Bonsoir à tous,
Je me risque à lancer un fil sur le sujet des territoires occupés par l’armée allemande de 1914 à 1918, derrière la ligne de front, pour ce qui concerne l’administration et « les services publics ».
Dans ce domaine, la plupart des ouvrages sont là pour témoigner de la grande dureté de l’occupation, mais semblent laisser de côté le sujet de l’administration civile qui avait pu être maintenue. Bien sûr, dictature militaire de la zone des Étapes, mais quid de l’état-civil, des écoles (elles semblent être restées ouvertes, qui payait les maîtres ?), combien de bureaux de poste restés ouverts (il ne devait y en avoir que dans les villes d’un peu d’importance, comme la correspondance privée était interdite), et poste allemande bien sûr, mais poste militaire, ou poste civile ?
Les préfets et les sous-préfets n’étaient sans doute pas internés dans leurs préfectures et demeuraient en France libre, comment franchissaient-ils le front, par exemple pour aller défendre la parité des billets de fortune ? Les habitants étaient harassés de réquisitions et de taxes allemandes, l’impôt français n’a sans doute pas dû être prélevé. Seuls les maires sont restés à coup sûr, pour faire autant que possible tampon avec les Kommandantures…
Beaucoup de questions, les réponses doivent exister…
A bientôt,
Thierry