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Auteur Sujet :

120e et 320e RI

n°69607
ae80
Posté le 26-10-2009 à 18:36:45  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonsoir à tous,
j'aimerais évoquer ce soir le souvenir d'un instituteur, un hussard noir de la République, Mort pour la France le 24 mars 1916 près de la Lacroix-sur-Meuse, le sergent BERLY de la 1ère Cie du 120e d'Infanterie.
Une page lui est consacrée dans le livre d'or des membres de l'enseignement primaire publice de la Somme
 
http://images.mesdiscussions.net/p [...] nri 02.jpg  
 
BERLY Henry
1887-1916
né à Arvillers (Somme) le 1er février 1887
Elève de l'Ecole normale d'Amiens - Promotion 1904-1907
Instituteur à Roye, Chaulnes, Eclusier-Vaux
Sergent au 120e Régiment d'Infanterie
Décédé au Bois de la Champelle et des Mélèzes à Seuzey (Meuse)
le 25 mars 1916
 
Sa fiche sur le site "Mémoire des Hommes" complète l'état civil : Louis Alfred Henri BERLY et le lieu de la mort le Bois de Selouse Lacroix-sur-Meuse.
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] C=76224927
 
La date officielle retenue pour le décès est le 24 mars alors que le livre d'or indique celle du 25 mars. Peut-être cette dernière est-elle plutôt à retenir.
En effet les événements tragiques vont se situer très tard dans la soirée du 24 mars 1916.  
Le 120e RI occupe le secteur calme de Troyon depuis le 13 janvier de la même année. "A partir du 3 février, notre 120e est dans les tranchées du Bois de la Selouze où nous resterons jusqu'au 9 avril." (Historique du 120e Régiment d'infanterie pendant la guerre 1914-1918, Paris, 1932, pages 24 et 25)
Malgré le calme du secteur et les pertes jugées légères, la proximité de Verdun réveille l'agressivité des deux camps.
"Le 24 mars 1916 - Vers 22 h. une patrouille de la 1ère Compagnie tombe dans une embuscade ennemie qui lui tue ou blesse un sergent et un soldat. L'ennemi enlève les corps qui ne sont pas retrouvés par une reconnaissance en force envoyée immédiatement.
Berly Louis, sergent, et Decobert Eloi, soldat, 1ère Cie, disparus.
Tromboulie Louis, soldat, 1ère Cie, blessé.
"
J.MO. du 120e Régiment d'Infanterie - 26 juillet-24 avril 1916 - 26N683/5
 
Aucune fiche concernant Eloi Décobert ne figure sur le site MDH. A-t-il survécu ??
Louis BERLY, quant à lui, est inhumé dans la Nécropole nationale de Lacroix-sur-Meuse, tombe 669. Il fut certainement enterré par les Allemands dans un premier temps. Cependant un certain nombre d'inexactitudes figurent sur sa fiche (Site Sépultures de guerre) :
sa classe - 1904 - est erronée et sa date de décès indique 03/04/1916.  
A-t-il survécu quelques jours à ses blessures ou y a-t-il confusion de dates ?
http://www.sepulturesdeguerre.sga. [...] NUM=702012
Je compte me rapprocher de la Direction interrégionale des anciens combattants de Metz qui s'occupe des sépultures de cette nécropole pour essayer d'éclaircir ce mystère.
 
Cordialement
Eric Abadie


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Cordialement
Eric ABADIE
n°69660
ae80
Posté le 30-10-2009 à 12:49:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
je viens de recevoir la réponse à ma question :
"La tombe n° 669 de la nécropole nationale de LACROIX-sur-MEUSE est bien celle du sergent BERLY Louis, Mort pour la France le 24 mars 1916, que vous recherchez. La date indiquée sur la plaque doit correspondre à la date de son inhumation dans le cimetière.
Je fais procéder aux rectifications de la date ainsi que de sa classe dans les fichiers et registres.
Salutations.
 
DIR Metz - Service des sépultures de guerre de la Meuse
"
 
Grand merci à ce service pour la diligence avec laquelle cette demande a été traitée.
 
Cordialement
Eric


Message édité par ae80 le 30-10-2009 à 12:50:03

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Cordialement
Eric ABADIE
n°70079
ae80
Posté le 11-11-2009 à 12:40:45  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le JMO du 120e d'Infanterie reste très laconique à la date du 11 novembre 1918 :
"A 7 h. 30 est annoncé par téléphone la nouvelle de la signature de l'Armistice."
Le régiment se trouve alors dans la forêt de Parroy :
"Le 11 novembre, nous arrive la nouvelle de la signature de l'Armistice, alors que l'armée de Lorraine (24 divisions), dont fait partie notre Régiment, allait s'élancer, dans une vigoureuse offensive, contre l'ennemi manifestement désemparé (il ne pourrait nous opposer que quatre divisions fatiguées)." Historique du 120e Régiment d'Infanterie, anonyme, 1932.
Cordialement
Eric


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Cordialement
Eric ABADIE
n°70508
ae80
Posté le 18-11-2009 à 22:19:37  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
INSTITUTEURS DE LA SOMME MORTS POUR LA FRANCE 1914-1918
Mobilisés au 120e Régiment d’Infanterie

 
BERLY Henry
né à Arvillers (Somme)  
le 1er février 1887  
1887-1916  
Elève de l'Ecole normale d'Amiens - Promotion 1904-1907. Instituteur à Roye, Chaulnes, Eclusier-Vaux.  
Sergent au 120e Régiment d'Infanterie  
Décédé au Bois de la Champelle et des Mélèzes à Seuzey (Meuse), le 24 mars 1916 (ou le 25 mars).
 
CLERY Octave Lucien
né à Heudicourt (80)  
le 30 octobre 1890  
1890-1914  
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1910 à 1913, il occupe un poste d’instituteur-adjoint à Roisel en 1914. Il n’est pas « affecté à la mobilisation comme sous-officier au 320e Régiment d’infanterie » comme le précise le livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme. En fait, Sergent au 120e d’Infanterie, il fut tué à l’ennemi et son décès déclaré à Robert-Espagne (Marne)  le 7 septembre 1914.
 
CORNET Marius Edmond Albert
né à Louvencourt  
le 12 mars 1888  
1888-1914  
Elève de l’Ecole Normale de 1904 à 1907. Il fut Instituteur-adjoint à Beauquesne, puis à Moreuil. En 1913, il avait été nommé à Colincamps. Mobilisé au 120e Régiment d’Infanterie, il avait conquis le grade de Lieutenant (sous-lieutenant) lorsqu’il fut blessé le 5 décembre 1914 en Argonne (Bois de la Gruerie), au cours d’une attaque. Ramassé par les Allemands, il fut transporté en Allemagne où il mourut de ses blessures (livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme). En fait, il est déclaré être décédé des suites de ses blessures ce même jour à l’ambulance 3 du 16e C.A. allemand à Châtel.
 
DELARUE Lucien Henri
né à Thennes
le 31 janvier 1892  
1892-1915  
Il effectua des suppléances à Corbie, Oisemont, Prouzel. Il reçut ensuite une délégation de stagiaire et fut Instituteur-adjoint à Rue, puis à Moreuil. Mobilisé au 120e d’Infanterie, il disparut à Mesnil-les-Hurlus, le 2 mars 1915 (livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme).
 
DELVILLE Antony Hector Adolphe
né à Warloy-Baillon
le 13 novembre 1883  
1883-1914  
Il entre à l’école normale d’Amiens en 1900 et en sort en 1903. Il exerce comme instituteur à Beauquesne puis à Gruny.
Mobilisé le 2 août 1914, comme sergent au 120e régiment d’infanterie, il serait mort le 2 décembre 1914, à l’hôpital de Sainte-Menehould  des suites de ses blessures de guerre, selon le « Livre d’or des membres de l’enseignement primaire public de la Somme – Morts pour la France 1914-1918 ». En fait, sa fiche sur le site « Mémoire des Hommes » indique qu’il est décédé le 25 novembre 1914 à l’hôpital temporaire n° 45 de Vierzon (Cher) d’une maladie contractée en service, une fièvre typhoïde broncho pulmonaire dite aussi typho-bacillose (tuberculose aigu, d’apparence typhoïdique).
 
RENAULT Edgard Paul Raoul
né à Mesnil-Bruntel (Somme)
le 29 septembre 1886  
1886-1918  
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1902 à 1905. Instituteur à Rue, Chaulnes et Péronne.
Caporal au 120e Régiment d’Infanterie. Mort en captivité à Petersdorf (Silésie) le 11 novembre 1918, de maladie contractée en service (et non au 320e d’Infanterie comme indiqué dans le livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme).
 
 
SAINTES Fernand Victor André
né à Domart-en-Ponthieu (Somme)
le 7 novembre 1894  
1894-1915  
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1911 à 1914. Mobilisé dès sa sortie de l’Ecole Normale, au grade d’Aspirant affecté au 120e Régiment d’Infanterie, il fut tué à Beauséjour/Mesnil-les-Hurlus (Marne), le 2 mars 1915.
 
VARLET Louis Arsène Achille
né à Domqueur (80)
le 30 novembre 1886  
1886-1918  
Il occupa successivement les postes d’Escarbotin, Chaulnes, Gamaches, Berteaucourt-les-Dames, Courcelette. Lieutenant au 120e Régiment d’Infanterie. Mort pour la France à Louvemont (Verdun), le 18 mars 1918 (livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme). Sa fiche tirée du site Mémoire des Hommes, quant à lui, indique un décès suite à des blessures de guerre le 20 mars 1918 à Louvemont.
 
WATRIPON Léon Stéphane Arthur
né à Fransures (80)  
le 20 mars 1890  
1890-1914
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1905 à 1908. Il occupa successivemen les postes d’Harbonnières, Rosières, Moreuil, Abbeville (St-Gilles). Sergent au 120e Régiment d’Infanterie. Mort pour la France au bois de la Gruerie - Bagatelle (Marne) (livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme), le 22 octobre 1914.
 
WIARD Georges Théodore
né le 5 décembre 1894 à Flixecourt (80)  
1894-1916  
Elève de l’Ecole normale d’Amiens de 1911 à 1914. Il exerçait à Tours-en-Vimeu. Mobilisé au 120e Régiment d’Infanterie. Mort pour la France à Berny-en-Santerre le  4 septembre 1916 (livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme), mais plus vraisemblablement le 6 septembre.
 
Cordialement
Eric Abadie


Message édité par ae80 le 22-11-2009 à 20:53:48

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Cordialement
Eric ABADIE
n°70684
ae80
Posté le 22-11-2009 à 21:18:11  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
INSTITUTEURS DE LA SOMME MORTS POUR LA FRANCE 1914-1918
Mobilisés au 320e Régiment d’Infanterie

 
 
BOUCHER Irénée Jean Baptiste Alcide
né à Talmas (Somme)  
le 22 septembre 1887  
1887-1916  
Elève de l'Ecole normale d'Amiens - Promotion 1903-1906. Instituteur à Naours, Villers-Bretonneux et Albert.  
Il était caporal au 320e Régiment d'Infanterie  
quand, le 8 juin 1916, il se porta spontanément au secours de camarades ensevelis ; il fut blessé sérieusement en sauvant le 15e ; il mourut à l’hôpital temporaire n° 22 d’Aurillac (Cantal) le 19 août 1916. (Livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme)
 
BOURY Emile
né à Manancourt (80)  
le 31 décembre 1878  
1878-1918  
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1894 à 1897, il a exercé à Ham, Villers-Bretonneux, Ronssoy, Moislains, Grivesnes, Sorel-le-Grand.
Il était adjudant, affecté au 320e Régiment d’Infanterie quand il fut tué à son poste de combat devant la Selve, à Sissonne, le 1er novembre 1918, par éclat de torpille.
 
DHERISSART Louis Hector Jean Baptiste
né à Wiencourt-l’Equipée (Somme)  
le 4 juillet 1884  
1884-1914  
Elève de l’Ecole Normale de 1900 à 1903. Il exerça successivement à Ronssoy, Nesle, Camon, Verpillières et Méricourt-l’Abbé.
Mobilisé comme soldat il fut incorporé au 320e Régiment d’Infanterie. Il mourut à la clinique Jeanne-d’Arc de Nantes le 23 septembre 1914, à la suite de l’amputation d’une jambe (Livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme).
 
DOUCHET Théodore Marius
né à Bonnay (80)
le 13 septembre 1884  
1884-1916  
Elève à l’Ecole Normale d’Amiens de 1900 à 1903. Instituteur adjoint à Beauval et Doullens et chargé d’école à Athies.  
Aspirant au 320e Régiment d’Infanterie, il mourut enseveli dans un abri par suite de l’éclatement d’un obus à Vaux-Chapitre, près de Verdun, entre le 4 et le 13 juin 1916 (livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme). Sa fiche précise la date du 8 juin 1916 dans le secteur des Carrières, Bois de Vaux-Chapitre.
 
ENNUYER Georges Albert Arthur
né à Doingt-Flamicourt
le 16 décembre 1886  
1886-1915  
Elève à l’école normale d’Amiens de 1903 à 1907 avec une interruption d’une année de service militaire. Il fut instituteur adjoint à Beaucamps-le-Vieux et Ham puis titulaire à Longavesnes.
Soldat brancardier au 320e Régiment d’Infanterie, il est tombé atteint au cœur par un éclat d’obus, à Reims le 19 février 1915.
 
FEUILLET Léon Joseph
né à Maretz (Nord)
le 13 novembre 1886  
1886-1914  
Elève à l’Ecole Normale d’Amiens de 1902 à 1905. Il fut instituteur adjoint à Ham puis titulaire à Manancourt (Etricourt).  
Soldat au 320e Régiment d’Infanterie, il mourut à Ecordal (Ardennes) le 30 août 1914.
 
FOURNET Hilaire Joseph Jean Baptiste
né à Maucourt (Somme)
le 10 mars 1882  
1882-1917  
Elève de l’Ecole Supérieure de Vilers-Bretonneux où il obtint tous ses diplômes. Il exerça successivement à Marcelcave, Epehy, Boussicourt et Rainecourt.
Mobibisé comme adjudant au 320e Régiment d’Infanterie, il tomba le 17 octobre 1917 au Bois-de-Jaulny, nord de Marbotte (Meuse).
 
LECAT  Paul Arcade Séraphin
né à Fressenneville (Somme)
le 12 janvier 1887  
1887-1918  
Instituteur au Crotoy, Froyelles, Hiermont.
Soldat au 320e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France des suites de ses blessures le 29 mai 1918 à l’ambulance 7/17 de Glorieux (Meuse) S.P. 144.
 
LEGRAND Paul Henri Isidore
né à Heudicourt (80)
le 24 octobre 1887  
1887-1914  
Elève à l’Ecole Normale d’Amiens de 1904 à 1908. Instituteur à Woincourt et Languevoisin.
Sergent au 320e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 30 août 1914 à Chesnois (Ardennes) (et non le 3 septembre 1914 comme indiqué dans le livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme).
 
PETRE Georges
Eugène Raoul
né à Quivières (80)  
le 11 juillet 1886  
1886-1914  
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1903 à 1906. Nommé successivement aux postes d’Epehy, Beauquesne et Warsy.
Caporal au 320e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France à Reims le 23 septembre 1914.
 
REVEL Louis
Fernand
né à Dernancourt
(Somme)
le 3 janvier 1883  
1883-1914  
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1899 à 1903. Instituteur à Beauval, Naours et Bus.
Soldat au 320e Régiment d’Infanterie. Mort pour la France aux Cavaliers de Courcy près de Reims (Marne).
 
TONNELIER  
(ou TONNELLIER)
Charles Ulysse

né à Méharicourt (80)
le 28 avril 1884  
1884-1914  
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1900 à 1903. Il occupa successivement les postes de Péronne, Méharicourt, Estrées-Déniécourt.
Caporal fourrier au 320e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France au Bois Le Chaume près de Verdun le 24 septembre 1917.
 
Source : Livre d’or des membres de l’enseignement public de la Somme - Morts pour la France 1914-1918
 
Cordialement
Eric Abadie


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Cordialement
Eric ABADIE
n°73311
christophe​ lagrange
Posté le 13-01-2010 à 19:27:04  profilanswer
 

Bonsoir Eric,
 
En cherchant des anciens du 347è RI dissous, je trouve une fiche MDH au nom de AMIABLE Marius René (j'ai également posté sur la partie aviation sous son nom) Lieutenant au 320è rI.
Peut-être avez-vous quelque chose à son sujet ? Arrivée au 320è par exemple ?
Il pourrait s'agir de l'Adjudant AMIABLE de l'ex 347è RI.
Amicalement,
Christophe


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Le Blog du 147ème RI : http://147ri.canalblog.com/
Le Blog du 347ème RI : http://347ri.canalblog.com/
Le Blog du 409ème RI : http://409ri.canalblog.com/
Le Forum des chasseurs cyclistes : http://gcc14-18.forum-gratuiti.net/
n°73361
ae80
Posté le 14-01-2010 à 18:41:41  profilanswer
 

Bonsoir Christophe,
Je n'ai pas trouvé d'informations sur le Lt AMIABLE du 320e RI. Seul la consultation de son dossier pourrait nous en dire plus.
Cependant, il est tout à fait possible même probable que l'Adjudant AMIABLE du 347e d'Infanterie soit le même personnage. Il est malheureusement témoin des exécutions des Lieutenants HERDUIN et MILAN avec la terrible mission de donner le coup de grâce aux condamnés. Il appartenait à la 3e section de la 23e Cie du 6e Bataillon du 347e si j'en crois le témoignage du caporal André Perrier [in R. Boutefeu, "Les camarades, Fayard 1966].
Au cours du mois de juin 1916, les différents éléments de la 103e Brigade se fondent dans les autres unités de la 52e Division d'Infanterie. Il est donc fort possible que l'Adjudant AMIABLE soit muté au sein du 320e d'Infanterie, d'autant qu'on peut lire dans le JMO du 320e Régiment :
"Du 28 juin au 2 juillet (1916)
Le Régiment se remet en ordre et se reforme ; il reçoit des voitures, des chevaux et des hommes (surtout des spécialistes) en prévision de la formation du 7e bataillon (1). Personnel et matériel proviennent des unités dissoutes de la 103e Brigade (291e et 347e Régiments d'Infanterie)." [J.M.O. du 1er mars au 31 décembre 1916, 26 N 749/7]
(1) En fait de 7e Bataillon il s'agit de la formation du 4e Bataillon.
 
S'il s'agit du même personnage, il est donc arrivé au 320e en cette fin du mois de juin ou tout début juillet 1916.
L'absence d'ordre de bataille du 320e RI nous empêche de savoir quand l'Adjudant AMIABLE est ou serait devenu officier et dans quelle compagnie ? Mais on peut raisonnablement penser qu'il appartenait à ce 4e Bataillon d'anciens des 347e et 291e Régiments.
 
Cordialement
Eric
 
P.S. : Mon grand-père, Hilaire Abadie, a fait partie du 147e d'Infanterie entre mars et novembre 1916. Antérieurement il était au 120e RI, avant de rejoindre le 36e d'Inf. en novembre 1916.
En fait il n'a fait que suivre une formation de mitrailleur lors de son passage au 147e (114e Cie de mitrailleuses, Décision Mlle N° 2236C/1 du 13 mars 1916) .


Message édité par ae80 le 14-01-2010 à 18:46:14

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Cordialement
Eric ABADIE
n°73362
christophe​ lagrange
Posté le 14-01-2010 à 19:21:56  profilanswer
 

Bonsoir Éric,
 
Merci pour votre réponse et d'avoir vérifié les JMO des 120 et 320.
Les débris du 347è furent répartis principalement au 348è RI pour former un de ses bataillons sous le commandement d'un des officiers du 347è survivant le Capitaine GUDE qui sera tué quelque temps plus tard.
La fiche matriculaire du Lieutenant AMIABLE pourrait aussi être intéressante.
J'avais relevé sur le JMO du 348è RI entre autres parmi les officiers originaires du 347è RI la nomination du Sous-lieutenant AMIABLE le 28 juillet 1916.
Un homme du 347è est décédé sous l'uniforme du 320è : le Sergent Henri PARISOT en juillet 1918.
Je vous contacte par MP.
 
Cordialement,
Christophe


Message édité par christophe lagrange le 14-01-2010 à 19:29:47

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Le Blog du 147ème RI : http://147ri.canalblog.com/
Le Blog du 347ème RI : http://347ri.canalblog.com/
Le Blog du 409ème RI : http://409ri.canalblog.com/
Le Forum des chasseurs cyclistes : http://gcc14-18.forum-gratuiti.net/
n°73375
ae80
Posté le 14-01-2010 à 22:01:27  profilanswer
 

Re-bonsoir à tous,
Donc Christophe, s'il s'agit du même homme, l'adjudant AMIABLE du 347e RI passe au 348eRI début juillet 1916 où il est nommé Sous-lieutenant le 28 juillet suivant. Toujours dans le JMO du 348e d'Infanterie on peut lire à la date du 28 août 1916 :
"Par décision du Général Cdt l'inf./52 les Sous-lieutenants Grenier et Amiable du 348e sont affectés au 245e R.I. à la date du 1er septembre 1916." (page 11)
J'ai cherché dans le JMO du 245e où je ne trouve pas ces deux noms dans les différents organigrammes donnant l'ordre de bataille du régiment du 31 décembre 1916 jusqu'à la dissolution du régiment le 14 octobre 1917. Les hommes et les cadres mais aussi le matériel sont alors répartis dans les deux régiments de la 52e D.I. : 320e et 348e RI.
Cordialement
Eric


Message édité par ae80 le 14-01-2010 à 23:04:19

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Cordialement
Eric ABADIE
n°73382
christophe​ lagrange
Posté le 15-01-2010 à 07:42:07  profilanswer
 

Bonjour Eric,
 
Vous avez été plus rapide que moi.
J'ai également retrouvé trace sur le JMO du 348è RI de ce passage au 245è RI.
Que d'allers et retours entre tous ces régiments de la 52è DI...
@ suivre...
Cordialement,
Christophe


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Le Blog du 147ème RI : http://147ri.canalblog.com/
Le Blog du 347ème RI : http://347ri.canalblog.com/
Le Blog du 409ème RI : http://409ri.canalblog.com/
Le Forum des chasseurs cyclistes : http://gcc14-18.forum-gratuiti.net/
n°73413
ae80
Posté le 15-01-2010 à 18:41:56  profilanswer
 

Bonsoir à tous, bonsoir Christophe,
Dans le JMO du 320e Régiment d'Infanterie vers le 13 octobre 1917 [peut-être même le 14 (?)] on peut lire :
" Le Régiment est recomplété (Unités actives) par les cadres officiers du 4e Bataillon du 245e d'Infanterie, par les cadres (troupe) et la troupe des 4e et 6e Bataillons, de la C.M.5 du même Régiment qui est dissous.
La 24e Cie (dépôt) du 245e d'Infanterie est affectée au dépôt du 320e d'Infanterie
." JMO du 320e RI - 1er janvier 1917 - 6 mars 1919, 26N749/8
Est-ce à cette occasion que le Lieutenant AMIABLE a été versé au 320e d'Inf. ? Ou les tribulations de cet officier se sont-elles prolongées ?  
La mention 320e RI,  figurant sur ses fiches - le site Mémoire des Hommes, est peut-être tout à fait théorique.  
Beaucoup d'ombre persiste concernant le parcours de cet officier et notamment la date de sa mutation  dans l'armée de l'air pour suivre une formation. Mais laquelle ? Pilote ? Observateur ?
 
Cordialement
Eric


Message édité par ae80 le 15-01-2010 à 18:44:33

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Cordialement
Eric ABADIE
n°75284
ae80
Posté le 26-02-2010 à 21:18:52  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Voici une liste de soldats du 120e d'Infanterie tirée de l'ouvrage suivant :
Guerre de 1914 1918. Tableau d’honneur. Morts pour la France.
Publications LA FARE – 55, Chaussée d’Antin Paris IXe  
Imprimerie Française et Orientale E. Bertrand (Chalon-sur-Saône) 1921

Source gallica.bnf.fr/Bibliothèque Nationale de France
 
BALLEYGUIER  (Jean-Marie-Jacques), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (palme), Saint-Cyrien de la promotion de Montmirail, sous-lieutenant au 120e d’Infanterie.
Citation : Vaillant officier. Mortellement frappé en entraînant sa section à l’attaque le 10 septembre 1914. A été cité.
(page 64)
 
BERNON (Baron Paul de), Légion d’Honneur (posthume), Croix de Guerre, lieutenant au 120e d’Infanterie.
Tué à Bellefontaine (Belgique), le 22 août 1914.
Citation : Modèle parfait de l’officier et du chef. Très belle conduite au combat de Bellefontaine, le 22 août 1914. Blessé d’une première balle au bras, a refusé de quitter sa section dans un moment critique. Frappé d’une balle en plein cœur quelques instants après. A été cité.  
(page 97)
 
CONCHY (Auguste-Léon-Marie, Baron de), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (palme), capitaine au 120e d’Infanterie.
A trouvé glorieusement la mort au cours du combat de Bellefontaine (Belgique), le 22 août 1914, où, blessé grièvement de deux balles et continuant à commander sa compagnie, il fut atteint par un éclat d’obus qui le blessa mortellement.
Citation à l’Ordre de l’Armée (17 juin 1915) : A conduit avec une remarquable énergie sa compagnie à l’attaque, le 22 août 1914. Grièvement blessé de deux balles, a tenu à rester au milieu de ses hommes et a conservé le commandement de sa compagnie. A été tué à son poste de commandement, donnant à sa troupe un magnifique exemple de dévouement et d’énergie. A été cité.
[ Né le 9 juin 1871. Fils du Général Baron de CONCHY et de la Baronne née LAFONT. Marié à Mlle Germaine ROLLAND DE CHAMBAUDOIN D’ERCEVILLE, fille du Comte Maurice et de la Comtesse née d’ANISY, - dont trois enfants.]
(page 237)
 
DARCY (Henri-Marie), Croix de Guerre (palme), sous-lieutenant au 120e d’Infanterie.
Tué , le 12 juin 1916, au bois de Loges, au cours d’une reconnaissance nocturne qu’il avait sollicitée.
(page 265)
 
GILLON (Edmond), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (étoile), lieutenant au 120e d’Infanterie.
Tué aux Eparges, le 17 septembre 1915.
Citation : A constamment fait preuve d’entrain et de sang-froid dans le commandement d’une compagnie dont il n’a cessé d’encourager les hommes par son exemple. Le 17 septembre, a tenu, malgré un violent bombardement, à parcourir son secteur, dont les tranchées de première ligne étaient bouleversées par le feu. A été tué en rentrant à son poste de commandement.
[Né le 5 novembre 1884. Marié à Mlle Renée de MOLORE DE SAINT-PAUL.]
(page 391)
 
GUERVILLE (Marcel HUET de), Légion d’honneur, Croix de Guerre (palme), sous-lieutenant au 120e d’Infanterie.
Mort de suites de ses blessures, le 27 août 1914, reçues le 22 au combat de Bellefontaine (Belgique).
Citation : A fait preuve, le 22 août, de la plus grande bravoure et du plus grand sang-froid. A été grièvement blessé.
[Né le 1er mars 1887, frère du précédent(Robert HUET de GUERVILLE, capitaine au 8e Tirailleurs Indigènes), (fils du Vicomte et de la Vicomtesse née de MAIRESSE)
(page 418)  
 
HUOT DE NEUVIER, (Georges-Robert), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (palme), lieutenant au 120e d’Infanterie.
Tué, le 6 novembre 1914, au front de la Marne.
Citation : Officier brave et énergique. Mortellement atteint par plusieurs balles de mitrailleuses, le 6 novembre 1914, au bois de la Gruerie, en organisant la défense de son secteur.
(page 456)
 
IVOI (Henri-Paul d’), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (2 palmes, 2 étoiles), licencié en droit, diplômé de l’Ecole des Sciences Politiques, capitaine au 120e d’Infanterie.
A pris part aux opérations dès le début de la campagne, d’abord en Argonne, où il reçut sa première blessure au bois de la Gruerie, puis à Perthes-les-Hurlus, aux Eparges, en Champagne, à Verdun, puis enfin dans la Somme, où, le 6 septembre 1916, il devait trouver la mort glorieuse du soldat, à la prise du village de Berny-en-Santerre.
Citation posthume : Officier d’un courage et d’une bravoure remarquables. A entraîné sa compagnie à l’attaque d’un village fortement occupé, le 6 septembre 1916 ; s’y est retranché. A été grièvement blessé au cours d’une contre-attaque, au moment où il s’élançait de nouveau à la rencontre de l’ennemi. Décédé des suites de ses blessures. A été cité.
[Né le 31 juillet 1892. Fils de M. Paul d’IVOI, Légion d’Honneur (décédé en septembre 1915), et de Mme née ARNAUDON.]
« Le Lieutenant DELEUTRE d’IVOI rentre au Corps et reprend le commandement de la 10e Compagnie. (6 janvier 1916) » JMO du 120e Régiment d’Infanterie 26N683/5
 DELEUTRE D’IVOI (Paul Henri Felix) (Mémoire des Hommes)
(page 460)
 
LANTZ (Robert-Elie), soldat au 120e d’Infanterie.
Mort pour la France, à Verdun, le 13 mai 1915. (Hôpital Temporaire n° 5 de Verdun – maladie en service – 12 mai 1915 – Mémoire des Hommes)
[Né à Paris le 18 novembre 1897, fils du commandant, Légion d’Honneur, Croix de Guerre, et de Mme née SALOMON.]
(page 534)
 
TENAILLE D’ESTAIS (André-Pierre-Marie), engagé volontaire, caporal au 120e d’Infanterie.
Tué, le 9 mars 1915, à Mesnil-les-Hurlus.
[Né le 8 août 1897. Fils du capitaine de frégate et de Mme née LE VAILLANT DE BRUSLE]
(page 905)
 
 
TOUCHARD (Victor), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (palme), Médaille du Maroc, chef de bataillon au 120e d’Infanterie.
Commandant de cavalerie breveté, passa, sur sa demande, dans l’infanterie. Tué le 24 avril 1915.
Citation : Nommé chef d’escadron pour faits de guerre au Maroc ; passé sur sa demande dans l’infanterie, s’est, dès les premiers combats, affirmé comme un chef de premier ordre, et s’est particulièrement distingué les 7 et 8 avril, en entraînant ses hommes à l’attaque des positions ennemies. Est glorieusement tombé le 24 avril 1915.
[Né le 9 août 1870. Fils de M. et Mme née DRAMARD. Marié à Mlle Madeleine CARPENTIER, fille de M. et Mme née GRIPON, - dont cinq enfants.]
(page 915)
 
TRISTAN (Marie-Jean-Jacques de), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre, Saint-Cyrien de la promotion de la Croix du Drapeau, sous-lieutenant au 120e d’Infanterie.
Citation : A brillamment participé à toutes les affaires du régiment, et a fait preuve de la plus grande activité et du plus beau courage dans le bois de la Gruerie. Mortellement blessé à la tête de sa section, le 4 novembre 1914. A été cité.
[Né le 2 juin 1893. Fils du Vicomte et de la Vicomtesse née Marie d’ORLEANS, décédée]  
(page 922)
 
VESIAN (Guy de), soldat au 120e d’Infanterie.
Tombé en Argonne le 31 décembre 1914.
(page 950)
DE VESIAN ( François Gaston Louis Marie Guy) né le 30 juillet 1894 à Paris, n° matricule 6 898 au Corps, n° matricule 156, au recrutement d’Abbeville  – classe 1914, Mort pour la France le 31 décembre 1914 au ravin du Mortier (Gruerie), Tué à l’ennemi. Jugement du 19 avril 1918, tribunal de Doullens, transcription le 15 juin 1918 à Gézaincourt (Somme). (Mémoire des Hommes)
 
VINCELLES ( Charles-Amédée-Jean AUBERT de), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (palme), Saint-Cyrien de la promotion de la Croix du Drapeau, sous-lieutenant au 120e d’Infanterie.
Tué à Cheminon (Marne), le 8 septembre 1914.
[Né le 26 septembre 1894. Fils du Vicomte et de la Vicomtesse née BOSCALS DE REALS.)
(page 962)
AUBERT de VINCELLES (Jean Charles Amédée Marie). Mort pour la France le 9 septembre 1914 au combat de Sermaize (Marne). Tué à l’ennemi. (Mémoire des Hommes)
 
REYDELLET ( Eugène), Légion d’honneur (posthume), Croix de Guerre (palme), capitaine au 120e d’Infanterie.
Citation : Officier de complément très dévoué et d’un moral très élevé, qui, malgré son âge l’admettant à la territoriale, avait tenu à servir dans un régiment actif. Mort pour la France, le 26 avril 1915, à Fresnes-en-Woëvre, au cours d’un violent bombardement.
(page 1049)
REYDELLET (Jean-Baptiste Eugène), né le 10 août 1870 à Clermont-Ferrand. (Mémoire des Hommes)
 
 
 
Cordialement
Eric Abadie


Message édité par ae80 le 26-02-2010 à 21:20:11

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Cordialement
Eric ABADIE
n°75289
JeanMiche
Picarde maudissant la guerre.
Posté le 26-02-2010 à 22:52:01  profilanswer
 

Bonsoir Eric,
 
Merci de nous faire partager vos trouvailles sur le 120ème R.I. Je suis toujours avec un vif intéressement vos écrits...
 
Bien à vous    Jean Michel


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  Cordialement                   Jean Michel D.   :hello:  
n°75958
ae80
Posté le 13-03-2010 à 22:36:35  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Trouvé dans le Bulletin trimestriel de l'Association amicale des instituteurs et des institutrices publics laïques de l’Oise (1914 et suite) sur le site Gallica
 
Le livre d’or de l’Ecole laïque  
 
29. — Morvillers (Abel), 23 ans, instituteur à Clermont, soldat au 120e régiment d'infanterie, blessé une première fois à Maurupt-le-Haut (Marne). Blessé une seconde fois et mort des suites de ses blessures. (Etait sans nouvelles de sa mère, institutrice près de Péronne.)
 
Promotions – Citations
 
22. — Warabiot (Louis), instituteur à Crépy-en-Valois,
sous-lieutenant au 320e régiment d'infanterie :
« A porté un ordre sous une fusillade intense alors que deux agents envoyés précédemment y avaient été blessés. » (Ordre du régiment).
Parti simple soldat en août, a conquis tous ses grades sur le champ de bataille.
 
Promotions – Citations
 
151. — Le Bail (Louis), instituteur à Villers-Saint-Barthélemy. Sous-lieutenant au 120e régiment d'infanterie. Promu lieutenant de réserve le 1er avril 1915.
 
DISPARUS – PRISONNIERS
 
37. — Le Bail, instituteur à Villers-Saint-Barthélemy
(blessé interné en Suisse).
 
Je n'ai pas trouvé la fiche d'Abel Morvillers, instituteur à Clermont (Oise) sur le site Mémoire des Hommes. L'un ou l'une de vous aurait peut-être des renseignements sur lui ?
Cordialement
Eric
 
PS : J'ajoute le lien qui intéressera sûrement ceux qui étudient les 51e et 54e d'Infanterie
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] ise.langfr


Message édité par ae80 le 14-03-2010 à 10:16:52

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Cordialement
Eric ABADIE
n°75964
ae80
Posté le 14-03-2010 à 10:40:25  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Je crois avoir trouvé la fiche d'Abel MORVILLER et non pas MORVILLERS sur le site Mémoire des Hommes
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] =903589316
Abel Vincent MORVILLER
né le 15 avril 1892 à Mézières (Ardennes)
N° matricule 530 au recrutement de Péronne  
Caporal au 72e Régiment d'Infanterie 2e Cie
MPF le 24 février 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne)
Jugement déclaratif de décès le 2 décembre 1918 à Péronne
Transcription le 11 juillet 1921 à Aizecourt-le-Haut (Somme)
L'âge au décès (23 ans) correspond à la fiche. De plus, la mention "Etait sans nouvelles de sa mère, institutrice près de Péronne" se recoupe avec une information puisée dans l'annuaire de l'Enseignement primaire du département de la Somme pour l'année 1899. On y peut lire que l'instituteur en charge de l'école d'Aizecourt-le-Haut est Léonce MORVILLER, père de notre soldat (?).
Malheureusement Abel MORVILLER ne figure pas dans la liste des MPF insérée dans l'historique du 72e. Laurent, le spécialiste du 72e RI, aurait peut-être d'autres renseignements sur ce soldat.
Cordialement
Eric


Message édité par ae80 le 14-03-2010 à 11:05:10

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Cordialement
Eric ABADIE
n°75967
JeanMiche
Picarde maudissant la guerre.
Posté le 14-03-2010 à 12:45:10  profilanswer
 


Bonjour Eric,
 
Bonne piste, il figure sur une plaque commémorative à la mairie d'Aizecourt le Haut. Mais probablement que Laurent pourra nous en dire plus, s'il passe par ici.
 
http://www.memorial-genweb.org/~me [...] ays=France
 
Bien cordialement
 
Jean Michel


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  Cordialement                   Jean Michel D.   :hello:  
n°77521
ae80
Posté le 05-05-2010 à 19:17:55  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Le lieutenant Géry Augustin DÉCHIN
 
Le 12 avril 1915 trouve le 120e d'Infanterie en Woëvre, près de Pintheville, enlisé dans une offensive stérile. La situation du régiment est la suivante : 2e bataillon à gauche de la route de Metz (Verdun-Metz), 3e bataillon à droite de cette route, le 1er bataillon est venu renforcer le 2e bataillon à gauche. (1)
Ce jour-là, la préparation d’artillerie commence à 10 h. 30 (2), mais « dès le matin, le Commandant JACQUET, du 2e bataillon, est tué.
Une attaque générale doit avoir lieu vers 13 heures, mais les réseaux allemands tiennent toujours, et nous sommes voués à l'impuissance. Seule, la 3e compagnie qui dispose d'une brèche, assez étroite d'ailleurs, se porte à l'assaut sous les ordres de son commandant de compagnie, le lieutenant DÉCHIN
(4). Mais elle est décimée au cours de son avance, et une quinzaine d'hommes qui, entraînés par le brave DÉCHIN, arrivent jusqu'à la tranchée ennemie, y sont entourés et pris. » (3)
Dans une lettre, son chef de bataillon (Commandant LETELLIER ?) contait le destin du Lieutenant DÉCHIN au cours de cette journée :
« Dans la journée du 12 avril, le lieutenant Déchin recevait l’ordre de se lancer à l’attaque d’une tranchée allemande. Sans hésiter, avec une bravoure que nous avons admirée, Déchin enleva sa compagnie, et il pénétrait le premier dans la tranchée ennemie. Malheureusement, l’attaque n’avait pas réussi : la plupart des hommes de la compagnie étaient tombés sous le feu des mitrailleuses. Les Allemands ont rendu hommage à la valeur déployée par cette belle troupe, en venant relever eux-mêmes ceux des nôtres qui gisaient blessés contre leur parapet. Il est très possible que le lieutenant Déchin soit prisonnier… » (5)
En fait, le lieutenant DÉCHIN, grièvement blessé ne tardera pas à mourir, en captivité, des suites de ses blessures. (3) Il expire le 26 avril 1915 au Lazaret St Clément de Metz. (6)
La journée aura coûté 44 tués, 175 blessés et 82 disparus. (2)
La 3e compagnie est citée à l'ordre de l'armée pour sa bravoure et son esprit de sacrifice. Le soldat DESCHAMPS, blessé pour la troisième fois, est cité à l'ordre de l'armée. (3)
Après une semaine en ligne, le régiment est à bout de souffle. Il est relevé le 14 par le 147e d’Infanterie et va cantonner à Watronville. Il a perdu 131 tués et 389 blessés ou disparus en huit jours.
 
(1) [Anonyme] Historique du 120e Régiment d’Infanterie, Librairie Chapelot, Paris, sans date, p. 12.
(2) JMO du 120e Régiment d’Infanterie – 26N685/3 – 26 juillet 1914 au 24 avril 1916.
(3) [Anonyme] Historique du 120e Régiment d’Infanterie pendant la guerre 1914 - 1918, Société des Imprimeries Watelet, Paris, 1932, p.18
(4) Le lieutenant Géry Augustin DÉCHIN, né le 17 mars 1882 à Lille, est artiste sculpteur dans le civil. Il a effectué ses études à l’Ecole des Beaux-arts et fait un séjour à Rome. Avant guerre il a réalisé plusieurs œuvres exposées à Lille notamment.  
(5)  La source n’a pu être précisée.
(6) Voir les deux fiches sur le site « Mémoires des Hommes ». Les numéros matricules se mélangent quelque peu. Sur l’une, on peut lire N° 1626 au recrutement de Lille, sur l’autre, N° 66 au recrutement de Lille, N° 1626 au Corps, classe 1902.
 
Cordialement
Eric


Message édité par ae80 le 05-05-2010 à 19:19:51

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Cordialement
Eric ABADIE
n°77531
ae80
Posté le 05-05-2010 à 21:31:13  profilanswer
 

Une carte de la Woëvre, tirée de "La Grande Guerre vécue - racontée - illustrée par les combattants" Tome 1, p.187.
L'attaque de la 4e Division se porte sur le front Marcheville - côte 225 en direction de Maizeray
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4107/Maizeray Pinthevile01.jpg
 
Bonne soirée
Eric


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Cordialement
Eric ABADIE
n°80054
ae80
Posté le 22-08-2010 à 18:50:12  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
22 août 1914 - Bellefontaine (Belgique), le 120e d'Infanterie au sein de la 4e Division d'Infanterie livre bataille. Une bataille âpre, meurtrière s'engage. Les Français resteront maître du terrain mais incapables de le tenir commenceront là une longue retraite. Le 120e achevera la sienne le 5 septembre 1914 en faisant face aux Allemands à Sermaize (Marne). Je renouvelle ici tous mes remerciements à René BASTIN qui, dans son livre consacré à cette journée, m'a permis de connaître les faits heure par heure de ce qu'avait pu vivre mon grand-père, Hilaire ABADIE, classe 1911, appartenant au 2e Bataillon du 120e d'Infanterie.  
Pertes évaluées à près de 900 hommes ; 8 officiers et 50 soldats de la troupe tués, 12 officiers et 321 soldats blessés, 8 officiers et 502 soldats disparus pour le seul 120e.  
Le sous-lieutenant André MAILLARD figure parmi les officiers tués au cours de cette journée.  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4107/MaillardAndre SLt.jpg
 
Fiches d'André MAILLARD sur le site Mémoire des Hommes :
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] =838388308
et
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] =549508287
 
Cordialement
Eric ABADIE


Message édité par ae80 le 22-08-2010 à 18:56:33

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Cordialement
Eric ABADIE
n°80060
popol
Posté le 22-08-2010 à 20:58:31  profilanswer
 

Bonsoir à Toutes & Tous
Bonsoir Eric
 
- Eric: un grand merci pour le rappel du combat de Bellefontaine (B), le 22 août 1914, et le partage de la photographie du sous/lieutenant André MAILLARD. Les témoignages sur ce combat sont toujours les bienvenus! Aujourd'hui, il faisait bien chaud en Gaume et les commémorations étaient nombreuses ...!
 
- Pour l'instant, je n'ai plus de nouvelles de notre ami cheminot René BASTIN. J'espère qu'il est en bonne santé et qu'il nous prépare quelque chose pour le 22 août 2014 ...!
 
- Pour information, je vous signale l'existence d'un ouvrage du général CORDONNIER (commandant alors la 87e BI) intitulé "Une brigade au feu" (Editions LAVAUZELLE - Paris 1921) qui évoque ainsi les premiers combats de sa brigade mixte (120e RI + 9e BCP + 18e BCP) en août 1914. Je viens de découvrir aussi le JMO du 120e RI, bien détaillé sur ces combats.
 
- Une bonne soirée (bien chaude ...) de Bruxelles.


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Bien cordialement
Paul Pastiels
n°89405
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 28-09-2011 à 23:34:17  profilanswer
 

Bonjour,
 
Le lieutenant Paul de Bernon, commandant la 3ème compagnie du 120ème d’infanterie, est mort au champ d’honneur le 22 août 1914. Paul de Bernon était sorti de Saint-Cyr dans l’infanterie et tenait garnison à Stenay (Meuse) lorsqu’éclata la guerre. Il était issu de l’une des plus anciennes familles de Vendée.  
 
Un capitaine de son régiment écrivait à sa famille :
J’ai pu trouver, à la …ème compagnie, le soldat B… qui se trouvait aux côtés de notre pauvre camarade de Bernon au moment où il a été mortellement frappé. Voici, Madame, ce que m’a déclaré ce soldat :
"Mon lieutenant a été frappé mortellement entre 2 heures et 2h et demi de l’après-midi, à la bataille de Bellefontaine (Belgique). Il était à genoux auprès de sa section. Il est tombé en s’écriant :  
    _ Adieu mes amis !  
Il était resté debout depuis le commencement du combat, malgré l’insistance de ses soldats qui le priaient de se coucher comme eux et à qui il aimait répondre :
    _ Si je me couche, que feront mes hommes ?"

Nous avons simplement, nous, les officiers français, commis la faute de nous offrir aux balles ennemies en restant debout sous la rafale, pour donner l’exemple à nos soldats. Et vous pleurez aujourd’hui, Madame, parce que notre camarade a eu, le 22 août, cette attitude qui est celle d’un héros.
(Croix, 9 janvier 1915)
 
Lettre d’un sergent-major de la 3ème compagnie du 120ème d’infanterie :
Monsieur,
Je me permets de vous donner les détails que je connais sur la fin glorieuse de Mr Paul de Bernon, mon lieutenant. Très probablement, vous l’avez appris, il est tombé glorieusement au champ d’honneur, au combat du 22 août, vers 3 heures de l’après-midi, à Bellefontaine (Belgique). A l’annonce de sa mort, toute la compagnie a été fortement attristée ; c’était le meilleur gradé que nous avions. Tous nous déplorions sa mort.
Plus particulièrement que tout autre, j’avais pu apprécier ses hautes qualités lorsqu’il commandait la compagnie. Ce jour là, le 22 août, il est allé au feu avec beaucoup de sang-froid. Tout le monde admirait sa conduite sous les balles.  Nous étions en réserve, et lorsque l’ordre d’aller sur la ligne de feu nous arrive, après avoir donné quelques recommandations à ses hommes, il part et les entraîne en avant. Les balles sifflaient nombreuses autour de nous. Pour donner plus de confiance à ses subordonnés, il était resté debout sur la ligne de feu et, au plus fort de la bataille, s’était assis derrière un cavalier de paille. Quelque temps après, l’ordre de nous porter au village de Bellefontaine arrivant, il part le premier avec sa section, sous les balles et les obus, et est arrêté par des fils de fer. Toujours debout, méprisant le danger, il fait passer ses hommes. Après les fils de fer, c’est le passage d’une haie. Là encore, ses hommes ayant tous passé, et les ayant placés à l’abri derrière un talus de la route, il monte sur le talus et, debout, observe avec sa jumelle les mouvements de l’ennemi. Les balles tombaient comme grêle ; pas une ne l’a atteint. Le capitaine et les autres officiers qui étaient à côté de lui, au pied du talus, admiraient son courage. Nous arrivions au village. Là, il rencontre une bande de fuyards et les somme de le suivre. Comme nous allions être cernés, il est envoyé avec sa section sur la ligne de feu. Après quelques heures de combat, il a été atteint d’une balle en plein cœur au moment où, à genoux, sa jumelle aux yeux, il observait l’ennemi. Ses dernières paroles ont été :
   _ Au revoir, les amis !
Son corps a été inhumé par des hommes de la compagnie au lieu même où il a été tué.
 
Une lettre qu’un ancien capitaine du héros écrivait à la mère de celui-ci:  
 
J’ai su, par un entrefilet de l’Echo de Paris, la fin héroïque de ce noble enfant et, le cœur déchiré, j’ai songé au jugement que j’avais émis sur lui alors que, en qualité d’ancien capitaine, vous aviez bien voulu me demander ce que je pensais de sa façon de comprendre le service de notre France. J’avais eu, en effet, à ce moment, le pressentiment de ce qu’il ferait sur le champ de bataille et, suivant mon habitude, je l’avais dit. L’ayant vu à l’œuvre pendant de longs jours, ayant souvent causé avec lui, j’avais compris, je crois, et ses sentiments et son cœur. Chrétien et soldat, il avait toutes les qualités de l’un et de l’autre. Il était digne de la France de Saint-Louis comme de celle de Jeanne d’Arc. Il l’a prouvé.  
Je salue bien bas sa mémoire, et je grave en mon âme la fin glorieuse de mon petit camarade comme un exemple.
Pour vous Madame, le sacrifice a été une douleur épouvantable. J’espère que Dieu vous aura donné la force de la supporter ; peut-être a-t-il voulu que ces choses saintes que sont les larmes des mères et des épouses soient le sacrifice nécessaire au salut du pays qui le servit si fidèlement autrefois qu’on pouvait graver dans la pierre, en parlant de son histoire : Gesta Dei per Francos.
(Communiqué à la Grande Guerre du XXème siècle)
 
(A noter: sur le monument aux morts de Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine, en Vendée, où est inscrit le lieutenant, apparaît un autre membre de la famille de Bernon, François D'Assise Marie Joseph, chasseur au 8ème bataillon de chasseurs à pieds, décédé en captivité au lazaret des contagieux de Darmstadt, en 1917, Allemagne.)
 
Cdlt
BB


Message édité par bruno17 le 30-09-2011 à 12:39:45

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°89440
popol
Posté le 30-09-2011 à 15:26:01  profilanswer
 

Bonjour à Toutes & Tous
Bonjour Bruno
 
- Un grand merci pour le partage de l'information relative aux circonstances du décès du lieutenant paul de Bernon lors de la bataille de Bellefontaine (B) le 22 août 1914. Les témoignages sont rares: ils sont toujours les bienvenus! Ces renseignements devraient donc faire plaisir à notre ami gaumais René BASTIN qui étudie ces événements ...!
 
- Le lieutenant Paul de Bernon (1886/1914) commandait une section de la 3ème compagnie (capitaine S. Duplantier) du 1er bataillon (commandant M.J.A. Boucheron-Séguin) du 120e RI (lieutenant-colonel J.E. Mangin).
 
Selon le JMO du régiment, nous savons laconiquement que le I/120e RI était d'abord provisoirement en réserve de régiment. Vers 10h30, le I/120e RI arrive à l'intersection des routes Lahage - Bellefontaine et Croix-Rouge - Bellefontaine. Il est en formation ouverte en losange. En queue de losange marche la 3e compagnie avec le drapeau. 10h45: ordre est donné au I/120e RI de couvrir le flanc droit du 120e et d'interdire à l'ennemi le débouché des lisières Ouest du Bois de Tintigny au Nord et au Sud de la route Bellefontaine -Ste-Marie. Les 4e et 2e compagnies se portent face à ces lisières sur le front marqué par les cotes 369. Vers midi, la 1ère compagnie défend au Nord Est du calvaire entre Bellefontaine et la route de Ste-marie.
Le I/120e RI, auquel se sont ralliés des débris du III/120e RI, se replie à la lisière Est de Bellefontaine où il tient aux barricades déjà préparées. (...)  
 
- Pendant ce temps, le 6e Fuss AR approche ... :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 1564_1.htm
 
- Un bon après-midi (bien ensoleillé et chaud ...!) de Bruxelles.


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Bien cordialement
Paul Pastiels
n°89459
ae80
Posté le 01-10-2011 à 18:23:49  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Je me joins à Paul pour vous remercier de toutes ces précisions concernant le lieutenant de Bernon. Je pense aussi que l'historien spécialiste de cette journée du 22 août 1914, René Bastin, appréciera ces documents.
Cordialement
Eric Abadie


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Cordialement
Eric ABADIE
n°90278
eltaxator
Si vis pacem, para bellum
Posté le 12-11-2011 à 14:49:27  profilanswer
 

ae80 a écrit :

Bonsoir à tous,
Voici les pertes du 320e Régiment d'infanterie pendant son séjour sur le front de Verdun en juin 1916. Bien évidemment elles ne sont que partielles. Alors si vous avez d'autres renseignements je suis preneur. Merci d'avance.
Cordialement  
Eric
 
PERTES du 320e Régiment d’Infanterie
 
JUIN 1916
 
6 au 12 juin
 
Les pertes du Régiment pendant l’occupation du secteur des Carrières furent causées par le bombardement presque exclusivement. Elles s’élevèrent à :
 
Officiers blessés
MM. Marienval chef de bataillon      le 4 juin 1916
         Quarré sous-lieutenant         le 4 juin 1916
         Escoffier capitaine               le 9 juin 1916
         Priouret sous-lieutenant       le 9 juin 1916
 
Troupe : 371
 
Tués………………………...   89  
Blessés……………………...  271  
Disparus…………………….   11  
 
Tués à l’ennemi
Sous-secteur des Carrières – Bois Vaux-Chapitre (55)
BLÉRIOT Louis Achille 31 ans Péronne (80) + 05/06/1916
CASTEL Marcel (Caporal) 29 ans Roye (80) + 05/06/1916
HARLÉ Auguste Désiré Nicolas (80) 29 ans Mons-en-Chaussée  + 05/06/1916
HARLÉ Auguste Ernest 36 ans Heudicourt (80) + 05/06/1916
HARTMANN Auguste 32 ans Saint-Denis (93) + 05/06/1916
MARQUANT Jules Gaston 29 ans Pys (80) + 05/06/1916
BATAILLE Pierre Albert Célestin (Sergent)  Mortefontaine (02) + 07/06/1916
LEFEBVRE Eugène Marcel (24e Cie) 21 ans Wailly (62) + 07/06/1916
PERRONNET Emile Albert (Clairon)  Moyenneville (60) + 07/06/1916
COLLIN  Ferdinand 32 ans Roye (80) + 08/06/1916
HANGARD Auguste Henri Alexandre 30 ans Hancourt (80)   + 08/06/1916
CARON Joseph Charles Louis 31 ans Liéramont (80) + 11/06/1916
MACACLIN Alphonse Albert 33 ans Ginchy/Albert (80) + 12/06/1916
 
 
 
Des suites de blessures de guerre
Ambulance 3/18 Dugny (55)
PROISY Eugène 32 ans Champien (80) + 09/06/1916
 
Hôpital temporaire de Vadelaincourt (55)
ADAM Jean-Baptiste Louis Eugène 32 ans Berteaucourt-les-Thennes (80) + 13/06/1916
Mortellement blessé en soignant des hommes tombés au cours d’un violent bombardement devant Vaux.
 
13 juin
 
 
Dans la nuit du 14 au 15 juin, au cours de travaux exécutés aux abords du fort de Souville, le Régiment perd 16 hommes blessés.
 
 
Dans la nuit du 15 au 16 juin les pertes s’élèvent à  
 
Troupe :
Tués………………………... 5  
Blessés……………………... 11  
 
 
Verdun Souville (55)
AUGEZ Armand 30 ans Tilloloy (80) + 15/06/1916
 
 
Dans la nuit du 16 au 17 juin : 4 hommes blessés.
 
Ambulance 3/18 Dugny (55)
VAN CRAENENBROECK Albert 29 ans Roye (80) + 17/06/1916
DHILLY Edmond 32 ans Rethonvillers (80) + 18/06/1916
CAGNARD Joseph 31 ans Moyencourt (80) + 19/06/1916
 
 
23 juin 24 juin et 25  juin
 
Les pertes subies par le régiment au cours des journées furent de :
 
Officiers
 
Tué Lieutenant Hassold le 23 juin à Fleury
   
Blessés Capitaine Robert le 24 juin à Fleury
 Sous-lieutenant Thonnelier  le 24 juin à Fleury
(non évacué)
 Capitaine Naudin le 25 juin à la Fourche
 Capitaine Lesueur le 23 juin à la Fourche
(non évacué)
 
 
Troupe
 
Tués          12
Blessés      46
Disparus   2
 
 
 
Fleury près Verdun – devant Douaumont (55)
HULIN Alfred (80) (18e Cie) 34 ans Fresnoy-lès-Roye (80) + 23/06/1916
STEPHANT Pierre Marie Joseph (18e Cie) 32 ans Melgven (29) + 23/06/1916 venu du 348e d’Infanterie – tué par éclat d’obus
BARBIER Henri 30 ans Etelfay (80) Beuvraignes (80) + 24/06/1916
CORBEAU Gabriel Marius Joseph 26 ans Plainville (60) Welles-Pérennes + 25/06/1916
 
 
 
 
Hôpital temporaire n°12 de Vadelaincourt (55)
DUFOUR Eugène Théodore 37 ans Rue (80) Bully (62) + 26/06/1916
 
Ambulance 4/54 de Landrecourt (55)
CADÉ Eugène Fernand Stanislas 30 ans Méharicourt (80) + 26/06/1916


 
Bonjour, je fais des recherches sur internet à propos de mon arrière-grand père mort pour la France en 1918.
Cette démarche fait suite au décès de ma grand-mère sa fille unique née en 1912 et décédée cette année à l'age de 99 ans....
Je suis donc l'arrière petit-fils du sous-lieutenant PRIOURET (Henri, Victor) dont voici la fiche sur SGA
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 3303517192
Ayant en ma possession ses 2 citations, il me semble qu'il s'agit bien du sous lieutenant cité dans le message. Y figure une citation pour blessure lors d'un bombardement.
La 2éme citation est malheureusement attribuée à titre posthume, il avait changé d'affectation et était affecté au 34éme RI au moment de sa mort survenu le 21 octobre 1918 !!!!
Croix de guerre et Légion d'honneur l'une avec palme l'autre avec étoile.
J'essaierais de scanner une photos et les citations afin de compléter ce dossier.
Il me semble avoir aperçu sur ce forum une photo où l'on voit 4 officiers au repos assis autour d'une table et l'un d'entre eux ressemble à mon arrière grand-pére mais je n'arrive plus à la retrouver...peut-on m'aider à remettre la main dessus ?
Par avance merci.


Message édité par eltaxator le 12-11-2011 à 14:53:58
n°90352
Garrianne
Posté le 13-11-2011 à 21:21:23  profilanswer
 

Bonjour, je recherche le lieu de sépulture du frère de ma grand-mère, Antoine Barnoin, né à Nice le 11.09.1897 et mort à Vregny dans l'Aisne le 28 mai 1918.
D'avance je vous remercie.


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Garrianne
n°90356
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 13-11-2011 à 23:29:58  profilanswer
 

Bonjour,
Sa fiche Mémorial (que vous avez sûrement déjà). Je pense qu'il faudrait, si ce n'est déjà fait, contacter la Nécropole nationale de Vailly-sur-Aisne (le relevé de cette Nécropole est en cours sur Mémorial). Le relevé pour les Nécropoles de Soupir existe déjà, mais pas de Barnoin Antoine ici. Par contre il y aurait également  un cimetière militaire en face de la Nécropole Soupir 1 dont il n'existe, à ma connaissance, pas encore de relevé. A creuser. (si je puis dire...)
Cordialement
BB
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/Numeriser173.jpg


Message édité par bruno17 le 14-11-2011 à 09:15:51

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°92293
ae80
Posté le 10-02-2012 à 21:11:31  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Dans un message ci-dessus du 11-11-2009, j'écrivais :
Le JMO du 120e d'Infanterie reste très laconique à la date du 11 novembre 1918 :  
"A 7 h. 30 est annoncé par téléphone la nouvelle de la signature de l'Armistice."  
Le régiment se trouve alors dans la forêt de Parroy :  
"Le 11 novembre, nous arrive la nouvelle de la signature de l'Armistice, alors que l'armée de Lorraine (24 divisions), dont fait partie notre Régiment, allait s'élancer, dans une vigoureuse offensive, contre l'ennemi manifestement désemparé (il ne pourrait nous opposer que quatre divisions fatiguées)." Historique du 120e Régiment d'Infanterie, anonyme, 1932.
 
Je viens de découvrir sur la toile le site du collège de Gaston Lefavrais Rue Pierre Raguideau 61210 Putanges Pont-Ecrepin (Orne)
avec ce témoignage de George Noël GIROT, soldat au 120e Régiment d'Infanterie :
 
La dernière nuit
 
(du 10 au 11 novembre 1918)
 
Nous étions massés là en forêt de Parroy, élément avancés de cette armée de Lorraine maintenant gonflée au maximum avec ses 24 divisions pour une attaque de très grande envergure qui devait selon toutes les probabilités achever l'Allemagne ; son déclenchement n'était plus qu’une question de jours, - d'heures peut-être - et sa préparation élaborée venait de Q.G. en Q.G. s'achever là où nous étions, là où après nous, il n’y avait plus que le no man’s land et puis l’ennemi, comme la vague née on ne sait trop où sur l’océan s’en vient mourir sur la grève.
 
Et c'était à nous, à moi et à six autres, en cette lisière de forêt, de la pousser encore un peu à notre façon en déroulant du fil téléphonique le plus loin possible en avant des lignes pour pouvoir relier les lignes d'assaut avec l'arrière immédiat aussitôt l'attaque en mouvement. Nous étions un peu les machinistes du théâtre qui occupent le plateau juste avant le premier acte.
 
Mais dans le long drame que nous avions joué, on en était aux dernières scènes, probablement à la dernière ; chacun le pressentait et cela ajoutait tout de même de l’importance à ce que nous allions accomplir ; enfin c’était bien à moi de remplir cette mission, j’étais le dernier des caporaux.
 
Que ce soit pour une patrouille ou pour occuper un petit poste ou pour faire ce que nous allions faire, nous éprouvions toujours un certain malaise à passer entre les lignes. On ressent peut-être le même émoi quand on s’aventure seul vers les remous ou simplement l’eau profonde ; c’est la gravité d’aller sans soutien accomplir un acte déterminé sur un lieu que l’on ne connaît pas, dans la nuit, et où, à chaque pas, on peut se heurter à des engins ou à des hommes. Banal sort du fantassin combattant, souci quand même.
 
J'allais donc avoir ce privilège extraordinaire (dont je ne me suis réjoui qu'après coup) : finir ma guerre (et cette fois finir LA guerre) comme je l'avais commencée en juin 1916 à la lisière d'un autre bois des loges, la nuit, entre les lignes française et allemandes.
 
Tout se passa le mieux du monde. Vers minuit, on franchit le réseau de barbelés en suivant une chicane fort bien étudiée dont nous connaissions le plan semblable à la découpure d'une clé ; puis un ancien boyau de communication, vestige périmé d’un secteur abandonné par les uns et les autres, nous offrit un cheminement convenable, facilitant la protection de notre fil, puis des ruines de maisons qui avaient dû être un village et que nous traversâmes avec une certaine méfiance tout en abritant le mieux possible notre ligne ; et tout ce travail se fit lentement et en silence. Maintenant la nuit semblait moins opaque. Nous n'avions plus guère de fil disponible sur nos bobines ; alors je branchai mon appareil portatif et établis la liaison avec le PC du colonel. Je me fis connaître à voix basse et j’entendis aussitôt : « ne quitte pas, l’officier de liaison te parle ». Et l’officier dit : « rentrez immédiatement et annoncez au passage aux premières lignes que l’armistice est pour 2 heures ce matin.
 
C’est ainsi que moi, venant du côté allemand, j’appris la grande nouvelle aux soldats de mon régiment.
 
Il était 7 heures.
 
Jamais mission ne m’avait paru aussi belle.
 
Georges Noël Girot, Poèmes bleu horizon
 
à retrouver par ce lien :
http://college.lefavrais.free.fr/d [...] om_gng.htm
Il y a beaucoup à découvrir sur ce site !
Que tous les protagonistes de ce projet soient félicités d'avoir fait resurgir du passé ces témoignages précieux.
 
Cordialement
Eric ABADIE


Message édité par ae80 le 10-02-2012 à 21:11:43

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Cordialement
Eric ABADIE
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