Forum Pages d'Histoire : Yv' Soldats de la Grande Guerre : denis33, 1 utilisateur anonyme et 22 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

En campagne avec Paul Lintier et Pierre de Mazenod

n°101408
ALVF
Posté le 21-09-2013 à 18:32:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonsoir,
 
Les livres de Paul Lintier ont été réédités (voir un message particulier dans le sujet "Pages du Bibliophile" )...mais pas encore ceux du capitaine de Mazenod, c'est d'ailleurs bien dommage car ils valent beaucoup mieux que la 3ème catégorie "moyenne" de Norton-Cru (qui n'aime pas, c'est vrai, les officiers d'active surtout quand ils sont catholiques!).
J'en profite pour remettre en ligne les photographies effacées de ce sujet déjà ancien et en ai rajouté quelques unes.
J'ai aussi développé la biographie du capitaine de Mazenod, en effet, j'ai trouvé ses affectations en 1939-1940 dans l'historique imprimé du 2ème R.A.M de 1939-40.
Je compléterai le premier message non encore réédité puis rajouterai quelques photographies supplémentaires, tirées de l'album de Georges X...dont je ne connais toujours pas le nom de famille!
Cordialement,
Guy François.


Message édité par ALVF le 21-09-2013 à 18:34:36
n°101409
ALVF
Posté le 21-09-2013 à 22:28:37  profilanswer
 

Bonsoir,
 
J'ai réintégré les photographies précédemment effacées de ce sujet et en ajouterai quelques unes ultérieurement.
Voici une autre photographie du 75 "éclaté" de la 28ème batterie du 44ème R.A.C au printemps 1915.
Rappelons que ces éclatements, souvent meurtriers, sont dûs à des projectiles hâtivement confectionnés dans des entreprises non suffisamment outillées pour une production complexe.
-jusqu'en décembre 1914, on enregistre qu'un accident par 500.000 coups tirés avec les excellents projectiles construits par les arsenaux et les grandes sociétés Schneider et Saint-Chamond.
-à partie de décembre 1914, date d'introduction dans les approvisionnements des projectiles confectionnés par des "margoulins" ayant bénéficié de douteuses recommandations ministérielles, la fréquence des accidents va atteindre 1 accident pour 3.700 coups tirés au lieu de 1 pour 500.000 auparavant!La crise des munitions ne sera surmontée qu'à la fin de l'été 1915 avec un retour à des normes de production plus draconiennes.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img665.jpg1..jpg
              Eclatement d'un tube à la 28ème batterie du 44ème R.A.C au printemps 1915.
Cordialement,
Guy François.

n°101971
ALVF
Posté le 01-11-2013 à 18:51:39  profilanswer
 

Bonsoir,
 
En souvenir de Paul Lintier et de Pierre de Mazenod, voici quelques photographies du Groupe de Renforcement du 44e R.A.C, tirées de l'album de notre cuisinier Georges:
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img083.jpg1..jpg
                       "Revue à l'occasion de la remise de la rosette du Commandant".
Cette légende rédigée par Georges, malheureusement non datée, évoque la remise de la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur au chef d'escadron Audouit (en tenue sombre), commandant le Groupe de renforcement du 44e R.A.C.Ce cliché date probablement de 1916.Un lecteur pourra peut-être préciser la date de nomination au grade d'officier de la Légion d'Honneur du chef d'escadron Audouit.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img082.jpg1..jpg
             "Quelques amis, en casque, Mallet, à gauche l'ordonnance du commandant".
On distingue entre les deux artilleurs évoqués, un maître d'armes, en béret, décoré de la Croix de Guerre.L'artilleur de droite porte les attributs du 13e R.A.C tandis que les trois autres artilleurs portent les insignes de collet du 44e R.A.C.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img081.jpg1..jpg
                             Maître d'armes du 44e R.A.C.
Ce maître d'armes appartient à l'entourage du chef d'escadron.C'est certainement cette proximité qui lui permet de coiffer un béret, couvre-chef à la mode en 1915, mais ensuite formellement interdit suite aux protestations des Chasseurs qui ne pouvaient supporter que leur coiffure traditionnelle soit portée par des "biffins" ordinaires, voire par des artilleurs non-alpins et, pire, par les planqués de l'arrière!
On sait pourtant dans les Armées que les "familiers" de l'entourage des "chefs" s'autorisent souvent des fantaisies qui ne seraient pas tolérées dans le "rang"...
Georges, cuisinier du commandant de groupe et du commandant de la 28e batterie, s'autorise lui-aussi cette fantaisie sur plusieurs clichés.
Cordialement,
Guy François.


Message édité par ALVF le 01-11-2013 à 18:59:00
n°101972
chanteloub​e
Posté le 01-11-2013 à 19:25:47  profilanswer
 

Bonsoir,
Magnifique. Un beau travail!
Au sujet des tubes de 75 éclatés, avez-vous quelques précisions" précises" car on raconte tout et n'importe quoi!
J'ai lu quelque part que l'on pouvait en compter plus de 500. Y-a-t-il quelque vraisemblance dans ce nombre?  
A bientôt
CC


Message édité par chanteloube le 03-11-2013 à 09:23:53
n°101973
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 01-11-2013 à 19:48:22  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   — AUDOUIT Édouard Henri Léopold, né le 21 avril 1870 à Cayenne (Guyane française) et décédé le 16 décembre 1938 à Cholon – quartier de Saigon, aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville – (Cochinchine – aujourd’hui Viêt-Nam –). Fils d’Edmond Volcy AUDOUIT, médecin de 1re classe de la Marine, et de Marie Anna Henriette BESSE, sans profession son épouse. Marié le 24 septembre 1903 avec Yvonne Suzanne Marguerite GUIEU ; divorcé d’elle le 25 janvier 1909. Remarié le 2 juin 1911 avec Marthe de MARCÉ. Chef d’escadron (active) au 3e Groupe du 231e Régiment d’artillerie de campagne (1er avril 1917 – D.M. n° 9 040 3 /3 du 13 mars 1917). Admis à la retraite le 1er janvier 1922 et nommé, avec son grade, dans la réserve. (Base Léonore, Dossier LH/72/41).
 
   Par arrêté du Président du Conseil, Ministre de la guerre, en date du 3 janvier 1918 (J.O., 4 janv. 1918, p. 178), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade d’officier.
 
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AUDUIT%20Edouard%20Henri%20Leopold..jpg
 
                                            (p. 180)


Message édité par Rutilius le 02-11-2013 à 09:26:37

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°101974
Charraud J​erome
Posté le 01-11-2013 à 20:59:46  profilanswer
 

Bonsoir

ALVF a écrit :


http://images.mesdiscussions.net/p [...] .jpg1..jpg
        Explosion d'un tube à la 28ème batterie du 44ème R.A.C au printemps 1915.


http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img666.jpg1..jpg
 
Question bête, je n'y connais rien, mais il doit y avoir eu un échange standard de pièce d'affut: Est ce normal de lire "45e regiment 34e batterie pièce n°..." sur l'affut alors que la légende ci-dessus donne "28ème batterie du 44ème R.A.C"?
 
Cordialement
Jérôme Charraud


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n°101976
ALVF
Posté le 01-11-2013 à 22:43:03  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Merci de votre intérêt pour ce sujet!
Merci à "Rutilius" pour ses précisions, la datation de la prise d'armes peut donc être fixée au début de 1918 et non pas en 1916.Le Groupe de renforcement du 44e R.A.C est devenu le 3e Groupe du 231e R.A.C depuis le 1er avril 1917 dans le cadre de la réorganisation de l'artillerie de campagne.Un petit détail, le capitaine de Mazenod écrit le nom de son commandant de groupe "Auduit" et les annuaires des officiers "Audouit", j'ai restitué l'orthographe changeante du nom dans la citation du texte du capitaine de Mazenod et dans les messages précédents.
 
Pour "Chanteloube": l'épidémie des éclatements de tubes de 75 commence en décembre 1914 dès la mise en service des lots de munitions de "nouvelle fabrication".Ces lots confectionnés par des ateliers faiblement équipés pour une fabrication aussi complexe sont à l'origine de la "1ère crise" du 75.
Alors que les explosions de tubes étaient inférieures à 10 depuis le début de la campagne, elles passent à 236 entre décembre 1914 et mars 1915, à 487 le 2 mai 1915 et continuent à un rythme plus faible jusqu'à l'automne 1915.
Quelques chiffres, il y a un incident par 500.000 coups tirés en employant les projectiles fabriqués par les arsenaux et les sociétés Schneider et Saint-Chamond avant la guerre.En mars-avril 1915, il y a un incident par 3700 coups tirés!
Le secrétariat d'état aux fabrications d'artillerie a autorisé les fournisseurs à pratiquer l'épreuve à 400 kg/cm2 au lieu de 1400 kg en temps de paix et la construction bi-bloc des obus (au lieu de monobloc), ce qui a abouti à ce désastre.Il y aura toutefois une "2è crise du 75" en 1916, de moindre intensité, due à l'adoption hâtive de fusées instantanées trop sensibles.
 
Pour Jerôme, l'inscription du 75 visible sur la photo date du temps de paix.Dans les parcs d'artillerie où les pièces passent très souvent, on assiste à des échanges et nivellements de dotations en fonction des besoins.
La parfaite interchangeabilité de tous les éléments du "75" permet de changer les affûts, les tubes, les freins et autres éléments sans aucun problème technique majeur.Dans les secteurs "agités", afin d'éviter les difficiles opérations de sortie et de mise en batterie, il est aussi courant pour un régiment relevé d'échanger ses pièces avec l'unité relevante.Ainsi, à Verdun, cette pratique est quasi constante pendant la bataille de 1916 et encore en 1917.
L'étude des livrets de pièces et documents réglementaires d'entretien des pièces montrent que la "vie" d'un "75" est extraordinairement complexe et comporte de multiples échanges d'éléments au cours de ses nombreux passages au Parc.Il ne faut pas oublier qu'en 8 jours de préparation d'artillerie, un tube de 75 peut tirer 3000 coups (vérifié sur un livret de pièce de 75).
Cordialement,
Guy François.


Message édité par ALVF le 01-11-2013 à 22:50:36
n°101977
Charraud J​erome
Posté le 01-11-2013 à 23:19:02  profilanswer
 

Bonsoir
Merci pour l'information. Je pressentais ce côté échange standard.
Cordialement
Jérôme


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n°101994
chanteloub​e
Posté le 02-11-2013 à 18:53:42  profilanswer
 

Bonsoir,
Merci pour les précisions concernant les éclatements de tubes de 75.
J'avais cru comprendre que l'on pouvait aussi mettre en cause des fabrications non conformes de tubes.
On comprend que des fabrications mises en route hâtivement avec des matériels subventionnés aient conduit à des séries d'obus "loupées".
Dans un autre ordre d'idées, est-il vrai que les Allemands donnaient le poids et les charges de leurs séries d'obus à leurs artilleurs ?
Merci encore.  
A bientôt.
CC

n°102000
ALVF
Posté le 02-11-2013 à 22:53:42  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Concernant les éclatements de tubes, il n'y a pas d'exemple de fabrication non conforme de tubes de 75.Les conditions de réception et d'épreuve des tubes et des freins ont été constamment maintenus à un très haut niveau de qualité et la fabrication des tubes a été effectuée quasi exclusivement au sein des Ateliers de fabrication de l'Etat avec des sous-ensembles construits par Schneider ou par des sous-traitants de Schneider.
Le poids des charges et surtout celui des obus sont des facteurs capitaux pour la préparation du tir, les variations de poids des projectiles étant assez notables en fonction des fabrications.En Allemagne comme en France, les artilleurs ont sous les yeux ces éléments afin de pouvoir utiliser à bon escient les tables de tir.
En France, les marquages des obus se divisent en catégories correspondant à des variations de poids par tranches de 150 grammes pour l'obus de 75 et les douilles fournissent le poids de la charge.Les charges de poudre en douilles encartouchées font l'objet d'essais par lots au sein des poudreries et ateliers de chargement.Les tables de tir françaises tiennent compte des variations de poids correspondant au lotissement des projectiles.
Voici d'ailleurs ce que prescrit à ce sujet la Note relative aux marques apposées sur les cartouches de 75 et leurs éléments-Edition du 11 novembre 1918:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img085.jpg3..jpg
                                   Lotissement par poids des obus de 75.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img086.jpg3..jpg
                                 Exemple de marquages de la douille du 75.
Cordialement,
Guy François.

n°102001
chanteloub​e
Posté le 03-11-2013 à 09:05:27  profilanswer
 

Bonjour Guy François,
 
Merci de vos réponses rapides.  
On... (enfin..je) y voit plus clair ainsi. J'ignorais le détail de ce que vous exposez et ne parlerai plus de "tubes non conformes"  
Il me semble qu'il y a eu  souvent confusion et que l'on a mis "sur le dos des tubes"  ce qui était du aux obus.
M'autorisez-vous à faire une fiche communiquable avec les réponses que vous avez données? Si j'utilise publiquement, ce qui va se produire bientôt, vos informations je citerai ma source évidemment.
Merci encore  
A bientôt
CC

n°102018
ALVF
Posté le 03-11-2013 à 22:38:11  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Vous pouvez bien sûr employer les données figurant dans ces sujets!
Je vous signale par ailleurs mon petit livre sur le "75" publié cet été chez "Ysec", décrit en rubrique "artillerie", qui sous un faible volume et pour un prix très modique (5 Euros) contient beaucoup de données et d'illustrations sur le "75 modèle 1897".
Cordialement,
Guy François.

n°102635
ALVF
Posté le 14-11-2013 à 18:49:04  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Quelques photographies de la 28e batterie du 44e R.A.C:  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img130.jpg1..jpg
                                  La 2e pièce de la 28e batterie du 44e R.A.C.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img120.jpg
"La fine équipe de la cuisine à leur (sic) poste", la bouteille bouchée porte la mention "Source de Vichy", il semble probable que son contenu soit fort différent...
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img128.jpg2..jpg
    "Un jeu de cartes entre vieux copains", cette photographie est datée du 24 septembre 1916.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img129.jpg2..jpg
     Notre cuisinier Georges, pensif, devant sa cuisine.
 
Cordialement,
Guy François.

n°102726
ALVF
Posté le 17-11-2013 à 22:54:21  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Quelques photographies de Ville-en-Woëvre en 1915:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img122.jpg
                                 "La rue principale de Ville, un coin non incendié."
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img123.jpg
                                   Premières destructions, le clocher est écorné.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img124.jpg
                            Impacts à 20 mètres du cantonnement de Georges.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img125.jpg
                                    La destruction méthodique de Ville-en-Woëvre.
Cordialement,
Guy François.

n°102923
ALVF
Posté le 27-11-2013 à 18:57:04  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Je termine ce soir la présentation des photographies de notre témoin Georges.
D'abord deux photographies non localisées mais apparemment assez tardives:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img126.jpg1..jpg
                                                Un village en ruines.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img127.jpg2..jpg
               Un observatoire d'artillerie aménagé dans une maison en ruine.
 
Au delà des images du conflit, les portraits de quelques bons camarades subsistent pour le reste de l'existence à venir.L'amitié née de la guerre a été un des rares facteurs capable d'aider à surmonter des épreuves dont nos Sarthois n'avaient aucune idée lors de la mobilisation d'août 1914.
Voici quelques "Amis de Georges":
                        http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img118.jpg
                                                Un poilu dans la neige.
                        http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img119.jpg
 Notre cycliste, déjà vu, probable agent de liaison dont la Croix de Guerre témoigne de deux citations.
 
Pour terminer, un portrait de notre inconnu Georges posant fièrement avec sa Croix de Guerre.
Le hasard permettra peut-être de restituer un jour le nom de ce modeste poilu, probable aubergiste de campagne, en tout cas cuisinier de sa Batterie et du commandant de Groupe au Groupe de Renforcement du 44e R.A.C devenu Groupe du 231e R.A.C le 1er avril 1917.
                                 http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img661.jpg2..jpg
                                                                 Georges X... du 231e R.A.C.
 
Cordialement,
Guy François.

n°104407
augustomag​us
Posté le 07-02-2014 à 22:15:35  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous Bonsoir  
 
J'essaye de retracer le parcours de  tous les régiments qui sont passés dans mon secteur pendant la 1ère bataille de la marne entre le 6 et le 12 septembre 1914.  
 
Si j'en crois les JMO le 44 et 31ème RAC sont passés dans le secteur de NANTEUIL LE HAUDOUIN (60).  
 
Selon les informations que j'ai pu obtenir en local, le 44 RAC serait à l'origine du recul des troupes allemandes du 72ème et 94ème RI suite à des combats menés dans le secteur de NANTEUIL LE HAUDOUIN.  
 
Je suis preneur de tous renseignements que vous vous voudrez bien me communiquer
 
cordialement
 
 vincent

n°104595
ALVF
Posté le 16-02-2014 à 16:41:36  profilanswer
 

Bonjour,
 
Notre ami Georges vient de réapparaître ce matin dans la boîte de photographies d'un marchand professionnel ce qui montre que son album a été très sérieusement "désossé" au cours des temps car ces photos portent au dos l'écriture de notre artilleur!
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img377.jpg
  Une photo datant d'avant le 1er avril 1917 car nos artilleurs appartiennent encore au 44e R.A.C.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img375.jpg1..jpg
Une photographie d'octobre 1917 autour d'une bouteille de Calvados et où un artilleur de la lourde a amené en voisin deux obus de 155 dont l'un promis "aux boches"!
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img376.jpg1..jpg
Une photographie de 1917 où Georges remarque mélancoliquement "Nous faisons tous aussi vieux les uns que les autres!".Pourtant la guerre va durer encore 18 mois...
Cordialement,
Guy François.

n°110260
ALVF
Posté le 07-12-2014 à 18:44:00  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Une question ayant été posée dans la rubrique "artillerie" sur le Groupe de Renforcement du 44e R.A.C du Mans, je publie cette photographie qui clôture parfaitement ce sujet.
Cette photo montre le passage des pièces du 231e R.A.C lors de la prise d'armes "triomphale" du 24 août 1919 au Mans. Il y a une chance sur trois pour que ces artilleurs proviennent de l'ancien "Groupe de Renforcement du 44e R.A.C" devenu le 1er avril 1917 le "3e Groupe du 231e R.A.C".
Une quasi-certitude, notre témoin Georges X..., appartenant à une classe ancienne, a certainement été démobilisé depuis quelques semaines mais il est hautement probable qu'au milieu de la foule, il soit bien là et que ses yeux se mouillent à la vue de l’Étendard du Régiment rappelant les sacrifices passés ayant amené cette victoire qui sera si éphémère...
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/LeMans24aout1919.jpg
                           Le 231e R.A.C rentre au Mans le 24 août 1919.
 
Cordialement,
Guy François.

n°110261
dominique ​rhety
Posté le 07-12-2014 à 21:35:50  profilanswer
 

Bonsoir,
 
le Chtimiste a mis en ligne un album photos du 44e RAC daté de 1911. Y figurent sans doute quelques camarades de Lintier et Mazenod.  
Le carnet d'un artilleur de la 27e batterie du 44e RAC, à qui appartenait cet album, est également consultable sur ce même site : http://www.chtimiste.com/carnets/Biney/Biney.htm
 
A la lecture des dernières lignes on apprend que Charles Biney a été blessé le 24 octobre 1915, en même temps que le maître-pointeur "Faine" était tué. Lintier consacre un chapitre, Le dernier acte, dans Le Tube 1233 et Pierre de Mazenod quelques lignes dans Les étapes du sacrifice à cet événement.
 
Cordialement.


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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°110456
commios
Posté le 17-12-2014 à 19:30:55  profilanswer
 

Bonsoir Monsieur François,
 
Plus qu'un grand merci pour nous faire partager toutes ces informations sur les gars du 44e R.A.C. et les exceptionnelles photographies de Ville-en-Woëvre où mourut le 17 avril 1915, un Poilu de "mon" petit village du Pas-de-Calais (284e R.I.). Je suis en train de lui consacrer une étude.
Au plaisir de nos correspondances.
Commios


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commios
n°113046
ftbo
Posté le 29-05-2015 à 17:21:10  profilanswer
 

dominique rhety a écrit :

Bonsoir,
A la lecture des dernières lignes on apprend que Charles Biney a été blessé le 24 octobre 1915, en même temps que le maître-pointeur "Faine" était tué. Lintier consacre un chapitre, Le dernier acte, dans Le Tube 1233 et Pierre de Mazenod quelques lignes dans Les étapes du sacrifice à cet événement.
Cordialement.


 
Bonjour à tous,
 
À propos de Faine, j'ai cherché sur Mémoire des Hommes de qui il pouvait bien s'agir mais je ne trouve personne avec ce nom au 44e RAC (ni sur Feine ou Faisne ou d'autres orthographes improbables)...  
Voilà c'était pour faire avancer le schmilblick  ;)  
 
Cordialement,
 
Frédéric


Message édité par ftbo le 29-05-2015 à 17:22:31
n°113055
dominique ​rhety
Posté le 30-05-2015 à 08:36:13  profilanswer
 

Bonjour,
"Faîne" est la transcription phonétique que fait Lintier du nom d'Henri PFEND :  
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] m_rotate=F
 
Cordialement.


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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°113668
ALVF
Posté le 27-07-2015 à 17:44:31  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Le hasard faisant toujours bien les choses, j'ai enfin pu identifier notre témoin "Georges" dont les photographies illustrent ce sujet.
En fouillant les boîtes d'un brocanteur manceau, mon attention a été attirée par une photographie, dédicacée "A mon bon camarade Laloue en souvenir de notre séjour commun à Ville-en-Woëvre". Cette dédicace porte la date du 6 février 1915 et est signée Cathelinaud dit "Kalkas" des "Concerts Parisiens".
Cette photographie provient sans aucun doute de l'album dépecé de Georges.
En effet, une consultation rapide des archives en ligne de la Sarthe permet d'identifier Laloue Georges, Albert, Raphaël, né le 24 mai 1887 au Mans, ayant effectué son service militaire au 25e R.A.C puis réserviste au 44e R.A.C du Mans, passé ensuite le 1er avril 1917 au 231e R.A.C dans le cadre de la réorganisation de l'artillerie de campagne lorsque le Groupe de Renforcement du 44e R.A.C est devenu un des trois groupes du "nouveau" 231e R.A.C.
Georges Laloue était non pas aubergiste mais bien boucher et fut affecté à l'état-major du Groupe de Renforcement du 44e R.A.C le 7 mai 1916.
Notre artilleur a servi constamment au front à l'exception d'une courte période du 30 mai au 27 juin 1915 (évacuation à l'intérieur).
Sa citation à l'ordre du régiment date du 12 septembre 1917 et souligne "son sang-froid et calme imperturbable sous les plus violents bombardements".
Voici la photo, ayant permis la solution de l'énigme:
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/44eRACCathelinaud.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/44eRACCathelinaud1915.jpg
Cette fois,Georges est bien sorti de l'anonymat!
Cordialement,
Guy François.


Message édité par ALVF le 27-07-2015 à 17:57:29
n°113674
rugby-pion​eers
Posté le 28-07-2015 à 10:45:57  profilanswer
 

Bonjour,
Superbe conclusion à ce riche sujet !
Je ne suis même pas surpris que vous soyez finalement parvenu à l'identifier !


---------------
Frédéric
www.rugby-pioneers.com
n°118117
ALVF
Posté le 15-07-2016 à 22:08:52  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Je croyais ce sujet définitivement clos mais je viens de vérifier que le "monde est petit". En effet, j'ai trouvé dans un lot de photographies du 25e R.A.C de Châlons-sur-Marne cette photographie de deux artilleurs, appartenant à la classe 1907 et, au dos de la photographie, figure au crayon la mention d'un seul nom...et ce nom est "Laloue".
A l'examen, il n'y a aucun doute, l'artilleur à gauche du cliché est bien "Georges Laloue" de la classe 1907, ayant effectué son service militaire au 25e R.A.C, avant d'être affecté dans la réserve au 44e R.A.C du Mans, celui là même dont les photographies illustrent ce sujet !  
Voici donc la photographie de Georges Laloue, plus jeune, la place de ce cliché devrait être chronologiquement la première du sujet car elle doit dater de 1909 environ:
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/GeorgesLaloue.jpg
                Georges Laloue et un camarade du 25e R.A.C de Châlons-sur-Marne vers 1909.
 
Cordialement,
Guy François.

n°121698
ALVF
Posté le 27-03-2017 à 18:35:43  profilanswer
 

Bonsoir,
 
En hommage à Paul Lintier, voici une photographie de sa tombe au cimetière de Mayenne (Mayenne). L'écrivain est inhumé auprès de ses proches dont son Père qui fut maire de la ville de Mayenne.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/TombePaulLintier.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/P.Lintier.jpg
                                                                   Tombe de Paul Lintier          
 
Cordialement,
Guy François.            


Message édité par ALVF le 27-03-2017 à 18:38:20
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