Bonjour,
Je souscris à ce qui a été dit. Pour moi, le respect de l'authencitié et de l'intégrité du témoignage prime. Question de respect évidemment aussi. De plus, cela permet une immersion dans le passé, cela permet de mieux "rentrer" dans le témoignage. Je pense aussi que, symboliquement, c'est à nous de nous adapter à ces messages d'un autre temps, d'une autre époque. Ceci étant, certains témoignages sont inexploitables, tant les syntaxes et les tournures de phrases sont aléatoires et parfois incompréhensibles. La condition de leur existence est alors soumise à une adaptation. Pour conclure, je pense qu'il faut se demander à quoi sert le témoignage. Est-il une scrupuleuse retranscription d'un parcours, sans autre but ? Est-il destiné à être exploité sur le plan de la connaissance et de la pédagogie ? Je me dis parfois qu'un témoignage doit rester intact, comme cela les amateurs pourront l'apprécier à sa juste valeur. En même temps les novices ne pourront y accéder... Tant pour l'inverse : un témoignage adapté pourra permettre à des gens qui ne sont pas férus d'histoire de pouvoir s'en imprégner, mais les amateurs pourront être frustrés. Il faut voir aussi quelle population on vise. Si c'est un témoignage familial il faut le laisser le plus brut possible. Il faut voir aussi certaines adaptations pour que pour les enfants ou les adolescents puissent y accéder sans entrave (je raisonne en tant qu'instit)... Enfin, si ce témoignage est destiné à l'édition il faut hélas se soumettre à des modalités pas toujours maîtrisées. En cela, l'autoédition donne une grande liberté.
Bien à vous tous,
Christophe
Message édité par Titeuil le 14-02-2012 à 08:25:16