Bonjour,
quelques témoignages :
"La nuit de Noël, nous étions dans la tranchée en première ligne quand nous vîmes par dessus les lignes françaises un sapin que les Français hissaient au-dessus du parapet. Il portait des bougies qui éclairaient la nuit et on y avait attaché des paquets de tabac et des boîtes de chocolat.
"regardez, disaient les Français, tout cela est pour vous, venez nous voir ! Posez vos fusils et venez nous rejoindre "
Aucun Allemand ne tirait, les sentinelles avaient reçu l'ordre de ne rien faire."
L Schweitzer, Alsacien au IR 92 allemand, le 24 décembre, secteur de Guigicourt - Berry au Bac
"On a jeté des bombes sur la gare de Metz vers 1 heure. Ce n'était pas comme il y a quelques jours, ce n"était pas si dangereux, ils jetaient de petits pains blancs."
Lettre de Marie M. à son mari, 26 mars 1915, depuis Vigy (Wigingen), Lorraine annexée.
"il y avait des ballons français qui étaient lâchés, On a beaucoup tiré dessus jusqu'au soir"....3 février 1916
"Les ballons que je t'ai dit hier qu'on avait tant tirés étaient vides. Ou plutôt remplis de journaux. Un est tombé à Frescaty, l'autre à Lorry"
Lettres de Marie 3 et 4 février 1916. Frescaty était un terrain d'aviation avec hangards à Zeppelins, Lorry un village, tous deux à l'ouest de Metz.
La "guerre psychologique" avait lieu sur le front, mais aussi sur les arrirères.
J'ai également une photo prise en Champagne par les Allemands où l'on voit une grande banderolle placée par les Français oùu y est indiqué que les Russes ont fait prisonniers dans leur fuite 1 général, 2500 officiers et 150.000 hommes. Cette banderolle est hissée par dessus les tranchées pour être bien visible des observateurs allemands. Cette photo n'est malheureusement pas datée ni localisée. Reste à savoir si cette banderolle est à l'initiative de l'état major français ou émanne d'un chef de régiment...
De même pour les ballons cités plus haut...
Par ailleurs, en Lorraine annexée, dès qu'une victoire était annoncée, les classes étaient supprimées, les cloches sonnaient à la volée et les rues étaient pavoisées, notamment par exemple, lors de la prise du fort de Douaumont (source : lettres de Marie M.)
Cordialement
P. Lamy
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"C'est le Vin qui a fait gagner la Guerre"
Jean-Louis Billet, agent de liaison au 70e BACP