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  Capitaine Duranlor

 

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Capitaine Duranlor

n°52328
poelkapell​e
Posté le 30-05-2008 à 18:26:04  profilanswer
 

Bonjour,
Quelqu'un aurait-il des informations sur un certain  capitaine Duranlor décédé à la bataille de Charleroi en aout 1914 ?
Merci d'avance.


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charleroi14
n°52340
GERAUD
Posté le 31-05-2008 à 11:13:05  profilanswer
 

Bonjour,
Aviez vous recherché sur le site Mémoire des hommes? Je ne l'y ai pas vu. J'y ai trouvé un DURANLO mais 2ème cl. et non pas capitaine.
Etes vous sûr de l'orthographe du nom? Connaissez vous son régiment?
Cordialement,
Géraud/CL

n°52345
Stephan @g​osto
Posté le 31-05-2008 à 12:09:24  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Je ne sais d'où sort ce nom, mais je parierais pour une coquille d'impression...  
En tous cas, pas trace de ce patronyme dans l'annuaire de l'Armée, 1914.
 
Amicalement,
 
Stéphan


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ICI > LE 74e R.I.
Actuellement : " III. - Gaston Jacquemin : Après la guerre... "
n°52355
poelkapell​e
Posté le 31-05-2008 à 17:02:38  profilanswer
 

Bonjour,
Comme vous le constaterez sur mon blog http://collections14-18.skynetblogs.be/, je cite un témoignage recueilli en 1964.  Le témoin avait-il bonne mémoire, a-t-il bien compris le nom de ce capitaine ?
D'où ma question.
Merci pour vos réactions.
C'est sympa.
Bien amicalement.


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charleroi14
n°52363
GERAUD
Posté le 31-05-2008 à 21:49:01  profilanswer
 

Bonjour,
Je viens de lire le témoignage. En 1964 le témoin avait 82 ans...est-on absolument sûr qu'il s'agissait de Français? Les Belges ont -ils combattu dans ce secteur en 14?
Sinon avez vous une idée des régiments français qui étaient dans ce secteur?
Cordialmement
Géraud/CL

n°52456
poelkapell​e
Posté le 02-06-2008 à 21:57:17  profilanswer
 

Bonsoir,
Il n'y avait aucune unité belge dans ce secteur.
Il y avait tant d'unités françaises impliquées dans cette Bataille de Charleroi... Infanterie, cavalerie ( Sordet) ..Je cherche !
Merci pour votre intervention.
Cordialement.


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charleroi14
n°52510
bruno10
Posté le 03-06-2008 à 22:26:50  profilanswer
 

Bonsoir
Apparemment vous avez trouvé réponse a votre question
je fais passer le lien pour que tout le monde puisse en profiter
http://collections14-18.skynetblogs.be/
 
Cordialement
Bruno

n°52513
Xavier_76
Posté le 03-06-2008 à 22:43:21  profilanswer
 

Bonsoir à Tous,
 
Je travaille actuellement sur le 119e RI. Je tenais donc à vous remercier pour ces informations sur le capitaine Doranlor car vous m'apportez de nouveaux éléments.
 
Savez vous ce qu'est devenue cette fosse commune ? Et ou sont inhumés ces soldats ?
 
Voici un extrait de l'historique du 119e concernant les combats de Charleroi (où ce capitaine est cité)
 
BATAILLE DE CHARLEROI
 
Le 22, dès l’aube, les colonnes ennemies, dont l’aile droite est particulièrement inquiétante, vont aborder violemment tout le front de la Ve armée. Le 119eme a reçu la mission d’interdire le passage de la Sambre à des partis avancés, mais de céder devant une attaque en forces et de se reporter en arrière sur la position de Montigny-les-Tilleuls.
Pendant toute la matinée, nos avant-postes de combat luttent victorieusement contre les détachements qui tentent de s’emparer des ponts ; mais, vers 13 heures, la pression de l’ennemi, soutenu par une nombreuse artillerie, s’accentue sur le front du régiment ; elle est plus menaçante encore sur le front des voisins. Rompant le combat par échelons, les 1er et 3er bataillons se replient sur la position de Montigny-les-Tilleuls ou le 1erbataillon, particulièrement pris à partie par les têtes de colonnes qui débouchent du pont de Marchiennes, va se trouver engagé jusqu’à la nuit dans une lutte sévère.
Dans cette même journée, le 2eme bataillon (commandant Carlier),mis à la disposition du général de division,participait avec le 5eme et le 239eme régiments d’infanterie à une action violente pour la conquête des villages de Chambergneau et Bouffioux. Par deux fois il se lançait vainement à l’assaut de cette dernière localité abondamment garnie de mitrailleuses. La fière attitude de la 7eme compagnie (capitaine Marc), tenant en respect jusqu’à 23 heures l’ennemi, prêt à passer à la contre-attaque, allait permettre au bataillon de se dégager d’une situation délicate et de rejoindre par une nuit très noire ou l’on ne distinguait que trois gros incendies allumés dans Charleroi par les Boches ivres d’un triomphe facile, les autres éléments du régiment qui cheminaient en silence vers Nalines, pour gagner la nouvelle position qui leur était assignée.
Le 23, au point du jour, le régiment forme l’aile gauche du 3eme corps, mais quoique les trois bataillons soient en ligne la liaison reste précaire avec le 18eme corps ; il faut détacher la 1ere compagnie (capitaine Bedoura) au village de Fontenelle pour essayer de combler en partie le vide existant. La matinée est calme ce n’est que vers 11 heures qu’on aperçoit les premiers tirailleurs ennemis débouchant du bois de Nalines ; la compagnie de Fontenelle les prend sous son feu et leur fait marquer une assez longue hésitation.
A midi l’artillerie ennemie intervient brutalement contre nos premières lignes ;moins d’une heure après,on voit surgir d’un peu partout les casques pointus,progressant derrière les gerbes de blé qu’ils entrainent dans une farandole infernale. La fusillade ne tarde pas à faire rage,principalement devant le village de Parin ou les 2eme et 3eme bataillons luttent à un contre trois. La partie est trop inégale ;à 17 heures le régiment reçoit l’ordre de se replier,d’abord sur Thy-le-Château, un peu plus tard sur Walcourt. Le mouvement se fait en bon ordre sans être autrement inquiété. La compagnie de Fontenelle, tardivement prévenue reste encore quelque temps sur ses positions ou elle est aux trois quarts encerclée ; elle finit par se dégager sous la protection d’une section solidement accrochée aux lisières nord du village et, ramenant tous ses blessés, arrive à rejoindre dans la nuit le 1er bataillon installé aux nouveaux avant poste à Pry.
Le baptême du feu a été sévère : les capitaines Dubey, Doranlor, Le Ber, sont au nombre des morts ; le régiment compte une cinquantaine de tués et environ cinq cents blessés dont la moitié sont restés aux mains de l’ennemi.
La retraite générale commence sur le front de la Ve armée ; le 119 entame dès le 24 au matin, son mouvement de repli dans des conditions de fatigue extrême, sans autre incident pendant cinq jours que de petites affaires d’arrière-garde sans importance.

 
Cordialement
 
Xavier


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Mes recherches : le 119e RI  
Le site du 119e RI  : http://pagesperso-orange.fr/119RI
n°52569
popol
Posté le 05-06-2008 à 19:33:20  profilanswer
 

Bonsoir à Toutes & Tous
Bonsoir Xavier, Bruno, Poelkapelle
 
- En effet, il s'agit bien du capitaine DORANLOR Yves M.L. du 119e RI, tué à Charleroi le 22/08/1914 (voir fiche MDH). J'ai également retrouvé sa trace en consultant l'ouvrage de Georges GAY "La Bataille de Charleroi - août 1914" (Editions Payot - 1937)(p. 207 et s.). Le connaissez-vous  ?
 
- Je ne résiste donc pas au plaisir de vous en livrer quelques extraits:
 
(...)
 
i) Contre-attaque de la 6e DI sur Bouffioulx (le 22/08/1914) :
 
(...)
 
"La 12e brigade, 5e et 119e RI (général Lavisse), et le 239e RI mis à sa disposition, sont aussitôt alertés dans leurs cantonnements de la région de Nalinnes.
(...)
 
Le 119e RI (colonel Boulengé) avant-garde de la 12e brigade, tient les ponts de la Sambre depuis le 20. Le 1er bataillon (commandant Rignot) et le 3e (commandant Chavatte), occupent sensiblement les mêmes emplacements que la veille. Le 1er, en liaison avec le 18e CA, garde les passages de Marchienne-au-Pont jusqu'à Charleroi (passerelle de la gare); le 3e, à droite, jusqu'aux avancées de Montignies-sur-Sambre. La 4e compagnie au vieux pont de Marchienne et la 1ère à la gare de cette localité ne tarderont plus à être au contact avec la tête de la IIe DRG qui descend de Roux. La 2e cie est en réserve vers Marchienne-Est. La 3e garnit les rives de la rivière jusqu'à Charleroi-Sud. Quant au 3e bataillon, il détache quelques postes avancés au nord de la ville. Une SM (section de mitrailleuses) défend une barricade au bas de la côte de Dampremy-Lodelinsart sur la route de Bruxelles.
 
Nous avons vu plus haut que la XIXe DR du Xe CR en mouvement de Gosselies sur Charleroi, a pris, dès Jumet, la direction de Montignies-sur-Sambre, une fraction composée de dragons du régiment de réserve n°6, suivie d'éléments du RIR n°78 et vraisemblablement du IIIe bataillon du RIR n°74 descend vers Charleroi. Soudain, la fusillade crépite. La SM (n°?) du 119e RI a ouvert le feu sur les dragons qui s'avancent et dont les éclaireurs montés du 7e chasseurs à cheval lui ont signalé l'approche. Une panique indescriptible s'empare des cavaliers qui refluent en désordre vers Saint-Antoine. Les mitrailleurs en profitent pour se retirer vers Charleroi, pendant que commence l'incendie des maisons de la chaussée de Jumet à Lodelinsart.
 
Lentement la colonne se remet en marche et parvient à Charleroi à 8h où elle se heurte au barrage interdisant le pont nord de la prison. Les défenseurs de celui-ci rétrogradent à leur tour vers Mont-sur-Marchienne, alors qu'une pièce mise en batterie à Jumet-Saint Antoine, tire quelques obus de 77 sur les abords et sur la gare de Charleroi-Sud.
 
Bientôt l'ennemi se répand dans le centre de la ville, incendiant le quartier du Grand-Central, de la Montagne et du boulevard Audent. Ce n'est que vers 11h qu'il se décide à franchir la Sambre. Le I/119e RI s'est trouvé aux prises, dans la matinée, comme nous le verrons plus loin, avec l'avant-garde de la IIe DIG à Marchiennes.
Les Ier et III/119e RI (commandant Carlier) maintenu au sud de la crête 178 sur la route de Charleroi-Beaumont, reçoit à 14h, l'ordre de se rendre à Bultia avec trois compagnies. La 6/119e RI (capitaine Dousset) est soutien d'artillerie aux Haies de Nalinnes.
 
C'est au Bultia que le bataillon est touché par l'ordre du colonel de se porter sur Chamnorgneaux et Bouffioulx, d'attaquer l'ennemi et de s'emparer de ce village. Il sera appuyé à droite par le 239e RI et à gauche par le 5e RI. Celui-ci a reçu à 15h40 l'ordre de la division; mais trois compagnies du 3e bataillon seulement sont disponibles, car des fractions du 5e RI sont en contact de l'ennemi sur les hauteurs de la Queue de Couillet. Le 239e RI, lui aussi, ne peut aligner, que 4 compagnies. L'opération va donc s'engager avec un total de onze compagnies, auxquelles viendra s'ajouter la 7/39e RI, ramenée au combat au moment où elle battait en retraite par le Bultia. Le I/22e RAC appuyera le mouvement.
 
Les unités s'orientent sans plus tarder sur l'objectif et prennent la direction de Joncret, Trieu-Gilson.
 
Au centre, cheminent les trois compagnies du II/119e RI; à droite les réservistes des 17e, 19e, 22e et 24e compagnies du 239e RI renforcées de la 7/39e RI; à gauche trois compagnies du III/5e RI. Après le passage du ravin du ruisseau du Charnoy à l'est de Trieu-Gilson les compagnies se déploient. A la sortie du hameau de Lausprelle les compagnies sont ainsi échelonnées de la gauche à la droite: les trois compagnies du III/5e RI; la 5/119e RI (capitaine Prieur) et la 7/119e RI (capitaine Marc) en première ligne; la 8/119e RI (capitaine Doranlor : le voilà enfin ....!!!) en deuxième ligne; enfin, les 17e, 19e, 22e et 24e compagnies du 239e RI soutenues à l'extrème gauche par trois sections de la 7/39e RI.
 
La marche en avant de tout le dispositif continue, dépasse le bois des Malagnes, atteint Chamborgneaux et en franchit le vallon. Les compagnies se portent à l'attaque de Bouffioulx, mais sont aussitôt accueillies par la fusillade et les mitrailleuses ennemies installées dans les maisons du bourg.
Surpris le II/119e RI cède: la 7/119e RI gagne une ferme et s'y retranche; la 8e, qui s'est portée en avant, tente par deux fois, avec la 5/119e RI, une réaction qui est durement ramenée sur ses positions de départ. La poussée de l'ennemi se fait plus violente, les compagnies doivent abandonner le terrain pied à pied, elles se replient sous la protection de la 7/119e RI qui résiste opiniâtrement jusqu'à 22h dans la ferme qu'elle défendait.
 
A droite, l'attaque subit le même sort, les compagnies du 239e RI, sous les ordres du commandant Husband, traversent Chamborgneaux et s'élancent à l'assaut de la crête de Bouffioulx, le 19e et 17e en tête, suivies des 22e et 24e compagnies. Elles sont prises de face par une fusillade violente, cependant que les mitrailleuses balaient le flanc du ravin de Chamborgneaux. Cette réaction de l'ennemi jette la confusion parmi les unités qui se mêlent à des fractions du 5e et du 119e RI. La progression continue jusqu'à hauteur de la ferme où la 7/119e RI s'est accrochée, mais ne peut aller plus loin.
 
Après l'échec de cette offensive les éléments du 239e RI, tiennent jusqu'à la nuit sur les hauteurs de  Chamborgneaux. A gauche, le III/5e RI fléchit à son tour devant des forces importantes.
 
La 7/39e RI, placée en échelon en arrière à l'extrême droite de la ligne, après avoir coopéré au mouvement, se replie lentement, tenue bien en mains par des chefs énergiques et réussit à se décrocher, non sans avoir recueilli de nombreux isolés au cours de son repli. Elle réussit à les ramener sans encombre au village de Nalinnes après une retraite pénible à travers bois et champs.
 
Au loin, sur l'autre versant de la Sambre, les maisons de la route de Bruxelles, de Charleroi et de Montignies-sur-Sambre jettent des lueurs de cauchemar.
 
Cette rencontre coûte au 119e RI la mort du capitaine Doranlor et de 27 hommes, outre 99 blessés dont 5 officiers. Au 5e RI, il y a 55 tués dont 2 officiers, 46 blessés et 14 disparus dans ce premier jour de combat. Ai 239e RI où la section Buffat s'est particulièrement distinguée, les pertes aussi sont sérieuses."
 
(...)  
 
Une bonne soirée de Belgique !    


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Bien cordialement
Paul Pastiels
n°52570
Xavier_76
Posté le 05-06-2008 à 20:08:37  profilanswer
 

Bonsoir Paul, Bonsoir à tous,
 
Ah nan je ne connaissais pas se bouquin mais il a l'air assez interressant. Savez vous si on peut le trouver assez facilement sur internet ?
 
En tout cas merci pour ces informations que j'archive précieusement.
 
Si vous en avez d'autre dans le même type, je suis preneur !!!
 
Une bonne soirée de Normandie (Sous le soleil)
 
Bien Cordialement
 
Xavier


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Mes recherches : le 119e RI  
Le site du 119e RI  : http://pagesperso-orange.fr/119RI
n°52589
poelkapell​e
Posté le 06-06-2008 à 19:41:22  profilanswer
 

Bonsoir,
Merci à tous pour toutes ces précisions.
Pour être complet, je vous livre ci-après la suite du témoignage de M. Ernest que je nai pas publiée dans Le Musée Virtuel :
 
Pour ma part j'avais pris en souvenir les gants qui se trouvaient à la ceinture du capitaine.
Quant à l'officier allemand il vint nous signaler la présence d'un tué dans une maison proche.
Partis avec la civière nous avons trouvé plusieurs prisonniers français, blessés, couchés sur de la paille et parmi eux l'ordonnance du capitaine Duranlor (sic) qui s'inquiétait du sort de son chef.  Je l'informais et lui remis la paire de gants.
Quant au mort signalé par l'officier allemand il était dans un état lamentable.  Je l'ai enveloppé dans un linceul et transporté avec Victor Manderlier sur la civière jusqu'à la fosse distante de 300 mètres. En cours de route mon compagnon s'arrêta pour vômir incommodé par l'odeur que dégageait le cadavre abandonné à la chaleur depuis deux jours.  
La fosse étant terminée la mise en terre a débuté.  
Certains d'entre nous jetant les corps du dessus du trou mon père et moi sommes intervenus pour qu'on les dépose avec plus de respect et je mis du gazon sur leur visage afin d'éviter les coups lors de la chute des pierres au remblayage de la fosse.  
 
Un de ces jours j'irai faire un tour dans le coin.
 
Cordiales salutations à tous.
 


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charleroi14
n°52648
popol
Posté le 08-06-2008 à 21:46:28  profilanswer
 

Bonsoir à Toutes & Tous
Bonsoir Xavier et Poelkapelle
 
- L'ouvrage précité de Georges GAY (Professeur au Collège de Charleroi) date de 1937 et comporte quelque 392 pages et des cartes. Je l'ai trouvé d'occasion dans une foire aux livres anciens. Il doit se trouver peut-être dans de bonnes bibliothèques municipales... A ma connaissance, c'est un des ouvrages le plus complet sur la Bataille de Charleroi ;
 
- Où se trouvait donc le capitaine Doranlor de la 8e cie du 119e RI le 21/08/1914 ?
 
p. 114: (...)
 
" Le 3e CA, formant avec le 10e, le centre même de la 5e armée, arrive en même temps que lui sur la Sambre. (...)
Le 21, au matin, le 3e CA se trouve sur des positions à peu près semblables à celles que l'ordre d'opérations n° 17 de la veille lui avait fait prendre:
La 5e DI (général Verrier), à droite de la route Charleroi - Philippeville; la 6e DI (général Bloch) à sa gauche.
(...)
Les gros de la 5e DI (36e + 129e RI) ne dépassent pas dans la matinée la ligne Villers-Poterie - Tarcienne. A gauche du corps d'armée, la 6e DI a poussé son avant-garde - 119e RI - sur la Sambre, dès la matinée du 20. Le régiment, par son 3e bataillon (III/119e RI), tient les ponts de Marchiennes (Vieux-Pont) jusqu'au Viaduc-Ouest de Charleroi (12e et 11e cies), et de Charleroi à Montignies-sur-Sambre (10e et 9e Cies) point de jonction avec les avant-postes de la 5e DI. En arrière de Marchiennes, le I/119e RI occupe les positions de la veille, tandis que le II/119e RI est en réserve à Couillet.
Le 5e RI reste en seconde ligne et cantonne à Nalinnes. Dans la soirée, il poussera une compagnie à Loverval; deux autres à Couillet Queue, et son 1er bataillon (I/5e RI) vers Mont-sur-Marchienne - Ste-Barbe.
Le premier contact de l'ennemi avec les avant-postes du 3e CA se produit à Charleroi vers 6h45. Après diverses pérégrinations dans la banlieue nord de la ville, ... une patrouille de hussards du 15e régiment "Reine Wilhelmine" atteint l'angle de la rue du Pont-Neuf et de la rue de Montignies où cette fois les soldats d'une demi-section de la 9/119e RI renforcés par la 1ère SM de l'adjudant Cuvillier ne se méprennent pas et les accueillent par un feu nourri. Trois chevaux s'abattent, deux cavaliers sont grièvement blessés, tandis qu'un troisième est tué d'un coup de fusil, es autres fuyent à bride abattue et se dispersent. Plusieurs d'entre eux sont faits prisonniers aux environs de la caserne d'infanterie. L'alerte a été rapide. Au cours de l'échauffourée, deux soldats de la 9e cie ont été blessés. Quatre prisonniers et plusieurs chevaux restent aux mains des défenseurs du Pont-Neuf.
A Charleroi, la journée s'achève sans autres incidents, sauf l'arrivée de réfugiés des régions brabançonnes envahies par l'ennemi. "
 
(...)
 
Une bonne soirée de Bruxelles!


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Bien cordialement
Paul Pastiels
n°52650
Xavier_76
Posté le 08-06-2008 à 23:10:42  profilanswer
 

Bonsoir Paul,  
Bonsoir à tous et à toutes,
 
Merci pour ces nouveaux éléments. Concernant ce livre, je l'ai trouvé sur internet, je n'ai plus qu'a attendre le colis ...
 
Ce qui est intéressant avec ce texte, c'est qu'il recoupe un carnet de guerre d'un soldat du 119e. Ce carnet à été écrit après guerre mais avec vos informations cela me permet de vérifier la véracité du texte.
 
Le soldat qui écrit ce texte est soldat à la 2e compagnie du 119e. Appelé de la classe 13, il combattra au 119e pendant 3 ans et quittera le régiment juste avant l'offensive du Chemin des Dames.
 
Voici ce qu'il nous dit sur ces combats d'avant gardes :
 
Arrivés le 20 au soir dans les faubourgs de Charleroi, nous couchons dans l'école de Marchiennes-au-Pont. Le lendemain matin, le bruit court que les allemands ne sont pas loin et nous établissons un avant-poste de combat entre Marchiennes-au-Pont, Marcinelle, Charleroi et Momignies sur Sambre. Le même jour, vers 6 heures du matin, quelques coups de feu retentissent; une patrouille d’Uhlans, trop curieuse, se fait pincer par les mitrailleuses du 1er bataillon de l'adjudant Cuillier laissant trois prisonniers entre nos mains. Le 22 août, de bonne heure le matin, nous prîmes possession du pont tournant sur le canal de la Sambre entre la ville de Charleroi et la grande gare qui se trouve au sud de la rivière. Là, dans la gare où ma compagnie avait installé son poste de commandement, tout à coup, une nouvelle patrouille d’Uhlans est signalée et nous l'apercevons dans le haut de la rue, toute droite, en face de la gare. Le lieutenant Ruanet  commandant le 1er peloton (1ère et 2ème section) de la 2ème compagnie nous fait mettre une section à droite, une section à gauche du pont. Cachés derrière des tas de traverses de chemin de fer, nous avons ordre de ne pas tirer, de tourner le pont aussitôt la patrouille passée et de les mettre en joue hommes et gradés. La patrouille allemande, sept ou huit beaux Uhlans, dont un officier ou sous-officier, propres, coquets, tondus comme des moutons, ont été cueillis avec douceur. Je participai à cette action et j'ai mis en joue ces allemands. Je crois même qu'il y avait un officier. Quelle surprise pour eux! Ils nous regardaient avec dédain, tout ébahis; c'était trop tard.
 
 
Bonne soirée de Normandie
 
Amicalement
 
Xavier


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Mes recherches : le 119e RI  
Le site du 119e RI  : http://pagesperso-orange.fr/119RI
n°52656
popol
Posté le 09-06-2008 à 18:41:41  profilanswer
 

Bonjour à Toutes & Tous
Bonjour Xavier et Poelkapelle
 
- Xavier: Un grand merci de nous faire partager le récit de ce soldat appartenant à la 2e cie du 119e RI (2/119e RI) qui faisait donc partie du 1er bataillon du 119e RI (I/119e RI) ...: ces renseignements précieux sur la Bataille de Charleroi sont toujours les bienvenus!
 
- Je suis heureux d'apprendre que vous ayez pu découvrir l'ouvrage de G. GAY précité: il en vaut la peine!
Dans l'attente de l'arrivée du précieux colis et pour briser le suspens, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer la  réponse à la question complémentaire:
 
Où était donc le 1er bataillon du 119e RI le 22/08/1914?
 
(...) p. 213
 
j) Extrême-gauche du 3e CA - Prises des passages de Marchienne-au-Pont :
 
Dans le temps où les IIe et III/119e RI opéraient au sud de Charleroi, le I/119e RI (commandant Rignot), lutte aux premières heures avec l'avant-garde de la IIe DRG (général Süsskindt), droite du Xe CR qui débouche de Monceau-sur-Sambre.
 
Dès l'aube le I/119e RI garde les passages de la Sambre du pont de la gare de Charleroi (Sud) à Marchienne-au-Pont, où il se relie à gauche, au 18e CA. La 4/119e RI défend le Vieux-Pont de Marchiennes, dit Pont de Bois; le pont en amont, dit Pont de Pierre, est tenu par un peloton du I/10e hussards (capitaine Le Hoareau de la Source) qui a relevé le 119e de grand matin. La SM du 10e hussards le renforce. Plus à droite, la 1/119e RI (capitaine Bédoura) occupe la Gare de Marchienne-Etat. Elle ne tardera pas à repasser la Sambre. La 2/119e RI est réservée en arrière à droite.
 
Au nord de la rivière, le 1er peloton du I/10e hussards (lt du Perrier de Larsan) a été envoyé en découverte au delà de Monceau-sur-Sambre, dans une région peu favorable aux reconnaissances de cavalerie et propice aux embuscades de l'adversaire. Près de la gare de Monceau-Formation, le peloton aperçoit deux escadrons ennemis pied à terre. C'est le régiment de uhlans de réserve n°2, avant-garde de la IIe DRG. Le peloton s'élance sur les escadrons au repos et les sabre, y semant la confusion. Mais les carabines allemandes crépitent bientôt et le peloton doit se retirer précipitamment; il rejoindra l'escadron quelques heures plus tard, en même temps que les deux autres pelotons qui surveillent la Sambre en amont vers Landelies.
 
Dans Marchiennes, les deux ponts-routes ont été barricadés au moyen de sacs de terre et de fils barbelés.
Des renseignements annoncent l'arrivée prochaine de la cavalerie et de l'infanterie ennemies.
 
Peu après, un uhlan se présente à l'entrée de la rue Neuve conduisant au Pont de Pierre et, ne voyant rien d'anormal, se retire. Quelques instants plus tard, paraît un peloton de cavaliers ennemis. Les hussards le laissent s'engager tout entier dans la rue et, alors seulement, le tir du peloton du lt Dezès et les mitrailleuses du lt Lary éclate, provoquant une confusion indescriptible parmi les uhlans dont les chevaux s'affolent et se cabrent en fuyant par les rues latérales. L'échauffourée n'a pas duré une minute. Les débris de l'avant-garde galopent vers Monceau et c'est au RIR n° 91 (régiment d'infanterie de réserve) qu'échoit la tâche de s'emparer des passages. Une batterie du régiment d'artillerie de réserve n°20 appuiera l'opération. Les Hanovriens du RIR n°91 débouchent de la route de Trazegnies, mais sont aussitôt fusillés par la 4/119e RI au Vieux-Pont et au pont du chemin de fer.
 
Surpris, ils reculent en désarroi. La progression reprend plus prudente et procède par infiltration à la conquête des ponts autour desquels tombent les premiers obus de la batterie en position à Saint-Fiacre.
Le combat dure de 9h à 10h30 jusqu'au moment où les fantassins du RIR n°91 ayant tourné l'obstacle par la passerelle des Laminoirs de Monceau, située en amont, franchissent la Sambre sans encombre et rendent dangereuse la position du 1/10e hussards et de la 4/119e RI.
L'escadron bat en retraite sur Montignies-le-Tilleul vers 11h15. (Ce combat est le prélude du massacre de Monceau où 66 civils innocents trouvèrent la mort). Le I/119e RI prend le même chemin, et par le vallon de l'Eau-d'Heure, vient garnir la croupe au sud de Mont-sur-Marchiennes à la droite de la compagnie du 5e RI occupant la route de Beaumont et s'y retranche sommairement vers 16h.
 
k) Engagement du I/119e RI à Mont-sur-Marchiennes:
 
La Sambre franchie, l'infanterie de la IIe DRG se déploie. Alors que le RIR n°91 prend la direction de Hameau vers Leernes où il se heurtera à un bataillon du 28e RI de la brigade Hollender, le IIe bataillon du RIR n°15 gagne la route de Beaumont par la gare Saint-Martin (Marchienne-Zône) et aborde bientôt les positions du I/119e RI, vers 18h. Le combat devient acharné et à 18h20, la fusillade est générale sur tout le front des 2e, 3e et 4e compagnies. L'attaque allemande est soutenue par l'artillerie qui caninne les hauteurs voisines de Montugny-le-Tilleul.
 
Supérieur en nombre, l'ennemu contraint le I/119e RI à la retraite. La 1ère compagnie en réserve à droite du I/5e RI et le III/119e RI replié de Charleroi sur Mont-sur-Marchiennes ne se retirent que plus tard. A 19h30, le combat cesse. Une centaine d'hommes, dont 19 tués, sont hors de combat et le capitaine DUBOY (4/119e RI) est parmi les morts. A 20h30, un ordre de la 12e brigade ramène le régiment à Nalinnes-Claquedent où il cantonne à 23h45." ;
 
- Voilà pour le 22/08/1914 ...
 
Une bonne soirée (fort chaude et ensoleillée) de Bruxelles !
 
 
 


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Bien cordialement
Paul Pastiels
n°52658
Xavier_76
Posté le 09-06-2008 à 19:18:10  profilanswer
 

Bonsoir Paul, bonsoir à tous et à toutes,
 
Pour commencer voici le petit bonus du jour, c'est toujours mieux de mettre un visage sur un nom :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/1297/bedourajacq.jpg
 
Ce capitaine a fait toute la guerre au sein du 119e Ri, il a finit en 1918 chef de Bataillon au 119e.
 
Pour continuer sur les combats de Charleroi, voici ceux du 22 Aout décrit par mon soldat.
Je tiens à rappeler que ce récit a été écrit après la 1ere guerre ( et même après la 2e)
 
 
Peu de temps après la capture de la patrouille, vers 9 heures, nous voyons arriver l'infanterie allemande, avec ses mitrailleuses, en haut de la rue qui descend sur la Sambre, en face de la gare. Nous sommes bien cachés derrière et nous tirons à feu à volonté dans le tas. Nous avons une mitrailleuse à notre disposition. Vêtus légèrement, les allemands descendent, nombreux, en se faufilant dans les embrasures des portes et sous les porches; ils se font descendre comme des lapins, la rue est jonchée de cadavres; mais il en vient toujours de nouveaux. On dirait une nuée de sauterelles. Leurs pertes sont élevées. De notre côté, nous n'accusons pas de pertes; nous leur avons fait beaucoup de mal et, malgré leur supériorité numérique, nous les avons tenus à distance de la Sambre, les tuant au fur et à mesure qu'ils avançaient. Vers 13 heures, la pression des allemands, soutenus par une nombreuse artillerie, augmente et devient menaçante sur le front des voisins. C'est l'heure du déjeuner mais il n'est plus question de manger. Nous avons tenu ces endiablés d'allemands.
Les 1er et 3ème bataillons du 119ème R.I. se replient sur le front de Montigny-le-Tilleul à onze kilomètres environ en arrière, sur la Sambre à gauche de la route nationale belge n° 21 avant la rue de l'Agace. Après avoir suivi la route nationale, nous empruntons à gauche une tranchée d'écoulement d'eau vers la Sambre, sur les bords nord de laquelle nous nous établissons en ordre de bataille derrière des tas de briques qui sèchent au soleil; nous sommes ici les 2ème, 3ème et 4ème sections de notre 2ème compagnie. La 1ère section est derrière nous en hauteur et peut tirer sur l'ennemi par derrière nous, à contre-pente face à l'ennemi, mal placée dans un champ d'avoine non coupée. Derrière elle, à 30 mètres environ, il existe une haie d'épine blanche bien touffue en dessous d'un petit talus. C'est la mort certaine d'une partie de ces combattants. Cela m'a beaucoup étonné de la part de son chef qui, le matin, nous a fait capturer la patrouille de Uhlans sur la Sambre devant la gare. Sur notre gauche nous avons un pré d'herbe rase et descendant sur la Sambre, où se trouve le 49ème régiment d'infanterie de Bayonne (18ème corps d'armée); c'est une drôle de position, aucun accident de terrain jusqu'à la rivière! C'est le nu complet. De l'autre coté de la Sambre, il y a de la cavalerie et nous l'avons vu se replier au galop au premier contact avec l'infanterie allemande; des chevaux tués et des cavaliers blessés ou tués. Les autres n'ont pas résisté et ont disparu au plus vite. Tout à coup, devant nous, nous apercevons à deux kilomètres environ les allemands qui, après avoir passé la Sambre à Marchiennes-au-Pont, où nous avons couché le 21, débouchent en colonnes par quatre des crassiers de Mont-sur-Marchiennes. Le lieutenant Ruanet, commandant la 1ère section de notre 2ème compagnie, et qui se trouve derrière nous en hauteur, tire sur eux avec un feu de salve en disant «ce sont peut être des anglais» «quelle blague!» nous avons pensé, nous venions de nous battre avec les allemands jusqu'à 13 heures. Les anglais les auraient donc remplacés! Ignorance totale. Ce tir de feu de salve malencontreux a fait repérer nos positions alors que nous aurions pu les attendre à bonne portée de tir afin de leur causer des pertes plus sévères. Aussitôt après, l'ennemi se disperse en tirailleurs à bonne distance entre chacun d'eux et progresse rapidement vers nous par bonds successifs; la 1ère section a subi ainsi des pertes énormes et je ne me souviens plus avoir jamais revu son officier. Dans l'après-midi, nous trouvons devant (Oh! spectacle effroyable) une femme belge, son bébé dans les bras, courant dans la plaine entre les allemands et les français. Elle tombe, se relève plusieurs fois et continue de courir de nouveau et Dieu sait ce qu'elle est devenue. Nous tirons toujours sur les allemands qui avancent en face de nous. Cette fameuse cavalerie, qui croit encore faire la guerre de 1870, a disparu et s'est repliée des hauteurs de la rive gauche de la Sambre, nous, nous sommes pris en enfilade sur notre flanc gauche, derrière nos tas de briques, par les mitrailleuses et l'infanterie allemande.
 
Est il possible, de la part de notre commandement, d'avoir donné un secteur aussi capital que celui-là à de la cavalerie! Nous avons encore des généraux puissants qui veulent conserver les anciens bienfaits de cette arme. Pendant longtemps encore, l'infanterie et toutes les troupes à pied en souffriront jusqu'au jour, où enfin, le commandement s'apercevra de l'inutilité des cavaliers. Alors démontés ils feront de bons soldats d'infanterie bien disciplinés.
 
Le soir du 22 août nous recevons l'ordre de nous reporter à droite de la route nationale belge n° 21, après avoir subi des pertes considérables, en tués et blessés, derrière nos tas de briques. En prenant à droite un chemin perpendiculaire à la route nationale, je tombe sur le dos, à l'intersection des deux chemins dans la partie maçonnée. Impossible de m'arracher de cet endroit. Alors, deux camarades me coupent les courroies d'épaules de mon havresac et me tirent de cette mauvaise situation. Les allemands sont à 20 ou 30 mètres de nous. En m'examinant plus attentivement mes camarades me dirent : «mon vieux Martin, tu l'as échappé belle. Regarde ta gamelle qui est traversée d'une balle au ras de ton cou». Nous avons pris une nouvelle position face à Montigny-le-Tilleul où notre 4ème compagnie se cramponne dans un pré, le derrière en l'air pour bien se faire voir et reçoivent les premiers obus allemands. Heureusement ce ne sont que des shrapnels qui éclatent assez haut. Telle fut notre première journée de bataille à Charleroi-Marcinelles où nous nous sommes battus jusqu'à la grande nuit. Dès lors, nous apercevions dans un horizon d'un demi-cercle, des feux d'incendies que les allemands avaient allumés dans les villages conquis. Tous les soirs à la nuit, il en sera de même au fur et à mesure de leur avance. Nous avons passé la nuit dans un de ces villages à la hauteur et à proximité de Nalines.

 
Avez vous les noms des capitaines commandants les 3/119e, 9/119e, 10/119, 11/119e, 12/119
 
Bonne soirée de Normandie (bien chaude et ensoleillé aussi)
 
Au plaisir de vous lire
 
Xavier


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Mes recherches : le 119e RI  
Le site du 119e RI  : http://pagesperso-orange.fr/119RI
n°52684
popol
Posté le 10-06-2008 à 21:19:13  profilanswer
 

Bonsoir à Toutes & Tous
Bonsoir Xavier
 
- Xavier: merci pour le petit bonus et le témoignage. C'est toujours agréable de découvrir un visage derière un nom ...!
Peut-être que votre soldat du 119e RI a eu l'occasion de lire l'ouvrage de G. GAY ....???
Je ne connais pas les noms des capitaines commandant les compagnies précitées: des recherches vers le JMO et l'historique du régiment s'imposent ...à l'occasion !
 
- En attendant, voici l'organigramme du 119e RI (ordre de bataille au 22/08/1914) reconstitué à partir des informations relevées actuellement :
 
 
Commandant du 119e RI : colonel BOULENGE  
Lieutenant-colonel : ???
Médecin-major de 1ère cl : ???  
Chef de musique de 1ère cl : ???
Porte-drapeau: lt ????  
(...)  
   
- 1er bataillon (I/119e RI): commandant RIGNOT  
1ère compagnie : capitaine BEDOURA J.  
2e compagnie: capitaine ?    
3e compagnie: capitaine ?  
4e compagnie: capitaine DUBOY ou DUBEY  (+ 22/08/1914)
1ère section de mitrailleuses: adjudant CUVILLIER
   
- 2e bataillon (II/119e RI): commandant CARLIER  
5e compagnie: capitaine PRIEUR  
6e compagnie: capitaine DOUSSET  
7e compagnie: capitaine MARC  
8e compagnie: capitaine DORANLOR Y. (+ 22/08/1914)
2e section de mitrailleuses: lt ??  
   
- 3e bataillon (III/119e RI): commandant CHAVATTE  
9e compagnie: capitaine ???  
10e compagnie: capitaine ???  
11e compagnie: capitaine ???
12e compagnie: capitaune ???  
3e section de mitrailleuses: lt ?  
 
à replacer: capitaines LE BER, de FONTENELLE
 
Une bonne soirée de Bruxelles !


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Bien cordialement
Paul Pastiels
n°52687
Xavier_76
Posté le 10-06-2008 à 21:35:33  profilanswer
 

Bonsoir Paul,
 
Voici un premier élément de réponse: la page de l'annuaire de l'armée en 1914 pour le 119e disponible ici :
 
http://www.pages14-18.com/pagesHis [...] nuaire.htm
 
Sinon pour l'encadrement, grâce à l'aide de Marcel Houyoux (HXM) que je remercie encore, voici l'état actuel :
 
Commandant du 119e RI :Colonel Boulengé
Adjoint : Commandant Arnaud
 
1er Bataillon : Commandant Rignot
2e Bataillon : Commandant Carlier
3e Bataillon : Commandant Chavatte
 
1ere Compagnie : Capitaine Bédoura
2e Compagnie : Capitaine Trésillard
3e Compagnie :  
4e Compagnie : Capitaine Duboy  
5e Compagnie : Capitaine Prieur
6e Compagnie : Capitaine Dousset
7e Compagnie : Capitaine Marc
8e Compagnie : Capitaine Duranlor
9e Compagnie : Capitaine Gaubert
10e Compagnie : Capitaine Lecrivain
11e Compagnie : Capitaine Le Ber
12e Compagnie : Capitaine Busson
 
Qui commandait la 3e compagnie ????
 
Bonne lecture et bonne soirée
 
Amicalement
 
Xavier
 


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Mes recherches : le 119e RI  
Le site du 119e RI  : http://pagesperso-orange.fr/119RI
n°52705
popol
Posté le 11-06-2008 à 20:37:31  profilanswer
 

Bonsoir à Toutes & Tous
Bonsoir Xavier
 
- Merci Xavier pour ces dernières informations. L'encadrement du régiment selon l'annuaire de 1914 est théoriquement celui au 01/01/1914. Il ne correspond donc pas exactement à celui du mois d'août, lorsque le régiment débute la campagne. Néanmoins, il nous livre notamment des précisions relatives aux prénoms des officiers;
 
- Actuellement, notre ordre de bataille du 119e RI au 22/08/1914 devient donc le suivant:
 
Commandant du 119e RI : colonel BOULANGE A.L.  
Lieutenant-colonel : ???  
Médecin-major de 1ère cl : ???  
Chef de musique de 1ère cl : ???  
Porte-drapeau: lt ????   (souvent un lt de réserve!)
(...)  
   
- 1er bataillon (I/119e RI): commandant RIGNOT B.A  
1ère compagnie : capitaine BEDOURA J.  
2e compagnie: capitaine TRESILLARD    
3e compagnie: capitaine ? ??  
4e compagnie: capitaine DUBOY E.  (+ 22/08/1914)  
1ère section de mitrailleuses: adjudant CUVILLIER  
   
- 2e bataillon (II/119e RI): commandant CARLIER A.E.  
5e compagnie: capitaine PRIEUR L.P.  
6e compagnie: capitaine DOUSSET    
7e compagnie: capitaine MARC A.  
8e compagnie: capitaine DORANLOR Y. (+ 22/08/1914)  
2e section de mitrailleuses: lt ??    
   
- 3e bataillon (III/119e RI): commandant CHAVATTE  L.J.  
9e compagnie: capitaine GAUBERT R.J.
10e compagnie: capitaine LECRIVAIN    
11e compagnie: capitaine LE BER Y.O.J.  
12e compagnie: capitaine BUSSON    
3e section de mitrailleuses: lt ?  
 
> où est donc passé le capitaine de la 3e compagnie ...? La question reste ouverte ...  
 
Une bonne soirée de Bruxelles.


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Bien cordialement
Paul Pastiels
n°52709
Xavier_76
Posté le 11-06-2008 à 21:09:17  profilanswer
 

Bonsoir Paul,
 
Petite modification, que ma signalé Marcel
 
Commandant du 119e RI : colonel BOULANGE A.L.  
Lieutenant-colonel : ???  
Médecin-major de 1ère cl : ???  
Chef de musique de 1ère cl : ???  
Porte-drapeau: lt ????   (souvent un lt de réserve!)
(...)  
   
- 1er bataillon (I/119e RI): commandant RIGNOT B.A  
1ère compagnie : capitaine BEDOURA J.  
2e compagnie: capitaine TRESILLARD    
3e compagnie: capitaine REGARD
4e compagnie: capitaine DUBOY E.  (+ 22/08/1914)  
1ère section de mitrailleuses: adjudant CUVILLIER  
   
- 2e bataillon (II/119e RI): commandant CARLIER A.E.  
5e compagnie: capitaine PRIEUR L.P.  
6e compagnie: capitaine DOUSSET    
7e compagnie: capitaine MARC A.  
8e compagnie: capitaine DORANLOR Y. (+ 22/08/1914)  
2e section de mitrailleuses: lt ??    
   
- 3e bataillon (III/119e RI): commandant CHAVATTE  L.J.  
9e compagnie: capitaine GAUBERT R.J.  
10e compagnie: capitaine LECRIVAIN    
11e compagnie: capitaine LE BER Y.O.J.  
12e compagnie: capitaine BUSSON    
3e section de mitrailleuses: lt ?  
 
 
Je pense que, pour l'encadrement à la tête du régiment, l'annuaire de l'armée est le bon
 
Dans cet annuaire, il y a 21 capitaines d'actives. Dans le régiment il y a 12 compagnies avec à la tête de chacune un capitaine. Ou sont donc les autres capitaines ?
 
Je pense qu'il doit y en avoir qui sont détachés à l'état major de la brigade mais combien ?
 
 
Bonne soirée de Normandie
 
Xavier


Message édité par Xavier_76 le 11-06-2008 à 21:55:01

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Mes recherches : le 119e RI  
Le site du 119e RI  : http://pagesperso-orange.fr/119RI

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