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  Immatriculation des véhicules du G.Q.G.

 

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Auteur Sujet :

Immatriculation des véhicules du G.Q.G.

n°78956
thierry767
Posté le 05-07-2010 à 13:41:36  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Dans le cadre de mes recherches sur les immaticulations militaires 1914-1918 (  
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 9073_1.htm) je viens de découvrir que les automobiles du service automobile du G.Q.G. ont reçu – au moins au début de la guerre – des immatriculations consistant en une lettre ou plusieurs, suivie(s) d’un numéro de série. Les préfixes A, C, G, DA, DCF, DAC, DCFC ont ainsi été utilisés. Je chercher à rapprocher ceux-ci de fonctions, « organiques » ou non, existant au sein du G.Q.G.
 
Pour moi, l’Etat-Major du G.Q.G. comprend quatre bureaux, le 1er (personnel et matériel), le 2ème (renseignement), le 3ème (opérations) et la direction de l’arrière (logistique et transports). Le DA pourrait donc être pour la direction de l’arrière, pour les autres préfixes je n’ai pas d’idée, ne sachant s’ils correspondent à des directions particulières, ou plus simplement à des organes nécessaires au fonctionnement du G.Q.G. Un forumeur qui connaît le contexte et les abréviations qui avaient cours saura-t-il faire le lien ?
 
Merci à l’avance,
 
Thierry

n°78974
Mercadal P
Posté le 06-07-2010 à 08:30:45  profilanswer
 

Bonjour.
Un numéro d'immatriculation est un outil technique de gestion et d'identification ( de la mise en service - ou recette - à la réforme - technique ou de commandement ) d'un matériel ; quelle peut-être  l'utilité d'y faire apparaître le détenteur ( toujours provisoire lui) ?
Par ailleurs, dans un EM, à l'exception des voitures des officiers généraux et des chefs de bureaux, voire d'un ou deux services internes  ( vaguemestre, popote: mais il s'agit généralement là de camionnettes ) si on veut - sans entrer dans le détail - arriver à une gestion raisonnable de la ressource, les véhicules et les conducteurs ne sont pas à affecter par service ou cellule mais à maintenir en pool, et mis, par un service centralisateur qui  gère moyens et besoins,  ponctuellement à la demande des bureaux.
Ces remarques faites, MM.Boniface et Jeudy donnent cependant quelques exemples d'indications précisant une appartenance: DMAP pour Dépot du matériel automobile et du personnel, CIA pour centre d'instruction automobile, GMP pour gouvernement militaire de Paris., mais rien sur le GQG, hélas.
Au revoir.
P.Mercadal


Message édité par Mercadal P le 06-07-2010 à 08:38:07

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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°79001
romaindema​rais
Posté le 06-07-2010 à 22:39:39  profilanswer
 

pat72 a écrit :


A votre avis, que signifie "VL" ?


 
"vehicule lent"?  :lol:

n°79021
thierry767
Posté le 07-07-2010 à 14:52:29  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La position exprimée par P. Mercadal – que l’immatriculation reflète la provenance plutôt que l’affectation – correspond à une compréhension moderne du sujet, ou provient pour le moins d'une décision prise avec un minimum de recul. Quand on est pressé d’immatriculer, on prend les véhicules là où ils sont et on privilégie alors l’affectation, par nécessité.
 
C’est ce qui s’est passé à la fin de 1914 et au premier trimestre de 1915, quand on a décidé d’immatriculer les véhicules aux armées dans la série numérique. La D.S.A. a alors affecté des tranches de 1 000 numéros à chaque service automobiles d’armée, pour que chacun immatricule les véhicules en dotation. Ce n’est que quand les choses ont été stabilisées et que les parcs d’organisation de Versailles et de Dijon ont commencé à envoyer aux armées des sections complètes faites de véhicules neufs, que le D.S.A. a changé son fusil d’épaule en affectant les tranches non plus aux armées, mais aux parcs d’organisation.
 
Pour en revenir au sujet de ce fil, les immatriculations du G.Q.G., même si leur « catégorisation » peu paraître contestable, elle n’en est pas moins attestée. Peut-être qu’un organigramme détaillé du G.Q.G. de Joffre parlerait, pour expliquer ces A, C, G, DSA, DCF, … Que me conseillez-vous ? Les AFGG (même si les pages numérisées disponibles sur Internet ne descendent pas dans le détail) ?  
 
A bientôt,
 
Thierry

n°79022
Mercadal P
Posté le 07-07-2010 à 16:51:56  profilanswer
 

Bonjour.
Pour quelles raisons était-on pressé d'immatriculer ? Je n'en vois guère.
L'urgence c'était l'emploi, pas les formalités administratives; et on l'avait bien compris car nombre de véhicules réquisitionnés ont conservé assez longtemps ( jusqu'en début 16 ) leur immatriculation civile ( sans parler des quelques uns qui continuront à la porter en doublure avec une immat. militaire ) et le fait de faire figurer quelques lettres dans l'immat. ne démontre rien sur les priorités du moment; c'est uniquement alors une méthode comme une autre d'identifier un chassis et de le suivre mais il faut, si les lettres sont caractéristiques d'une formation, le réimmatriculer  lors des changements d'affectation, ce qui représente une surcharge administrative parfaitement inutile, chose qu'on a certainement compris très rapidement.
Au revoir.
P.Mercadal
PS: le camion est un Peugeot
Un exemple de lettres dans l'immat. d'une voiture sans grand rapport avec le GQG ( même si le Gal Goffre avait sans doute un bon coup de fourchette ) là:
http://plaque.free.fr/f_mil1.html


Message édité par Mercadal P le 07-07-2010 à 17:06:28

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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°79068
thierry767
Posté le 08-07-2010 à 18:10:09  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Quand elle est réalisée de façon centralisée, une immatriculation ou une réimmatriculation permet de dénombrer à l’unité un parc de véhicules, dans un but essentiel de contrôler l’allocation de chacun d’entre eux et dans un autre, presque aussi important, de surveiller les abus ou les infractions qui peuvent être commis. Le fichier unique compilé à la suite de la réimmatriculation est un instrument de gestion, plus qu’un jouet de bureaucrate.
 
A la fin de 1914, rien que dans la zone des armées, on trouvait des immatriculations civiles (véhicules militaires d’avant août 1914, véhicules civils réquisitionnés via les commissions, véhicules civils réquisitionnés en urgence), de même que des immatriculations militaires sorties du chapeau (il avait bien fallu identifier les véhicules neufs qui commençaient à arriver, par exemple de Lyon ou des Etats-Unis). Ce n’était pas homogène, et si chaque service automobile d’armée pouvait savoir où il en était, je me demande comment la D.S.A. au G.Q.G. pouvait avoir une vision précise. A cette époque aussi, la D.S.A. s’est inquiétée de réduire les allocations de véhicules de tourisme utilisés dans les armées, une immatriculation centralisée était un moyen de contrôler que rien ne lui échappait avant d’imposer des restrictions. Cette immatriculation est aussi venue à point pour identifier les ambulances, surtout les ambulances étrangères qui arrivaient, pour savoir les affecter à telle ou telle section sanitaire au service de tel ou tel corps d’armée. Les ambulances étrangères restant la propriété de leur donateur ou du pays originaire du donateur, quelle immatriculation exotique aurait-elle pu servir autrement ? Enfin, l’immatriculation n’est rien s’il n’y a pas un document de bord unifié que l’on peut réclamer au conducteur, des “livrets matricule” ont été mis en place en parallèle avec l’immatriculation.
 
Toutes ces raisons me paraissent valables pour avoir engagé une tâche effectivement bien lourde. Je rassure tout de suite P. Mercadal, les numéros étaient immuables, c’est-à-dire que le numéro, une fois attribué par le service automobile détenteur du véhicule au moment où l’immatriculation était faite, ne changeait pas si le véhicule passait à un autre service automobile, par exemple celui d’une autre armée.    
 
A bientôt,
 
Thierry

n°79106
Mercadal P
Posté le 10-07-2010 à 08:13:19  profilanswer
 

Bonjour.  
L'immatriculation ne permet pas de dénombrer un parc à l'unité près car elle n'est pas un document comptable.
Le contrôle des dotations ne nécessite aucunement de connaître dans le détail les immatriculations des matériels précédemment affectés aux formations et dont elles sont détentrices.
Par contre l'immatriculation permet un suivi individuel du matériel immatriculé c'est à dire une gestion nominative par opposition à une gestion quantitative ( on comprends aisément que, par exemple, les tracteurs d'artillerie soient gérés nominativement alors que les outils de parc ou bien les matériels de secteur le soient quantitativement )  
Au niveau central, la gestion nominative n'offre qu'un intérêt très faible, pour ainsi dire nul ( sauf si le parc est très faible et d'une importance opérationnelle majeur ); seul compte d'aligner les formations sur leurs droits en matériels ( droits en principe fixés par des tableaux eux mêmes reflets des décisions ministériels de création )
Mais l'immatriculation qui permet le suivi individuel est indispensable à l'unité qui emploie le matériel et à celle qui la soutien.
Au revoir.
P.Mercadal


Message édité par Mercadal P le 10-07-2010 à 08:51:14

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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°79110
Tanker
Posté le 10-07-2010 à 16:20:53  profilanswer
 

Bonjour,
 
Je n'ai aucune idée de la logique d'immatriculation des véhicules français en 14-18, et il est vrai que depuis fort longtemps l'Armée française a une logique comptable et technique des immatriculations de ses véhicules.
 
Ce n'est pas le cas de toutes les Armées, et à titre d'exemple, chez les Russes, les immatriculations permettent de remonter les unités et de positionner les véhicules au sein de l'unité.
Les immatriculations sont du type 4 chiffres deux lettres - 25 01 YA.
Le couple 25 YA identifie l'unité et si celle-ci à 80 véhicules ils seront immatriculés dans l'ordre 25 01 YA vers 25 40 YA et jusqu'à 25 80 YA.
Si l'unité à plus de 300 matériels, elle utilisera aussi les séries  26 YA - 27 YA et 28 YA
 
Un ensemble de matériels spécifiques type :
                   - camion Emetteur       25 40 YA      
                   - Camion Récepteur     25 41 YA
                   - Camion Energie         25 42 YA
 
vont être numérotés dans l'ordre et les ensembles d'une même unité élémentaire se suivront en commençant par ceux des chefs.
 
Une autre spécificité de ce système a aussi été de réserver les immats en inf 21 (00 YA à 21 YA) aux unités du haut commandement.
 
C'est un exemple tout à fait hors sujet, mais qui montre bien qu'il peut exister d'autres logiques d'immatriculation.
 
Michel


Message édité par Tanker le 10-07-2010 à 16:49:12
n°79151
thierry767
Posté le 12-07-2010 à 13:16:25  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Par rapport à la remarque de P. Mercadal, je ne cherchais pas à rentrer dans des détails comptables, dont je ne sais s’ils étaient déjà en place. La ressource à la fin de 1914 était suffisamment critique pour qu’elle bénéficie d’une gestion très précise, et je continue de penser qu’une réimmatriculation permet un dénombrement à l’unité, aux dissimulations près. Si un véhicule ne porte pas de nouvelle immatriculation à l’issue de la période d’imposition de celle-ci, il aura du mal à circuler sans être vite repéré. Avec ou sans pièce comptable derrière, pas d'immatriculation valable veut dire pas d'usage normal, ce qui n'est pas le but.  
 
Merci à Michel pour cet éclairage russe. Il est en effet possible d’utiliser l’immatriculation comme un élément structurant qui décrit l’emploi du matériel, même si les choses doivent bien se compliquer au premier changement. Les services automobiles des armées en 1914 n’ont y pas hésité cependant, quand on lit l’avant-dernier numéro (n° 91) du magazine GBM : les groupes d’autocanons immatriculés en octobre 1914 au titre du G.M.P. ont pris un système qui liait le numéro de la section et le type de matériel (autocanon, automitrailleuse et même camion de soutien). Il y a ainsi eu des immatriculations en ZC pour canon et ZM pour mitrailleuse, j’en ai aussi retrouvé en ZA et ZJ, sans savoir ce qu’il y a derrière (à part le Z pour G.M.P.), c’est à cela que je pensais quand je parlais d’immatriculations “tirées du chapeau”.
 
Ces digressions très intéressantes sur le pourquoi et le comment nous ont un peu écartés du sujet : peut-on en dire plus sur le G.Q.G. et si les immatriculations en reflètaient l'organigramme ?
 
A bientôt,
 
Thierry  

n°79158
Mercadal P
Posté le 13-07-2010 à 09:05:28  profilanswer
 

Bonjour.  
Vous écrivez que: " La ressource à la fin de 1914 était suffisamment critique pour qu’elle bénéficie d’une gestion très précise "; MM. Boniface et Jeudy affirment que la réquisition, pour ce qui concene les voitures de tourisme, a suffit aux besoins jusqu'en juillet 1915.  
Qui dit vrai ?
Au revoir.
P.Mercadal


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°79164
thierry767
Posté le 13-07-2010 à 13:40:47  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Sur le plan numérique pur, et concernant les véhicules de tourisme, cette affirmation est fondée : les réquisitions ont suffi pour étaler jusqu’à la mi-1915. Je module cependant : en disponibilité instantanée (pour remplacer immédiatement les véhicules déjà détruits au front) et en qualité, cela a été moins satisfaisant.
 
La première vague de réquisition, pour la mobilisation, avait drainé les meilleurs véhicules de tourisme (les plus récents, ceux qui avaient environ moins de trois ans) ; les suivantes, reprises en septembre/octobre, ont ramené des automobiles plus anciennes et moins fiables. C’est dès ce moment que des vendeurs de peu de sens civique ont estimé que la réquisition était un moyen comme un autre de se débarasser à bon prix de véhicules médiocres. Il y avait aussi un autre grave problème : pas de logistique de réparation, tous les témoignages de l’époque font état de véhicules au bord des routes, faute d’entretien, ce qui réduisait dans une bonne mesure les capacités d’emploi.
 
Cela, c’est pour les tourisme. Des véhicules de transport, il y en avait peu, et des véhicules militaires, aucun, tout était en construction, donc la ressource était critique, faute de disponibilité.
 
Il y a encore autre chose : la ressource peut être critique, non pas parce qu’elle manque, mais parce qu’elle coûte cher et qu’on doit arbitrer concernant son affectation. A ce titre, la limitation des dotations en véhicules de tourisme des Etats-Majors d’armées et des corps d’armées  (et la suppression des dotations dues aux échelons subordonnés) a été une des raisons du dénombrement du parc, dénombrement rendu possible par la mise en place centralisée de numéros matricules - et des livrets qui vont nécessairement avec.
 
A bientôt,
 
Thierry
 

n°79174
Mercadal P
Posté le 13-07-2010 à 18:56:26  profilanswer
 

Bonjour.
La mise en place d'un système d'immatriculation centralisé ( ou non d'ailleurs ) n'aide en rien à recenser des matériels car les documents qu'il nécéssite ne sont pas des documents comptables comme, par exemple, les ordres d'affectation.
Au niveau central il est largement suffisant de faire un dénombrement par catégorie de véhicules ( par ex: VL découverte de 6 à 11 cv ou bien camion porteur 5 tonnes, etc )
Par ailleurs les chiffres du parc sont connus, à epsilon près, lors de la préparation des opérations de réquisition.
Au revoir.
P.Mercadal
PS: si, par hasard, je trouve quelque chose sur les immat, du GQG j'en ferais part bien sûr.


Message édité par Mercadal P le 14-07-2010 à 08:03:36

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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°87787
thierry767
Posté le 09-06-2011 à 13:46:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
J'ai finalement trouvé une vue avec une immatriculation du G.Q.G., bonne affaire. La voiture est celle de Joffre, photographiée lors d'une tournée sur le front de Verdun en 1916.
 
http://img862.imageshack.us/img862/3724/g11joffre.jpg
 
Je pensais à G pour Génie, mais penche maintenant pour Général en chef...
 
Je ne sais pas si nos spécialistes pourront identifier le véhicule, peut-être la monte double à l'arrière, qui semble indiquer une masse importante, pourra-t-elle aider.  
 
Bonne journée,
 
Thierry

n°87788
Mercadal P
Posté le 09-06-2011 à 15:27:02  profilanswer
 

Bonjour.
Peut être une Renault.
Ce qui est plus curieux c'est que sur un même essieu deux roues sont cloutées; en général les roues cloutées étaient montées en diagonale; une sur l'essieu av à droite et l'autre sur l'essieu ar à gauche; il y a donc des exceptions.
Au revoir.
P.Mercadal
PS: en 1921, le président Millerand est transporté dans une Peugeot type 156 ( moteur sans soupape ) dont les roues ar sont encore jumelées, comme c'était l'usage pour certaines grosses voitures avant 14


Message édité par Mercadal P le 09-06-2011 à 15:33:45

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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°87801
Mercadal P
Posté le 10-06-2011 à 08:26:38  profilanswer
 

Bonjour.  
C'est bien une Renault; elle figure, de profil, dans un bouquin de René Bellu comme  " la 6 cylindres du Maréchal Joffre " sans que le type exact soit mentionné.
EE 22 CV ou ES 40 CV ? Je penche pour une quarante chevaux.
Au revoir.
P.Mercadal


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°87809
thierry767
Posté le 10-06-2011 à 13:12:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Merci à P. Mercadal pour cette nouvelle identification. Je penche aussi pour la 40 HP, vu la carrosserie à déplacer. Je me demande en parallèle s’il l’on pouvait tirer 40 CV d’un 4 cylindres…
 
Je ne sais pas si l’endroit est approprié pour débattre des puissances, mais je viens de relire la réglementation de 1908 sur le sujet. La puissance était une donnée déclarative fournie par le constructeur, les services des mines devant seulement contrôler la valeur déclarée, par comparaison avec celle annoncée pour des moteurs de caractéristiques identiques, et aussi celle – estimative – calculée sur la base des caractéristiques du moteur.
 
Assez curieusement, les errements en vigueur à l’époque ne considéraient pas la course, ce qui conduisait à prôner que, pour les cotes d’alésage en usage dans l’industrie – dans la plage 80 - 135 mm –, la puissance minimum était donnée par la formule P = 0,0044 D*2,7 (D à la puissance 2,7, diamètre exprimé en cm !). La circulaire contenait la petite table qui suit :
 
http://img809.imageshack.us/img809/5835/puissance1908.jpg
 
Bien sûr, la formule ne valait que pour les moteurs à explosion à 4 cylindres – un piston par cylindre. Je ne suis pas familier des caractéristiques des moteurs de l’époque, des exemples sont-ils connus, pour vérifier si cette formule collait ou ne collait pas à la réalité ?
 
Cordialement,
 
Thierry

n°87813
Mercadal P
Posté le 10-06-2011 à 15:47:03  profilanswer
 

Bonjour.
Je n'ai pas de réponse à votre question, le calcul des puissances fiscales ne m'a jamais intéressé.
C'est un casse-tête qui a fait s'interroger plus d'un auteur. Ainsi P.Dumont cite, chez Renault,  une 50 CV de 1910 qui devient 40 CV de 1911 à 1914 en gardant les mêmes côtes moteur.
J'en ai pensé que les voies du fisc étaient automobilement impénétrables .
Je n'ai qu'un exemple en tête  concernant la puissance réelle d'une Renault 40CV; il s'agit du modèle 1923, 6 cylindres, 110x160, 9121 cm3, type MC, donnée pour 120 ch. réels.
Au revoir.
P.Mercadal


Message édité par Mercadal P le 10-06-2011 à 15:50:49

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A.Machado

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