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Centre de recrutement du Gard

n°91085
histo18
carpe diem
Posté le 13-12-2011 à 20:43:23  profilanswer
 

Bonsoir,
 
A la recherche de quelques Ardéchois je constate que le Gard recrutait à Nimes et Pont-Saint-Esprit alors que, a priori, il ne devait y en avoir qu'un centre au niveau de la préfecture du Département (Gard, Nîmes).
 
Les conditions de vie devaient être suffisament rudes pour que les Ardèchois migrent dans des régions plus propices. L'hécatombe de la première guerre ayant amplifié cette migration.
 
Quelqu'un aurait il une idée sur cette particularité ? Les registres matricules de Pont sont ils consultables à Pont ou à Nîmes?
 
Puis-je trouver de l'aide auprès d'un Forumeur Gardois ?
 
Je vous remercie et vous présente mes salutations.

n°91100
Francis du​ Vivarais
L'histoire est un éternel
Posté le 14-12-2011 à 17:41:00  profilanswer
 


      Bonjour Histo 18,  
 
      Rassurez vous, j'ai été comme vous, quand j'ai recherché à Privas la FM de mon GP, né dans l'arrondissement de Largentiére. Elle était en fait à Nimes dans le centre de regroupemnt de Pont st Esprit. Pourquoi ?
 
      Les conscrits des 22 cantons du nord de l'Ardèche était appelés à Privas, et dessiminés dans l'infanterie locale du 61e ri, et dans les bataillons de chasseurs 24e, 64e, 11e, 51e etc. des Alpes du nord. Les conscrits des 20 cantons du sud étaient appelés à Pont à la caserne Pépin du 55e ri, intégrés dans le 55e local, ou pour les chasseurs dans les 6é, 27e, 46e, 67e. des alpes du sud, etc. D'autres allaient dans l'artillerie à Nimes pour le sud et à Lyon ou Grenoble pour le nord. Quand les casernes étaient pleines, certains appelés étaient parachutés dans d'autres casernes ; c'est le cas d'albert Marquand et de qqs Albenassiens qui vont aller faire leurs classes à Digne ( Voir mon livre " Et le temps à nous est compté" 2011), A l'inverse un Castrais, Victorin Bès viendra faire ses classes à Privas et les racontera dans " Journal de route" 2010.
 
      Vous trouverez à Nimes aux AD, rue des chassaintes, qui vont bientôt déménager, toutes les fiches matricules des ardéchois du sud. J'y suis allé de nombreuses fois. encore il ya 8 jours. Peut-être pourrions nous, nous y rencontrer. Laissez vos coordonnées sur mon mail particulier.
 
       Cordialement.    Francis.
 
 

n°91124
olive
Posté le 15-12-2011 à 22:51:24  profilanswer
 

Bonjour histo 18 et Francis,
 
Je vais pouvoir enfin me rendre utile sur ce forum. A force de demander des renseignements, pour une fois que je peux filler un coup de pouce je ne vais pas me géner.  
Je suis également proche de Nîmes, et l'on peut consulter au AD, les registres matricules de Ponts et Nîmes, mais il faut "jongler" quelques fois entre les 2 pour trouver le soldat que l'on recherche. Si je peux vous être d'une aide (sans être trop pressé !), je le ferais volontiers.
 
Bonne soirée à tous, Olivier.

n°91144
histo18
carpe diem
Posté le 18-12-2011 à 15:09:43  profilanswer
 

Bonjour,
Merci à Francis du Vivarais de consulter ses MP.
 
Salutations.

n°91145
Guilhem LA​URENT
Posté le 19-12-2011 à 12:48:09  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,

 
histo18 a écrit :

[...]A la recherche de quelques Ardéchois je constate que le Gard recrutait à Nimes et Pont-Saint-Esprit alors que, a priori, il ne devait y en avoir qu'un centre au niveau de la préfecture du Département (Gard, Nîmes).
Quelqu'un aurait il une idée sur cette particularité ? Les registres matricules de Pont sont ils consultables à Pont ou à Nîmes?[...]

 
Francis du Vivarais a écrit :

[...]Les conscrits des 20 cantons du sud étaient appelés à Pont à la caserne Pépin du 55e ri, intégrés dans le 55e local, ou pour les chasseurs dans les 6é, 27e, 46e, 67e. des alpes du sud, etc. D'autres allaient dans l'artillerie à Nimes pour le sud et à Lyon ou Grenoble pour le nord. Quand les casernes étaient pleines, certains appelés étaient parachutés dans d'autres casernes ; c'est le cas d'albert Marquand et de qqs Albenassiens qui vont aller faire leurs classes à Digne ( Voir mon livre " Et le temps à nous est compté" 2011)[...]

 

Attention aux confusions : dépôt d'unité et bureau de recrutement.

 

Voici quelques éléments extraits de ce fil (voir la superbe carte d'Arnaud) : http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 1085_1.htm

 

Militairement la France était divisée en régions militaires, elles-mêmes divisées en subdivisions militaires.

 

Administrativement le département du Gard était divisé en quatre arrondissements (Alais, Le Vigan, Nîmes et Uzès) et avait deux chefs-lieux de subdivisions militaires sur son territoire (Nîmes et Pont-Saint-Esprit). Dans chaque chef-lieu de subdivision militaire il y avait un bureau de recrutement (Nîmes et Pont-Saint-Esprit).

 

Pour info, l'arrondissement d'Uzès est supprimé en 1926, les cantons du dit ont été rattachés à l'arrondissement de Nîmes.
 
Limites des subdivisions militaires:

 

- subdivision de Nîmes : arrondissements d'Alais, du Vigan et de Nîmes.
- subdivision de Pont-Saint-Esprit : arrondissement d'Uzès auquel il faut ajouter celui de Largentière (Ardèche) et les cantons de Viviers, Bourg-Saint-Andéol et Villeneuve-de-Berg de l'arrondissement de Privas (Ardèche)
 
Les personnes (ardéchois d'origine ou de migration) domiciliés à l'age de 20 ans dans les cantons du sud de l'Ardèche cités précédemment étaint donc gérés militairement par le bureau de recrutement de Pont-Saint-Esprit dans le Gard.

 

Les bureaux de recrutement avaient notamment pour mission la préparation des opérations relative à la formation des classes et à l'établissement, ainsi qu'à la tenue des registres matricules. Il ne s'agissait que de simples bureaux administratifs avec du personnel militaire.

 

Pour ce qui est de la répartition du contingent ceci est beaucoup plus complexe.

 

Un individu était donc en fonction de son domicile, l'année postérieure à celle de ses vingt ans, successivement :
- recensé par l'administration communale, cantonale et départementale (civile) - janvier.
- évalué par le conseil de révision (départemental) - mars, avril, mai.
- géré administrativement par un bureau de recrutement (militaire) - tout au long de son temps militaire (active, réserve, territoriale, réserve de la territoriale)
 - incorporé dans un dépôt (quelconque, mais plutôt régional) - septembre ou octobre suivant les classes.

 

Enfin, pour info toujours, la caserne Pépin à Pont-Saint-Esprit était le lieu du dépôt du 55e RI, ainsi que le lieu de stationnement du 2e bataillon au début de 1914 (portion centrale), mais le colonel et son état-major ainsi que les 1er et 3e bataillon étaient stationnés à Aix-en-Provence (portion principale)

 

Bien amicalement

 

Guilhem


Message édité par Guilhem LAURENT le 19-12-2011 à 13:54:27

---------------
On oubliera.
Les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont.
L'image du soldat disparu s'effacera lentement dans le coeur consolé de ceux qui l'aimaient tant.
Et tous les morts mourront pour la deuxième fois.

n°91163
Francis du​ Vivarais
L'histoire est un éternel
Posté le 20-12-2011 à 16:55:55  profilanswer
 

 
           Bonjour à toutes et tous.
 
           Merci Guilhem pour toutes vos précisions. En effet la carte de regroupement parle d'elle meme.
 
           Cordialement.  
 
           Francis.


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