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  Accidents de service par armes lourdes ou légères.

 

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Auteur Sujet :

Accidents de service par armes lourdes ou légères.

n°90834
treizecinq
Posté le 02-12-2011 à 17:19:07  profilanswer
 

Bonjour,
 
j'ai quelques questions suite à la lecture d'un JMO
(3e régiment du génie, 3e bataillon, 63e compagnie- 26 N 1275/18, 15 juin-31 décembre 1916)
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/10013/Accident1.jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/10013/Accident2.JPG1..jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/10013/Accident-Suite.JPG1..jpg
 
Je n'ai pas trouvé de Gerbée sur SGA mémoire des hommes. (?)
Peut-être à cause de son statut de maître-ouvrier (m/o) (?)
 
J'aimerai également savoir si ce type 'd'accident' est fréquent.  
Wikipédia annonce que les tirs amis sont responsables de 10 % des blessés de la première guerre mondiale. (Mais ne donne pas de source).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tir_ami
 
Je n'ai pas accès au JMO du 319° R.I. mais j'aurai aimé connaître les suites pour le 'tireur'. (sanctions pénales, ... ? )
Enfin, les familles des victimes sont-elles informées des circonstances du décès, percoivent-elles une indemnisation, ... ?
 
Merci de votre aide.
 
Cdt
 
treizecinq
 
Edité pour changer le titre suite au message d'Arnaud Carobbi..
Edité suite au message de Rutilius


Message édité par treizecinq le 07-12-2011 à 20:00:16
n°90839
treizecinq
Posté le 02-12-2011 à 18:48:31  profilanswer
 

Il est probable que l'arme soit un Chauchat.
 
Au passage, je tenais à signaler (à ceux qui en doutait) que le Chauchat pouvait être particulièrement efficace, surtout à courte distance.
Pas d'incident de tir, pas de balle perdue,  
Avec seulement 4 balles, on voit les dégats.
On imagine avec un chargeur plein...

n°90841
Gilles ROL​AND
Posté le 02-12-2011 à 19:00:28  profilanswer
 

Bonjour,

Citation :

Pas d'incident de tir


C’est vous qui le dites… :??:  :??:  
 
Cordialement
 
Gille ROLAND


---------------
-Ca sent le macchab, dit Le Moal. -J’te crois, y en a plein par ici. Jean Berthaud « 1915 sur les Hauts-de Meuse en Champagne »  
 
VESTIGES.1914.1918 MAJ le 27 février 2012
n°90843
treizecinq
Posté le 02-12-2011 à 19:09:42  profilanswer
 

C'est vrai, c'est vrai, je voulais dire d'un point de vue mécanique...
Pas d'enrayage...

n°90844
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 02-12-2011 à 19:11:25  profilanswer
 

Bonsoir,
Voici la fiche Gerbé (sans e à la fin):
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] =258326581
 
Bien à vous,
 
 [:achache:1]


---------------
Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°90845
Gilles ROL​AND
Posté le 02-12-2011 à 19:31:35  profilanswer
 

Re,
 
Bien sur !

Citation :

Pas d'enrayage...


Vous avez des sources ?
 
 
Sans rechercher dans ma doc, je ne suis pas allé loin pour trouver quelques commentaires
 
Si la production fut réalisée en un temps record, la qualité de l'arme s'en ressentie de façon importante. Sur le front, confronté aux conditions d'utilisation extrême, dans la boue et la poussière, sont fonctionnement était sujet à de très nombreux enrayage.

http://www.mitrailleuse.fr/France/ [...] auchat.htm
 
La fabrication va bon train puisqu'il sera livré 225 000 exemplaires du Chauchat avant l'armistice mais ceci au détriment de la qualité... Les incidents de tir sont nombreux, les ajustages défectueux, les tolérances de fabrication trop larges, l'arme est sensible à la boue du champ de bataille qui s'introduit partout et grippe le mécanisme, de plus la forme particulière de la munition de 8x50R montre vite ses limites, son bourrelet est inadapté au tir automatique en chargeur, d'où le forme particulière du chargeur de 20 coups...

http://armesfrancaises.free.fr/FM%20Chauchat.html
 
Cordialement
 
Gilles ROLAND


Message édité par Gilles ROLAND le 02-12-2011 à 19:36:49

---------------
-Ca sent le macchab, dit Le Moal. -J’te crois, y en a plein par ici. Jean Berthaud « 1915 sur les Hauts-de Meuse en Champagne »  
 
VESTIGES.1914.1918 MAJ le 27 février 2012
n°90846
treizecinq
Posté le 02-12-2011 à 19:39:27  profilanswer
 

Gilles,
 
mauvaise journée ?

n°90847
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 02-12-2011 à 19:45:32  profilanswer
 

re...
 

Citation :

Je n'ai pas accès au JMO du 319° R.I


 
et pourquoi donc ?
Il est pourtant là:
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html
 
voir la page 99.
 
Bien à vous,
 
 [:achache:1]


Message édité par ACHACHE le 02-12-2011 à 19:50:43

---------------
Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°90850
Gilles ROL​AND
Posté le 02-12-2011 à 20:25:06  profilanswer
 

Re,

Citation :

mauvaise journée ?


Pas du tout mais si c’est votre seul argument, j’arrête là.
 
Courage, fuyons !
 
Cordialement
 
Gilles ROLAND


---------------
-Ca sent le macchab, dit Le Moal. -J’te crois, y en a plein par ici. Jean Berthaud « 1915 sur les Hauts-de Meuse en Champagne »  
 
VESTIGES.1914.1918 MAJ le 27 février 2012
n°90851
air339
Posté le 02-12-2011 à 20:32:50  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Sur la vulnérabilité du Chauchat dans la boue, J.Tezenas du Montcel en donne un aperçu, lors de l'attaque du 5 septembre 1916 devant Barleux :  
"Blanc, qui s'était installé avec son pourvoyeur en un coin d'où il prenait d'enfilade le boyau boche avec son fusil-mitrailleur a étendu sa toile de tente sur laquelle il a entièrement démonté son arme qui est toute en petits morceaux ! Quand il me voit, il a un large sourire de sa bouche édentée, et il m'explique tranquillement que le mécanisme étant encrassé par la boue, il est obligé de procédé à un nettoyage !"
 
Si le défaut du chargeur ajouré est souvent évoqué, je ne connais pas de témoignage stigmatisant des problèmes d'enrayage.
 
Des accidents en cantonnement, comme l'évoque Treizecinq, ne semblent pas rare : j'en ai lu le récit plusieurs fois (blessures par balles de fusil ou de pistolet, voire explosion de grenades...).
 
Ceci rappelle que la manipulation d'une arme, même par une personne avertie, n'est jamais sans risque.
 
La mention "blessure de guerre", pour la victime de ce type d'accident, permet à la famille de toucher une pension.  
Je connais le cas d'un suicide - suite à de terribles blessures ? - reconnu comme Mort pour la France, des suites de ses blessures...
 
Sincèrement,
 
Régis


---------------
Air
n°90852
treizecinq
Posté le 02-12-2011 à 20:33:33  profilanswer
 

Effectivement, il est bien accessible.
Mais lorsque je consulte le listing des R.I., je n'accède au maximum qu'au 288° R.I.
alors que la présentation du contenu précise 'Du 1er au 176e régiment, du 201e au 373e régiment, du 401e au 418e régiment et le 421e régiment'.
 
Bon, à chaque jour suffit sa peine...
 
 
(Et puisque chaque jour m'apporte également son lot d'enseignement, les leçons du jour:
Aujourd'hui par exemple j'ai appris que le chauchat fonctionne (apparemment) mieux à l'arrière qu'au front.
Qu'il faut rechercher Gerbée sans e
Et que plutôt que de lire les JMO le cul entre 2 chaises au boulot, je ferai mieux d'attendre d'être en retraite pour prendre le temps de faire des recherches.
 
Bon demain j'irai me détendre à Meaux (ou alors j'irai voir la grosse souris)
 
Merci Achache pour votre aide précieuse
Merci également à Gilles Roland pour ses précisions.
 
Cdt
 
treizecinq

n°90855
Tanker
Posté le 03-12-2011 à 00:40:43  profilanswer
 

Bonsoir,
 
En titrant votre sujet "tir fraternel", vous avez sans doute voulu parler de "tir fratricide".
Ce terme est beaucoup juste et parlant dans le cas que vous citez.
 
Fratricide ce rapporte au meurtre d'un frère ou d'une soeur. A la guerre, ce terme est donc parfaitement adaptée  
au fait de tuer accidentellement un ou plusieurs "frères d'Armes".
 
Il ne s'agit donc pas d'un "doux euphémisme militaire", mais du simple emploi d'un mot définissant assez bien cet acte.
 
Il fait partie du vocabulaire de tout ceux qui ont à en parler et il suffit de se pencher sur les articles et livres concernant  
les guerres de ces 20 dernières années pour s'en rendre compte.
 
Avec ses armes modernes, la première guerre mondiale n'échappe pas au phénomène.
Les tirs d'artillerie trop courts, ou mal cadencés, fauchant, dans une attaque leur propre première vague d'assaut  
en sont un bon exemple, assez souvent relevés dans des récits ou des rapports.
 
Ce tir accidentel de FM Chauchat, est une faute individuelle relevant de l'imprudence dans la manipulation d'une arme.
C'est bien sur une faute professionnelle, et il aurait été intéressant de savoir ce qui est advenu au tireur après cet incident.
 
Michel


Message édité par Tanker le 03-12-2011 à 00:44:42
n°90859
joe
Posté le 03-12-2011 à 17:01:24  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
À l'évidence il s'agit d'un tir fratricide.
Mais: cette expression peut vouloir parler d'euthanasie; ou bien c'est un oxymore, comme: tagine de porc, obscure clarté ou ministre integre.
Cordialement.


---------------
Joe
n°90864
marpie
Posté le 03-12-2011 à 21:13:51  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Les manuels d'infanterie mentionnent des tirs de l'artillerie "amie"
Quant au FM , son tir est précis et efficace jusqu'à 600m mais son utilisation nécessite certaines précautions
Bien amicalement
Marpiehttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/Chauchat.jpg

n°90922
treizecinq
Posté le 06-12-2011 à 13:01:18  profilanswer
 

Re,
 
2 sous de plus dans le bastringue…
Ne vous déplaise, cet accident ubuesque plutôt rare mais trop fréquent,  me conforte dans le choix du titre. Toutefois, je conçois et respecte l’unanimité de vos réactions.
La redoutable efficacité du Chauchat (dans le cas présent) avait attiré mon regard.
Niaiseux et trop avide de réponses,  j’ai malencontreusement posté trop brusquement, omettant ainsi d’appliquer le précepte d’un illustre inconnu congolais :
Dia kwa ntiinu, kuyokanga nnwa.
 
Néanmoins, la raison merveilleuse de quelques-uns de vos messages  m’indique qu’il me faudra faire preuve d’un peu plus d’ardente patience lors d’un futur sujet.
 
Enfin, il me faut vous remercier pour la qualité de vos informations.
 
Ne reste au demeurant qu’une question : Qu’est-il advenu du tireur ?
 
Je n’imagine pas une sanction disciplinaire pour avoir gaspillé quelques munitions.
 
Vous souhaitant.

n°90934
POUDRIERE
Posté le 06-12-2011 à 19:01:39  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Si votre titre vous convient, tant mieux pour vous.
Il n'empêche que le mot exact doit être fratricide : tuer un frère (d'arme dans le cas précis) .
Rien à voir avec une "poignée de main fraternelle".
D'après vous, que faut-il donc faire pour mériter une sanction disciplinaire ?
D'après moi, ne pas vérifier que son arme est chargée est gravissime.
Rien à voir avec un "accident ubuesque"...
Je pense davantage aux trois blessés qui ont dû, à moitié vivants (et pour combien de temps ?)
passer le reste de leur vie à supporter des souffrances inouïes. Je pense au mort et aux familles
des quatre. J'y pense plus qu'aux quatre "cartouches gaspillées"...
Vous ne semblez pas réaliser que, même s'il ne s'agit pas d'un assassinat (pas de préméditation),
il s'agit quand même, en l'occurrence et juridiquement, d'un meurtre.
J'avoue que vos derniers commentaires m'ont choqué. Pas de polémique, une simple opposition d'analyse.
Et même pas la satisfaction de savoir (au moins un peu) à qui l'on s'adresse, puisque votre profil  
est plus blanc que celui d'un agent secret... mais qui parle le congolais dans le texte.
Edité pour en rajouter une petite louche.
 
 
Crdlt.


Message édité par POUDRIERE le 07-12-2011 à 09:20:17

---------------
Patrick Fournié
n°90940
treizecinq
Posté le 07-12-2011 à 14:55:52  profilanswer
 

Poudrière, vous vous enflammez,
Je signale simplement que:

treizecinq a écrit :

Je n’imagine pas une sanction disciplinaire pour avoir gaspillé quelques munitions.


Donc, j'aurai aimé connaitre ce qui est advenu du tireur.
 
Et concernant la nature du tir:

Citation :

Le tir ami, feu ami ou tir fratricide, tir fraternel est un euphémisme militaire désignant le fait d'être touché par les tirs venant de son propre camp ou de ses alliés.


dixit Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Tir_ami
 
Vous me parlez de meurtre, effectivement c'est bien un meurtre, il y en a eu + de 9 millions durant la première guerre mondiale uniquement.
 
Enfin, effectivement, mes messages manquent de pathos.
Vous présentant mes excuses les plus sincères, parce qu'apparemment je vous ai heurté.
 
Cdt
 

n°90941
Arnaud Car​obbi
Alc ixh xan
Posté le 07-12-2011 à 15:44:53  profilanswer
 

Bonjour à tous,

 

Petit tour dans ma vieille encyclopédie papier...
Fraternel : du latin fraternus, le frère.
Fratricide : du latin frater, le frère et caedere, tuer.
L’étymologie est sans équivoque et le terme qui se retrouve, et de loin, dans la littérature ou sur le net (encore que ce dernier ne soit pas une référence, n'importe qui pouvant écrire n'importe quoi et se retrouver référencé ; précision : il n'y a aucun sous-entendu lié à cette discussion dans cette parenthèse, juste un constat général), est le second.
Toutefois, l'usage  de fraternel par extension dans le sens "qui a lieu entre personnes unies comme frères" fait que l'on peut imaginer un usage avec le mot tir, mais les expressions de ce type sont plutôt à connotation positive : "amour fraternel" par exemple. On parle d'une lutte fratricide et non d'une lutte fraternelle.

 

Dans ce forum si fraternel, il est dommage que la question soit si fratricide.

 


Le problème de l'intitulé du sujet vient justement de l'utilisation d'une phrase de wikipédia. Non que wikipédia ne soit pas un outil intéressant, mais il ne faut pas tout prendre pour argent comptant. Et la phrase cité dans le message précédent en est hélas un bel exemple.

 

Version du 15 mai 2007 :
Le Tir ami est un euphémisme militaire désignant le fait d'être touché par les tirs venant de son propre camp.

 

Version du 13 mars 2011 :
Le tir ami, feu ami ou tir fratricide est un euphémisme militaire désignant le fait d'être touché par les tirs venant de son propre camp ou de ses alliés.

 

Version du 20 novembre 2011 :
Le tir ami, feu ami ou tir fratricide, tir fraternel est un euphémisme militaire désignant le fait d'être touché par les tirs venant de son propre camp ou de ses alliés.

 

Initialement, le terme d'euphémisme militaire ne porte que sur "Tir ami" avant d'englober d'autres expressions et en tout dernier "tir fraternel". La formulation de la phrase n'ayant pas été modifiée, cela donne l'impression que l'euphémisme est "tir fraternel"...

 

N'hésitez pas à consulter l'historique de l'article, c'est souvent fort intéressant :
http://fr.wikipedia.org/w/index.ph [...] on=history

 

Manger trop vite brûle la bouche, certes. Mais le temps est passé depuis la publication du titre et son auteur a toujours la possibilité de le modifier...

 

Quant à savoir s'il y a eu sanction, il faudrait peut-être voir du côté du SHD : il serait surprenant qu'il n'y ait rien sur cet accident tragique.

 

Cordialement,
Arnaud

Message cité 1 fois
Message édité par Arnaud Carobbi le 07-12-2011 à 15:45:14

---------------
Le parcours du combattant de 14-18  
Dernière mise à jour : 23/05/2012 - "Les soldats guyanais dans la Première Guerre mondiale".
n°90942
treizecinq
Posté le 07-12-2011 à 16:02:31  profilanswer
 

Arnaud Carobbi a écrit :

.../ Mais le temps est passé depuis la publication du titre et son auteur a toujours la possibilité de le modifier...


Le titre est modifié.  
 
Dès que possible, je jetterai un coup d'oeil sur le SHD.
 
Merci Arnaud, merci à tous.

n°90943
Arnaud Car​obbi
Alc ixh xan
Posté le 07-12-2011 à 16:08:32  profilanswer
 

Bonjour à nouveau,
 
Pour reprendre un autre proverbe congolais en guise de conclusion : Baana boole banwaninanga mfuka dinkondo, bukuna vana kati. Ni tir fraternel, ni tir fratricide, mais tir ami. Merci en tout cas d'avoir su entendre les arguments des uns et des autres sur cette question.
 
Pour le SHD, vous ne trouverez probablement rien sur le net, il faut y aller ! C'est à Vincennes. Et savoir où chercher ensuite est une toute autre question. Il y a déjà eu des sujets sur les recherches au SHD sur le forum.
 
Cordialement,
Arnaud


---------------
Le parcours du combattant de 14-18  
Dernière mise à jour : 23/05/2012 - "Les soldats guyanais dans la Première Guerre mondiale".
n°90945
Tanker
Posté le 07-12-2011 à 16:29:35  profilanswer
 

Bonjour,  
 
A propos de Wikipédia, tant qu'à pratiquer les langues étrangères, et reprenant la signature des messages d'un intervenant du forum Landships :
 
"It was once thought that if an infinite number of monkeys were given an infinite number of typewriters they would eventually come up with the complete works of Shakespeare". Thanks to the invention of Wikipedia, we now know that this is not the case.
 
Ce que vous donnez comme une citation (. . . tir fraternel est un euphémisme militaire . . .) n'est rien d'autre que le point de vue d'un rédacteur inconnu sur ce type d'incident, copié dans Wikipédia.
                        (une caractéristique de Wikipédia - tout le monde est chercheur, historien et écrivain !)  
 
Vous n'avez pas (de mon point de vue) exprimé un position personnelle sur la manière dont les militaires qualifieraient ces actes, ou simplement fourni une définition rigoureuse du fait citée (définition qui permet à tout le monde de savoir de quoi l'on parle), mais fait le simple coller-copier d'une opinion tirée de la dernière des références qui soit en matière d'encyclopédie . . . .  C'est bien entendu une opinion que vous êtes en droit d'approuver.
 
Votre sujet (ou vos questions) sur les tirs fratricides (au demeurant intéressant à lancer sur le forum) ne manque pas de Pathos*,  
mais seulement, me semble-t-il, de rigueur.
 
* Pathos : "moyens propres à émouvoir l'auditoire" - "emphase affectée, confuse et vaine dans un discours"
 
Les membres du forum ne cherchent pas de manière systèmathique à émouvoir dans les sujets qu'ils postent.
L'émotion vient d'elle-même à tout ceux qu'un sujet touche, sans avoir besoin d'un rajouter. . . .  
 
Comme vous l'avez fort bien fait remarquer "il me faudra faire preuve d’un peu plus d’ardente patience lors d’un futur sujet".
ou plus exactement commencer à défricher suffisamment le sujet pour :
                        - poser les bonnes questions,
                        - apporter les premiers éléments qui ouvriront correctement le débat.
 
Quand vous dites :
          "effectivement c'est bien un meurtre, il y en a eu + de 9 millions durant la première guerre mondiale uniquement."
 
Votre affirmation (pour le meurtre) est fausse.
C'est de part les lois de la République, y compris à l'époque, un homicide involontaire et non un meurtre.  
Là encore, il faut se reporter aux définitions de ces mots pour être précis. . . . (et pas aux opinions et point de vue de Wikipédia)
 
Finalement le point de vue que vous exprimer sur la guerre "9 millions -de meurtre - durant la première guerre mondiale uniquement"  
ramène bien, avec "tir fraternel est un euphémisme militaire" à ce que vous souhaitiez sans doute aborder dans votre sujet : à savoir  
votre opinion sur cette guerre et sans doute sur toutes les guerres . . .  
 
C'est certes aussi un sujet, mais probablement plus facile à aborder ouvertement en le dissociant de ceux des morts accidentels, et des avantages et défaut du FM Chauchat  . . . .  
 
Très bonne après-midi - Michel
 
PS : Il m'arrive de mettre mon nez dans Wikipédia, mais c'est d'abord pour longuement décortiquer, vérifier et recouper les données que je peux éventuellement ne voir aborder que là !


Message édité par Tanker le 07-12-2011 à 17:14:04
n°90946
Tanker
Posté le 07-12-2011 à 16:34:18  profilanswer
 

Arnaud,
J'étais sorti du sujet pour faire ma réponse et boire une tasse de thé . . .  
Doublé dans le virage !
 
Bonne soirée - Michel

n°90952
Tanker
Posté le 07-12-2011 à 18:05:01  profilanswer
 


Changer le  titre "tir fraternel, doux euphémisme militaire" en "tir ami, doux euphémisme militaire" ne change, de mon point, pas grand chose.
 
Soit le sujet est réellement les tirs fratricides et il faut simplement l'écrire, car un tir ami n'est en aucune façon systématiquement un tir fratricide.
 
Le titre tel quel n'apporte rien pour le lecteur qui va être tenté d'ouvrir le sujet. Un titre de sujet , c'est une vitrine !
C'est à la lecture du sujet qu'il va comprendre l'association qui est fait entre tir ami se "trompant" de destinataire . . .
et le point de vue suggéré que "tir ami" est "systématiquement" utilisé par les militaires pour qualifier les tirs fratricides.
 
Que ce point de vue puisse être développé dans le sujet va de soit mais il semble évident que si l'intention était bien d'aborder  
avant tout le problème des tirs fratricides, c'est tout simplement le titre quil fallait mettre.
Par ailleurs, le titre choisi n'ouvre pas sur cet emploi malheureux d'un FM et sur tout le développement sur les qualités et défauts de cette armes.
 
Lorsque l'on tape "tir fratricide" sur google, le premier sujet qui arrive est celui de Wikipédia . . . .  
Avec une première phrase : (inutile donc d'aller plus loin . . . . !).
"Le tir ami, feu ami ou tir fratricide" tir fraternel est un euphémisme militaire . . . .  
 
Pour Wikipédia, les quatres termes sont finalement bien rapidement associés comme synonymes !  
Ce qui est loin d'être le cas, car "tir ami" ou "feux ami"s sont utilisés couramment dans le vocabulaire et les documents militaires
sans que, pour autant, cela se rapporte au problème des tirs fratricides.
 
Et du coup, avec ce titre le sujet arrive sur google dans la mouvance des articles de Wikipédia . . . .  
et surtout, ce sujet du forum ressort maintenant avec les deux titres . . .  
 
On est loin du Chauchat et de sa manipulation délicate, dans les mains d'un soldat insconscient, mal instruit, indiscipliné, . . . . .  

n°90953
joe
Posté le 07-12-2011 à 18:43:10  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous.
 
En jargon militaire, l'expression un "tir ami" est une contraction de " un tir effectué par un, ou des, ami(s)". Il ne vous est pas forcement destiné. Et il arrive qu'il tombe sur l'ennemi.
Quant à l'utilisation des oxymores, c'est un autre sujet; à reserver pour l'agreg de langues.
 
Cordialement.


---------------
Joe
n°90957
Rutilius
Posté le 07-12-2011 à 19:39:08  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Diable ! Ne peut-on débattre sereinement d’un sujet somme toute intéressant, mais maladroitement intitulé ! Sont ici en cause non pas des « tirs fraternels », mais beaucoup plus exactement des « tirs confraternels », constitutifs d’ « accidents de service », pour reprendre la terminologie employée en droit de la responsabilité de l’État, également applicable aux Forces armées.  
   
   Et lorsque de tels accidents ont entraîné la mort, ils peuvent, bien entendu, être qualifiés d’ « homicides », s’ils sont la conséquence d’une imprudence ou d’une négligence fautive, mais en aucun cas de « meurtres », ce qui suppose que soit administrée la preuve d’un élément intentionnel. En temps de guerre, homicides et meurtres relèvent du Conseil de guerre.
 
   Le présent sujet pourrait donc être utilement réintitulé de la sorte : « Accidents de service par armes lourdes ou légères. » Cette formulation neutre mais juridiquement exacte devrait mettre fin au débat sémantique quelque peu stérile né ici sur le sens et la portée de l’adjectif « fraternel » appliqué à un « tir » par arme à feu.  
 
   Et pour la gouverne de tous, quelques définitions... puisées cette fois aux meilleurs sources...
 
 
   ● « Dictionnaire culturel en langue française », sous la direction d’Alain Rey, Dictionnaires Le Robert, Paris, 2005.
 
 
    « 1. FRATRICIDE, n. masc. (XVe s. réfection de fratrecide v. 1170, rare jusqu’au XVIIe s. ; empr. au bas lat. fratricidium, de frater « frère » et caerdere « tuer » ; (—> ciseau, occire). Le mot a été critiqué à l’époque classique : « Ceux qui disent fratricide parlent mal et et composent un mot qui n’est pas français. »  (Vaugelas, Remarques).
 
   Meurtre d’un frère, d’une sœur. Être accusé de fratricide. Le fratricide commis par Caïn.
 
   2. FRATRICIDE, n. et adj. (v. 1450 nom ; empr. au lat. fratricida, composé de frater et caerdere « tuer » —> 1. Fratricide.
 
  1. N. Personne qui tue son frère ou sa sœur. – Soricide, enregistré par Littré est inusité. – Adj. Un roi, un tyran fratricide. – Par ext. « [...] c’est l’orgueil qui arma Caïn de la masue fratricide [...] (Chateaubriand, Le Génie du christianisme).
 
  2. Adj. (1871) Qui conduit des hommes d’une même communauté (compatriotes, compagnons d’armes, etc.) à s’entretuer. Combat, lutte, guerre fratricide. » (op. cit., T. II., p. 1171).
 
 
    « CONFRATERNEL, ELLE, adj. (1829 ; dérivé de confrère d’après fraternel).
 
    Qui a rapport aux relations entre confrères ou consœurs. Amitié, émulation, rivalité confraternelle. Rapports de courtoisie confraternelle. » (op. cit., T. I., p. 1771).
 
 
   — « CONFRÈRE, n. m. (v. 1260 ; dérivé de confrérie, d’après frère et d’après le latin médiéval confrater XIe s., de frater —> frère).
 
   1. Personne qui appartient à une profession (généralement libérale), à une société, à une compagnie, considérée par rapport aux autres membres de cette société. —> collègue ; consœur. Mon confrère de l’Académie. Mon cher confrère. – Un médecin estimé de ses confrères. [...] » (op. cit., T. I., p. 1771).
 
 
   ● « Vocabulaire juridique – Association Henri Capitant », publié sous la direction de Gérard Cornu, Presses universitaire de France, Paris, 2e édition, 1990.
 
      Nota : Sont évoquées ci-après les dispositions de l’ancien Code pénal. Mais il s’agit de celles en vigueur lors de la Grande Guerre.  
 
 
   — « Assassinat.  
   
   Dér. du verbe assassiner, dér. d’assassin, empr. Au XVIe s. de l’ital. assasino, empr. de l’arabe hachâchin (plur.), propr. buveur de hachich, sectateur du Vieux de la Montagne (XIe s.).
 
   Meurtre aggravé, commis avec préméditation ou guet-apens, passible des peines plus lourdes que le meurtre ordinaire. V. homicide, parricide, infanticide. » (op. cit., p. 69).
 
 
   — « Homicide (I.).
 
   Subs. – Lat. homicidum, de homo : homme, et caedere : tuer.
 
   Fait de donner la mort à un être humain, soit volontairement (C. pén., art. 295) ou même avec préméditation (art. 296), soit involontairement (art. 319) ou encore de façon casuelle (auquel cas l’auteur échappe à toute répression), la mort pouvant être enfin la conséquence non voulue de violences volontaires (art. 309, al. 4 ; 312, al. 11). V. meurtre, assassinat, parricide, infanticide, régicide, suicide.
 
   — par imprudence. Fait de donner la mort à un être humain involontairement (par maladresse, négligence, inattention, etc.). » (op. cit., p. 396).  
 
   
    « Meurtre.
 
   Mot d’origine germ.
 
   1. Homicide volontaire ; terme générique désignant le fait de donner volontairement la mort (C. pén., art. 295). V. crime.
     
  2. Désigne parfois plus spécifiquement le meurtre seul (commis sans aucune circonstance aggravante) par opp. aux meurtres aggravés (ex. assassinat, parricide, infanticide, empoisonnement) naguère nommés crimes capitaux, dans les cas où ils risquaient d’entraîner la peine de mort. Comp. actes de barbarie, génocide, coups, homicide involontaire. » (op. cit., p. 512).  
 
    _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 07-12-2011 à 19:41:07
n°90958
treizecinq
Posté le 07-12-2011 à 20:29:28  profilanswer
 

Bonsoir,
 
j'ai renommé le sujet suite à la lecture du message de Rutilius.
Dans le cas présent, effectivement il s'agit d'un accident de service par armes lourdes ou légères.
 
La banane (entière) est pour Rutilius.
 
Cdt
 
 
 

n°90959
pat67
Posté le 07-12-2011 à 20:30:22  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Dans le cas présent on ne peut parler de tir fratricide. Ce terme est  plutôt employé lors d'une action de guerre et a pour cause les aléas de la bataille ou de l'armement.
Ici, il s'agit d'un accident de tir qui fait l'objet d'une enquête pour en trouver les causes : arme, munition, faute personnelle, non application des réglements, consignes, etc.
En cas de blessure ou de mort d'homme comme dans le cas présent, il y a forcément enquête (Voir JMO de la prévoté) puis s'il y a lieu tribunal militaire (A l'époque).
 
Cordialement
Patrick


Message édité par pat67 le 07-12-2011 à 21:40:35

---------------
Patrick
n°90960
guitoune33
droit devant
Posté le 07-12-2011 à 21:01:34  profilanswer
 

 Bonsoir tous
  La prévôté qui arrive à Wiencourt le 24 à 8h30 ne signale rien de particulier pas plus que les JMO de la 53DI dont ceux du SSD et du GBD pas plus que celui de la 105 Brig.Seuls les JMO des unités impliquées donnent deux  morts par accident identifiés.Pas de nom de responsable.Entre 2 batailles éprouvantes ce n'était peut-être pas le moment de perdre encore un homme.En plus d'une punition immédiate il est possible qu'il est été employé à des missions encore plus risquées que d'habitude et comme nous ne connaissons pas son nom impossible de savoir s'il a survécu.Sous réserve d'une bonne lecture des JMO.
  Je n'ai pas connu le Chauchat même si j'ai tiré au Lebel et à l'US17 mais le FM BAR n'aimait pas le sable et la Mat 49 demandait 2 ressorts dans le chargeur.
 Bonne soirée
  Cordialement
  Guitoune  


---------------
GP35
n°90970
POUDRIERE
Posté le 08-12-2011 à 10:20:53  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
et merci Rutilius dont les connaissances juridiques et judicaires m'ont appris la différence entre un meurtre et un homicide (par imprudence et/ou négligence).
 
Pour conclure, en ce qui me concerne, je citerai un autre oxymore à propos du responsable de ce drame :
silence assourdissant.
 
Bonne journée.


Message édité par POUDRIERE le 08-12-2011 à 12:36:45

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Patrick Fournié
n°90991
Rutilius
Posté le 09-12-2011 à 11:35:27  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   Bien qu’il s’agisse d’un homicide par arme blanche et non par arme à feu, exemple de procédure pénale suivie à l’encontre de l'auteur de ce crime, collègue de la victime convaincu d'alcoolisme chronique.
 
 
   Journal des marches et opérations de la 13e Compagnie bis du 17e Escadron du train des équipages militaires – 2 octobre 1915 ~ 31 décembre 1916  – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 1342/12, p. num. 12 et 13.
 
 
   « 22 [février 1916, à Salonique]. — Le conducteur Chatain Georges de la Compagnie, premier aide-cuisinier, a été tué par le conducteur Bouquet d’un coup de baïonnette au ventre. Chatain accompagnait jusqu’à la sortie du camp son beau-frère, sapeur du Génie, qui était venu le voir, lorsque arrivé près du poste, Bouquet, qui était sentinelle devant les armes, le somma une fois de s’arrêter. Il était 20 heures ; il n’avait pas à faire encore de sommations. Chatain ne s’arrêta pas, Bouquet piqua. Chatain blessé fut mené à l’hôpital n° 2 à 21 h 30, mais il y est mort ce matin à 5 heures. Chatain était un bon soldat, un brave homme, Bouquet un fou, un alcoolique. Le crime soulève l’indignation générale.
 
   23. — Bouquet sera traduit devant un Conseil de guerre. Une information est ouverte. Le Capitaine Carruette, de la compagnie 22/15 du Train, est désigné comme Officier de police judiciaire, le Maréchal des logis Barry de la Compagnie comme greffier.
 
   24. — Enterrement de Chatain au cimetière de l’Armée d’Orient. Tous les hommes de la Compagnie disponibles y assistent. Une collecte a été faite qui a permis d’acheter une modeste couronne ; le reste servira  à payer une pierre tombale et le complément sera envoyé à la veuve de Chatain (désirs exprimés par le beau-frère et le cousin de Chatain). Visite des camps par le Général Sarrail et le Général grec Moschopoulos.
 
   25. — Bouquet est transféré à la prison militaire sise rue Frank, à Salonique.

 
                                  .....................................................................................................................................................
 
   1er [mars 1916]. — [...] Bouquet est condamné à 2 ans de prison et passe au 1er Régiment de marche d’Afrique. [...] »
 
 
   Doux euphémisme du Service des pensions — ou simple auto-censure de son rédacteur : la fiche « Mort pour la France » établie au nom de ce malheureux soldat le déclare décédé, sans plus s’étendre sur les exactes circonstances de son trépas, « le 22 février 1916 à Salonique, Hôpital n° 2 (Grèce), [des] suites de blessures reçues le 21 février 1916 après le repas du soir » ! Bref ! il fut victime d'un simple accident postprandial !                                                  
                                                                 
                                                                  http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/CHATAIN Georges Lucien..jpg
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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