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Auteur Sujet :

Accident de chemin de fer nuit du 12-13 décembre 1917

n°67672
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 24-08-2009 à 07:34:59  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonjour,
Ce texte est tiré de l'article de JL.Chardans, paru dans HISTORIA N°311 / Octobre 1972  
 
Dimanche 12 décembre 1917  
"On reverra Paname", chantent les soldats entassés dans les voitures. Un peu plus de mille hommes, venant de se battre en Italie, rentrent en France pour une permission de Noël...Le train s'arrête partout, pour faire de l'eau ou du charbon, pour laisser passer des trains prioritaires ou des omnibus civils. Chaque gare a sur son quai son lot de permissionnaires qui s'entassent dans les wagons archicombles, mais il n'est pas question de refuser des places. Une permission de Noël, c'est sacré...On s'entasse, on s'arrange, on rigole. La cohue dans cette circonstance, ça provoque de la joie...  
Ce jour là, le train 612, réservé aux permissionnaires, était parti de Bassano, en Vénétie italienne, pour Chambéry. Le 612 est formé de 17 voitures et de 2 fourgons. A l'exception d'un fourgon de queue français, toutes les voitures sont italiennes, et plusieurs locomotives tracteront ce convoi jusqu'à la frontière.  
Ces permissionnaires français sont les soldats de deux divisions, la 46ème et la 47ème, qui viennent de se battre dans la plaine de la Piavre. Les deux divisions étaient venues en renfort pour sortir le général italien Cadorna de la situation difficile où il s'était trouvé face aux armées austro-allemandes menaçant toute la Lombardie. L'artillerie lourde, amenée depuis Modane par le tunnel de Fréjus, avait fait merveille, et la chance avait changé de camp. La situation rétablie, on avait pu songer à donner des permissions à ceux des premières lignes...  
 
Ainsi, à l'approche du Montcenis, c'est l'allégresse. Malgré le froid glacial, certains descendent les glaces des portières, l'air est déjà presque français...Mais on referme vite, car le convoi vient de s'engager dans un grondement sourd et une âcre odeur de charbon, dans le tunnel du Montcenis. Bientôt Modane; et les conversations redoublent dans l'excitation générale...  
 
Subitement, dominant le fracas du train, un claquement sec retentit et le train stoppe. On se penche aux portières, des loupiottes et des lampes de poche s'allument, sous la voûte hostile du tunnel, plus noire que la nuit. Sur le ballast, on distingue des hommes qui courent avec des lanternes. "-Descendez pas, les petits gars. C'est rien, c'est un raccord de frein qui vient de péter..."  
Et le renseignement passe de bouche en bouche. Les chansons reprennent de plus belle, amplifiées par les échos du souterrain. Les tuyaux du Westinghouse sont colmatés avec de la toile, et le convoi reprend sa marche au pas. Il débouche enfin à Modane. Il est 21h30. Il fait froid, très froid, et la longue gare morne et triste apparait. Les gendarmes annoncent une heure d'arrêt.  
 
"-Vous éloignez pas, les poilus, conseillent les contrôleurs". L'express civil Modane-Paris est en formation, et les officiers, profitant du privilège du grade, quittent le 612 pour y prendre place. Il reste 900 hommes environ, qui se répandent dans la ville pour envahir les cafés et les tavernes, en une meute joyeuse et turbulente...  
 
A 23 heures, presque tous les hommes ont regagné leurs places. Seuls, quelques retardataires manqueront le départ. Près de la locomotive, panachée de vapeur, un groupe d'hommes gesticule. Du haut de la machine, le conducteur élève la voix.  
"-je suis responsable du convoi...je ne partirai qu'avec une motrice derrière moi. Ce sont des wagons italiens. Déjà, l'autre mécano m'a signalé que les freins sont bricolés. je connais la ligne ; je ne pars pas..."  
L'homme qui parle ainsi, c'est l'adjudant Girard, le mécanicien du train. La main sur la poignée de bronze de l'admission, il tient tête au chef de quai, aux gendarmes, à la patrouille. Décontenancé, un jeune lieutenant tente de négocier, de persuader. La machine promise est réservée à un convoi d'artillerie. Il n'est qu'un exécutant, c'est la guerre...  
Les poilus rigolent de l'incident. Alerté, le commandant de la gare sort du buffet en rajustant sa pelisse de fourrure. Il ne veut pas d'incident. Mille hommes qui reviennent du front après être passés par les estaminets, il a peur. Et la pagaille, en 1917, ça s'appelle "mutinerie".  
Voyant arriver le capitaine Fayolle, commandant du trafic, Girard espère enfin obtenir sa motrice de queue. Mais Fayolle ne veut pas perdre la face, il veut un exemple...  
"-Girard, c'est un ordre, hurle-t-il. Vous démarrez tout de suite, ou c'est la forteresse ! Compris ?"  
D'un geste las, Girard lance sa machine, la vapeur fuse. Un instant, les roues patinent, et le chauffeur sable à mort. Crachant noir, le lourd convoi s'ébranle. Le mécanicien marmonne "900 tonnes sur le cul, c'est de la folie...de la folie ...". Il est 23h15.  
Dans le train, chacun s'installe. On plaisante encore sur l'incident : "Des bagatelles, cette histoire de freins. Tous ces planqués, il faut qu'ils se fassent mousser !". Et de rire au souvenir de la tête furibarde du pitaine ! Les chansons repartent...Le train prend de la vitesse, ça roule drôlement bien ...  
Sans ralentir, le convoi aborde un premier virage, les roues grincent contre les rails. Un autre virage est pris plus rapidement encore. On sent à peine l'action des freins. La peur envahit les esprits. L'incident du tunnel revient en mémoire, car ce sont les mêmes voitures italiennes. Chacun se cramponne comme il peut. Que se passe-t-il ?  
 
Ce qu'il se passe ? Le 612 vient d'aborder la descente de Modane vers Saint Michel de Maurienne. Sur 17 km, la pente est continue avec une inclinaison permanente de 30 pour mille. Modane est à 1040 m d'altitude, Saint Michel à 710 m !. Le règlement de la ligne prévoit deux motrices pour pousser et retenir les trains. Et le 612 n'a plus de freins...  
Dans les voitures, l'enthousiasme tombe vite. On passe des tranchées et des tunnels dans un bruit d'enfer. Les essieux gémissent, les roues cognent contre les aiguillages. Une lumière bleue passe comme un éclair devant les fenêtres. Une station, avec son éclairage de guerre. Tout le monde se tait, maintenant. Le sifflet de la locomotive hurle par saccades. C'est l'appel aux serre-freins. Qui comprend, parmi ces hommes, le sens de ce cri ?  
De seconde en seconde, la vitesse augmente. Les vieux wagons sans bogie brinqueballent. La répétition obsédante des coups de sifflet révèle la détresse de Girard et de son chauffeur...Quelques hommes tentent de serrer le volant du frein de secours. Mais la voiture fait un bond terrible, et les hommes le relâchent, par peur d'aggraver encore... Il faudrait que toutes les voitures freinent ensemble...  
Ponts, tunnels, tranchées sont franchis dans un fracas épouvantable. Les poilus tombent les uns sur les autres, les filets se vident, et les veilleuses des plafonniers s'éteignent. Des gerbes d'étincelles passent horizontalement devant les vitres en grêle lumineuse, les pierres arrachées au ballast ricochent sur les rochers et brisent les glaces.  
A La Praz, le train fantôme passe en hurlant, perdant des corps disloqués, fracassés, pantelants, exsangues. Cette sanglante semaille fait reculer les gardes-voies. Ils tentent de téléphoner à Saint-Michel de Maurienne, mais rien ne répond...  
 
Dans un bruit de ferraille, le 612 s'engage maintenant sur le pont enjambant l'Arc. Dans sa cabine, Girard lutte encore; depuis longtemps, il a serré à mort les freins, mais rien ne répond. Il renverse la vapeur, des soupapes éclatent, des torrents d'eau sous pression fusent, mais le convoi ne ralentit pas. Si le train passe le virage du kilomètre 121...peut-être ? Mais déjà, six voitures du centre ne sont plus sur les rails. Le pont de fer est franchi. Le virage...le virage...Un bruit sec claque dans le tumulte, accompagné de deux autres déflagrations retentissantes. L'attache du premier wagon au tender vient de casser.  
 
Au pont de La Saussaz, un bolide noir précède un instant les voitures, puis plonge vers Saint-Michel, c'est la motrice et son tender qui descendent vers la gare...  
Une seconde encore, et tout se joue. La voiture de tête déraille et éclate en heurtant le pilier de droite du second pont-route surplombant la voie. Toutes les autres voitures viennent s'enchevêtrer en un inextricable amas de poutres tordues, de panneaux de bois éclatés, de chairs broyées. Un accordéon monstrueux se replie. Les dix-neuf voitures s'encastrent sur trois cent mètres. Le toit d'un wagon passe par dessus le pont de La Saussaz, des poutrelles, des axes d'essieux, des roues volent de tous côtés à trente mètres de là.  
Un silence atroce plane un instant sur cette fosse. Dans le noir, on distingue des masses lumineuses, des météores d'un rouge presque blanc. Ce sont les roues et les patins de freins...  
Puis des cris affreux s'élèvent. Du piège de fer, des ombres tentent de sortir. Des mains se tendent, puis retombent. Près de la passerelle de pierre, une algue jaune rampe, glisse, crépite, monte... C'est le feu.  
 
Un mur gigantesque, une muraille dantesque, sert de toile de fond à cette tragédie. Les wagons écrasés, empilés, forment des cages monstrueuses. Remontant la pente, le feu gagne les carcasses en quelques secondes, c'est l'enfer. La clarté des flammes révèle des corps suspendus, mutilés. Au sol, il y a des morts partout sous une couche d'éclats de bois, de ferrailles tordues, de roues fumantes. Le kilomètre 121 n'est plus qu'une gigantesque tombe.  


---------------
Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°67676
Yv'
Posté le 24-08-2009 à 09:49:01  profilanswer
 

yans83 a écrit :

Bonsoir
 
Je relance brièvement le sujet pour avoir quelques informations. Rohmer a évoqué un accident en gare de Raphèle les Arles en Mai 1918. J'ai un gars qui y est décédé : Alfred GRILLI (GRILLE sur sa tombe au mausolée d'Arles selon Genweb et SDG). Je ne parviens pas à trouver la moindre info sur cet accident. Quelqu'un pourrait-il m'en dire les grandes lignes ? Nombres de victimes ? Cause de l'accident ?
 


Bonjour Yannis,
 
Trouvé seulement ce court article dans le Figaro du 17 mai 1918 :
<< Marseille  Un grave tamponnement s'est produit en gare de Raphèle, près d'Arles.
Un train venant de Paris a télescopé un train de marchandises. Le choc fut extrêmement violent. Quinze wagons furent détruits.
On a relevé quatre morts et vingt-cinq blessés, mais on craint que d'autres victimes ne soient ensevelies sous les décombres.
Les travaux de déblaiement se poursuivent. >>
 
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] .f3.langFR
 
Cordialement.

n°67677
yans83
Posté le 24-08-2009 à 10:33:35  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
Merci Yv' pour l'info, c'est déjà beaucoup !
Une rapide recherche à partir des sépultures du mausolée d'Arles donne en effet quatre soldats morts, de sûr, des suites de cet accident :
 
BERGA Jean François, soldat 4° B.C.T, Né le 20/09/1877 à Marseille
 
BARTHELEMY Martial Augustin, Canonnier 306e R.A.L. Né le 22/04/1888 à Chateauneuf le Rouge (13)
 
OURDAN Jean Baptiste,  Brigadier  16e E.T.E.M Né le 04/08/1878 à Nice (06)  
 
GRILLI Alfred, soldat 11° R.H, né le 23/11/1890 en Italie
 
Sans doute des permissionnaires.
 
Cordialement
Yannis

n°67678
saintchamo​nd
Posté le 24-08-2009 à 11:02:40  profilanswer
 

Bonjour,
 
A tout hasard, la fiche d'un tué, porté sur le MAM d'un village du Vaucluse (84), où je suis passé cet été. Il est enterré à la nécropole "La Doua", à Villeurbanne (69), Carré E, rang 4, n°37.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1050/BrienneLF.jpg
 
Cordialement,
 
Jérôme

n°67782
Nastol
on les aura
Posté le 30-08-2009 à 17:06:21  profilanswer
 

Bonjour à tous - Dans cette affaire d'accident de chemin de fer, je me suis rendu au cimetière de La Doua à Lyon, il y a quelques temps, malheureusement, je n'ai  pu voir qu'une fosse commune surmontée de quatre ou cinq croix indiquant "restes  indicociables des militaires morts dans la catastrophe férroviaire du 17.12.1917". En l'absence d'autres renseignements, je n'ai pas poussé plus loin mes recherches - Cordialement - Nastol
 

RV a écrit :

Bonjour à tous.
Je suis en train d'essayer d'établir une liste des tués de cet accident de chemin de fer. Le train ramenait des permissionnaires du front italien.
Source : décorations posthumes du JO
Une petite liste (en cours) des unités touchées :
12e, 14e, 52e, 63e, 115e BCA
5e BCAT
21e chasseurs à cheval
2e, 34e, 52e RAC
109e RAL
Pour l'instant une cinquantaine de noms (a suivre, j'enverrai la liste prochainement)
A bientôt
 
Hervé



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Nastol
n°71708
pelos
Posté le 11-12-2009 à 17:28:17  profilanswer
 

Bonjour, je suis le petit fils d'un poilu savoyard qui a raté le train a modane. J'ai participé plusieurs fois a la ceremonie qui a lieu chaque année le 12 décembre a la sausas, la commune de saint jean possède une liste des poilus morts dans cette terrible catastrophe.

n°71710
nono26
Posté le 11-12-2009 à 18:37:58  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
je me permets de venir sur ce sujet pour compléter ce qui a été dit plus haut. Au cours de mes séances de photo à La Doua (nécropole militaire de Villeurbanne, près de Lyon) j'ai eu l'occasion de rencontrer la responsable du site. Je la revois mercredi prochain  et je vous tiens au courant de tous les renseignements qu'elle voudra bien me communiquer sur ce drame en particulier. La fosse où sont les restes des victimes regrouperaient 275 Corps . Photos à qui les veut sur demande en MP .  
   Cordialement  Nono

n°71712
Eric Mansu​y
Posté le 11-12-2009 à 18:45:16  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Nono,
 
C'est on ne peut plus plausible, puisque le relevé détenu en mairie faisait état d'une fosse commune regroupant 277 corps (cela étant, j'ignore de quand date ce relevé ; on peut supposer qu'il remonte à l'immédiat après-guerre, avant transfert des corps).
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°71715
adalberon
Dura lex sed lex !
Posté le 11-12-2009 à 19:45:44  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Au 12e BCA, 3 victimes de l'accident au moins :
 
Gaston FRANTZ, sergent-major
Marius Joseph BOUDIN, caporal
Félix Henri MAGNIN, chasseur
 
Cordialement,
 
Adal


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Adal
n°71716
pelos
Posté le 11-12-2009 à 21:04:09  profilanswer
 

rebonjour en ce qui concerne les poilus decedes ils on ete d'abord enteres a saint remy de maurienne  un monument exite toujour 'la municipalitee ayant des difilcultées a se faire renbourser l'entretient des tombes par l'état celles ci on été transferees a la doa dans les annees 1970 j'aurai mieux d'infos demain  en effet une ceremonie a lieux a la sausas a 11 heures

n°71717
pelos
Posté le 11-12-2009 à 22:01:05  profilanswer
 

d'après mes archives, le17 decembre 1917 260 poilus sont enterés, 89 le seront le lendemain, les militaires identifiés fûrent deposés dans des tombes individuelles avec une croix portant leur nom tandis que les non identifiés fûrent ensevelis dans 2 fosses communes vers le millieu du cimetière. En mai 1961 les restes des victimes ont ete exhumés et transferés au cimetière militaire de la doua,une liste de 425 noms,148 identifies et 277 noms identifiés figure sur la liste d'etat civil a saint michel.                                

n°71724
Rutilius
Posté le 12-12-2009 à 09:38:30  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   ■ Autres victimes de l’accident de chemin-de-fer survenu à Saint-Michel-de-Maurienne, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1917:
 
   ― ALPHAND Léon Fortuné, né le 25 octobre 1879 à Seyne (Basses-Alpes – aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence –), Soldat de ... classe, 63e Bataillon de chasseurs à pied, Matricule n° 4.306, classe 1899, n° 1.478 au recrutement de Digne (Jug. Trib. Saint-Jean-de-Maurienne, 14 déc. 1918, transcrit à Saint-Michel-de-Maurienne, le 26 févr. 1919).  
 
   ― JOULAIN Charles Xavier, né le 9 mai 1880 à Pannecé (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –), Sapeur, 6e Régiment du génie, Compagnie 9/36, Matricule n° 11.478, classe 1900, n° 347 au recutement d’Ancenis (– d° –).
 
   ― TURLAND Albert Laurent, né le 8 avril 1878 à Saint-Etienne (Loire), Caporal, 339e Régiment d’infanterie, Matricule n° 10.641, classe 1898, n° 2.030 au recrutement de Saint-Etienne (– d° –).
 
   Bien à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 12-12-2009 à 10:18:23
n°71726
Rutilius
Posté le 12-12-2009 à 10:17:23  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   ■ Autres accidents de chemin-de-fer :
 
    ● Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), 19 février 1918 :
 
     ― MAIZERET Charles Ferdinand, né le 22 mai 1895 à Allemagne (Calvados) et domicilié à Moult (Calvados), mort le 19 février 1918 «  à Saint-Nazaire  (Loire-Inférieure) [dans un] accident de chemin-de-fer survenu pendant qu’il se rendait en convalescence », Caporal, 159e Régiment d’infanterie, Matricule n° 14.279, classe 1915, n° 856 au recrutement de Caen.
 
   ● Lemmes (Meuse), 9 février 1919 :
 
     ― DORBRITZ Maurice, né le 20 avril 1880 à Paris (IVe Arr.), mort le 9 février 1919 « à Lemmes (Meuse) [des] suites d’un accident de chemin-de-fer en service commandé », 2e Canonnier, 70e Régiment d’artillerie, Matricule n° 20.509, classe 1900, n° 3.270 au recrutement de la Seine, 2e Bureau [Jug. Trib. Seine, 20 janv. 1922, transcrit à Paris (XVe Arr.), le 18 mai 1922].
 
   Bien à vous,
   Daniel.

n°71838
jlk3
Posté le 14-12-2009 à 21:33:49  profilanswer
 

RV a écrit :

Bonjour à tous.
Je suis en train d'essayer d'établir une liste des tués de cet accident de chemin de fer. Le train ramenait des permissionnaires du front italien.
Source : décorations posthumes du JO
Une petite liste (en cours) des unités touchées :
12e, 14e, 52e, 63e, 115e BCA
5e BCAT
21e chasseurs à cheval
2e, 34e, 52e RAC
109e RAL
Pour l'instant une cinquantaine de noms (a suivre, j'enverrai la liste prochainement)
A bientôt
 
Hervé


Bonsoir Hervé, vous pouvez rajouter à votre liste de l'accident de décembre 17, Marius Victorin LAGET - 5ème BCAT  d'Auriol - 13.


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jlk2
n°71922
nono26
Posté le 17-12-2009 à 12:16:43  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Je viens de récupérer ,grace à l'extrême amabilité de la  jeune dame qui s'occupe de la nécropole de La Doua, la liste des soldats victimes de l'accident de chemin de fer du 12 12 1917 à Saint Michel de Maurienne et inhumés sur son site. il y a une liste de 71 tombes individuelles et la liste des 274 réputés inhumés ensemble dans la fosse située au carré E rang 4 tombes 37 à 42.
Je me tiens bien sûr à la disposition de qui veut ces listes, ou de qui cherche à savoir s'il y a des soldats de tel ou tel régiment.
Je serai sûrement amené à exciter votre sagacité, car j'ai aperçu plusieurs dénominations d'unité qui ne me sont pas évidentes.
   En résumé, 345 sont à La Doua, combien ont été rendus aux familles ??? D'autres listes originelles existent sans doute à Chambéry, à Saint Michel ou ailleurs??? le chiffre de 900 victimes aurait été avancé...
    J'ai très envie d'en savoir plus...  
    Cordialement   Nono

n°72856
nono26
Posté le 05-01-2010 à 09:38:14  profilanswer
 

Bonjour à tous,
    J'ai commencé à exploiter les listes des soldats qui reposent à La Doua, victimes de l'accident de train de Modane-St Michel de Maurienne.  
  Je peux déja dire qu'il y a 73 artilleurs et 22 sapeurs du Génie. je vais m'attaquer à lister les autres par unité.  
Je répondrais bien volontiers aux recherches par nom et par unité  
  Bonne journée   Cordialement    Nono

n°74893
houpert
Posté le 14-02-2010 à 02:06:30  profilanswer
 

RV a écrit :

Bonjour à tous.
Je suis en train d'essayer d'établir une liste des tués de cet accident de chemin de fer. Le train ramenait des permissionnaires du front italien.
Source : décorations posthumes du JO
Une petite liste (en cours) des unités touchées :
12e, 14e, 52e, 63e, 115e BCA
5e BCAT
21e chasseurs à cheval
2e, 34e, 52e RAC
109e RAL
Pour l'instant une cinquantaine de noms (a suivre, j'enverrai la liste prochainement)
A bientôt
 
Hervé


mon grand père Louis Houpert du 175 eme infanterie est décédé dans cet accident

n°74896
nono26
Posté le 14-02-2010 à 08:34:29  profilanswer
 

Bonjour houpert,
  Savez vous où repose votre grand père?? son corps a t il été rapatrié dans un caveau familial et si oui  à quel endroit??  
  Je vais regarder dans mes listes... Tout renseignements complémentaires m'intéressent  ..
A bientot    Cordialement   noël

n°74959
jlk3
Posté le 15-02-2010 à 09:14:26  profilanswer
 

nono26 a écrit :

Bonjour à tous,
    J'ai commencé à exploiter les listes des soldats qui reposent à La Doua, victimes de l'accident de train de Modane-St Michel de Maurienne.  
  Je peux déja dire qu'il y a 73 artilleurs et 22 sapeurs du Génie. je vais m'attaquer à lister les autres par unité.  
Je répondrais bien volontiers aux recherches par nom et par unité  
  Bonne journée   Cordialement    Nono


Bonjour Nono 26, je serai interressé par la liste des artilleurs, notament ceux du 2ème RAM, et la confronter à la mienne, sait-on jamais, si certains m'avais échappé. Serai-ce possible. Cordialement
jlk3

n°74980
chanteloub​e
Posté le 16-02-2010 à 14:03:17  profilanswer
 

Bonjour,
Qui va publier sa liste ...ça évitera les échanges de "billes de collection".  
Il y a des rechercheurs qui donnent et d'autres qui empilent, pourquoi ne pas faire le point.
Je suppose tout de même qu'il doit bien exister une liste puisqu'on trouve les fiches.
Je me suis laissé dire qu'il y avait même dans ce train des soldats sans titre de permission qui ont donc été  considérés comme déserteurs. Je suis certain d'avoir une fiche de ce type.
Cordialement  
CC

n°75033
nono26
Posté le 17-02-2010 à 10:11:03  profilanswer
 

Bonjour à tous, Bonjour JLK3,
   En piochant dans les listes, j'ai trouvé les artilleurs du 2° RAM :  
  en tombes individuelles il y a :
   FABRE Pierre Louis Jules  tombe E 4 26
   GAUCHERAND Noé          tombe E 4 49
   BEL Auguste                 tombe E 4 36
Dans la tombe commune   E 4 37 à 42 je trouve :
BEGAUD Raymond Edgar--BONNIER Etienne Paul Jean--LACHAUD Antoine
MASSIP Marcel Léonce -- PATROGNET Augustin Henri Louis--         VEAU Charles
   Pour répondre à Chanteloube, il y a ceux qui sont très à l'aise en informatique et ceux qui galèrent... les listes que j'ai récupérées à La Doua sont bien sûr à la disposition de tous , comme mon temps pour faire des photos ici ou là pour tous ceux qui le souhaitent....  
   Je vais me faire aider, scanner ces listes et les mettre sur le fil pour le profit de tous..  
 A bientot   Cordialement  Nono

n°75035
nono26
Posté le 17-02-2010 à 10:39:24  profilanswer
 

Bonne nouvelle!!    J'ai réussi à scanner les onze pages de la liste des sépultures des victimes de l'accident de train de Saint Michel de Maurienne... Sur 9 pages la liste des gens réputés présents dans la tombe commune.. Sur deux pages la liste des gens bénéficiant d'une tombe individuelle.    Reste inconnue la liste des gens qui ont été récupérés par les familles ..
 Ce document est disponible à toute personne qui me donne son adresse mail en MP . Mon adresse mail est d'ailleurs disponible dans mon profil... c'est quand même plus facile....
   Cordialement à tous    Nono

n°75036
jlk3
Posté le 17-02-2010 à 10:53:11  profilanswer
 

nono26 a écrit :

Bonjour à tous, Bonjour JLK3,
   En piochant dans les listes, j'ai trouvé les artilleurs du 2° RAM :  
  en tombes individuelles il y a :
   FABRE Pierre Louis Jules  tombe E 4 26
   GAUCHERAND Noé          tombe E 4 49
   BEL Auguste                 tombe E 4 36
Dans la tombe commune   E 4 37 à 42 je trouve :
BEGAUD Raymond Edgar--BONNIER Etienne Paul Jean--LACHAUD Antoine
MASSIP Marcel Léonce -- PATROGNET Augustin Henri Louis--         VEAU Charles
   Pour répondre à Chanteloube, il y a ceux qui sont très à l'aise en informatique et ceux qui galèrent... les listes que j'ai récupérées à La Doua sont bien sûr à la disposition de tous , comme mon temps pour faire des photos ici ou là pour tous ceux qui le souhaitent....  
   Je vais me faire aider, scanner ces listes et les mettre sur le fil pour le profit de tous..  
 A bientot   Cordialement  Nono


Bonjour Nono26,  
Merci beaucoup d'avoir répondu à ma demande. BEGAUD Raymond, est au 2ème RAC (SGA).  
Cordialement.
jlk3


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jlk2
n°75040
chanteloub​e
Posté le 17-02-2010 à 11:50:17  profilanswer
 

Bonjour Nono,
 
Rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul à ramer avec l'informatique. Mis à part les "pros" qui ont commencé dans les règles et dans les clous, les amateurs progressent en surmontant « leurs problèmes » les uns après les autres ce qui ne leur apprend pas à tout faire.  
Un ami me dit toujours :  
en informatique « Sky is the limit »  
mais c’est un vrai pro, et  de haute volée.
Donc nous vous comprenons. Pardon…je vous comprends.
Je recherche le « déserteur »….. je l’aurai.
 
Cordialement
CC

n°76142
FAB1
Posté le 20-03-2010 à 12:12:34  profilanswer
 

Bonjour à tous
Ci après fiche trouvée par hasard en faisant des recherches sur un autre Brossardhttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6434/SrvImg.jpg1..jpg
Salutations
FABRICE

n°76144
Cuchlainn
Posté le 20-03-2010 à 14:49:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
J'arrive un peu comme les carabiniers, néanmoins, si quelqu'un avait de nouveau besoin d'une photo de sépulture située à la Doua, je n'habite pas loin non plus, n'hésitez pas à me mpéer.  :jap:  
 
Cdlt
Cyrille


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"Sur un banc étaient rangés quinze ou vingt bonshommes qui avaient bien une douzaine de jambes à eux tous." (Duhamel)
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