Bonjour Gil,
Il n'y avait probablement pas de règle dans ce domaine, mais seulement, en fonction du terrain, une adaptation technique et tactique.
La première ligne allemande, au moment de l'attaque du 16 Avril 1917 :
- sur la Miette (au niveau du Choléra),
- à Berry-au-Bac (près de la cote 108),
- vers Condé sur Suippes,
en sont effectivement de bons exemples
Une bonne couverture par mitrailleuse du secteur, doublé d'un réseau serré de barbelés et un appui possible de Minenwefer devait compenser l'absence de tranchée.
Pour la Miette, la zone humide le long de la rivière venait compléter l'ouvrage.
Le masque des arbres longeant le ruisseau permettait la mise en place de passerelle d'infanterie reliant, en arrière de la première ligne, les deux côtés du ruisseau.
Les Allemands avaient tout de même une tranchée de première ligne jusqu'à la rivière.
Il est possible qu'une partie ait été construite en hauteur.
Si les chars du Groupement Bossut ont bien dépassé la troisième ligne allemande, l'infanterie française n'a jamais pu la rejoindre car il était impossible de totalement réduire les mitrailleuses
allemandes situées le long de l'Aisne, au Sud/Ouest de Condé-sur-Suippes.
Le Canal et l'Aisne étaient une large zone dépourvue de tranchées dont les Allemands sont toujours plus ou moins restés les maîtres.
L'illustration n° 3907 du 19 Janvier 1918 fournit une étude intéressantes (avec nombreux croquis) des tranchées allemandes, en zone inondée du secteur des Flandres, du côté de "Drie Grachten".
Très bonne fin de Week-End - Michel
Message édité par Tanker le 19-02-2012 à 15:21:20