situation presque intenable.
Jeudi 30 mars 1916,
 6h30, les Boches commencent un bombardement terrible avec des obus de tous calibres, sur Malancourt, Haucourt et leurs abords.
Le procédé d’attaque de l’ennemi est toujours le même : Bombardement d’une violence inouïe avec une forte proportion de 210 et de 180, celui que les Anglais appellent le Wizz-Bang.
Il faut se terrer, ne pas même lever la tête, espérant le miracle de ne pas être enseveli.
Puis après huit ou dix heures de pilonnage, l’attaque débouche, tablant sur l’anéantissement de la défense.
On estime à 10.000 obus tombés le 30 et dans la nuit du 31 mars sur le saillant d’Haucourt.
 13h30, à la faveur de ce bombardement, l’ennemi réussit à se glisser dans les ruines de Malancourt. Les 5e et 6e compagnies se défendent avec énergie, le combat est particulièrement violent autour de l’église.
 La position est dominée au Nord-est, à l’Ouest et au Sud-Ouest par les ouvrages Braconnot, Vaucluse et la partie Ouest de Malancourt, ce qui rend la défense presque impossible.
Les deux compagnies du 69e R.I  y sont attaquées par trois bataillons ennemis. Combat furieux au cours duquel les défenseurs, submergés par un ennemi six fois supérieur en nombre, essaient de percer à la baïonnette.
 Ils vont réussir, lorsque, trouvant devant eux un groupe ennemi dans le chemin creux de Malancourt, bois des Peupliers, ils font demi-tour et veulent rentrer dans l’ouvrage déjà occupé.
C’est la fin ! La lutte se poursuit, désespérée, à la grenade et à la baïonnette, jusqu’à 17 heures, puis plus rien.
17h30, les rares survivants ont été maîtrisés et pris. Malancourt est perdu.
 
 Pendant ce temps, trois bataillons au moins attaquent Haucourt par l’ouest et le nord-ouest. Les 7e, 8e et 9e compagnies, qui tiennent ce village et occupent leurs emplacements de combat depuis 13h30  prennent sous leur feu les vagues d’assaut ennemies.
Le commandant Vannier signale le bouleversement complet des abris et des tranchées.
 Vers 17h25, l’ennemi n’a toujours pas réussi à pénétrer dans Haucourt ; mais la situation y est critique, quelques éléments ennemis ont pu se glisser au sud du village, menaçant d’encerclement la garnison. Une contre-attaque immédiate, faite avec la liaison du 2e bataillon, sous les ordres du capitaine Moine, réussit à arrêter l’ennemi et même à le repousser. Quelques éléments, sous les ordres du lieutenant Ravanne, le poursuivent même et parviennent à le repousser jusqu’au mamelon de l’H d’Haucourt.
Cette fois, le Boche se retire ; il renonce à s’emparer d’Haucourt, mais il garde Malancourt et une patrouille envoyée à la tombée de la nuit vers ce village y est reçue à coups de fusils et de mitrailleuses.
 
Récit du lieutenant C… sur le combat du 30 mars
 
 Voici ce qu’écrit le lieutenant C…  à sa famille sur le combat du 30 mars :
 « J’envoie deux agents de liaison rendre compte de la situation au commandant. Ils ne reviennent pas. Je vais moi-même le trouver. Et je  trouve là  un homme entouré de sa liaison, brûlant des cartouches et abattant son boche à chaque coup de fusil. Je lui explique que je suis entouré et que ma situation est critique. Il me dit : « je te connais, je vais te donner une mission de confiance. Tiens jusqu’au dernier homme, jusqu’à la dernière cartouche. » Je lui réponds : « Mon commandant, ils ne nous aurons pas vivants. » Nous nous serrons la main, peut être pour la dernière fois, et je le quitte les larmes aux yeux. »
 
Nuit du 1er au 2 avril 1916,
Les 1er, 2e et 3e compagnies du 1er bataillon relèvent les 7e, 8e et 9e, complètement décimées dans Haucourt ; mais le commandant Vannier conserve la mission de défendre le réduit d’Haucourt à la demande du général Mary, commandant la 21e brigade.
Le régiment s’organise alors, il creuse des tranchées sous un bombardement d’une violence inouïe.  
Les jours suivants, le bombardement continue, les tranchées n’existe plus, ni les boyaux ; les corvées arrivent peu ou pas, souvent détruites par l’avalanche des obus. Dans cette atmosphère irrespirable, au milieu de l’épaisse poussière des explosions qui étouffe, brûle les yeux, isole chaque individu de ses voisins, les défenseurs connurent là le limite affreuse des souffrances, l’impression d’une situation sans espoir.
La mission du commandant Vannier était de tenir jusqu’au dernier homme dans ce réduit.
Ce chef énergique, de famille Lorraine originaire de Metz, avait su insuffler à ses hommes son opiniâtreté.
Tous, officiers et soldats étaient fermement résolus à tenir jusqu’au bout :  
« Quel que soit le nombre de boches, nous tiendrons jusqu’au dernier et il n’en passera pas un, nous vivants ! » avait déclaré fièrement le commandant Vannier.
Nuit du 3 au 4 avril 1916,
Une reconnaissance exécutée sous les ordres du capitaine Damidaux, sur la partie sud-est de Malancourt, rapporte dans nos lignes un canon de 37 et cinquante cartouches. Elle a fait sauter avec des pétards de mélinite un canon de 47 qui, placé sous casemate blindée, n’a pu être transporté.
04 Avril 1916,
Le commandant Vannier écrit à sa famille le 04 avril :
 « Tout ce que nous avions vu jusqu’ici était jeu d’enfants. Aussi je suis en admiration devant mes soldats qui supportent bombardements, fatigues, misères et privations de toutes sortes, avec un courage et une résignation au dessus de tout éloge… quels braves gens… »
 
 
L’attaque du 5 avril 1916.
 
5 avril 1916,
0 heures, le bombardement accroît encore d’intensité avec du 210 et du 130 ; les feux ennemis sont manifestement concentrés sur Haucourt, Vassincourt et Palavas qui disparaissent dans la fumée, anéantis, broyés.
Plus da liaisons, plus d’armes, plus de force !  
De loin en loin l’optique envoie quelques signaux incompréhensibles.
C’est l’écrasement général des défenseurs qui, dans le bruit infernal, ne distinguent même plus si l’artillerie française riposte.
Dans la région du 69e R.I, on évalue à trois obus par minute la quantité de projectiles tombant dans la région d’un seul homme.
Partout la même situation poignante que signale de rares et vagues comptes rendus : ouvrages bouleversés, défenseurs tués ou ensevelis, armes brisées.
On voit des forces allemandes se rassembler dans le ravin de le Louvière, ou elles échappent à nos barrages, et aux environs du moulin de Haucourt.
 13 heures, l’artillerie allemande allonge son tir et l’infanterie débouche en masse de tous les cotés. Les feux de mitrailleuses et de mousqueterie font merveille, les hommes sont admirables.
15h45, le Boche parvient à se glisser dans Haucourt par le nord ; mais à l’ouest et à l’est du village, les braves résistent toujours.
16h45, l’ennemi, qui a réussi à passer le ruisseau de forges au moulin d’Haucourt, se porte sur l’ouvrage Palavas et se rabat sur la lisière est d’Haucourt. La lutte s’engage avec la 2e compagnie, qui tient cette lisière ; à 17 heures, après une lutte acharnée, celle-ci succombe sous le nombre.
Un seul survivant réussira à regagner nos lignes à la tombée de la nuit.
A l’ouest, la 3e tient toujours, mais sa situation est critique. Le commandant Vannier donne l’ordre au capitaine Moine de prendre quelques hommes (pionniers, liaison, etc.) et d’aller tenir une position de repli à la sortie d’Haucourt. c’est à ce moment que le combat est le plus acharné, beaucoup d’hommes sont sans fusils, ceux-ci ayant été brisés par le bombardement ; qu’importe, ils se battent quand même, avec des pelles-bêches, des pioches, des débris de toutes sortes . Une mitrailleuse, retirée de dessous les décombres et mise en batterie, fait merveille. Le boche est tenu à distance.
 18h25,
Les allemands attaquent en masse les quelques survivants du 69e R.I qui résistent avec l’énergie du désespoir ; le commandant Vannier tombe.  
Blessé tout d’abord à deux reprises de deux balles dans l’épaule droite, le commandant finit par tomber sans connaissance le coude droit et la figure abîmés par des éclats de grenade. Il est laissé pour mort sur le terrain. Les allemands lui prennent son revolver et sa jumelle et lui enlèvent sa vareuse.
 
Quand il revient à lui, le Boche tenait Haucourt et il était au milieu d’eux, parmi des cadavres.  
La fraîcheur de la nuit l’a ranimé et il n’a plus qu’une idée, regagner coûte que coûte les lignes françaises. Grâce à son sang froid et malgré ses blessures, il parvient à regagner péniblement, en rampant sur le terrain trempé par les pluies et bouleversé par le bombardement les lignes françaises après cinq heures et demie de cette marche rampante.
Le capitaine Gabriel Moine est tué sur sa position.
 
 
Récit du Sous-lieutenant De Martimprey
 
Le 3 avril au soir le sous- lieutenant De Martimprey de la 12e Cie du 69e R.I est appelé auprès de son chef de bataillon.
 Ecoutons ses souvenirs :  
« Le commandant Vétillart m’apprit que je devais la nuit même gagner avec mon peloton l’ouvrage Palavas et prendre le commandement de la compagnie. Le capitaine Lesne avait été blessé la veille au cours d’une tournée nocturne près des travailleurs et il avait fallu l’ordre formel du colonel pour qu’il abandonnât ses hommes pour se faire soigner.
J’avais bien été un peu surpris des adieux affectueux et assez émus que m’avait adressés le commandant Vétillard, comme s’il s’agissait d’une longue, très longue séparation ; mais, ne me rendant pas compte que lui savait ou il nous envoyait, je l’avais quitté fort en train et sans la moindre appréhension.
La nuit même, sans trop de mal, je rejoignais Palavas et mon camarade le sous-lieutenant Pignon.
 
Dans la nuit du 4 au 5 avril arrive un capitaine de je ne sais plus quel régiment, précédent son unité, qui doit nous relever la nuit prochaine. Cette venue nous semble de bon augure et avec lui, au petit jour, nous faisons le tour de l’ouvrage (tranchées étroites et profondes précédées d’un bon réseaux soigneusement entretenu) :
Devant nous le ruisseau de forges avec un peu sur la droite le moulin. A notre gauche, ce bloc de béton haut de deux mètres est un abri de mitrailleuses qui nous relie à Haucourt que nous tenons victorieusement.
En ce moment, cela tape ferme sur Haucourt, mais nous ne doutons pas qu’Haucourt tiendra, au moins jusqu’à la relève de la nuit prochaine.
Dans la matinée du 5, nous étions réunis au P.C de la compagnie, le capitaine, Pignon et moi, lorsque brutalement, comme un rugissement sans fin, le « trommelfeuer » se déclenche tout près sur notre gauche, signe de l’attaque prochaine. Vite, je pense : cela doit tomber sur l’abris de mitrailleuses, s’ils le démolissent c’est qu’ils veulent passer. Il faut que je m’en assure et prépare mes hommes à l’attaque qui vient.
Je me lève et indiquant au capitaine l’angle que je quitte : « Prenez ma place à coté de Pignon, lui dis-je, l’abri n’est pas solide et un coin tiendra peut être mieux.
Il faut que je me rende compte où cela tape et que je fasse le tour des tranchées pour voir les hommes. »
Puis j’enjambe quelques dormeurs, me dirigeant vers la sortie de l’abri tournée vers l’ennemi.
Ici mes souvenirs sont brusquement interrompus
Le froid me fait rouvrir les yeux. Je suis étendu sur le dos dans une tranchée démolie, un allemand a ouvert ma capote, ma vareuse et fouille mes poches ; un autre, me voyant reprendre vie, fourre sous mon nez un revolver qui ressemble étonnamment au mien. Tel est mon  abrutissement que nulle émotion ne m’étreint.
--  Wir suchen Papiere  (Nous cherchons les papiers), me dit celui qui me fouille.
--  Papiere, lui répondis-je, sie sind gut drei meter unter boden (les papiers ils sont bien à trois mètres sous terre).
Cette phrase, elle renferme un curieux mélange de conscient et d’inconscient. Les quelques documents que nous possédions gisaient maintenant sous les débris du P.C dont j’exagérais notoirement la profondeur et, fait étrange, il ne me reste aucun souvenir, ni de l’effondrement de l’abri, ni de ce qui s’est passé depuis, jusqu’au moment ou me fouillant, les Allemands me font revenir à moi.
Mes adversaires se concertent et m’annoncent qu’ils me feront emmener.
Deux allemands, blessés légers, me prennent chacun par un bras, me relèvent et lentement me traînent avec eux, je ne reconnais rien de la tranchée qui m’arrive à peine à mi corps. Nous en sortons par un éboulis. Tout autour ce ne sont que profonds entonnoirs, vrais cratères qui se recoupent et pour avancer nous sommes obligés de faire de l’équilibre sur leurs lèvres qui s’éboulent sous nos pas. De réseaux, de tranchées, je ne vois rien, rien… Puis tout s’efface dans ma mémoire…
Tableau suivant : étendu contre un petit parapet, dans un village très démoli, je vois au-dessous de moi des Allemands qui semblent nager dans la boue épaisse d’un boyau à moitié comblé. Ils sont la, à plat ventre, immobiles, que font-ils donc ? Tout d’abord je ne comprends pas. Mais ça saute à droite, à gauche, des murs démantelés croulent plus bas encore. Ah ! J’y suit maintenant ! Ces ruines sont les restes d’Haucourt ou de Malancourt et c’est l’artillerie française qui contraint nos adversaires à cette boueuse platitude. Et, totalement désintéressé des obus, je contemple avec satisfaction l’attitude rampante de nos ennemis.
Sans doute mes deux porteurs ont trouvé mon allure trop lente sous le bombardement et m’on abandonné ici. Au bout d’un certain temps passent deux blessés français dont malheureusement j’ai oublié les noms : « Vous ne pouvez pas rester là mon lieutenant », me disent-ils et, comme je ne puis marcher seul, il me prennent et, lentement, nous remontons la grande rue du village démoli. Voici la sortie marquée par une barricade : voitures, rouleaux, herses, telle que nous avions du la construire en 1914. Puis c’est la route qui monte vers les arrières ennemis, puis c’est de nouveau la nuit…
Je ne retrouve à Monfaucon ou, dans une vaste pièce, on a rassemblé les blessés français. Mes deux sauveurs obtiennent pour moi une bouteille de soda, seule chose que je puisse prendre, ma mâchoire quelque peu disloquée se refusant à toute mastication. Sur le plancher nu nous passons la nuit et la matinée du lendemain, dormant et causant, et j’apprends ainsi quelques bribes de mes aventures. »
 
 
 
 
 
 
Nuit du 5 au 6 avril 1916,
 Dans la nuit du 5 au 6 avril, le régiment est relevé et vient cantonner à Jubécourt. Le 7, embarquement en camions à Blercourt ; débarquement à Mogneville.  
 
 
Cordialement
 
Wagram


 
 
 
Merci beaucoup pour votre aide
747kiki

n°63588
cambraisis
Posté le 29-03-2009 à 18:35:19  profilanswer
 

Bonjour,
Un exemplaire du  LIVRE D'OR DES 69eme, 269eme et 42eme R.I.T. par le capitaine Sauvageot - Nancy imprimerie des Arts graphiques - 1933 est actuellemnt (29/03/2009)disponible chez Chapitre.com, au prix de 377 euros.
Cordialement
Cambraisis

n°63593
wagram
DEO JUVANTE PERSTA
Posté le 29-03-2009 à 19:57:49  profilanswer
 

Bonjour
 
Merci pour l'info
Ca fait tout de meme un peu cher, à ma connaissance ce livre d'or (consultable à la bibliothèque de Nancy) regroupe les historiques de ces trois régiments ainsi  que la liste nominative des tués (69 et 269 mélangés)
 
il y a t-il autre chose??
 
cordialement
 
Wagram


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TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
n°63607
cambraisis
Posté le 30-03-2009 à 09:50:25  profilanswer
 

.Bonjour,
Un petit film de deux minutes 49 secondes sur la bataille_ texte issu du caporal Bellard
 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] shortfilms
 
Bonne reception
Cambraisis

n°63610
cambraisis
Posté le 30-03-2009 à 14:38:05  profilanswer
 

Bonjour,
un petit complement sur l'auteur du livre d'Or du 69e:
le capitaine Sauvageot était lieutenant au 69_ il a été fait prisonnier
Ses Citations :
Ordre de Brigade N°13 du 5 septembre 1915 – « Le 17 décembre 1914 ; avec les débris de sa section, s’est maintenu sur la position malgré un bombardement intense. Aimé de ses homme, il leur sert d’exemple, de courage, de sang froid, de mépris du danger ».
Ordre de l’Armée N°22.274 « D » du 10septembre 1919 – « Officier d’une haute valeur morale, qui a commandé sa compagnie avec une énergie, une autorité et une intelligence au dessus de tout éloges dans les conditions les plus difficiles, notamment le 5 avril 1916 à Haucourt où, complètement encerclé et malgré qu’il fut blessé, a continué à résister avec une poigné d’hommes aux attaques allemande les plus puissantes et les plus acharnées ».
Extrait de la D.M. en date du 26 février 1921 – J.O. du 3 mars 1921 – Est inscrit au tableau spécial de la Légion d’Honneur pour Chevalier, à compter du 16 juin 1920 : SAUVAGEOT, Emile, Jean-Baptiste, lieutenant au 69e R.I. « Officier d’une haute valeur morale, qui a toujours donné l’exemple du sang froid et du mépris du danger. S’est fait remarquer plus particulièrement le 5 avril 1916, en défendant le réduit d’Haucourt jusqu’à la dernière extrémité, bien que blessé et complètement entouré – 3 blessures – Plusieurs citations.
 
Cordialement
Cambraisis

n°76624
rodgers
Posté le 07-04-2010 à 18:15:45  profilanswer
 

Bonjour
je possède une lytographie de la prise de la ferme de Léomont d'Emile Chepfer;tout jeune je collectionnais les gravures militaires que j'encadrais et installais dans mon salon.Avec l'arrivée du net,j'ai recherché toutes les infos concernant ces tableaux et notamment cette bataille de Léaumont ;sans succès et pour cause,l'orthographe du lieu était mauvaise .Surprenant pour une imprimerie de Jarville près de Nancy ...C'est en parcourant ce site que j'ai enfin pu avoir des explications  sur les régiments ayant participé à cette offensive et le lieu exact des opérations.
Je joins cette photo qui représente le 26 ème et le 69 ème ,à l'assaut avec tambour et clairon .
 
http://i64.servimg.com/u/f64/11/24/11/01/leomon10.jpg

n°76896
e-Storial
Posté le 15-04-2010 à 22:00:23  profilanswer
 

Magnifique.
Je suis l'auteur du petit film cité précédemment, et suis en train de refaire une séquence plus large. M'autoriseriez vous à employer votre lytographie au sein de celle-ci ?
Cordialement
JF Genet


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«La loi n'y entend rien, c'est affaire de coeur». André Bellard, initiateur en 1921 de l'association dites des "Malgré-nous" et destinée aux soldats lorrains.
http://e-storialdelorraine.com
n°82432
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 19-11-2010 à 18:15:23  profilanswer
 

Bonjour,
Retrouvé dans mes "petits papiers", le lieutenant-colonel BERNARD Gustave du 69ème RI.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/Bernard.69RI.jpg
Le 1er septembre 1914, a entraîné son régiment en se portant lui-même sur la ligne de feu. Blessé grièvement par une balle de shrapnel qui lui traversa la joue et lui creva l'oeil droit, a supporté ses souffrances sans une plainte et refusé de se laisser emmener au poste de secours. Au moment de perdre connaissance, a dit aux soldats qui le soutenaient: "Allez, mes enfants, retournez au feu. Vive la France!"
Cordialement
BB


Message édité par bruno17 le 19-11-2010 à 18:17:34

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Bruno BAVEREL: "Lieutenant indigène" (2007), "Etienne et les sirènes" (2009), "Tintouin chez les papous" (2O11), La Découvrance éditions.
n°82436
jacques di​dier
Posté le 19-11-2010 à 19:57:31  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je viens d'acquérir cette CP, légendée :  Tombe française dans la forêt de Vitrimont.
En agrandissant la face de la croix on peut lire difficilement les noms des gars du 69e ...compagnie.
J'ai réussi à identier le soldat GRIOTTIER Henri, MPF le 1/09/14, les autres noms (sous réserve) car l'écriture est plus ou moins effacée, seraient : Urselle, Gras, Say, mais je n'ai rien trouvé à leur sujet.
Il s'agit d'une fosse commune. Auriez-vous une idée sur ces soldats ?
 
Cordialement.
J. Didier
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1193/Tombe .jpg

n°82507
monique B
Posté le 20-11-2010 à 23:36:20  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Jacques,
Je pense, et Maurice Mistre est d'accord avec moi,  qu'il s'agit de 4 soldats du 61e RI tués le 01/09/1914 dans la forêt de Vitrimont :
GRIOTTIER Johanny, né en Ardèche
URCELLE Abel, né dans les Alpes de Hte Provence
SAHY Abel, né dans l'Ardèche
GOIS Jean-Paul, né dans l'Ardèche.
Les deux premiers sont inhumés en la NN Friscati à Vitrimont
Amitiés
MoniqueB

n°82515
jacques di​dier
Posté le 21-11-2010 à 10:42:50  profilanswer
 

Bonjour Monique,
 
Maurice et vous, m'avez confirmés qu'il s'agit bien de gars du 61e RI et non pas du 69e comme je le pensais.
A l'occasion, je me rendrai à la nécropole de Friscati.
Merci et cordialement.
J Didier

n°84748
jurancon
Posté le 30-01-2011 à 11:43:08  profilanswer
 

Bonjour,  
Je pense que cet épisode sujet à caution  s'inscrit  dans le fil   des attaques portées contre le XV ème CA  et qu'il est à  rapprocher de l'ordre du  général  Colle  dont l'authenticité  a été discutée  dans ce forum.
Les troupes du XX  CA   ont  assisté   à la retraite de l'aile gauche du XV CA  et le général Colle  a du y assister  lui aussi  en spectateur  en quelque sorte(  Je ne pense pas qu'il ait été au coeur de l'action)
Les propos que l'on prête  à ces deux officiers(  les ordres qu'ils auraient  donnés)   ont pu ne pas être  suivis d'effets  ou   ils ont été fabriqués  .
Jurançon

n°93163
jmperette
Persévérer
Posté le 01-04-2012 à 23:57:18  profilanswer
 

cambraisis a écrit :

(suite de la transmission précédente)
 
 
Bonjour à tous, bonjour Cambresis
 
 
 
Je travaille sur un nouveau site à l'approche du 01/08/1914
 
L'idée est de relever les JMO du 1/8/1914 au 15/9/1914, des régiments qui se sont battus de la Sainte-Genevive au Nord, au bois Lalau au sud, c'est à dire les régiments de la 2e Armée, avec le XXe Corps en tête bien sûr, mais aussi la 2 GDR, les 9e, 15e, 16e Corps
 
Le projet consiste à créer une base de ces JMO saisi in extenso en clair
Le second projet consistera à restituer au format PDF, par compilation de ces JMO, l'histoire de quelques villages ciblés du Grand-Couronné. La liste n'est pas arrêtée à ce jour et dépend de la suite
 
Je cherche qui est intéressé par ce projet et serait prêt à collaborer dans le travail de saisie
 
 
 
Dans cet esprit, question à Cambraisis (mais la question peut être aussi pour Wagram et les autres), puis utiliser le relevé du 69e qui est un bel exemple de ce qui est possible de faire? Naturellement le nom de celui qui a fait la saisie serait cité, ainsi que le lien vers le forum
 
Pas de but mercantile bien évidemment
 
Jean-Marie
dit Prieur du Léomont
jean-marie@perette.net
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le 3e bataillon est désigné pour occuper Suzanne et la côte 100. Le 1er bataillon doit se porter sur Eclusier. En arrivant à Cappy à 19 h. 30 le chef de corps reçoit  un ordre de stationnement lui prescrivant de laisser le 3e bataillon à Suzanne et de se porter avec le 1er bataillon sur Bray où se trouve  le 2e bataillon où il arrive à 21 heures.
Tués :  officiers :0 ;  
Hommes : 5
Blessés : officiers :2 (capitaine  Lafontaine, S/Lt Procure) :  
hommes : 33.
(2_32b)
 
26 septembre 1914.
05 heures. Le régiment se porte au N.E. de Bray et s’y installe  en position d’attente. 2 bataillons à 1500 m. au N. de Bray  ayant une compagnie sur l’éperon 2 km. N. de Bray, 1 bataillon à 1000 m. environ sur le chemin passant par le Z de Suzanne  3e bataillon reste à Suzanne avec 1 Cie. (12°) côte 100.
Les 2 régiments coloniaux sont au N.O de Bray, 1 groupe d’artillerie en position d’attente. La cavalerie couvre le rassemblement dans la direction du N. et de l’E. Chaque bataillon fait reconnaître les dispositions à prendre pour résister en cas d’attaque ou se porter dans les directions de  l’E et du S.E. au N.E.
10 heures - Le détachement constitué au N. de Bray reçoit l’ordre de se porter sur Maricourt en vue d’enlever les hauteurs comprises entre  Combut - Dompierre- Herbécourt d’où il se tiendra prêt à pousser sur Péronne ou de franchir la  Somme à Hem. Le détachement se met en marche dans l’ordre suivant : Avant-garde 69e – 1 Cie. du Génie – Gros 1 bataillon 41e colonial – (2_33a) 1 groupe d’artillerie – 1 bataillon du 41e colonial – 2 bataillons du 43e.
Dans le régiment, les bataillons marchent dans l’ordre suivant :
1e bataillon tête d’avant-garde
2e et 3e bataillon gros de l’avant-garde, itinéraire Ferme Billon Maricourt où le détachement doit s’établir en position d’attente couvert par le 69e.
12 heures 40.  Une colonne ennemie de toutes armes forte d’un Bde  environ est signalée en marche sur la route de Combles à Maricourt.
Enfin une 3e force ennemie marche de  Guillemont vers Montauban. Toute les colonnes doivent être maintenue par le 45e qui occupe Maricourt et par 2 bataillons territoriaux situés  entre Maricourt et le manoir Fargy puis au N. par un régiment territorial  marchant d’Albert sur Fricourt et Montauban. Le détachement du Colonel Aimé s’établit en halte pour garder au S. de la route Suzanne Maricourt couvert par le 69e à hauteur de la côte 122 prêt à déboucher dans la direction de (2_33b)  l’E. ou du N.E.
15 heures 45. Plusieurs escadrons ennemis occupent la Région de Feuillières de l’infanterie Hardecourt et bois de Favières, de l’artillerie tire sur Guillemont. Le détachement a pour mission d’assurer possession du front Hem Chapelle de Curlut  occupe à l’E. Hardecourt. L’attaque qui doit franchir à 16 h. 45 la ligne Maricourt Vaux est exécutée de la façon suivante :
41e colonial sur le front Curlut  - Chapelle de Curlut incluse ;
69e sur le front calvaire 800 m. N. de Curlut exclu et bois inclus à 1800 m. E. de Maricourt ;
45e bois de Favières Hardecout  
en réserve le 43e colonial
Le 1er bataillon du 69e se porte à l’attaque par Bataillons accolés. Bataillon. Ducrot sur le front Bois 1800 m. E. de Maricourt boqueteau situé au N. du mot ferme rouge.  
3e bataillon Schneider depuis le boqueteau précité jusqu’au calvaire exclu. – Bataillon Pellelat en réserve  suit en arrière du Bataillon Schneider.
En arrivant à Maricourt le 1er bataillon trouve le village occupé par le 45e aux (2_34a) prises avec l’ennemi qui occupe les hauteurs  à l’E. et bombarde le village et ses abord. La marche du bataillon s’exécute sous le feu et ils viennent prendre position avec leurs 1e lignes à hauteur de la lisière E. du bois de Maricourt (qu’ils ne peuvent dépasser).
18 heures.- A ce moment ordre est donné de s’organiser sur les positions et de ne pas pousser  l’attaque plus  avant.
Il reçoit l’ordre de se replier sur la ferme Billon et de s’installer défensivement  face au N.E.
Les bataillons les  uns derrière les autres depuis Carnoy jusqu’à la ferme Billon.
En conséquence le 2e bataillon organise Carnoy et ses abords depuis la côte 84 jusqu’à la côte 94. Le 3e bataillon en arrière organise les hauteurs de la côte 104. Le 1er bataillon la ferme Billon, le Bois à l’E. de cette ferme Billon, le Bois à l’E. de cette ferme. Les bataillons arrivent sur leurs emplacements vers 22 h. et exécutent les travaux pendant la nuit.
Pendant cette journée, le commandant Ducrot, commandant le 1er bataillon qui se tenait vers 18 h. au calvaire S. du Bois de Maricourt et observait la marche de l’ennemi en (2_34b) tête de son bataillon est blessé grièvement à la tête. Le lieutenant Villeroy, son adjoint, reçoit un éclat du même obus qui le contusionne à la poitrine.
Blessés  officiers : 2
Troupe 22
Tués :  officiers : 0
Troupe : 1
 
27 septembre 1914.
L’armée doit prendre l’offensive sur tout le front pour rejeter l’ennemi sur la Somme en avant de  Péronne. Le 20e Corps renforcé de la 21e Division et du corps de Cavalerie doit de border la droite de l’ennemi pour le rejeter vers l’E. le 69e laissant présents  2 compagnies à Carnoy va d’abord  se porter à l’attaque de  Montauban -  Briqueterie.
 A sa gauche la 21e Division doit attaquer sur Contalmaison Bazantin-la-Petite et la Grande à sa  droite, le 45e doit attaquer le bois de Favières. Les attaques doivent partir à 8 heures.
08 heures. - Le régiment se met en marche par Bataillon successifs dans l’ordre suivant : 3e bataillon – 1er, 2e bataillons, moins 2 compagnies restant à Carnoy. Premier objectif lisière S.O. de Montauban (2_35a)
Le 3e bataillon s’engage  dans le ravin situé entre Carnoy et Mamey. En arrivant à la hauteur de la côte 125 ces premiers éléments tombent sur le feu de l’artillerie ennemie établie  au N.E. de Montauban. La marche s’exécute sous le feu  en colonne de Bataillons  avec de larges intervalles entre chaque section ou ½ section. Elle est couverte  sur la gauche par la 6e compagnie marchant en échelon et sur les pentes E. des hauteurs 94-128.
10 heures.- Les  1e éléments abordent la lisière de Montauban occupés  par q.q. éléments d’infanterie allemande qui se replient.
Le 3e bataillon s’empare du village et se porte rapidement à la lisière N.E. qu’il occupe.  
En vue de parer à toute offensive de l’ennemi les dispositions suivantes sont prises :  
le 3e bataillon occupe le village lisière N.E. avec réserve au centre.  
Le 1er bataillon poussera 1 compagnie au S. entre le village et le ravin du chemin de fer. 1 Compagnie au N. (2e cie.) entre le village et le ravin de la côte 105, 2 cie. en réserve à la sortie O. vers le moulin 286. La 6e cie. viendra qui s’était dirigée vers le village en occupe également la lisière N. (2_35b)  
Enfin la 5e qui avait suivi le 1er bataillon s’arrête sur les hauteurs S.E. de Montauban où elle constitue un dernier repli A partie du moment où le régiment pénètre dans Montauban, le village  est soumis à un feu violent bombardement mettant le feu à plusieurs maisons.
L’infanterie ennemie est signalée dans les bois de Bronfay mais elle ne prononce aucune attaque pendant la journée sur le village. Des mouvements ennemis sont vers de Longueval dans la direction de Contalmaison et du Bois de Mamey.
16 heures.- Les 1ers éléments de la 21e Division arrivent vers Contalmaison puis vers le bois de Mamey mais au moment où ils cherchent à déboucher de ce bois ils tombent sous le feu de l’artillerie ennemie et sont rejetés à l’intérieur du bois. Le détachement  s’installe pour passer la nuit dans les conditions analogues à celle de la journée, prêt à résister à toute attaque.
20 heures 30. - L’ennemi prononce une attaque encontre la 2e compagnie – capitaine Bolle – placé en échelon au N. du village et installée dans des (2_36a) tranchées. Cette attaque est repoussée mais plus à l’O. l’ennemi pénètre dans le bois de Mamey. En raison de cette attaque le régiment passe la nuit sous les armes. Les compagnies réservées au S. O. du village bivouaquent sur place. La situation du régiment étant était en effet assez critique puisqu’à sa gauche le 21e Division n’avait pu occuper le bois de Mamey et qu’à sa droite le 45e n’avait pu déboucher du bois de Maricourt et se portait pour se porter sur le bois de Favières. Le bombardement du village continuait d’ailleurs toute une partie de la nuit. Il devait y avait donc lieu de craindre un mouvement de l’ennemi pour le déborder soit parle N. soit par le S. Pendant la nuit des patrouilles ennemies furent au contact avec les nôtres et échangeaient de nombreux coups de fusil.
Blessés : officiers : ?
  Troupe : 140
Tués :  officiers : -
  Troupe : 6
 
28 septembre 1914.
Dès le lever du jour le bombardement du village recommence et des mouvements (2_36b) d’infanterie ennemie sont signalés dans la direction de Longueval dans le ravin N.E. de Montauban et devant le bois d Bronfay. Une bataille est engagée dans la direction de Bazantin mais la 21e division ne progresse pas. Notre artillerie qui, sur la demande du Cdt. du 69, s’était portée sur les hauteurs N. de Carnoy tire sur des batteries ennemies établies vers Longueval et bat les pentes S. de cette localité.
L’infanterie ennemie continue à progresser et à marcher sur Carnoy où elle s’engage avec la nôtre. Certains éléments pénètrent même dans le village par le N. mais ils en sont repoussés. D’autres débouchent dans le bois de Bronfay et de la Briqueterie et attaquent le village par le S. Toujours soumis à un violent bombardement notre infanterie commence à fléchir et se replie à l’intérieur du village.
N’étant appuyé ni à droite par le 45e qui n’a pas quitté Maricourt, ni à gauche par le 21e corps, qui semble plutôt reculer, apprenant d’autre part que le village de Mamey, précédemment ( 2_37a) occupé par un bataillon du 37e était évacué, le Cdt. du régiment se voyant débordé par le N. et par le S. donne l’ordre de repli dans la direction de Carnoy. Le mouvement est protégé d’une part par les compagnies placées en échelon sur les ailes et d’autre part par le 2e bataillon installé dans les tranchées à 800 m. à l’O. du village pour enfin par le 3e bataillon qui, dans la nuit, à remplacer le 2e à Carnoy. Pendant cette retraite le capitaine de Monclin, 5e cie., échelon de gauche fait preuve de la plus grande énergie en maintenant sa compagnie sous un feu violent et en arrêtant la marche de l’ennemi. Blessé tout d’abord au bras, il est peu après frappé mortellement d’une balle à la tête et une partie de la compagnie reste sur le terrain.  
Le capitaine Bolle  qui commande l’échelon de droite est à signaler également pour l’énergie avec laquelle il maintient sa compagnie en vue de ralentir la marche de l’ennemi. Ayant  la cuisse traversée par une balle a conservé le commandement jusqu’au soir après avoir rempli sa mission et ce n’est qu’à la nuit qu’il se rendit au (2_37b) poste de secours.
La retraite du régiment s’effectue sous un feu violent d’artillerie et les éléments doivent se reconstituer sous la protection du 3e bataillon sur la ligne Mamey-Carnoy avec repli à la côte 104.
A la suite de cette retraite les éléments plus ou moins  désorganisés occupent les emplacements suivants :
3e bataillon Carnoy et hauteurs environnantes ;
2e bataillon avec q. q. éléments du 1er bataillon hauteurs de la côte 104 ;
1er bataillon, 3 compagnies environ sur les hauteurs S. de la halte de  Mamey avec q.q. éléments du 37e.  
L’ennemi qui a poursuivi le régiment cherche à plusieurs reprises dans la journée à franchir  les crêtes au N. de Mamey – Carnoy pour marcher sur ces localités.
Malgré une préparation intense de  son artillerie qui bombarde sans discontinuer les hauteurs 104-110 et ferme Billon toutes ses tentatives sont repoussées et il se replie dans la direction de Montauban.
Toutefois au cours de la journée (2_38a) on aperçoit des petits groupes qui se glissent dans les ravins S. de Carnoy.
A la tombée de la nuit il prononce une attaque sur Mamey et  s’en empare.
Pendant la nuit il cherche à progresser également dans le ravin E. e  Mamey et à marcher sur Carnoy mais il est arrêté par le 3e Bataillon dont les éléments avancés l’entendent faire des tranchées autour du village.
Au cours de cette journée le nombre des tués et blessés est le suivant :
Officiers : tues : 1
  Blessés : 23
Hommes tués :21
  Blessés : 425.
Disparu : le capitaine Thomassin qui occupait avec sa compagnie à l’E. du village aurait été surpris par des fractions ennemies débouchant du Nord et aurait été blessé ou fait prisonnier avec une partie de sa compagnie.
 
29 septembre 1914.
La situation du régiment est la même que la veille.
L’artillerie ennemie continue à bombarder violemment pendant toute la journée la position de Carnoy et les hauteurs 104-110.
Des  éléments d’infanterie ennemie se glissent dans les Ravins E. et O de Carnoy mais ne prononcent aucune attaque sur le village.
En exécution d’un ordre donné par le Cdt. du C.A. l’organisation de la position défensive des secteurs Carnoy, Mamey, Fricourt est répartie en 2 secteurs :
- Secteur de Droite entre la Somme et la ligne station de Bray ferme de Bronfay côte 104 Carnot aux ordres du Colonel Aimé  
- secteur de  Gauche comprend la ligne précitée et le village de Fricourt côte 110 sous les ordres du général Cdt. la 11e Division.
Les 2e et 3e bataillons font partie du secteur de droite, le 1er secteur de  gauche. Dans le secteur de droite les 2e et 3 bataillons auxquels sont rattachées 1 compagnie du 23e colonial doivent défendre le secteur compris (2_38b) entre la ligne 122. 84 et la ligne Carnoy 104 ferme Billon. Le  3e bataillon reste à Carnoy. Le 2e occupe les hauteurs 104 se reliant à droite avec la compagnie coloniale qui tient le ravin vers la côte 84.
Le poste de commandement  du Cdt. du régiment est à ferme Billon relié téléphoniquement avec le poste de commandement du Colonel commandant la 21e brigade à Suzanne ainsi qu’avec le Q.G. du C.A.
Dans le soirée il arrive à la ferme Bronfay un détachement de renfort un capitaine, 2  lieutenants et 309 hommes provenant du dépôt. Ce détachement comprenant 2 compagnies constituées – une compagnie (capitaine Royer) remplace la 12e disparue en partie. L’autre compagnie est répartie dans les unités.
Officiers :  tués : 0
  Blessés : 0
Hommes tués : 4
  Blessés : 22
 
30 septembre 1914.
Au lever du jour l’ennemi recommence à bombarder la position. Son infanterie qui pendant la nuit a construit des tranchées sur les hauteurs qui couronnent (2_39b) Carnoy. D’autres éléments débouchent des Ravins Est et Ouest de Carnoy et attaque la position défendue par le 3e bataillon. Ces attaques tombent sous le feu de nôtre artillerie et au bout sont arrêtées. Plusieurs tentatives faites par l’ennemi pour déboucher côte 84 sont contenues par le Cie. coloniale qui tient la naissance du Ravin. Enfin le 2e Bataillon établi sur les pentes S. de Carnoy appuie de ses feux le 3e bataillon grâce à la liaison de l’infanterie et de l’artillerie sur ce point. L’attaque ennemie est repoussée vers 11 heures et q.q. éléments d’infanterie seulement restent dans les tranchées. Q.q. fantassins ennemis présentent les feux de notre  infanterie demandent à se rendre. Il est fait une quinzaine de prisonniers.
A signaler la belle résistance opposée par le 3e bataillon (Cdt. Schneider) dans le village de Carnoy et ses abords. Ce bataillon a tenu 48 heures sous un feu violent d’artillerie a repoussé une attaque de nuit et des attaques depuis 11 heures jusqu'à 5 heures.
Enfin à signaler la liaison parfaitement établie entre les 2e et  3e bataillons pour la défense des positions.
05 heures - Ordre est donné à différents éléments de la division de franchir la ligne principale de défense et de porter à la poursuite de l’ennemi dans la direction de Montauban. Les 2e et 4e bataillons de chasseurs passant par Carnoy doivent attaquer tout d’abord les hauteurs N. de cette localité. Le 1er bataillon du 69e rendu disponible doit appuyer par les ravins E. de Carnoy. Ce mouvement ne reçoit qu’un commencement d’exécution en raison de l’heure tardive les 2e et 4e bataillons  débouchent à peine de Carnoy qu’ils occupent à la nuit.
22 heures. - Le 69e est relevé de ses positions et reporté sur Bray où il cantonne. Le 3e bataillon arrive à 3 heures du matin dans cette localité.
Tués : officiers : 0
 Hommes : 18
Blessés : officier 1
 Hommes : 70.
(2_40b)  
1er octobre 1914.
Dans les premières heures de la matinée, le régiment cherche à reconstituer ses unités désorganisées par le combat de la veille.
11 heures 45. - Le régiment reçoit l’ordre de se porter à l’E. des fermes Brion et Bronfay et de faire tenir la crête 104-122 pendant que l’attaque de la 11e Division doit se porter par Carnoy sur Montauban.
14 heures 10.- Le régiment reçoit l’ordre de se porter au S. de Maricourt en réserve de la 21eBrigade qui doit attaquer sur le front Bois de Favières - Hardecourt et Bois de Bronfay. Le régiment s’établit  1 bataillon dans le ravin 1000 m. S. de Maricourt, les autres bataillons restent échelonnés dans les boqueteaux de la hauteur N. de Suzanne.
A 21 heures il reçoit l’ordre de cantonner à Suzanne.
Tués – blessés – disparus : Néant.
 
2 octobre 1914.
05 heures.- Le régiment occupe une position de repli au N. de Suzanne où elle constitue une réserve au détachement Aimé qui occupe le front Maricourt Moulin de Curlut (2_41a).
1e bataillon tient le bois de Vaux avec détachement de liaison vers Eclusier avec le 14e C.A.
3e bataillon hauteurs N.E. de Suzanne dans les tranchées. 3e bataillon hauteurs N. de Suzanne.
11 heures.-  L’ordre est donné au régiment de laisser un bataillon dans le bois de Vaux (1e bataillon) et de porter les 2 autres au N. de Bray en réserve de la 11e division. En cours d’exécution ordre lui est donné de se  diriger dans le ravin S.E. de la ferme Billon et de se tenir prêt à repousser toute attaque de l’ennemi entre les côtes 104 et 122. Le 4e bataillon de chasseurs qui occupe Carnoy est en effet violemment attaqué à ce moment.
Le 2e bataillon se porte à la gauche d’un bataillon du 37e déjà installé sur les hauteurs 104-122.
Le 3e bataillon reste dans le bois S.E. de Bronfay.
19 heures.- Les attaques ennemies sur Carnoy ayant été repoussées les 2e et 3 e bataillons vont cantonner à Bray.
Blessés – disparus : Néant. (2_41b)
 
3 octobre 1914.
05 heures.- Les 2e et 3e bataillons en réserve de la 11e Division qui occupent toujours le front Moulin de Fargny Maricourt Carnoy  côte 110 se portent au N. de Bray où le 1er bataillon vient les rejoindre
07 heures.- Le 3e bataillon se porte à  la ferme Bronfay où il doit s’installer en R(éserve). du secteur Carnoy occupé par les 2e et 4 e bataillons de chasseurs.  Le 2e reste à la sortie N. de Bray le 1e bataillon le rejoint venant de Vaux.
11 heures.- Ordre est donné au 3e bataillon de se porter sur la ferme Bronfay en soutien des troupes du secteur de Carnoy.
13 heures.- Le 3e bataillon est poussé dans le ravin E. de la ferme Billon. Le 2e bataillon est dirigé sur la côte 100. Peu après ordre  est donné au 3 e bataillon de se diriger sur la côte 104 et d’en occuper les tranchées en replacement d’un bataillon du 79 qui doit appuyer l’attaque du 4e bataillon de chasseurs sur Montauban. Le 2e bataillon est poussé dans le ravin E. de Bronfay. Ces bataillons restent à leurs emplacements jusqu’à 18 heures 30, heure à laquelle ils (2_42a) reçoivent l’ordre de stationner :
3e bataillon à Bronfay avec 3 compagnies.,  
la 4e rentrant à Bray. 2e bataillon Bray,  
le 1er bataillon qui avait porté dans la journée à Capy pour en garder les ponts reste dans cette localité.
Tués – blessés : néant.
 
4 octobre 1917.
La situation générale reste la même. Le 2e bataillon doit se tenir prêt à occuper  à 7 heures les ponts de la Somme à Bray.
10 heures 30.- Ordre est donné au 2e bataillon de se porter dans le ravin boisé à hauteur de la côte 100 pour être prêt à intervenir  sur la ligne principale de défense dans la directe la côte 104. Le 1er bataillon qui occupait Cappy vient à Bray pour assurer la garde des ponts. Il laisse un peloton à la garde  du pont de Capy.
10 heures 30.- Le 3e bataillon qui occupait avec une compagnie  le bois situé au S. de la côte 104 et avec les autres compagnies des tranchées de la ferme Billon  reçoit l’ordre de pousser en avant la compagnie du ravin pour remplacer une compagnie du 79e qui se porte sur (2_42b) sur Carnoy.
19 heures.- L’attaque des 2e et 4e chasseurs sur les hauteurs N. de Carnoy n’ayant que faiblement progresser le 3e bataillon reprend ses emplacement  de la veille à la ferme Billon. Le 2e bataillon rentre à Bray où il cantonne avec le 1er en assurant la garde des ponts.
22 heures 30.- Le Chef de Corps reçoit l’ordre de porter immédiatement  les 1e et 2e bataillons sur Méaulte en vue de concourir au remplacement des éléments du 11e Corps dans la région E. d’Albert.  
 
5 octobre 1914.
05 heures.- Les 2 bataillons arrivent sur leurs emplacements le 5 vers 5 heures.
Le 1er bataillon occupe les tranchées sur les hauteurs O. de Bécordel en 2e ligne derrière le 26e qui occupe cette localité. Le 2e bataillon, réserve du secteur, construit des tranchées à l’E. d’Albert.
Les 2 bataillons font partie d’un groupement sous les ordres du Général, commandant la 78e brigade.  
Le 3e bataillon est  resté sur ces emplacements de la ferme Billon.
(2_43a) Le sous-lieutenant André rentre à la 6e après guérison
18 heures.- Le Chef de Corps reçoit l’ordre de porter les 1e et 3e bataillons sur la route d’Albert à Amiens, à l’embranchement S. de Laviéville heure à laquelle ils doivent s’embarquer pour une destination inconnue.
L’embarquement à lieu à 22 heures
 
6 octobre 1914.
Les deux bataillons débarquent le 6 octobre vers 2 heures à Coigneux à 12 km. environ E. de Doulens.
Ils s’installent :
2e bataillon sortie E. de Coigneux poussant 2 compagnies à Bayencourt.
3e bataillon, sortie O. poussant une compagnie dans la direction de Soustre
1er bataillon, qui était resté sur ses positions, à Albert jusqu’à la relève par un autre détachement, n’arrive à Coigneux, sortie S., vers 5 heures du matin.
06 heures.- Les 2e et 3e bataillons reçoivent l’ordre de se porter :
2e bataillon sur le château de la Haye
3e bataillon sur les hauteurs S.E. de Souastre en vue d’organier ces deux positions face à l’E..
Devant eux des villages de Foncquevillers et Ebutern sont tenus par les troupes d’une brigade provisoire 23 et 37e (2_43b) et par des régiments territoriaux, mais le village de Gomecourt  est occupé  depuis le matin par l’ennemi.
10 heures.- Les 2 bataillons du 69e reçoivent l’ordre de se porter sur Gomécourt et de s’en emparer.
Les dispositions  suivantes sont prises pour l’attaque :3e bataillons se rassemblera à l’O. du château de La Haye. Lorsqu'il aura serré sur le 2e, ce dernier prendra comme objectif la lisière du parc situé au S. du moulin 164.
Le 3e bataillon marchant en échelon en arrière et à gauche du 2e appuyera son mouvement et se tiendra prêt à parer à toute contre-attaque sortant de la région située au S. du parc de Gomécourt.
L’attaque  doit être appuyée par 2 groupes d’artillerie établis vers le château de la Haye. Le 2e bataillon effectue sa marche en appuyant sa gauche à la lisière S. de Foncquevillers où il se retire avec le 3.
Le 3e marche à sa gauche et en échelon.
La marche s’effectue  sous le feu de l’artillerie ennemie mais sans que (2_44a)  les unités subissent de grandes pertes.
Toutefois le parc de Gommécourt ne peut être enlevé et à la nuit les 2 bataillons occupent avec leurs 1e lignes la crête 164 – 160. Toutefois le moulin 104 n’est pas en nôtre possession.
Tout  le 2e bataillon et les 3 compagnies du 3e sont en ligne. La 11e est en réserve à 400 m. S. de Fonquevillers sur la route Fonquevillers – Sailly. Pendant la nuit les troupes se fortifient sur leurs positions.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 14
Blessés : officiers : -
  Hommes : 78.
 
7 octobre 1914
Au lever du jour les 2e bataillons du 69e cherchent à s’emparer de nouveau  de Gomecourt  Le 1e bataillon étant maintenu en réserve du C.A. à Sailly mais toutes les tentatives faites au cours de la journée restent sans résultat malgré le concours d’un bataillon du 153e qui occupe Gomecourt par le N.  en débouchant de Foncquevillers et l’appuis de 4 groupes d’Artillerie. (2_44b)
L’ennemi dispose en effet d’une nombreuse artillerie avec laquelle ils bombardent les abords de la position et de plusieurs sections de mitrailleuses qui arrivent ; tout mouvement en avant de nôtre infanterie.
En fin de journée nous restons donc maîtres de nos positions avec un légère progression sur certains points.
Pendant la nuit la fusillade éclate à plusieurs reprises sur la lisière de Parc de Gommécourt  mais sans provoquer aucun changement.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 8
Blessés : officiers : -
   Hommes : 48
 
8 octobre 1914
07 heures.- Reprise des attaques  sur Gomécourt, 2e et 3e bataillons sur la lisière O., 2 bataillons du 153e sur la lisière N.E. cherchant à déborder le saillant N.E.  du village.
L’attaque est appuyée par les groupes d’artillerie du 20e Corps et couverte à gauche par la 8e division de cavalerie dans la région N. de Foncquevillers (2_45a) et la Brayelle.
Le 153e n’ayant pu déboucher que tardivement de Foncquevillers et l’artillerie ennemie étant toujours des plus violents, le 69e ne peut déboucher de ses positions et les occupe encore à la fin de la journée.
19 heures.- Toute l’artillerie française ouvre un feu violent sur le parc de Gomécourt et ses abords mais ce feu ne parvient pas à le faire évacuer par l’ennemi qui occupe des tranchées profondes et couvertes les mettant à l’abri des projectiles. Il essaie même de prononcer une contre attaque sur le 153e et le 2e bataillon du 69 mais cette attaque est repoussée.
Pendant la nuit les  1ers éléments gagnent sur un peu de terrain en avant et se retranchent à 150 m. de la lisière. De ces points ils peuvent se rendre compte que cette lisière est très fortement organisée et entourée de plusieurs réseaux de fil de fer.
Pendant la journée un détachement de renfort 1 officier et 212 hommes provenant du dépôt de Troyes arrive à (2_45b)  Sailly où il est conservé à la disposition du Général de Division.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 10
Blessés : officiers : -
   Hommes : 32
 
9 octobre 1914  
Continuations des attaques sur Gomécourt, même objectif pour les 2 bataillons du 69e sous les ordres du chef  de Corps qui pourra disposer en outre de 2 compagnies du 153e.
2 bataillons du 153e moins 2 compagnies doivent chercher à déborder le saillant N.E. du village. Même mission pour la division de cavalerie. Le 1e bataillon se porte en réserve dans le ravin à l’O. et près de Foncquevillers
15 heures 25.- Les attaques n’ont pas abouti.  
En outre l’ennemi semble vouloir attaquer ver le N. de Foncquevillers. L’offensive est donc suspendue. Le 69e a pour mission de maintenir la crête 164 – 160. Le 153e se portant au N. de Fonquevillers pour arrêter  toute tentative de l’ennemi en vue de déborder ce point d’appui par le N.
En fin de journée les positions sont maintenues en contact  étroit avec l’ennemi et conservées. (2_45a)
Tués :  officiers : -
  Hommes : -
Blessés : officiers : -
   Hommes : 10
10 octobre 1914
Le général commandant la 39e division après avoir témoigné par téléphone au commandant du régiment sur l’admiration pour la ténacité avec laquelle le 69e avait résisté les jours précédents sur  ses positions malgré le feu violent de l’artillerie adressa  encore ses félicitations à la section téléphonique du 69e pour le dévouement, l’activité et l’intelligence avec lesquels elle a  su collaborer avec l’E.M. et l’artillerie.
Continuation de la même mission du 20e Corps et 39e division. Maintenir le front précédemment occupé. Poursuivre méthodiquement et activement l’attaque sur Gomécourt.
16 heures 50. -  En conséquence les mêmes dispositions que la veille  sont prises pour l’attaque l’artillerie cherchant  à démolir les mitrailleuses ennemies dont les emplacements ont été repérés. Mais au cours de la journée une colonne ennemi qui (2_46b) s’est emparée de Monchy-aux-Bois attaque Bienvillers et Arrenont.
En conséquence le 1er bataillon du 69e qui était au N.O. de Fonquevillers se porte sur Anecourt. Le bataillon du 153e ne laissant plus qu’une compagnie pour relier Fonquevillers au 69e se porte à l’O. de Foncquevillers.
En fil de journée le 69e conserve  ses positions.
Tués :  officiers : -
  Hommes : -
Blessés : officiers : -
   Hommes : -
 
11 octobre 1914
Au lever du jour l’ennemi qui à la faveur du brouillard s’est approché de Foncquevillers s’empare des premières maisons du village partie N. et s’installe dans le chemin creux situé à l’E. du village. Le 1er bataillon du 69e qui dans la nuit du 10 au 11 occupait avec le 153e un emplacement à l’O. de Foncquevillers est attaqué par surprise. Deux de ses compagnies et la section de mitrailleuses évacuent leurs positions.  
Le capitaine Navel et le bataillon réussit avec les 2 compagnies qui lui reste à arrêter la marche de l’ennemi et parvient à reconstituer (2_47a) une partie des deux compagnies qui s’étaient repliées.
Au cours de la journée les éléments du 26e, du 153e cherchent à reprendre Foncquevillers, les 2e et 3e bataillons restent sur leurs emplacements  face à Gommécourt maintenant toujours un contact étroit avec l’ennemi qui occupe le parc. Même emplacement pour la nuit que le 10.
Tués :  officiers : -
  Hommes :-
Blessés : officiers : 1- (Vaugenot)
   Hommes : -
Pendant la nuit des reconnaissances sont exécutées  sur la lisière du parc notamment  par la 10e compagnie. Ces reconnaissances constatent que l’ennemi occupe toujours les mêmes emplacements.
 
12 octobre 1914.
Même situation  et mission que les jours précédents. L’ennemi  ne prononce aucune attaque dans la région de Gomécourt.
Nos éléments groupés au N.O. de Foncquevillers marchent sur Brienvillers et Anecourt 2_47b)
Sont nommés sous-lieutenant à la date du 6 :
Jolival, adjudant, R,   affecté à la 1ère Cie.
Vigne,/ Ergne, adjudant,  affecté à la 4e Cie.
Chassaing, sergent, R,   affecté à la 2e Cie.
Pfeiffer , sergent major,  affecté à la 5e Cie.
Casin, adjudant-chef ,   affecté à la 7e Cie.
Rullier, sergent ,R.,   affecté à la 8e Cie.
Convard ,adjudant,   affecté à la 10e Cie.
Beaufort, adjudant, R,  affecté à la 11e Cie.
Moffrois, adjudant,   affecté à la 12e Cie.
Michelet, adjudant, officier d’approvisionnement
Sont promus capitaine à la date du  10 :
Blanchard, lieutenant officier d’approvisionnement, affecté cdt. 2e Cie.
Paquelier, lieutenant, conserve la cdt. de la 7e cie.
Mamelet, lieutenant , R, conserve le Cdt de la 5e Cie
Tués :  officiers : -
  Hommes : 1
Blessés : officiers : -
   Hommes : 5
 
13 octobre 1914
Même mission pour le 20e corps et en particulier pour le 69e. Dans la journée le contact étroit est maintenu avec l’ennemi qui occupe toujours le parc de Gomécourt (2_48a) .
11 heures 30.- Une violente fusillade éclate sur tout le front. Des projecteurs se révèlent du coté de l’ennemi. Tout fait prévoir une attaque sérieuse. Toutefois au bout d’une ½ h. aucun mouvement ennemi ne s’est  produit sur ses positions.
Par contre l’ennemi se porte sur Ebuterm et sur la région S. de cette localité où sont aperçues des fusées lancées par l’ennemi en vue d’éclairer sa zone d’attaque. Au bout d’une heure cette attaque est repoussée et tout rentre dans le calme..
Tués :  officiers : -
  Hommes : -
Blessés : officiers : -
  Hommes : 3
Le 1er bataillon est toujours sous les ordres du commandant du secteur de  Fonquevillers qui se trouve dans la région N.O. de Fonquevillers.  
Le capitaine Bolle (2e  cie.) rentre après guérison.
 
14 octobre 1914
Même situation, même mission.
Certains éléments du 20e Corps en liaison avec la 8e division de cavalerie (2_48b) gagnent du terrain dans la direction de Brinvillers et Anseseant ?.
Le 69e reste sur ses positions tout en gagnant un peu de terrain en gagnant par suite le l’établissement des tranchées parallèles.
Dans la soirée la 11e compagnie disponible s’établi au S.O. de Fonquevillers en vue de battre le terrain compris entre Fonquevillers et le parc de Gomécourt ainsi que les débouchés S de Fonquevillers.
Un détachement de renfort comprenant un adjudant – 2 sergents – 5 caporaux et 44 soldats rejoint le 69e et est affecté à la 3e compagnie.
Tués :  officiers : -
  Hommes : 1
Blessés : officiers : -
  Troupe : 5
Sont nommés au grade de Capitaine :
Rimbach, conserve le commandement de la 11e compagnie ;
Gaudart, conserve le commandement de la 3e Cie.
est nommé lieutenant de réserve :
Clément, reste à la 2e compagnie.
 
15 octobre 1914.
Même situation même mission.
La gauche du 69e les éléments légers sont repoussés sur Monchy en liaison avec la 8e division de cavalerie qui opère à leur gauche.
Aucun événement important à signaler au cours de la journée. A la nuit les travaux d’approche sont continués ainsi que les tranchées destinées à relier les premières tranchées aux positions de repli.
Tués officiers :  –
 Hommes :  –
Blessés officiers : –
 Hommes :–
A la date du 10 octobre le chef de bataillon Petitjean de Marcilly est promu lieutenant colonel, à titre temporaire, et conserve le commandement du régiment.
Le capitaine Navel est promu chef de bataillon et conserve le commandement du 1er bataillon.
___________________________
SHD_Fin du livret 2 _49 folio
d'après le microfilm _ Bonne reception
Cambraisis



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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°93923
jmperette
Persévérer
Posté le 31-05-2012 à 06:48:14  profilanswer
 

J'ai repris l'original du JMO du 69e que je reprends pas à pas
 
L'attaque du 26 aout à midi du 69e RI je cite :  
 
"12 heures. Ordre est donné au 3e Bataillon de commencer cette attaque qui doit être préparée par un groupe d’artillerie de l’AD11 (8e RAC). Le bataillon préalablement rassemblé vers la maison forestière (Jean-Marie Pérette : proche de la cote 275 d’Anthelupt, en lisière de la Forêt de Vitrimont) gagne Vitrimont en utilisant le terrain.  Formation colonne de Bataillon en ligne de ½ section à 50 pas d’intervalle ordre de marche 9, 12, 11, 10. Pendant cette marche l’artillerie prépare l’attaque en tirant sur Friscati. L’ennemi ne se révèle  pas et les premiers éléments du 3e Bataillon arrivent à la lisière est de Vitrimont puis au petit Léomont sans incident. La 9e compagnie (capitaine Navel) gravit les pentes ouest de Friscati déployée en tirailleurs pendant que la 12e "
me semble faire la démonstration que le Petit Léomont ne peut être que la cote 291 à 250 mètres au sud est de la ferme des Quatre-Vents?
Petit-Léomont peut il confirmer?
merci


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°93924
jmperette
Persévérer
Posté le 31-05-2012 à 06:52:23  profilanswer
 

Re bonjour
 
Par contre je vois que le 69e envoie le 2e Bataillon à la ferme de Mitry - je cite :  
8 heures 50. La ferme de Mitry devant constituer un solide point d’appui sur la droite, le commandant du 2e bataillon reçoit l’ordre de s’y porter pour 11 heures 30 et de l’organiser défensivement. "
 
Où se trouve cette ferme, ce ne peut être "leménil-Mitry" - hameau à hauteur et à l"ouest de Roville devant Bayon, c'est beaup trop au sud? Quelqu'un peut il m aider?
merci
Jean-Marie


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Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
n°95337
glauc85
Posté le 19-09-2012 à 09:35:14  profilanswer
 

Bonjour à tous,
je remonte ce fil sur le 69ème RI.
Le grand-père de ma voisine (soldat MOUSSU Maxime Désiré) a été tué le 10 juin 1918 à Méry avec le 69ème.
J'ai trouvé sa fiche SGA mais le JMO pour la période n'est pas dispo.
Quelqu'un aurait-il plus d'infos sur les combats à cette période?
J'ai pu consulter le Chtimiste ainsi que quelques fils du forum.
Merci d'avance.
Cordialement
François

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