mounette_girl "Toto français, Porte-Bonheur" | Bonjour à toutes et tous, bonjour Grégoire.
Personnellement, je viens surtout pour vous souhaiter la BIENVENUE dans notre Forum. Et ce, d’autant plus ...que mon ascendance paternelle est de l’Argonne ardennaise (d’où mon petit sanglier en guise de signature !) et notamment d’Imécourt, Landres, Champigneulle, Rémonville etc.. probablement aussi de Saint-Juvin et de Grandpré, mais également de l’Argonne meusienne, comme Montfaucon etc..
Personnellement, je possède une monographie très détaillée concernant le village de LANDRES et de son hameau St GEORGES, intitulée :
Histoire d’un village des Ardennes pendant la grande guerre par A. Vauchelet, ouvrage couronné par l’Académie Nationale de Reims, en 1921, et préfacé par M. Lucien HUBERT, Sénateur des Ardennes. Voici un extrait de cette préface :
« On a déjà écrit bien des ouvrages sur la Grande Guerre. On a décrit les opérations militaires, dénombré les armées, étudié les plans stratégiques ; on a exposé la lutte diplomatique ; on a fouillé les problèmes économiques et financiers. Il est bon de faire revivre également la vie civile de notre pays des deux côtés de la barrière. Et quel récit serait plus émouvant que l’histoire d’un village « envahi » de 1914 à 1918 !
« M. Vauchelet a compris tout l’intérêt et l’utilité d’un pareil récit, et il nous offre aujourd’hui l’histoire du village ardennais de Landres et St-Georges pendant cette tragique période.
« Abondamment documenté, connaissant parfaitement le pays et les habitants, il nous donne un tableau particulièrement précis et vivant de la vie locale de sa commune durant ces années douloureuses. Il a noté avec une scrupuleuse exactitude, avec une netteté parfaite, avec un ordre rigoureux et aussi avec une émotion contenue et sincère tout ce qu’il a vu, entendu, appris.
« Il fait défiler sous nos yeux ce terrible drame qu’a été la guerre dans nos malheureux pays : c’est d’abord la gaieté et l’insouciance du mois de juillet 1914, puis, brutalement, comme un coup de tonnerre dans un ciel d’été, la déclaration de guerre ; et, après une période d’espoir, voilà le malheur qui s’abat sur nos contrées : les premiers revers militaires, l’évacuation rapide, affolée, tragique, de la population civile devant l’ennemi qui la presse, les épisodes déchirants de cette fuite éperdue. Puis c’est la longue et cruelle période de l’invasion : pendant quatre années, le village et les habitants qui y sont demeurés, subissent la loi du vainqueur et toutes les tortures morales et physiques qui l’accompagnent, les souffrances, les humiliations quotidiennes, l’évacuation forcée en Allemagne, les tentatives d’empoisonnement moral de « La gazette des Ardennes », les nouvelles, fausses ou habilement déformées, les privations de toutes sortes. Mais cette période de douleur et de deuil est aussi une période de grandeur morale admirable ; contre tous les déchaînements de la force et de la ruse, c’est la résistance tenace, obstinée, inflexible de l’esprit et du coeur de nos compatriotes ; c’est la fermeté inébranlable, le courage résolu et aussi l’espoir invincible dans la victoire et la délivrance.
« Elles sont venues la victoire et la délivrance, mais de quel prix ont-elles été payées ? C’est par la ruine totale, par la destruction absolue que Landres et St-Georges, comme tant d’autres villages ardennais, a acheté son retour à la liberté !
Dans cette monographie, il y a aussi, ici et là, des allusions faites à d’autres communes ardennaises d’Argonne. Ex. : « Voilà l’histoire de cette émigration de 1918 qui s’est étendue dans beaucoup de villages de la région de Buzancy, Grandpré et Vouziers. Quoique moins longue que celle de 1914, elle n’en fut pas moins dure et pénible.»
Nous y apprenons aussi que 17 Octobre 1918, par exemple, les troupes américaines, à l’ouest de la Meuse, ont continué leur avance et qu’elles tenaient la côte de Châtillon. Elles étaient au sud du Bois des Loges, et, à la tombée de la nuit, elles combattaient dans Champigneulle et dans Grandpré.
Je me permets donc, Grégoire, de vous suggérer d’aller voir aux Archives départementales de Charleville-Mézières, les monographies rédigées par des instituteurs - secrétaires de mairies relatant la vie des villages de l’Argonne ardennaise avant et durant la première Guerre mondiale. Cela m’étonnerait beaucoup qu’il n’y ait pas quelque chose concernant GRANDPRÉ en particulier.
(A l’époque, on parlait des Argonnes, il faut le savoir !)
Bien amicalement.
Mounette
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"Tes yeux brillaient moins aujourd'hui /Dis-moi, dis-moi pourquoi chère âme /Dis-moi quel chagrin, quel ennui /Mettait un voile sur leur flamme." - Sergent Ducloux Désiré, dit Gaston - 146° RI
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