Bonjour,
Si la correspondance était réglementée "Je t'écrirais six fois par mois, deux lettres et quatre cartes et tu me feras réponse à chacune de mes lettres et cartes ; (...)" (Ulm le 8 août 1916), il semble qu'il n'en ait pas été de même pour les colis et que les envois n'étaient pas limités : " De l'argent, tu n'as pas besoin d'en envoyer beaucoup, mais des colis tant que tu pourras." (20 septembre 1916).
Le poids des colis était par contre limité : " Au sujet des colis (...) on peut en recevoir jusqu'à 5 kilos." (19 août 1916).
Concernant mon AGP, il recevait en moyenne 2 colis par mois de sa famille, de temps en temps un de la préfecture, de la Haute-Garonne je suppose puisqu'il était de Toulouse, ainsi que de l'Express, sur ce dernier point, je ne sais pas de quoi il s'agit. Si quelqu'un peut d'ailleurs me renseigner à ce sujet, je lui en serais gré.
Voici des exemples de colis : "j'ai reçu le 9ème colis contenant chataignes, beurre, saucisson, boites, daube, haricots, pois; paquets crevés, sucre, café vermicelle." (21 janvier 1917); "Aujourd'hui j'ai reçu ton 28ème colis contenant vermicelles, macaroni, haricots, lard, maggi, saucisse, savon,café, sucre, sardines à la tomate, oignons, tabac et cahiers." (14 octobre 1917).
Ces colis étaient parfois complétés par des vêtements.
Dans un pays subissant le blocus et où la nourriture était rationnée, on peut penser que, pour soulager la charge que représentait un si grand nombre de prisonniers, les autorités allemandes ne pouvait entraver un tel apport de nourriture.
Cordialement.
Jean-Marie