FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  Des Héros. Bataille dans l'Entre-Sambre-et-Meuse Belge.

 

Il y a 47 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Des Héros. Bataille dans l'Entre-Sambre-et-Meuse Belge.

n°54407
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 16-08-2008 à 00:14:11  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Je vais vous présenter des actes Héroïques accomplis lors des combats dans l'Entre-Sambre-et-Meuse Belge.
Certains retrouveront des Héros de leur Régiment fétiche.
 
Tiré du livre : Charleroi 1914. Job de Roincé. Imprimerie Les Nouvelles. Rennes 1967.
 
A la citadelle de Dinant.
Au cours des combats qui se déroulèrent à Dinant, sur les bords de la Meuse, la vieille citadelle de cette ville était devenue l'objectif principal des deux troupes en présence. Sa position donnait, en effet, l'avantage à celui qui l'occupait.
 
Sur l'ordre du colonel Stirn, commandant le 33e RI, un régiment du 1er C.A, le commandant Grasse est chargé de s'y rendre avec deux compagnies de son bataillon. Il parvient à s'y installer et suivant les consignes données par le colonel Stirn, il s'y maintient. Mais il se trouve rapidement presque totalement encerclé et enfermé dans une véritable souricière. Il décide alors de se dégager afin de sauver ses hommes qui semble condamnés à être soit tués, soit fait prisonniers.
Tandis que les clairons et les tambours sonnent la charge, les soldats des deux compagnies s'élancent aux cris de Vive la France et dévalent l'étroit escalier en pente.
Geste sublime et fou, certes, mais malgré des pertes sévères, le commandant Grasse a évité le pire aux hommes de ses deux compagnies.
Ainsi cet officier, après avoir tenu en échec l'ennemi et retardé son avance, a réussi une sortie héroïque.
 
A suivre, d'autres Héros.
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54413
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 16-08-2008 à 14:27:46  profilanswer
 

Bonjour à toutes et tous,
 
L'Adjudant Comiti.
 
Le 21 août, au cours des durs combats qui se déroulent dans le secteur Auvelais-Arsimont, le 70e RI du 1Oe C.A, lutte énergiquement sous les balles et les obus. En fin d'après midi le premier bataillon de ce régiment, entaîné par un chef énergique, le commandant de Tarragon, progresse afin de rejeter l'ennemi sur Auvelais.
Dans ce bond en avant l'adjudant Comiti, de la première compagnie, entraîne sa section et pervient à gagner les bords de la Sambre, près d'un pont, où le combat se poursuit dans un corps à corps acharné.
L'adjudant Comiti, ayant épuisé toutes ses munitions, se trouve soudain face à face avec un lieutenant de la Garde Impériale.
Jetant son arme devenue inutile, l'adjudant Comiti saute à la gorge de cet officier et les deux hommes engage une lutte terrible.
Comiti qui se bat depuis plusieurs heures et qui est épuisé sent ses forces faiblir et il craint d'être vaincu par son adversaire.
Alors dans un suprême élan, il enlace l'officier allemand puis, roulant avec lui, il l'entraîne dans la Sambre où tout les deux vont s'engloutir.
Au cours du même combat, un autre chef de section du 70e RI, trouve la mort dans des conditions aussi glorieuses.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54414
clery
Posté le 16-08-2008 à 15:48:07  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le 15 août 1914, Charles de Gaulle, lieutenant au 33ème RI, est blessé à Dinant
 
Cordialement

n°54415
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 16-08-2008 à 16:41:56  profilanswer
 

Bonjour Clery,
 
Le Lieutenant Charles de Gaulle, blessé à Dinant, pas loin du rocher Bayard, un morceau de ruine de l'habitation où il fut blessé est toujours visible (et entretenus), dont une plaque commémorative rappel cette journée.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54463
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 17-08-2008 à 20:18:27  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Capitaine Lerebours.
 
La contre attaque lancée dans la nuit du 21 au 22 août sur Roselies devait être très meurtrière.
Surpris par les Allemands, les soldats du 74e RI, 3e CA, sont décimés et parviennent mal à se défendre contre un adversaire bien abrité.
Pour entraîner les hommes qui, affolés, ne savent de quel côté se touner pour faire face à un ennemi qui se cache dans les maisons et les caves, les officiers doivent donner l'exemple et s'exposer.
Parmi ces officiers, le capitaine Lerebours qui commande la 11e compagnie du 74e RI fait preuve d'un magnifique sangt-froid en demeuranr debout, gants blanc aux mains, à l'endroit le plus exposé.
Son courage n'est pas inutile mais, hélas, alors qu'il organise la résistance de sa compagnie, il est tué par une balle qui vient le frappé en pleine tête.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54486
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 18-08-2008 à 23:27:28  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Le sergent Calles.
 
Un autre combattant du 74e RI, le sergent Callès de la 11e compagnie, devait lui aussi s'illustrer à Roselies.
 
Voyant ses camarades pris sous le feu de l'ennemi et dans une situation dangereuse, il demeure debout, en pleine zone meurtrière, et se met à tirer sur les adversaires obligeant ceux-ci à réduire leur feu.
Devenu une cible pour les Allemands qui cherchent à l'abattre, le sergent Callès protège les soldats réfugiés dans le presbytère et il abat de nombreux ennemis.
Il demeure ainsi pendant environ une demi-heure, déchargeant sans cesse son arme contre les Allemands qui ne peuvent avancer. Il ne consent à se replier que lorsque les hommes du 74e RI ont réussi à se dégager.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54512
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 19-08-2008 à 23:05:36  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Le Lieutenant Lemercier.
 
Tout jeune officier le lieutenant Lemercier, du 71e RI, a participer aux durs combats d'Arsimont et il s'y est distingué.
 
Trois fois blessé, il se fait panser et refusant d'être évacué il retourne au combat, sabre au clair, et il galvanise ses hommes en les entraînant dans une nouvelle contre-attaque. C'est alors qu'il s'écroule frappé à mort.
 
Un monument a depuis été élevé à sa mémoire et à celle de tous les combattants du 10e C.A. tombé au cours de la bataille de Charleroi.
Ce monument, un calvaire en granit breton, édifié par Meur et Mme Lemercier, les parents du jeune héros, porte sur une des faces l'inscription suivante :
Pour défendre coûte que coûte le passage de la Sambre, ils ont couru à la mort dans des charges héroïques contre les mitrailleuses des armées impériales allemandes et préparé victorieusement la victoire en retardant de deux jours  la marche de l'ennemi.
Ce monument fut inauguré en 1925 par le Général Payot.
 
Cordialement.
Phil.
 
P.S : Si vous trouvez ce fils ennuyant, me le faire savoir (très peu d'intervenant même pas du tout), alors je dégage.


---------------
Phil.
n°54515
rohmer
Posté le 20-08-2008 à 08:03:17  profilanswer
 

Bonjour Phil,
 
C'est toujours un plaisir de vous lire. :jap:  
Alors continuez pour Eux et pour Qui vous savez. ;)  
Très amicalement.
Evelyne et Marc. :hello:


Message édité par rohmer le 20-08-2008 à 08:10:49
n°54520
Stephan @g​osto
Posté le 20-08-2008 à 10:04:41  profilanswer
 

Bonjour Phil,  
 
Très peu de temps à consacrer au forum actuellement, mais je découvre avec plaisir ton fil !!
Je te remercie d'avoir évoqué ces deux braves de la 11e Cie du 74e R.I. alors que la date anniversaire de ces combats approche. Si j'en ai le temps, j'essaierai de poster sans trop tarder deux trois trucs dans l'esprit de ce fil.
 
Ne te lasse pas !! Continue !!!
 
Bone journée.
 
Amicalement,
 
Stéphan
 
 
 


---------------
ICI > LE 74e R.I.
Actuellement : " III. - Gaston Jacquemin : Après la guerre... "
n°54524
Gilles 61-​14
Posté le 20-08-2008 à 15:43:12  profilanswer
 

Bonjour Phil,
 
Ah mais non, faut pas dégager comme ça  :non: , il est très bien ce fil.
J'attends le prochain récit !
 
Cordialement.
 
Gilles


---------------
"Les hommes, c'est des choses qui pensent un peu, et qui, surtout, oublient." Henri Barbusse - Le Feu.
n°54525
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 20-08-2008 à 17:04:14  profilanswer
 

Bonjour à toutes et tous,
 
Merçi, OUF, je désespérais, je pensais sans intérêt.
Le moral de la troupe est super bon, de temps à autre il faut stimuler.
 
P.S : Une pensée toute particulière pour ces dix soldats Français tombés en service commander pour la Paix.
Comme l'histoire est bizarre, ils sont tombé le 18 août 2008, le 18 août 1914, les combats était en cours sur la frontière, ardennes et Entre-Sambre-et-Meuse.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54526
rohmer
Posté le 20-08-2008 à 17:47:49  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Phil,
 
Votre délicate attention va aller droit au coeur d'un de nos amis de ce forum.....ses petits Gars sont là bas, et pour des raisons indépendantes de sa volonté, et à son grand regret, il n'a pas pu les encadrer...
Merci pour cette pensée sans frontières. :jap:  
Très bonne soirée et amicalement.
E et M.

n°54539
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 20-08-2008 à 20:44:34  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Colonel de Flotte.
 
Au combat d'Arsimont est également lié celui d'un autre officier français, le colonel de Flotte, commandant le 48e RI.
 
Chargé de mener une attaque avec son régiment en direction d'Arsimont le 22 août, le colonel de Flotte qui n'ignore rien des difficultés auxquelles il va se heurter accepte de se sacrifier, après avoir toutefois signalé au général Bonnier, responsable de l'opération, les conditions délicates dans lesquelles celle-ci doit être menée.
Et il se place à la tête de ses hommes.
Comme le colonel l'avait prévu le 48e RI se heurte aussitôt à un ennemi fortement retranché et bientôt la fusillade allemande fait de nombreuses victimes dans les rangs du régiment.
Le colonel de Flotte est alors grièvement blessé et il succombe peu après ayant refusé de se laissé évacuer.
Ses derniers mots sont pour déclarer qu'il veut mourir debout, face à l'ennemi.
Au cours de cette action le 48e RI perd six cent trente-deux hommes et se voit privé de ses meilleurs officiers tombés aux côtés de leur colonel.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54549
terrasson
Vai i mesme pas paur
Posté le 21-08-2008 à 06:21:57  profilanswer
 

bonjour Phill
merci pour les mots et la pensée de Belgique pour les camarades tombés la basMerci pour votre fil  sur la Belgique qui est tres interressant...Mon grand pere y a participé  avec le 90éme RI du coté de charleroi
cordialement christian terrasson

n°54595
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 21-08-2008 à 22:55:20  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Le Soldat Jean Friot.
 
Dans presque toutes les communes de la région de Charleroi on conserve pieusement le souvenir d'un soldat Français mort à tel ou tel endroit en août 1914 pour défendre la liberté et l'indépendance de la Belgique.
 
A Courcelles, c'est Jean Friot qui a laissé son nom.
 
Le samedi 22 août, très tôt, les premières troupes allemandes traversèrent Courcelles, se dirigeant sur Marchienne-au-Pont.
Des chasseurs à cheval français qui patrouillaient près de là eurent alors leur retraite coupée.
Derrière eux une poursuite sauvage s'organisa rapidement. Malheureusement les chasseurs français rencontrèrent le ruisseau Plomcot que beaucoup de chevaux hésitèrent à franchir. Puis ils durent escalader le terril de l'ancienne glacerie de Roux. Pendant ce temps les allemands étaient arrivés en grand nombre sur les hauteurs du camp de Castiau et une grêle de balles s'abattit sur les soldats français.
 
Peu de temps après on vit deux chevaux sans cavaliers  galoper sur le terril. Où se trouvaient les deux cavaliers ?.
 
On apprit plus tard qu'un de ces soldats, dont le cheval n'avait pas voulu franchir la rivière, s'était caché dans un buisson. Les poursuivants ne l'avaient pas aperçu et il avait pu gagner le hameau de Hubes où il fut ébergé.
Malheureusement l'autre cavalier était couché, sans vie, sur le terril. Une balle avait traversé sa poitrine. Il avait 20 ans, s'appelait Jean Friot et était originaire de Guémené-Penfao, en Bretagne.
 
Inhumé tout d'abord au cimetière de Courcelles, puis à celui de Gozée, il repose maintenant au pays natal, ses parents ayant réclamé ses restes après la guerre.
En 1923, le conseil communal de Courcelles fit ériger un monument en pierre de France tout près de l'endroit où il est tombé.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54600
rohmer
Posté le 22-08-2008 à 08:49:30  profilanswer
 

bonjour à tous,
Bonjour Phil,
 
Nous ne connaissions pas cet hommage particulier rendu aux soldats français, hommage propre à la région de Charleroi et aux valeurs qu'il représente.
Merci de nous l'avoir présenté.
Amicalement.
Evelyne et Marc.
 

n°54607
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 22-08-2008 à 16:26:06  profilanswer
 

Bonjour à toutes et tous,
 
La situation atmosphérique de ces derniers jours en Belgique est on ne peut plus humide, rien à comparer avec le moi d'août 1914.
En Belgique on à pas d'idée (certains), mais nous avons de la flotte.
 
La brigade Hollender.
 
Détachée pour permettre au corps de cavalerie Sordet de se reformer, la brigade Hollender formée du 24e RI et du 28e RI a livrer aux environs d'Anderlues de durs combats.
 
Voici ce qu'écrit le commandant Nicolas du 24e RI, avec quel mordant les soldats de la brigade Hollender remplirent la mission qui leur avait été confiée.
 
Le jour se lève. Vers 9 heures paraît l'infanterie allemande. Ignorant la présence de la brigade Hollender et persuader qu'elle va continuer la poursuite du corps de cavalerie Sordet, elle s'avance en pleine confiance jusqu'à quelques mètres des lignes françaises.
Aussi est-ce une véritable hécatombe, une surprise mêlée de terreur lorsque, soudain, une fusillade terrible s'abat sur elle. Elle s'arrête, hésite, recule et finalement ses clairons sonnent la retraite.
Dès lors, les allemands mènent le combat avec prudence. Nos contre-attaques se multiplient, il y a des corps à corps à la baïonnette sous bois. C'est dans une de ces contre-attaques que le brave lieutenant-colonel Fesch tombe frappé à mort.
 
Jusqu'à 15 heures, l'artillerie allemande fait rage pour appuyer son infanterie qui, malgré tout, ne peut progresser. Et quand, après sa mission terminée par une dernière contre-attaque, la brigade Hollender rompt volontairement le combat par ses seuls moyens, pour repasser la Sambre, l'ennemi n'ose même pas la suivre.
 
La brigade qui, seule de l'armée française, a eu l'honneur de combattre sur la rive gauche de la Sambre, franchit la rivière en colonne de route, dans le plus grand ordre. Les troupes qu'elle rencontre lui présente les armes.
 
Ses six mille fantassins, sans artillerie, ont lutté toute une journée contre cinquante mille allemands pourvus d'une artillerie formidable. Les pertes ont été cruelles, mais celles de l'ennemi ont été quadruples et sont évaluées par les prisonniers à trois mille tués, dont un général.
 
Une note rédigée par l'état-major au lendemain de cette journée indique quelle était la situation de la brigade Hollender.
 
24e RI : un bataillon disparu, un bataillon perdu trois-quarts effectif, un bataillon perdu moitié effectif.
Reste comme effectif la valeur de trois compagnies, trentes cartouches par hommes, une section de mitrailleuses sans munition.
 
28e RI : un bataillon désorganisé, deux bataillons assez éprouvés, munitions même situation que le 24e RI.
 
A suivre.  
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54690
corinne
Posté le 25-08-2008 à 16:19:11  profilanswer
 

bojour à tous et à toutes
bonjour philipe
 
il y a quelques mois je suis venue chercher de l'aide sur ce forum , je cherchais et cherche toujours..  des renseignements sur Henri marie joseph Chancel, Evariste cyprien Chancel et gustave joseph Chancel , 3 frères morts en 1914 et 1915..
 J 'ai eu la chance ,comme beaucoup d autres,  de croiser Phillipe,qui m a raconté les derniers instants de Henri marie joseph décédé le 24 aout 1914 à  Mettet.
En ces jours anniversaires de ces terribles batailles dans l Entre-Sambre et Meuse où l on rend hommage à  tous ceux tombés dans ces terribles combats, je ne peux m empécher de vous  raconter ici les dernières heures de henri marie joseph Chancel décédé le 24 aout 1914  à Mettet
 
merci encore phillipe de l avoir tiré de l oubli, lui comme des milliers d autres
phillipe:
Le 23 août le 6eme RTA est à Mettet vers 14h00, en mission de liaison.  
L'ennemi devenant menaçant, le 6em RTA est placé en soutien pour l'artillerie, il se trouve vers 15h00 juste entre Mettet et Oret mais l'ennemi à repérer sa position et il subit un violent feu d'artillerie.  
Entre 17h00 et 18h00 l'infanterie ennemie débouche, le 6em RTA est au contact avec l'ennemi. C'est à ce moment et n'ayant plus d'autres alternatives que le Sous-lieutenant Chancel s'est élancé à la tête de sa compagnie pour chargé un ennemi bien supérieur en nombre où il devait tombé en brave.  
 
 cordialement
 
corinne
 
 
 corinne
 
 
 
 


---------------
corinne
n°54692
bernard be​rthion
Posté le 25-08-2008 à 18:39:04  profilanswer
 

Bonjour,
               continuez Phil, c'est émouvant de vous lire . Merci .
               Plus à l'Est, à Maissin aussi en Belgique, un capitaine né dans l'Ile de La Réunion était tué le 22 août à 11000 kms de son Ile natale, perle de l'Océan Indien :
http://images4.hiboox.com/images/3508/2274782528d7fe24f5cebaa6960c0e13.jpg
http://images4.hiboox.com/images/3508/3197e7dcabb2128e5bbc2412d52c0393.jpg
 
                 Cordialement   BB

n°54693
bernard be​rthion
Posté le 25-08-2008 à 18:51:36  profilanswer
 

Bonsoir,
                le 19° RI venait de Brest avec des hommes des départements de Bretagne .
                Il débarqua vers le 9 août 1914 à Challerange dans les Ardennes, Sud de Vouziers et monta vers la Belgique où il livra bataille à Maissin .
                Un beau site est consacré à ce régiment :
 
Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
19emeri.canalblog.com
 
                Cordialement  BB

n°54700
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 25-08-2008 à 23:38:14  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Me voilà, me voilà, avec un peu de retard à l'appel.
Merçi pour l'intérêt porter à ce fil, c'est juste pour eux.
 
Le Lieutenant Mouilleron.
 
Si tous les soldats de la brigade Hollender ont fait preuve du même courage, le lieutenant Mouilleron du 24e RI, 10e Cie, mérite cependant de figurer au palmarès des héros des combats d'Anderlues.
 
Le lieutenant Mouilleron se trouva dans la mêlée brusquement face à face avec un officier allemand du 55e IR, le lieutenant Kônig. En gentilhomme français, il brandit son épée et salue son adversaire, l'allemand de son côté en fait autant, les armes s'entrechoquent, des cris, des grognements s'échappent, le sangt commence à couler de part et d'autre mais le combat entre les deux hommes est loyal.
La passe dura environ dix minutes. Finalement, Mouilleron tranche la gorge de son adversaire, mais les allemands arrivés en grands nombre, se précipitent sur le vaillant lieutenant et le transperce à coups de baïonnettes.
 
Le lieutenant Kônig, fut transporté dans une maison où la mort fit son oeuvre en peu de temps, quand au lieutenant Mouilleron il fut déposé sur de la paille dans la cour, à côté de blessés et de mourants des deux partis, il mourut en disant son châpelet dans d'atroce souffrance.
 
Ces deux officiers furent enterrés d'abord en bordure nord du bois de Chévremont, ils furent ensuite transférés dans une fosse commune.
Ce haut fait d'arme a été rapporté par un témoin occulaire, civil caché non loin de là et par le soldat Sahuquet, mort à l'ambulance des suites de ses blessures.
 
 
Le sergent Desaint-Léger.
 
Tandis qu'au cours de cette journée du 22 août, les bataillons de la brigade Hollender qui ont courageusement rempli leur mission cherchent à se dérober à l'ennemi, plusieurs compagnies du 24e RI se trouvent dans une situation difficile. Parmi les gradés qui se dévouent pour sauver les survivants de ces compagnies, citons le sergent Desaint-Léger. Ce sous-officier parvient à grouper quelques hommes qui résistent encore et faisant preuve d'une belle audace et de sangt-froid, il permet à son détachement d'échapper à une destruction certaine.
Hélas, il trouve peu après la mort en couvrant le repli de ses hommes.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54723
los
Posté le 26-08-2008 à 18:36:13  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
Bonjour Phil
Un grand merci pour ce fil que suis avec beaucoup d'interet, notamment les extraits sur le 10e CA Breton.
 
Bonjour Bernard

Citation :

le 19° RI venait de Brest avec des hommes des départements de Bretagne .  
                Il débarqua vers le 9 août 1914 à Challerange dans les Ardennes, Sud de Vouziers et monta vers la Belgique où il livra bataille à Maissin .  
                Un beau site est consacré à ce régiment :  
 
Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918  
http://19emeri.canalblog.com/


Merci beaucoup de signaler mon modeste blog, c'est sympa.
 
Concernant le Capitaine Archambeaud, vous trouverez dans cette page http://19emeri.canalblog.com/archi [...] index.html les quelques lignes que j'ai écrite à son sujet.
 
Et pour ceux qui s'interesse à la bataille de Maissin seule victoire Française de ce funeste 22 aout 1914, sur le forum, il y a ça http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 5623_1.htm et aussi quelques pages sur mon blog http://19emeri.canalblog.com/archi [...] index.html
 
Amicalement
Sophie :hello:
Désolée Phil, si je sors un peu du sujet initial "bataille de l'entre Sambre et Meuse Belge".


Message édité par los le 26-08-2008 à 18:38:45

---------------
Recherches sur le 19eme RI, le 219e RI et le 50eme RA.
Mes deux sites: http://19emeri.canalblog.com/ et http://219eri.e-monsite.com/
n°54730
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 26-08-2008 à 21:59:30  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Voilà Sophie, clin d'oeil, le 10e C.A et pas de soucis, la bataille de l'Entre-Sambre-et-Meuse Belge est dans la continuité de la bataille dans les Ardennes-Luxembourg.
 
Le Général Boë.
 
Chef de la 20e division du 10e C.A, le général Boë se tient sans cesse au premier rang, partageant ainsi les mêmes dangers que ses soldats.
C'est ainsi que le 22 août alors que, près de Belle Motte, il organise lui- même la résistance, il est atteint par une balle qui le blesse grièvement au ventre.
Il s'écroule dans les bras d'un officier qui se trouve à ces côtés et pansé sur place, il est ensuite dirigé sur une ambulance. Mais il ne peut être évacué et dans la soirée, il est fait prisonnier.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54754
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 27-08-2008 à 20:42:56  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Le Sous-Lieutenant Cotelle.
 
Originaire de Saint-Brieuc où son pére était professeur au lycée, le sous-lieutenant Georges Cotelle a reçu son premier galon à la veille de la guerre et il appartien à la promotion de Saint-Cyriens, dont les membres firent le serment de monter à leur premier assaut en casoar et gants blancs.
 
Affecté au 25e RI, il commande une des sections du 3e bataillon, qui le 22 août est chargé près de la ferme Belle-Motte de contenir l'ennemi afin de permettre au 10e C.A de se replier et de se reformer.
Ayant déployé ses hommes en tirailleurs, le sous-lieutenant Georges Cotelle dirige le feu de sa section, faisant subir de lourdes pertes aux allemands. Au lieu de se coucher il demeure à genoux afin de mieux suivre les mouvements de l'ennemi.
A deux reprises il est blessé, mais il demeure à son poste. Une troisième balle l'atteint au ventre. Le sergent Gouge qui se trouve à ses côtés veut alors l'évacuer. Cotelle refuse et continue à diriger le tir de ses hommes.
Quand, à bout de forces, il se rend compte qu'il est perdu, il passe le commandement au sergent Gouge et il demande à celui-ci de le laisser mourir.
Tandis que le combat se poursuit, il s'écroule près d'une haie et c'est là que deux jours après, des civils belges découvriront son corps.
 
Un de ses camarades de combat fit le rapport suivant.
Le 22 août, les allemands débouchèrent vers Belle-Motte, à 15 heures environ. A partir de ce moment je n'ai plus revu le sous-lieutenant Cotelle qui se trouvait à ma gauche avec sa section. Selon les rescapés de sa compagnie, Cotelle a été grièvement blessé et a refusé de se laisser évacuer, continuant à assurer le commandement de sa section. Le combat fut très dur, très violent et dura jusqu'à 16 heures où le bataillon reçut l'ordre de repli.
Les pertes furent très lourdes. On les estimes à près de trois cents morts pour le bataillon, avec autant de blessé.
 
Le sous-lieutenant Georges Cotelle repose aujourd'hui au cimetière militaire de Belle-Motte à côté d'un grand nombre de ces camarades du 25e RI tombés au cours des combats dit de Charleroi.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54758
corinne
Posté le 28-08-2008 à 09:33:15  profilanswer
 

bonjour phil  
et encore merci pour ces portraits.
 
 cordialement  
 
Corinne


---------------
corinne
n°54765
matteo
Posté le 28-08-2008 à 13:23:26  profilanswer
 

Bonjour Bernard,
Bonjour à tous,
 
Je suis nouveau sur votre forum qui m'a été recommandé par Sophie (los).
 
Concernant Georges Archambeaud ci-dessous le parcours qui a amené un Réunionnais  :sol:  chez les Bretons [:los:2]
En fait, après St Cyr promo de Bourbaki, il a été affecté au 155ème RI à Verdun en 1901, puis au 124ème RI à Laval en 1904, puis au 41ème RI à Rennes en 1910 et enfin au 19ème RI le 28/06/1913. La famille est restée depuis en Bretagne mais lui repose à Maissin.
 
Cordialement,
 
Matt Archambeaud
 
PS : la photo est celle qui a servie au journal L'Illustration qui publiait les photos envoyées par ses lecteurs.
 
 
 
 

bernard berthion a écrit :

Bonjour,
               continuez Phil, c'est émouvant de vous lire . Merci .
               Plus à l'Est, à Maissin aussi en Belgique, un capitaine né dans l'Ile de La Réunion était tué le 22 août à 11000 kms de son Ile natale, perle de l'Océan Indien :
http://images4.hiboox.com/images/3 [...] 0c0e13.jpg
http://images4.hiboox.com/images/3 [...] 2c0393.jpg
 
                 Cordialement   BB


n°54817
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 29-08-2008 à 21:11:33  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Le caporal Audubertaud.
 
Le 23 août, alors que de violent combats se déroulent près de Lobbes, un caporal du 144e RI donne des preuves de son courage et de son sang-froid.
 
Voici ce que dit le Lieutenant Laureux du 144e RI.
 
Au cours de la marche d'approche, le caporal Audubertaud est gravement blessé par un shrapnel à la cuisse.
Il refuse d'être dirigé sur le poste de secours. Il dépose son sac et boitillant, il suit comme il peut. Lorsque la section atteint son objectif, une maison qui surplombe la vallée de la Sambre, Audubertaud me rejoint et me demande alors la faveur, comme prix de tir du régiment, de faire des cartons sur les allemands.
Il se fait hisser à une fenêtre du premier étage, assis sur deux chaises et en dépit des balles qui claquent et des obus qui atteignent le toit de la maison, il fait tranquillement ses cartons comme au champ de tir.
Lors du replis, il avait bien mérité que nous le ramenions sur nos épaules.
 
Pendant la même opération, un autre soldat du 144e RI, le soldat Jeangrand, demande à aller comme volontaire, couper à l'aide d'une cisaille des barbelés qui barrent la route à sa section. Il accomplit cet exploit malgré un tir très violent de l'ennemi, tandis que ses camarades angoissés s'attendent à chaque instant à le voir s'écrouler.
 
Un bon W-E à toutes et tous, une bonne nuit étoilée et resté bien sage sur ce beau Forum qui est le nôtre, restez conviviale et zen, ce n'est pas quand j'aurais le dos tourné ce w-e qu'il doit encore avoir des prises de bec, ce n'est pas le but de notre forum. Certains se reconnaitront.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54820
terrasson
Vai i mesme pas paur
Posté le 30-08-2008 à 05:58:39  profilanswer
 

bonjour phill bonjour à tous
merci pour ces évocations de combats c est trés beau bon wwek end a vous  
cordialement christian terrasson

n°54859
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 31-08-2008 à 22:55:26  profilanswer
 

Bonoir à toutes et tous,
 
Les citoyens d'honneur de Gozée.
 
Gozée...c'est le nom d'une ville belge de la région de Charleroi que les anciens du 49e RI prononcaient avec une grande émotion.
 
Gozée a vu, en effet, le 23 août, se dérouler de très violent combats et les hommes du 49e RI y ony eu une conduite héroïque mettant, malgré de très lourdes pertes, en échec plusieurs unités allemandes.
 
Les allemands qui venaient de commettre à Monceau-sur-Sambre de nouvelles atrocités arrivèrent en masse à Gozée, le dimanche 23 août, à 10 heures du matin.
La plupart d'entre eux avaient pris par le chemin de l'abbaye d'Aulne et débouchaient route de Thuin.
A proximité de cet endroit les soldats du 49e RI occupaient la ferme de la Folie qu'ils avaient transformé en fortin.
Les allemands attaquèrent de front, puis tournèrent la position française et il se produisit alors un combat à l'arme blanche particulièrement violent, dans un chemin creux.
Les français chassés du centre de Gozée revinrent en masse et libérèrent le village. Mais ils ne pouvaient résister à la force numérique de l'adversaire qui, le soir, était à nouveau maître de la position.
 
Depuis pour remercier les soldats du 49e RI de leur courage, les autorités communales de ce village belge leur ont décerné le titre glorieux de citoyens d'hinneur de Gozée.
C'est un titre dont ceux qui l'ont mérité se sont, avec raison, montrés fiers  à tel point que certain d'entre eux parvenus au terme de leur existence ont exigé, dans leur dernière volonté, qu'il figure sur leur lettre de faire-part de décès.
 
Placée sur le monument aux morts de cette localité, une plaque évoque le souvenir des combattants du 49e RI, qui le 23 août 1914 sont héroïquement tombés à cet endroit pour une cause commune.
 
P.S : Gozée en 1914 était encore un village, depuis la fusion en 1977 porte le titre de ville.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54879
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 01-09-2008 à 22:11:15  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Les braves du 57e RI.
 
Plusieurs combattants du 57e RI se sont distingués pendant la bataille de Charleroi.
 
Elève au Prytanée militaire de la Flèche, le jeune Bérard, fils du chef de musique du 57e RI, se trouve en permission chez ses parents à Rochefort quand la guerre est déclarée. Trop jeune pour s'engager, le Brution obtient du colonel Dapoigny l'autorisation de suivre le régiment et il est affecté à la 7e compagnie. Au combat de Lobbes, le jeune Bérard participe à l'attaque et se fait remarqué par son courage. Blessé, le visage couvert de sang, il continue à se battre et il faut l'intervention d'un officier pour qu'il accepte d'aller se faire soigner.
 
Trois autres soldats, Guiraut, Guillot et Léotey voient leur officier, le capitaine Constans, frappé à mort. Pour empêcher l'ennemi de s'emparer de son corps, ils se place près de lui et ils tirent, tuant plusieurs allemands, jusqu'au moment où, à leur tour, ils sont mortellement atteints et s'écroulent sur le cadavre  de leur capitaine. Un bas relief posé sur un monument commémoratif évoque leur sacrifice.
 
Un mitrailleur, le soldat Dupouy, très grièvement blessé, à le courage pendant la nuit qui suit le combat de se traîner et de creuser un trou afin d'enfouir plusieurs caisses de munitions dont les allemands auraient pu s'emparer.
 
Demeuré étendu sur le terrain et grièvement blessé le caporal Landré se trouve seul après le repli du régiment. Malgré ses souffrances, il parvient à soigner ses plaies à l'aide de son paquet de pansement, pui se dissimulant dans les fourrés, il traverse les avant-postes ennemis, trouve sur son chemin quelques blessés qu'il soigne et réconforte et arrive enfin, au prix d'un grand effort, à rejoindre les français auxquels il donne d'utiles renseignements sur les positions occupées par les allemands.
 
Un autre soldat blessé, le soldat Labadie, voit les allemands achever plusieurs de ses camarades demeurés comme lui étendus sur le terrain. Il trouve la force de se redresser et à coups de crosse il assomme ces brutes qui s'écroulent sur le sol. Labadie se cache ensuite dans un fourré et il attend la nuit pour regagner les lignes françaises.
 
Un officier, le lieutenant Delitat, fait pendant l'attaque preuve d'un magnifique courage. Il poursuit l'ennemi pendant deux cents mètres, se heurte à une nouvelle vague et abat trois allemands, dont un officier avant de tomber lui-même frappé à mort.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°54888
corinne
Posté le 02-09-2008 à 14:05:00  profilanswer
 

bonjour Phil
 
 Dés que j ai une minute je viens sur ce forum et  je lis votre fil..continuez ces récits sont trés émouvants  
amitiés
 corinne


---------------
corinne
n°54900
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 02-09-2008 à 23:02:06  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
 
Je ne pourrais quitter, les Héros, des combats de l'Entre-Sambre-et-Meuse Belge, sans vous citer les combattants de l'Armée d'Afrique issus des colonies française. Des Frères d'armes qui ont souffert sous le même drapeau, pour Vous, pour Nous, pour Eux, pour ...................
 
5e Armée, 10e Corps d'Armée.
Sur la dernière ligne de front.
 
Dans la nuit du 23 au 24, les régiments de Tirailleurs et Zouaves ont couchés sur leurs positions de combats de la veille.
 
24 août 1914, suivant les ordres, ordre de retraite.
Dès 4 heures, la fusillade et la canonnade reprennent sur toute la ligne.
L'attaque principale des allemands se dessinait sur Oret. Ordre est donné à la 37e Division d'Infanterie de couvrir la retraite du 10e Corps d'Armée.
 
Tirailleurs et Zouaves résistent alors avec l'énergie du désespoir pour permettre ce mouvement. La joie du sacrifice enflamme tous ces vaillants, pas un seul ne recule devant l'ennemi qui devant cette bravoure en reste ébahis.
De nombreux blessés restent dans les rangs et continuent à faire le coup de feu. Tel le tirailleur Ikeil, qui, le bras droit sectionné par un éclat d'obus, refuse de se faire évacuer sur le poste de secours et reste à son poste sans se plaindre. A son côté c'est le tirailleur Zighem qui, blessé très grièvement, fait montre d'un stoïcisme étrange, en jouant sur sa réïta et sous un feu intense, la Marche Lorraine jusqu'à épuisement de ses forces.
Ici et là de petits groupes, à cour de munitions foncent à la baïonnette.
Les débris des divers bataillons, multiplient les prodiges de valeur. Submergés par le nombre, soumis à un déluge de shrapnells, ce qui reste des compagnies cèdent peu à peu le terrain. Presque tous les officiers sont hors de combat, beaucoup sont tombés pour ne plus se relever, d'autres blessés et intransportable doivent être laissés sur le terrain et abandonnés à l'ennemi.
Le Lieutenant Belfetmi, qui dès le début atteint par quatre balles, avait refusé de se laissé transporter à l'ambulance et avait gardé le commandement de sa section, est abattu d'une cinquième balle en pleine poitrine. Un poignée de tirailleurs se groupent autour de leur capitaine blessé qui refuse de se faire évacuer, celui-ci, préfére lutter avec ses tirailleurs jusqu'au dernier souffle plutôt que d'être fait prisonnier. Un sous-lieutenant Algérien qui déjà blessé, continue de se battre, ce dernier est bientôt frappé à mort, la poitrine ouverte par un éclat d'obus.
Un capitaine qui tient jusqu'à la dernière extrémité avec une dizaine de tirailleurs et zouaves, parvient à s'ouvrir un chemin à coup de sabre et de baïonnettes au milieu des ennemis qui l'entoure.
Le lieutenant Raffin, ancien enfant de troupe du régiment, qui, cerné avec un petit groupe de tirailleurs de la section hors-rang, refuse de se rendre. Fonçant avec sa petite troupe, il essaie de briser le cercle qui l'entoure, deux blessures le jettent à terre. Ses vaillants compagnons résistent encore, mais bien peu d'entre eux, réussissent à rejoindre leurs camarades.
 
Nous savons que les Héros ont été nombreux au cours de cette bataille dans l'Entre-Sambre-et-Meuse Belge.
Les combattants des 1er, 3e, 10e et 18e Corps d'Armée, qui marchaient au feu pour la première fois et qui se heurtaient à un adversaire supérieur en nombre, ont fait leur devoir avec courage.  
Ce que le combattant a souffert et enduré sous un soleil de plomb, les angoisses qui ont assailli son âme, la peur qui l'a tenaillé, la fureur qui l'a lancé à l'assaut, la rage et le désespoir de devoir céder et abandonner à l'ennemi des camarades et des chefs tués et blessés, la fatigue extrème et l'épuisement nerveux qui suivent l'action, il faut avoir vécu cela pour le comprendre et pour vouer au modeste fantassin une admiration émue et sans borne.
 
Voila, c'est sur ses quelques mots que je ferme mon fil sur les Héros du moi d'août 1914 en Entre-Sambre-et-Meuse Belge.
Septembre 1914 est une autre histoire avec ses Héros et qui se prolongera encore durant cinq longues années.
 
Bonne nuit étoilées à toutes et tous, de bonnes découvertes, de partages et d'amitiés sur ce beaux Forum qui est le nôtre.
P.S : Pour toutes, l'été nous quitte sur la pointe des pieds, comme un Amis aimait à le faire je vous dédie les derniers bouquets de fleurs que la nature nous offre encore.
 
Cordialement.
Phil.
 
 
 
 
 


---------------
Phil.
n°54912
francois m​attart
Comme on peut !
Posté le 03-09-2008 à 11:03:52  profilanswer
 

Bonjour Phil,
Merci pour ces excellents extraits même si mon coeur va vers celui du 144.
Juste une rectification, pour le récit du 144ème, il doit s'agir du Lieutenant Lheureux.
Je n'ai pas de Lieutenant Laureux dans mes listes mais je peux me tromper.
Amicalement
François


---------------
Ceux de 14 sur FB : http://www.facebook.com/#!/group.php?gid=31022969238

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  Des Héros. Bataille dans l'Entre-Sambre-et-Meuse Belge.