charraud jerome | LABARBE Bernard a écrit :
Bonjour,
Trouvé ce site: http://www.fusilles14-18.fr .Peut-être en a-t-il déjà été question ici, l'auteur annonce 923 exécutions, chiffre précis, dont plus de 600 (moins précis) "pour l'exemple", j'en était resté aux 600.
Je n'ai pas tout exploré dans ce site que je découvre, il y en aurait donc plus de 300 hors "pour l'exemple" ?
Vaste sujet que les fusillés on le sait. Innocents, fortes têtes, pauvres garçons un peu demeurés, assassins, etc. Et parmi tout ça les "pour l'exemple".
923, des sources ou infos pour les 300 de plus ?
Cordialement,
Bernard
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Bonjour
Voilà nous y sommes. Le calendrier fait que nous allons voir fleurir des sites de ce genre où sans aucune réelle recherche, on avance des noms, des chiffres. Nous allons ainsi voir fleurir des pseudos-sites historiques sur le sujet, tentant le récupérer le filon.
Sans prendre garde, sans donner aucunes sources, on balance un chiffre, des données. Perso, en incluant les "espions", j'arrive à un peu plus de 700.
Plus qu'une citation du général BACH, j'aurais bien voulu connaitre la page concernée donnant le contexte de ce chiffre.
La seule solution concernant ce sujet est, comme il fut un temps prévu, de constituer une équipe de vrais spécialistes, ayant accès aux vraies sources. Quel est notre droit de considérer qu'untel est fusillé pour l'exemple ou pas? Nous ne sommes pas Historiens et encore moins Juristes. En tant que citoyen, nous avons cependant le droit de nous émouvoir.
Nos autorités nationales n'ont pas encore perçues le caractère salubre de cette recherche.
La seule solution:
"Il est bien sûr inconcevable qu'un siècle plus tard, des cas soient rejugés. On ne peut porter de jugement rétrospectif sur les hommes ni sur les institutions du passé, qui appartiennent à un moment de notre histoire. En revanche, une commission rassemblant des historiens, des juristes, des représentants d'associations et du Service historique de la Défense, pourrait s'efforcer d'établir certains faits concernant le sort de soldats disparus lors de la guerre et considérés « non morts pour la France ». Une telle commission pourrait examiner les cas soumis par des familles, des associations ou que des travaux de recherche auraient révélés. Et, pour les condamnations judiciaires qui lui apparaîtraient comme éminemment contestables eu égard aux faits rassemblés, elle pourrait, sans aucun jugement sur les acteurs de l'époque, proposer à la Cour de cassation de prononcer leur annulation sans renvoi, comme dans son arrêt de 1906 concernant le capitaine Dreyfus.
Les historiens ont raison de ne pas accepter aveuglément d'être, dans des procès concernant des faits anciens, des auxiliaires de la Justice pour juger des prévenus. En revanche, ne sont-ils pas dans leur rôle lorsqu'il s'agit d'éclairer la société française d'aujourd'hui sur des faits occultés du passé ? Et si leurs recherches leur permettent de conclure que certaines condamnations prononcées alors apparaissent éminemment douteuses, ne pourraient-ils pas émettre des avis favorables à des annulations, transmis à la Cour de cassation ? De tels avis ne pouvant bien sûr porter que sur la levée symbolique de condamnations judiciaires et jamais sur d'absurdes condamnations rétrospectives.
Dans le cas des victimes de jugements qu'une telle commission proposerait d'annuler, comme dans celui des victimes d'exécutions extrajudiciaires ou de déportations administratives qu'elle souhaiterait voir réhabiliter, elle pourrait recommander que les intéressés bénéficient officiellement de l'inscription « mort pour la France » (transcrites sur les registres d'état-civil) et que leurs noms, s'ils n'y figurent pas déjà, soient ajoutés sur les monuments aux morts.
L'objectif d'une telle commission serait d'essayer de faire la lumière sur le plus grand nombre possible de ces faits pour le centenaire, en 2014, du déclenchement de la Grande Guerre."
Signé:
André Bach, général C.R., ancien chef du Service historique de l'Armée de Terre,
Jean-Pierre Dubois, professeur de droit, président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH),
Gilles Manceron, historien et vice-président de la LDH,
Claude Pennetier, historien (CNRS),
Michel Tubiana, avocat, président d'honneur de la LDH.
Sources: Médiapart janvier 2010 http://www.mediapart.fr/node/73594
Cordialement
Jérôme Charraud Message édité par charraud jerome le 27-06-2011 à 14:40:36 ---------------
Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
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