FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  Les chasseurs forestiers

 

Il y a 58 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
 Page :   1  2  3
Page Précédente
Auteur Sujet :

Les chasseurs forestiers

n°24633
Eric Mansu​y
Posté le 03-07-2006 à 08:58:29  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Vous trouverez ci-dessous une synthèse sur les chasseurs forestiers, provenant du centre de documentation de l'ENGREF de Nancy (Ecole Nationale du Génie Rural et des Eaux et Forêts).
Tout complément d'informations sera le bienvenu !  ;)    
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
Les chasseurs forestiers (1875) :
 
Les leçons de la guerre de 1870 ne tardèrent pas à porter leurs fruits. Il semble d’ailleurs que ce soit les forestiers eux-mêmes qui aient poussé à leur incorporation dans l’armée.
 
En effet, ayant fait la guerre de 1870 dans les compagnies de guides-forestiers pour une partie d’entre eux, et souffert de l’inorganisation, voire de la pagaille qui les avaient profondément marqués, ils souhaitaient éviter le renouvellement de pareilles situations et garantir l’utilité des sacrifices dont ils n’étaient pas avares mais qu’ils répugnaient à consentir à nouveau en pure perte. Ils firent donc pression pour obtenir un véritable « statut militaire ».
 
Le décret du 2 avril 1875 incorpora le personnel forestier dans la composition des forces militaires du pays en créant les « compagnies, sections et détachements de chasseurs forestiers ». L’instruction militaire fit ainsi son entrée à l’école forestière de Nancy d’où les élèves sortaient avec le grade de sous-lieutenant, directement affectés dans une unité de chasseurs forestiers.
 
Mais de ce fait, mis à part les « agents » qui avaient combattu en 1870, aucun officier de ces unités n’avait l’expérience d’un commandement réel dans l’armée !
 
On imagine facilement l’efficacité réduite des unités ainsi encadrées. Très rapidement les insuffisances du nouveau système apparurent aux yeux des forestiers « réalistes ». C’est ainsi qu’une excellente analyse en fut faite en 1878 par le vosgien Félix Grandidier (24ème promotion de 1848) alors qu’il était inspecteur à Poligny. Elle parut dans le numéro de juin de la Revue des Eaux et Forêts.
Il y dénonce notamment l’absence totale de « doctrine d’emploi » des chasseurs forestiers : « Il ne suffit pas de décider de la formation d’une troupe... il faut encore nettement définir son rôle, il faut que tous se préparent en temps de paix à le remplir en temps de guerre. »
Il fit des propositions judicieuses pour optimiser l’emploi des forestiers dans la défense nationale. Avec hélas peu de succès !...
 
Le décret de 1875 fut modifié et complété en 1882, en 1883 et surtout par celui du 18 novembre 1890.
Celui-ci est très bien analysé dans l’article de L. Breton (63ème promotion de 1889) alors garde général à St-Marcellin (Isère). Cet article est paru dans la Revue des Eaux et Forêts d’octobre 1894 sous le titre « organisation militaire des chasseurs forestiers ».  
 
Lui aussi souligne le manque de doctrine d’emploi du corps qui conduit à « risquer de ne pas demander aux chasseurs forestiers tout ce qu’ils sont capables de donner, ou bien, au contraire de trop présumer de leurs forces et de leur demander plus qu’ils ne peuvent donner ».
Il souligne aussi l’insuffisance de l’instruction militaire des préposés forestiers qui constituent la troupe, faute de séances d’instruction assez fréquentes et de participation active aux manœuvres  de l’armée. Problèmes de crédits, déjà !...
 
En application du décret de 1890 le corps des chasseurs forestiers comprenait 6500 hommes (6000 en métropole et 500 en Algérie) et 280 officiers (260 en métropole et 20 en Algérie).
L’armement était identique à celui de l’Infanterie. Il était fourni par l’armée ainsi que les équipements (sacs, cartouchières, guêtres, chaussures) et les matériels de campement. L’uniforme était celui de l’Administration Forestière. Les chasseurs forestiers étant classés parmi les « troupes d’élite » en portaient les signes distinctifs.
Ils se répartissaient en France en 48 compagnies (dont 2 de forteresse), 36 sections (dont 18 de forteresse) et 15 détachements. En Algérie étaient organisés trois escadrons d’infanterie montée à raison d’un par conservation.
 
Mais cette organisation présentait, elle aussi, bien des défauts que le commandement réalisa tardivement.
Le ministre de la guerre la modifia par lettre du 23 mai 1914 qui précisait qu’à la mobilisation seuls sont appelés à former les unités de chasseurs forestiers actives les préposés de moins de 48 ans. Ces unités sont alors affectées à de grandes unités de 1ère ligne de l’armée. »
Les autres préposés sont maintenus à leur poste du temps de paix pour permettre la continuité du  service forestier, éviter le pillage des forêts et remplir les missions d’information et de guide que l’autorité militaire leur confierait localement.
 
Un projet de doctrine d’emploi des chasseurs forestiers cohérent est enfin défini. Il est exposé dans le cours d’instruction militaire de l’Ecole forestière paru en juin 1914. C’était bien tard et la tourmente d’août 1914 empêcha sa mise en application. D’autre part, à partir de 1890, les élèves de l’Ecole forestière durent signer un engagement de trois ans en entrant à l’Ecole : deux ans d’école durant lesquels leur était donnée une instruction militaire de base et une troisième année comme sous-lieutenant dans une unité d’infanterie.
 
Cette mesure permettait d’augmenter la capacité opérationnelle des futurs cadres des unités de chasseurs forestiers et de préparer des officiers de réserve pour l’infanterie où étaient affectés, pour la mobilisation, ceux qui ne trouvaient pas place dans les chasseurs forestiers (50 % environ).
Seuls les gardes généraux et les inspecteurs adjoints encadraient les chasseurs forestiers. Les inspecteurs et conservateurs étaient affectés dans les états-majors. Ceci explique bien les pertes très importantes que subirent les officiers forestiers subalternes pendant la Grande guerre durant laquelle ils combattirent en première ligne dans l’infanterie.
On relève en effet sur le monument aux morts de l’Ecole les noms de 96 anciens élèves de l’Ecole forestière de Nancy qui furent tués de 1914 à 1918.
 
Il faut aussi ne pas oublier les nombreux blessés et invalides dont l’efficacité ultérieure pour le service forestier fut plus ou moins réduite, voire nulle pour certains grands invalides.
 
Le corps forestier mettra longtemps à se remettre de cette « saignée » qui concerna essentiellement les jeunes classes d’âge qui reçurent en première ligne le choc des combats très meurtriers du début de la guerre.
Les responsables réalisèrent les effets immédiats et futurs de cette hécatombe et en 1916 retirèrent des premières lignes les forestiers (ainsi que beaucoup d’ingénieurs et spécialistes indispensables à la poursuite de l’effort de guerre industriel).
 
Cela évita « l’éradication totale » de la classe d’âge 25/40 ans, mais les vides creusés ne purent être comblés après la guerre que vers 1930.
La gestion forestière souffrit pendant 15 ans (et même au-delà) de cette pénurie, accentuée par les besoins accrus en ingénieurs que réclamait la reprise en main de la gestion en Alsace-Lorraine et son intensification en Algérie et dans les colonies ainsi que la reconstitution des forêts dévastées par la guerre sur la ligne de front.
 
Retirés des tranchées (où restèrent leurs camarades, affectés à des unités d’infanterie ordinaires),  les chasseurs forestiers furent affectés à l’approvisionnement en bois des armées dans les zones de front (service forestier des armées) ou à la garde d’états-majors comme celui du général Joffre. Ceci permit de mettre fin aux coupes anarchiques effectuées pendant les deux premières années par les militaires dans les zones de front et de sauver la vie de bien des forestiers.
 
Si au cours de cette guerre un grand nombre de forestiers furent tués ou blessés, un nombre aussi très important fut décoré (ce fut d’ailleurs très souvent les mêmes). L’Ecole forestière de Nancy qui les avait formés reçut la Légion d’honneur et la Croix de guerre.
 
Un drapeau avait été remis aux chasseurs forestiers le 14 juillet 1880. Il défila sur les Champs-Elysées le 14 juillet 1919 pour le défilé de la victoire et fut remis à la garde de l’Ecole forestière de Nancy le 3 juin 1939 (les chasseurs forestiers ayant cessé d’exister).
Le privilège est remarquable car ce drapeau aurait dû être déposé aux Invalides avec tous ceux des unités dissoutes.
 


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°24635
Jean RIOTT​E
Posté le 03-07-2006 à 09:19:38  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour Eric,
Merci pour toutes ces précisions.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°24671
mireille s​alvini
toujours se souvenir d'eux
Posté le 04-07-2006 à 13:51:23  profilanswer
 

bonjour à toutes et à tous
bonjour Eric
bonjour Evelyne
 
toutes vos infos sont bien intéressantes et j'attends la suite....car cela complète un gros-gros article que j'ai trouvé dans le Larousse illustré 1914-1919 au sujet de l'exploitation des forêts par l'armée.
gestion,personnel,produits,transports des coupes..,on a une vision de l'importance du bois en tant que matériel de base pour la vie et la survie du soldat au front  
 
voici un court extrait concernant les chasseurs forestiers:
..au printemps 1916,beaucoup d'agents forestiers mobilisés,depuis les simples gardes domaniaux jusqu'aux inspecteurs des forêts,furent appelés à constituer,aux armées,des groupements techniques où leurs qualités professionnelles,plus rationnellement utilisées,allaient leur permettre de rendre d'éminents services.
(..)
un service forestier,dirigé par un officier de chasseurs forestiers (inspecteur ou conservateur) fonctionnait à côté de la Direction du Génie,pour une armée ou un groupe d'armées.Ce service avait sous ses ordres,dans chacune des grandes unités (corps d'armée,corps de cavalerie,division d'infanterie,groupement d'étapes),des services secondaires,à la tête de chacun desquels était placé un sous-inspecteur ou un inspecteur des forêts,ayant à sa disposition un nombre de chasseurs forestiers fixé d'après les disponibilités et l'importance des exploitations.
(..)
Cette organisation du service forestier donna les meilleurs résultats;elle permit de fournir à la défense des quantités considérables de bois,tout en ménageant l'avenir de nos forêts.

 
on y apprend l'utilité des grumes,rondins,perches,poteaux,piquets,étrésillons,gaulettes,fagots,bourrées,charbon de bois,autres bois pour le chauffage...
 
je repasse la main à Evelyne
amicalement,
Mireille
 
p.s:
si des personnes sont intéressées par la lecture de l'article au complet
si Daniel se sent d'attaque à retranscrire
faites-moi signe
 
 
 

n°24676
Eric Mansu​y
Posté le 04-07-2006 à 15:13:23  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Merci Marc et Evelyne,
Merci Mireille.
Je peux également vous fournir une bibliographie consacrée aux chasseurs forestiers, mais elle est hélas très succincte pour ce qui a été publié après la Grande Guerre !
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°24679
rohmer
Posté le 04-07-2006 à 15:44:56  profilanswer
 

Rebonjour Eric,  
bonjour à toutes et tous,
 
 
Merci Eric pour votre proposition de bibliographie.
Et si vous avez aussi quelques titres concernant le métier de sagard à cette époque!...?
Nous sommes prêt(e)s à prendre note.
Amicalement.
Evelyne.

n°24681
mireille s​alvini
toujours se souvenir d'eux
Posté le 04-07-2006 à 16:59:00  profilanswer
 

re-bonjour à toutes et à tous
 
merci Evelyne et Marc pour la suite passionnante sur ces chasseurs forestiers...mais pouvez-vous me dire qui a écrit ce recueil de (on dirait)  conseils pour le meilleur usage de ces hommes?
les arguments mis en avant sont d'une grande logique et pertinence,mais ces hommes "des bois" ont-ils été ainsi mis en valeur?
le texte que j'ai, ne parle pas du rôle qu'ils auraient pu avoir en tant que coureurs ou éclaireurs....uniquement de la responsabilité pour le choix des arbres à couper,des équipes de territoriaux à diriger,de l'organisation de cette énorme entreprise qu'a été de fournir du bois et du bois et encore du bois..pour cette guerre de tranchées dont la voracité était sans fin  
 
Eric,merci pour votre proposition,moi aussi cela m'intéresse une bibliographie sur ces chasseurs forestiers
(tout comme les extraits de la lettre du général en 1871 pour Evelyne et Marc)
 
amicalement,
Mireille

n°24684
Jean RIOTT​E
Posté le 04-07-2006 à 18:30:31  profilanswer
 

Bonne fin d'après-midi à toutes et à tous,
Merci Mireille, Evelyne, Marc....pour toutes ces précisions.
Moi aussi, Eric, une bibliographie "forestière" m'intéresse.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°24694
Eric Mansu​y
Posté le 05-07-2006 à 09:09:31  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Chose promise, chose due, voici la bibliographie découverte à l'ENGREF de Nancy :
 
Sources générales :
 
1882 : Enseignement militaire à l'Ecole nationale forestière par le Commandant Vincent MONTIGNAULT.
 
1887 : Les forêts de la France par F. DELPECHIN (p. 142 à 144).
 
1891 : Les forêts au point de vue militaire par l'inspecteur L. MERSEY.
 
1892 : Conseils à un jeune sous-lieutenant de réserve sortant de l'Ecole forestière par le Lieutenant-colonel V. MONTIGNAULT.
 
1894 : Du rôle des forêts en temps de guerre par L. BRETON.
 
1898 : L'enseignement forestier en France - l'Ecole de Nancy par C. GUYOT (p. 28-29 et p. 236-237-238).
 
1899 : Guide du chasseur forestier à l'usage des agents et préposés forestiers par Daniel BOUER.
 
1914 : Les chasseurs forestiers - cours donné aux élèves de l'école de Nancy par le Commandant  REAL.
 
1916 : Livre d'or de l'administration des Eaux et Forêts : liste des forestiers de tous grades morts pour la France de 1914 à fin 1915 et citations obtenues par les forestiers.  
 
1919 - Historique de la 1ère compagnie de chasseurs forestiers - campagne 1914-1918.
 
1919 - Note du ministre de la guerre du 2 janvier 1919 n° 85/2/1 - (1 page).
 
1949 - Le corps forestier - ses origines - son organisation - ses tâches - p. 8 et 9 (n° spécial de la revue "Rivières et forêts" ).
 
1987 - Les eaux et forêts du 12ème au 20ème siècle - p. 534 "L'organisation militaire de  l'administration forestière".
 
Revue des Eaux et Forêts - Détail des articles concernant les forestiers et la défense nationale.
 
- Tome 15 - p. 395 – Les compagnies de chasseurs-forestiers à Lons le Saunier et Besançon.
- Tome 17 - p. 241 à 253 – juin 1878 : les chasseurs forestiers par Félix GRANDIDIER.
- Tome 19 - p. 273 – juin 1880 : compte-rendu des manœuvres militaires de mai 1880.  Participation des chasseurs forestiers - Lettre de félicitations du général.
- Tome 19 - p. 365 – 1880 : les chasseurs forestiers à la distribution des drapeaux le 14 juillet 1880.
- Tome 21 - p. 491 – 1882 : Annonce du décret du 22 sept. 1882 réorganisant les chasseurs forestiers.
- Tome 30 - p. 35 – 1890 : Affectation des officiers forestiers non employés dans les compagnies de chasseurs forestiers dans les réserves des régiments de l'armée.
- Tome 33 - p. 433 à 446 – octobre 1894 : Organisation militaire des chasseurs forestiers par L. BRETON.
- Tome 36 - p.754 – 1898 : Habillement des chasseurs forestiers.
- Tome 53 - p. 16 à 24 – janvier 1914 : Les premiers chasseurs forestiers - 1814 par P. MOUGIN.
- Tome 53 – p. 687 – 1914 : L'utilisation des chasseurs forestiers mobilisables inaptes à faire campagne.
- 1939 - p. 550 à 556 : Remise du drapeau des chasseurs forestiers à l'Ecole nationale des Eaux et Forêts.  
- 1947 - p. 553 à 555 : Cérémonies à l'Ecole forestière (remise des nouvelles insignes de Croix de  guerre 14/18 et de la Légion d'honneur à l'Ecole en remplacement de celles prises par les allemands en 1940/44).
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
PS Un Livre d'or de l'administration des Eaux et Forêts, il vient de s'en vendre un sur ebay...
 


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°24704
rohmer
Posté le 05-07-2006 à 12:13:11  profilanswer
 

Bonjour Eric,  
Bonjour à Tous,
 
 
Bah ! Bah ! Bah !......je ne sais pas où nous pourrions trouver mieux...! :wahoo:  
MERCI pour nous, il y a encore de quoi faire pour cerner le sujet.
Amicalement.
Evelyne.

n°24715
mireille s​alvini
toujours se souvenir d'eux
Posté le 05-07-2006 à 17:07:41  profilanswer
 

bonjour à toutes et à tous
 
merci Marc et Evelyne pour l'ensemble du texte mis en ligne,c'était bien intéressant  :jap:  
 
et merci Eric pour cette bibliographie au sujet des chasseurs forestiers....mais pouvez-vous me dire où se trouve à Nancy ce centre de documentation?
peut-on y aller librement pour consulter ces ouvrages,
ou alors,est-ce aux Archives départementales qu'il faut s'adresser ?
 
bref,comment faire pour avoir accès à ces livres?
 
amicalement,
Mireille

n°24717
Eric Mansu​y
Posté le 05-07-2006 à 17:24:57  profilanswer
 

Bonjour Mireille,
Vous trouverez ici http://www.engref.fr/portail/Docnancy.htm les réponses à vos questions.
L'ENGREF n'est pas bien loin de l'incontournable (surtout en voiture !) Place Stanislas. L'accueil y est excellent et dans la belle cour intérieure se trouve le monument aux morts de l'Ecole. En revanche, côté 14-18, vous ne trouverez rien d'autre que ce que je vous ai communiqué. La semaine dernière, le Livre d'Or des Eaux et Forêts y était même introuvable...  :(  
Bonne visite !
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°25107
Eric Mansu​y
Posté le 20-07-2006 à 18:31:37  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Voici la liste des chasseurs forestiers morts en 1914 et 1915. Le Livre d’Or de l’Administration des Eaux et Forêts a été publié en 1916 et n’a pas eu de suite…
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
 
ANTOINE, caporal, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 20 octobre 1914 à Génicourt ;
AUBERIC, 14e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 25 juin 1915 à Châlon-sur-Marne ;
BLANCHARD, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 9 octobre 1914 à Verdun ;
BRANCAZ, 13e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 5 juin 1915 à Cuisy ;
BRANGE, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, tué le 5 avril 1915 à Vienne-le-Château ;
BREUIL, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, tué le 16 mai 1915 à Vienne-le-Château ;
CHASSANG, 13e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 2 mars 1915 à Clermont-Ferrand ;
CLOSIER, sergent fourrier, 5e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 25 février 1915 à Chantilly ;
COLLIGNON, 2e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 7 mai 1915 à Laduz ;
CURIN, 10e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 27 mai 1915 à Angers ;
GRESIL, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 8 octobre 1914 à Verdun ;
GUIGO, 15e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 14 décembre 1914 à Etaples ;
HOLLARD, garde forestier, tué le 4 août 1914 à Lubine ;
HUMBERT, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 23 octobre 1914 à Bar-le-Duc ;
JACQUOT, 1re Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 25 août 1914 à La Neuveville-les-Raon ;
JOSSET, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, tué le 4 mars 1915 à Vienne-le-Château ;
LEGRAND, sergent, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 27 avril 1915 à Auch ;
MAGNAN, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 29 novembre 1914 à Nice ;
MONTAZ, 5e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 25 avril 1915 à Bar-le-Duc ;
MORERE, 17e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 2 février 1915 à Toulouse ;
PETIT, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 29 octobre 1914 au Mans ;
PIERRARD, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 24 octobre 1914 à Verdun ;
RAMBOUILLET, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 4 octobre 1914 à Verdun ;
RECEVEUR, 1re Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 24 août 1914 à Epinal ;
RENARD, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 21 octobre 1914 à Vitry-le-François ;
RIGAL, 13e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 6 septembre 1914 à Bonneuil ;
TOUSSAINT, 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé le 16 octobre 1914 à Bar-le-Duc.


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°51976
30bcp
Posté le 17-05-2008 à 19:30:08  profilanswer
 

bonjour a toutes et a tous, je recherche des photos representant la tenue des chasseurs forestiers,merci et bon dimanche a++


---------------
andre
n°51979
30bcp
Posté le 17-05-2008 à 20:08:18  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3614/Forum_452.jpg
bonsoir a toutes et a tous, quelqu'un auit il une idée de quelle font partie ces solsats (chasseurs forestiers, douaniers ou....?) ce qui est bizarre c'est le calot (calot de gendarme ou d'aviateur) avec un corbon dimanche et merci a ++


---------------
andre
n°51984
Gilles ROL​AND
Posté le 18-05-2008 à 06:25:25  profilanswer
 

Bonjour 30bcp,
 
Ce n’est pas très sympa de mettre des photos sans citer les sources des autres forums (Bataillons de chasseurs & Chasseurs de mémoire). :fou:  
 
Vous avez oublié celles-ci (Ce n’est pas la peine que Gilles se décarcasse !)
 
http://roland.gilles.neuf.fr/Forum_453.jpg
 
http://roland.gilles.neuf.fr/Forum_454.jpg
 
Si vous aviez suivi les fils, vous auriez une réponse
 

Citation :

Bonsoir à tous,
 
Comme je n’aime pas rester sur une interrogation, j’ai posté ma demande sur un forum voisin.
 
La réponse :
 
Ces Militaires sont donc du Prytanée Militaire de la Flèche et font partie d'une Promotion.Le BdP.est caractéristique de ces Promotions:il ressemble à tout...et à rien!
 
Cordialement
 
Gilles


Cordialement
 
Gilles [:gilles roland]


Message édité par Gilles ROLAND le 18-05-2008 à 08:20:24

---------------
-Ca sent le macchab, dit Le Moal. -J’te crois, y en a plein par ici. Jean Berthaud « 1915 sur les Hauts-de Meuse en Champagne »  
VESTIGES.1914.1918 MAJ le 10 novembre 2015
n°55141
pouldhu
Posté le 10-09-2008 à 11:56:43  profilanswer
 

Bonjour à tous, je réactive ce fil pour vous montrer le monument à la mémoire des gardes des Eaux et Forets de la foret de Retz dans l'Aisne. ce monument et proche de la maison forestière de Dampleux.
Grâce à Eric, j'ai retrouvé deux des hommes cités : HUMBERT et MAGNAN (pas sur MDH), pour RAMBOUILLET Charles, MDH dit : 165ème RI dcd le 4-10-1914 à L'hôpital 3 de Verdun, né le 29-5-1880 à Pisseleux (02).
DEPERROIS Georges (pas sur votre liste Eric) né le 13-7-1882 aux Contes St Rémy (76) sergent au 155ème RI dcd le 30-1-1915 au Bois de la Grurie. Domicilié Dampleux.
 
http://images4.hiboox.com/images/3708/385f55a64bc90686873600671a96d1c3.jpg
 
http://images4.hiboox.com/images/3708/8bbe7697ce6e3a2ffe2660106f366c46.jpg
 
Cordialement,
Gilles.

n°55145
Eric Mansu​y
Posté le 10-09-2008 à 14:24:37  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Gilles,
Merci pour ces nouveaux éléments, et pour avoir "relancé" ce fil. Je regrette, une fois encore, et ne suis sans doute pas le seul, que nous ne disposions pas d'une littérature plus abondante consacrée aux chasseurs forestiers ! J'espère que ce sera un jour le cas, à l'instar des douaniers, qui vont bientôt montrer la voie.
 
Pour information, car je n'avais pas été clair dans mon message : la liste des tués que j'avais mise en ligne était tirée du Livre d'Or, et ne comprenait que des hommes morts sous l'uniforme des forestiers. Je vais donc me replonger dans cette plaquette.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
P.S. Vérifications faites :
HUMBERT, garde domanial à Haramont (7e Conservation), chasseur à la 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé à l'Hôpital Temporaire de Bar-le-Duc le 23 octobre 1914.
MAGNAN, brigadier sédentaire à Villers-Cotterêts (7e Conservation), chasseur à la 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé de maladie à l'Hôpital de Nice le 29 novembre 1914.  
RAMBOUILLET, garde domanial à Montgobert (7e Conservation), chasseur à la 6e Compagnie de Chasseurs Forestiers, décédé de maladie à l'Hôpital Temporaire n°3 de Verdun.  
DEPERROIS, garde domanial à Dampleux (7e Conservation), sergent au 155e R.I., disparu le 29 janvier 1915 au Bois de la Gruerie.  


Message édité par Eric Mansuy le 10-09-2008 à 14:38:59

---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°55146
pouldhu
Posté le 10-09-2008 à 15:27:12  profilanswer
 

Bonjour Eric, merci pour ces précisions. J'aimerais bien savoir pourquoi il y en a deux qui ne sont pas sur MDH (ou que je ne trouve pas), c'est rageant mais grâce à vous, je comble les vides.
Cordialement,
Gilles.
Si vous voulez les photos en plus gros, donnez moi votre adresse mail en MP.  

n°55149
jacques di​dier
Posté le 10-09-2008 à 17:34:38  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Parmi mes recherches, je viens de rédiger un article pour une revue messine sur la mort d'un officier à la bataille de Morhange où je décris en détail les circonstances particulièrement dramatiques dans lesquelles il décède à l'âge de 23 ans, le 20 août 1914, à Dalhain. Son corps repose dans une tombe au cimetière de Riche.
 
L'officier en question s'appelait André LOROIS, originaire de Nantes, ancien élève de l'Ecole des Eaux et Forêts de Nancy, Garde Général stagiaire des Eaux et Forêts, mobilisé avec le grade de sous-lieutenant au 156e régiment d'infanterie de Toul.  
En sa mémoire, le directeur de l'Ecole des Eaux et Forêts d'Alsace-Lorraine, proposera en 1920 d'attribuer à la maison forestière de Gerbécourt, le nom de " M. le Garde Général LOROIS, mort pour la France le 20 août 1914 à Dalhain " afin que se perpétue le souvenir du sacrifice consenti par un de ses élèves.
 
Cordialement.
J.Didier
 

n°55152
richard.s
Posté le 10-09-2008 à 19:42:20  profilanswer
 

Bonsoir à tous  
 
Je vais demander une photo à ma tante de  
Monsieur  Jean Ferdinand HUMBERT, garde domanial à Haramont (7e Conservation), chasseur à la 6e Compagnie de Chasseurs  
http://images4.hiboox.com/vignettes/3708/ef6225813ad4974d1c38ab0e23aee220.jpg
Bonne soirée
Richard

n°55153
pouldhu
Posté le 10-09-2008 à 20:27:09  profilanswer
 

Bonsoir, merci Richard, ce serait super d'avoir une photo d'un de ces hommes, je croise les doigts.
Cordialement,
Gilles.

n°63620
Frisco09
Posté le 30-03-2009 à 23:29:24  profilanswer
 

Bonjour M.Mansuy,
Compte tenu de ce que je viens de lire vous êtes un spécialiste des chasseurs forestiers. Ma question ne concerne pas spécifiquement la guerre 14-18 mais la période antérieure, guerre de 1870 en tout cas avant l'adoption du révolver mle 1873. J'ai eu il y a peu de temps, un revolver à broche à cadre ouvert de bonne facture, dont la plaquette en noyer gauche portait en haut une empreinte de cor de chasse et un n° assez élevé 274. Personne n'a pu me renseigner sur la dotation de cette pièce : les eaux et fôrets ou la poste. Est-ce que cela n'aurait pas été une  arme de chasseurs forestiers pour la guerre de 1870.
Merci de votre réponse.
Frisco09

Eric Mansuy a écrit :

Bonjour à tous,
Vous trouverez ci-dessous une synthèse sur les chasseurs forestiers, provenant du centre de documentation de l'ENGREF de Nancy (Ecole Nationale du Génie Rural et des Eaux et Forêts).
Tout complément d'informations sera le bienvenu !  ;)    
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
Les chasseurs forestiers (1875) :
 
Les leçons de la guerre de 1870 ne tardèrent pas à porter leurs fruits. Il semble d’ailleurs que ce soit les forestiers eux-mêmes qui aient poussé à leur incorporation dans l’armée.
 
En effet, ayant fait la guerre de 1870 dans les compagnies de guides-forestiers pour une partie d’entre eux, et souffert de l’inorganisation, voire de la pagaille qui les avaient profondément marqués, ils souhaitaient éviter le renouvellement de pareilles situations et garantir l’utilité des sacrifices dont ils n’étaient pas avares mais qu’ils répugnaient à consentir à nouveau en pure perte. Ils firent donc pression pour obtenir un véritable « statut militaire ».
 
Le décret du 2 avril 1875 incorpora le personnel forestier dans la composition des forces militaires du pays en créant les « compagnies, sections et détachements de chasseurs forestiers ». L’instruction militaire fit ainsi son entrée à l’école forestière de Nancy d’où les élèves sortaient avec le grade de sous-lieutenant, directement affectés dans une unité de chasseurs forestiers.
 
Mais de ce fait, mis à part les « agents » qui avaient combattu en 1870, aucun officier de ces unités n’avait l’expérience d’un commandement réel dans l’armée !
 
On imagine facilement l’efficacité réduite des unités ainsi encadrées. Très rapidement les insuffisances du nouveau système apparurent aux yeux des forestiers « réalistes ». C’est ainsi qu’une excellente analyse en fut faite en 1878 par le vosgien Félix Grandidier (24ème promotion de 1848) alors qu’il était inspecteur à Poligny. Elle parut dans le numéro de juin de la Revue des Eaux et Forêts.
Il y dénonce notamment l’absence totale de « doctrine d’emploi » des chasseurs forestiers : « Il ne suffit pas de décider de la formation d’une troupe... il faut encore nettement définir son rôle, il faut que tous se préparent en temps de paix à le remplir en temps de guerre. »
Il fit des propositions judicieuses pour optimiser l’emploi des forestiers dans la défense nationale. Avec hélas peu de succès !...
 
Le décret de 1875 fut modifié et complété en 1882, en 1883 et surtout par celui du 18 novembre 1890.
Celui-ci est très bien analysé dans l’article de L. Breton (63ème promotion de 1889) alors garde général à St-Marcellin (Isère). Cet article est paru dans la Revue des Eaux et Forêts d’octobre 1894 sous le titre « organisation militaire des chasseurs forestiers ».  
 
Lui aussi souligne le manque de doctrine d’emploi du corps qui conduit à « risquer de ne pas demander aux chasseurs forestiers tout ce qu’ils sont capables de donner, ou bien, au contraire de trop présumer de leurs forces et de leur demander plus qu’ils ne peuvent donner ».
Il souligne aussi l’insuffisance de l’instruction militaire des préposés forestiers qui constituent la troupe, faute de séances d’instruction assez fréquentes et de participation active aux manœuvres  de l’armée. Problèmes de crédits, déjà !...
 
En application du décret de 1890 le corps des chasseurs forestiers comprenait 6500 hommes (6000 en métropole et 500 en Algérie) et 280 officiers (260 en métropole et 20 en Algérie).
L’armement était identique à celui de l’Infanterie. Il était fourni par l’armée ainsi que les équipements (sacs, cartouchières, guêtres, chaussures) et les matériels de campement. L’uniforme était celui de l’Administration Forestière. Les chasseurs forestiers étant classés parmi les « troupes d’élite » en portaient les signes distinctifs.
Ils se répartissaient en France en 48 compagnies (dont 2 de forteresse), 36 sections (dont 18 de forteresse) et 15 détachements. En Algérie étaient organisés trois escadrons d’infanterie montée à raison d’un par conservation.
 
Mais cette organisation présentait, elle aussi, bien des défauts que le commandement réalisa tardivement.
Le ministre de la guerre la modifia par lettre du 23 mai 1914 qui précisait qu’à la mobilisation seuls sont appelés à former les unités de chasseurs forestiers actives les préposés de moins de 48 ans. Ces unités sont alors affectées à de grandes unités de 1ère ligne de l’armée. »
Les autres préposés sont maintenus à leur poste du temps de paix pour permettre la continuité du  service forestier, éviter le pillage des forêts et remplir les missions d’information et de guide que l’autorité militaire leur confierait localement.
 
Un projet de doctrine d’emploi des chasseurs forestiers cohérent est enfin défini. Il est exposé dans le cours d’instruction militaire de l’Ecole forestière paru en juin 1914. C’était bien tard et la tourmente d’août 1914 empêcha sa mise en application. D’autre part, à partir de 1890, les élèves de l’Ecole forestière durent signer un engagement de trois ans en entrant à l’Ecole : deux ans d’école durant lesquels leur était donnée une instruction militaire de base et une troisième année comme sous-lieutenant dans une unité d’infanterie.
 
Cette mesure permettait d’augmenter la capacité opérationnelle des futurs cadres des unités de chasseurs forestiers et de préparer des officiers de réserve pour l’infanterie où étaient affectés, pour la mobilisation, ceux qui ne trouvaient pas place dans les chasseurs forestiers (50 % environ).
Seuls les gardes généraux et les inspecteurs adjoints encadraient les chasseurs forestiers. Les inspecteurs et conservateurs étaient affectés dans les états-majors. Ceci explique bien les pertes très importantes que subirent les officiers forestiers subalternes pendant la Grande guerre durant laquelle ils combattirent en première ligne dans l’infanterie.
On relève en effet sur le monument aux morts de l’Ecole les noms de 96 anciens élèves de l’Ecole forestière de Nancy qui furent tués de 1914 à 1918.
 
Il faut aussi ne pas oublier les nombreux blessés et invalides dont l’efficacité ultérieure pour le service forestier fut plus ou moins réduite, voire nulle pour certains grands invalides.
 
Le corps forestier mettra longtemps à se remettre de cette « saignée » qui concerna essentiellement les jeunes classes d’âge qui reçurent en première ligne le choc des combats très meurtriers du début de la guerre.
Les responsables réalisèrent les effets immédiats et futurs de cette hécatombe et en 1916 retirèrent des premières lignes les forestiers (ainsi que beaucoup d’ingénieurs et spécialistes indispensables à la poursuite de l’effort de guerre industriel).
 
Cela évita « l’éradication totale » de la classe d’âge 25/40 ans, mais les vides creusés ne purent être comblés après la guerre que vers 1930.
La gestion forestière souffrit pendant 15 ans (et même au-delà) de cette pénurie, accentuée par les besoins accrus en ingénieurs que réclamait la reprise en main de la gestion en Alsace-Lorraine et son intensification en Algérie et dans les colonies ainsi que la reconstitution des forêts dévastées par la guerre sur la ligne de front.
 
Retirés des tranchées (où restèrent leurs camarades, affectés à des unités d’infanterie ordinaires),  les chasseurs forestiers furent affectés à l’approvisionnement en bois des armées dans les zones de front (service forestier des armées) ou à la garde d’états-majors comme celui du général Joffre. Ceci permit de mettre fin aux coupes anarchiques effectuées pendant les deux premières années par les militaires dans les zones de front et de sauver la vie de bien des forestiers.
 
Si au cours de cette guerre un grand nombre de forestiers furent tués ou blessés, un nombre aussi très important fut décoré (ce fut d’ailleurs très souvent les mêmes). L’Ecole forestière de Nancy qui les avait formés reçut la Légion d’honneur et la Croix de guerre.
 
Un drapeau avait été remis aux chasseurs forestiers le 14 juillet 1880. Il défila sur les Champs-Elysées le 14 juillet 1919 pour le défilé de la victoire et fut remis à la garde de l’Ecole forestière de Nancy le 3 juin 1939 (les chasseurs forestiers ayant cessé d’exister).
Le privilège est remarquable car ce drapeau aurait dû être déposé aux Invalides avec tous ceux des unités dissoutes.
 


n°63625
Eric Mansu​y
Posté le 31-03-2009 à 11:23:54  profilanswer
 

Bonjour,
 
Merci pour votre flatteuse introduction, mais je suis très loin d'être un spécialiste. Qui plus est, je ne vous serai d'aucun secours en ce qui concerne votre interrogation. En revanche, je ne doute pas que l'ENGREF pourrait détenir la réponse : http://www.agroparistech.fr/-Centre-de-Nancy-.html  
 
Lorsque j'ai exploré à Nancy la bibliothèque de l'école, je me souviens avoir trouvé des éléments concernant l'uniforme et l'équipement des chasseurs forestiers. Cela étant, cela remonte à plusieurs années, et je ne saurais vous diriger vers une source en particulier (la Revue Forestière, peut-être ?).
 
En vous souhaitant bon courage dans vos recherches, désolé de ne pouvoir vous en dire plus,
Bien cordialement,
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°63642
steinbach ​frederic
Posté le 01-04-2009 à 00:36:58  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
Par rapport à votre question Frisco 09 sur l'arme de poing des chasseurs forestiers durant la guerre de 1870, les diverses armes de ce type en dotation à cette période étaient :
- Lefaucheux mdle 1858 et 1867
- Perrin mdle 1859.
Après, il est toujours possible qu'un officier se soit doté d'une arme qu'il s'est fait personnaliser.
Dans l'espoir que ces éléments de réponse vous permettront d'avancer dans votre recherche.
Bien cordialement.
Frédéric Steinbach

n°78111
laurent pr​ovost
Posté le 30-05-2010 à 11:04:27  profilanswer
 

Bonjour,
 Lors d'une visite à l'arboretum des Barres près de Nogent sur Vernisson, pas loin de mon nouveau lieu de résidence, j'ai découvert deux plaques apposées sur les murs de l'ancienne école des eaux et Foret dépendant de Nancy à l'époque.
http://pics.imagup.com/member4/1275257481_arbarre01.JPG
http://pics.imagup.com/member4/1275257584_arbarre02.JPG
Ma question
Que signifie pour vous les terminaisons N et B, je n'ai pu allé sur le site MDF du fait de l'absence des Prénoms,
Cela correspond t il  à régiment et à bataillon,  ?
et que dire de la mention indo-chine
merci par avance


Message édité par laurent provost le 31-05-2010 à 17:14:50

---------------
HistoriX, le site  --  Les Poilus de L'AME
Pannes au fil des ans
n°78119
Eric Mansu​y
Posté le 30-05-2010 à 16:13:51  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Laurent,
 
"Que signifie pour vous les terminaisons N et B" : je suppose qu'il s'agit de l'école de Nancy ou de l'école des Barres.
"Cela correspond t il  à régiment et à bataillon" : je pense que ta question concerne les chiffres qui précèdent la mention "N" ou "B". Il s'agit de la promotion de chacun de ces hommes.    
 
Le Livre d'Or de l'Administration des Eaux et Forêts n'est pas très "causant", hélas : il donne les noms des "agents des Eaux et Forêts" tués (34), des élèves de Nancy tués (15), d'un seul élève des Barres tué (Doisneau), d'un membre de l'administration centrale tué (Marsili), des "préposés des Eaux et Forêts" tués (55), et d'un membre subalterne des Ecoles Forestières tué (Janel).
 
Amicalement, et te remerciant pour ces deux photos,
Eric


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°78120
laurent pr​ovost
Posté le 30-05-2010 à 16:33:33  profilanswer
 

Merci Eric.
En effet je pense que ta réponse est la bonne.  
Cela voudrait donc dire que ces hommes furent des officiers ou aspirant dans des unités "non forestières" et donc tués aux combats.
N'ayant que des nom cela risque d'être coton pour retrouver leur trace dans MDF.
Merci


---------------
HistoriX, le site  --  Les Poilus de L'AME
Pannes au fil des ans
n°78122
Eric Mansu​y
Posté le 30-05-2010 à 16:39:16  profilanswer
 

"N'ayant que des nom cela risque d'être coton pour retrouver leur trace dans MDF" : certes non, puisque le Livre d'Or indique l'unité de chacun de ces hommes. Si j'ai le temps d'en établir la liste, je la mettrai en ligne si cela t'intéresse.
 
Amicalement,
Eric


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°78125
laurent pr​ovost
Posté le 30-05-2010 à 17:22:40  profilanswer
 

Un essai sur mdf avec un nom peu courant
D'AUBER DE PEYRELONGUE deux fiches !


Message édité par laurent provost le 30-05-2010 à 17:23:10

---------------
HistoriX, le site  --  Les Poilus de L'AME
Pannes au fil des ans
n°78130
Eric Mansu​y
Posté le 30-05-2010 à 18:58:49  profilanswer
 

Bonsoir Laurent,
 
J'ai une liste de 52 noms à compléter, j'ai effectué les 3/4 des recoupements. Je devrais pouvoir mettre tout cela en ligne demain lundi avec un peu de chance - et de temps...
 
Amicalement,
Eric


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°78142
laurent pr​ovost
Posté le 30-05-2010 à 23:19:29  profilanswer
 

Bonsoir,
Merci Eric de satisfaire ma curiosité  :)  
En me prenant par la main, j'ai déjà retrouvé 11 fiches.
J'ai utilisé deux approches
1- les noms à particule ou complexe
On tombe souvent sur des familles d'officier tradition, , lequel est le bon ?
2- les noms simples
La je recherche que les officiers ou sous officiers, mais la encore je trouve des homonymes hélas
je continue ma recherche systématiques et on croisera nos découvertes.
 
Cependant, il me semble que l'on est maintenant un peu loin du thème de ce sujet. Puisque la majorité des ces hommes furent dans des affectations "classiques".
Cordialement


Message édité par laurent provost le 30-05-2010 à 23:20:20

---------------
HistoriX, le site  --  Les Poilus de L'AME
Pannes au fil des ans
n°78145
Eric Mansu​y
Posté le 31-05-2010 à 09:46:50  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Laurent,
 
Voilà ce que j'ai trouvé, en partant du Livre d'Or.
 
Amicalement,
Eric  
 
-----
 
ALLENNE Paul Joseph Norbert Henri, sous-lieutenant, 26e RI, MPLF le 25 septembre 1915
d’AUBER de PEYRELONGUE Charles Marie Joseph, capitaine, 11e BCA, MPLF le 29 juillet 1915
AUGIER Raymond Alfred, sous-lieutenant, 226e RI, MPLF le 27 décembre 1914
BARTHELEMY Alfred Henri, lieutenant, 158e RI, MPLF le 14 mai 1915
de BELENET Marie Fernand Alexis, lieutenant, 3e Tirailleurs, MPLF le 22 décembre 1914
BECQUEY Xavier Laurent Michel, lieutenant, 8e Zouaves, MPLF le 11 mai 1915
BERNAUD Etienne Charles Joseph Ernest, sous-lieutenant, 105e RI, MPLF le 4 juillet 1915
BOULANGER Marcel, lieutenant, 52e BCA, MPLF le 16 juin 1915
BOURDONNAY du CLESIO Pierre Edmond, lieutenant, 13e BCA, MPLF le 6 novembre 1914
BRUN Marie Joseph Antoine, capitaine, 56e Brigade d’Infanterie, MPLF le 29 août 1914
BUDZINSKI Marcel Henri, sous-lieutenant, 85e RI, MPLF le 1er août 1915
CAUMARTIN Albert Jean, sous-lieutenant, 109e RI, MPLF le 16 avril 1915
CHALOT Jean, sous-lieutenant, 2e RI, MPLF le 6 septembre 1914
CHAUMONNOT Henri Paul Edmond, capitaine, 60e BCP, MPLF le 5 novembre 1914
CHENUT Marie Joseph Henri François, sous-lieutenant, 46e RI, MPLF le 28 février 1915
CLAUSE Georges Albert Victor, sous-lieutenant, 146e RI, MPLF le 17 novembre 1914
COLAS des FRANCS Georges Marie Joseph, sous-lieutenant, 6e BCA, MPLF le 20 juin 1915
COMBAUD, sous-lieutenant, 15e RI, MPLF le 9 novembre 1914
DEMARET Fernand Louis, capitaine, 94e RI, MPLF le 4 novembre 1914
DOISNEAU Ernest, sous-lieutenant, 54e RI, MPLF le 6 octobre 1915
DUBOIS de la SABLONNIERE Edme Mayeul Désiré, lieutenant, 35e Brigade d’Infanterie, MPLF le 10 octobre 1915
de DURAND de PREMOREL Charles Marie, lieutenant, 297e RI, MPLF le 4 mai 1915
EDOUARD Jean, lieutenant, 70e BCA, MPLF le 22 juillet 1915
ETHIS de CORNY Paul Ernest Jacques, sous-lieutenant, 94e RI, MPLF le 16 décembre 1914
FRASEY Charles Henri Paul, lieutenant, état-major de la 8e Région, MPLF le 31 août 1915
de FROMENT Marie Joseph Pierre, capitaine, 297e RI, MPLF le 5 octobre 1915
GAUCH André Victor Auguste, sous-lieutenant, 165e RI, MPLF le 29 août 1915
GRENIER Maurice Marie Charles, lieutenant, 42e RI, MPLF le 12 novembre 1914
HAGIMONT Gustave Clément, sous-lieutenant, 269e RI, MPLF le 12 mai 1915
HENRY Jean François, sous-lieutenant, 153e RI, MPLF le 15 mai 1915
JEANNELLE Emile, commandant, 117e RI, MPLF le 17 décembre 1914
LAFARGUE, capitaine, 301e Brigade d’Infanterie, MPLF le 25 / 26 septembre 1915
LEGOURD Jean Paul Louis, sous-lieutenant, 37e RI, MPLF le 21 août 1914
LHOTELAIN Charles Paul Léon, capitaine, 407e RI, MPLF le 28 septembre 1915
de MAISTRE André Marie Louis Ignace, sous-lieutenant, 156e RI, MPLF le 23 septembre 1914
MARSILJ Charles Jean, capitaine, 290e RI, MPLF le 27 avril 1915
MENDES Charles François Jules Marie, capitaine, 84e RI, MPLF le 19 février 1915
MOLAS Jean Dominique Léon, lieutenant, 42e BCP, MPLF le 25 septembre 1915
de PARDIEU Charles Marie Yves, sous-lieutenant, 160e RI, MPLF le 4 octobre 1914
PETITCOLLOT Marie Emile André, lieutenant, 25e Brigade d’Infanterie, MPLF le 10 septembre 1914
RENAUD Louis Etienne, lieutenant, 68e BCA, MPLF le 15 juin 1915
RIBAIL Félix Jean, canonnier, 60e RAC, MPLF le 2 octobre 1914
RIEUX, capitaine, 2e Tirailleurs de Marche, MPLF le 25 septembre 1915
ROCHÉ, lieutenant, 3e RTA, MPLF le 18 mars 1915
SCHLUMBERGER Alfred Georges, sous-lieutenant, 5e BCP, MPLF le 1er septembre 1914
TESSIER Georges, lieutenant, détaché à l’aviation, MPLF le 25 octobre 1915
THINUS Auguste Hippolyte Henri Alfred, capitaine, 7e RI, MPLF le 5 mars 1915
TOUCHARD André Fernand Gilbert, sous-lieutenant, 62e BCA, MPLF le 26 août 1914
TOUSSAINT Louis Alfred Anatole, sous-lieutenant, 360e RI, MPLF le 26 août 1914
VIOLLE Hubert François, sous-lieutenant, 210e RI, MPLF le 21 août 1914
des VOSSEAUX Louis Bernard Marie Joseph Georges Xavier Hubert, sous-lieutenant, 89e RI, MPLF le 28 mai 1915


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°78150
laurent pr​ovost
Posté le 31-05-2010 à 15:57:03  profilanswer
 

Merci Eric
Je commence donc a compiler dans un tableau les: nom, prénom, date de naissance;, lieux de naissance; promo; école; grade, unité date décès, lieu de déces.
je viens de terminer la premiere plaque.
Déjà un constat, peu de décès en 16;17; 18.
Un petit nombre ont combattu dans les Vosges, Metzeral, le linge, Barrenkopf.
je mettrai cela en ligne dès que j'aurais fini cette compilation.
Cordialement


Message édité par laurent provost le 31-05-2010 à 15:58:16

---------------
HistoriX, le site  --  Les Poilus de L'AME
Pannes au fil des ans
n°78162
Eric Mansu​y
Posté le 31-05-2010 à 18:55:34  profilanswer
 

Bonsoir Laurent,
 
En effet, de mémoire, BOULANGER a été tué à Metzeral, EDOUARD au Linge. Je n'ai pas mentionné les lieux de décès de ces hommes, contenus dans le Livre d'Or, puisque leurs prénoms permettent de consulter leur fiche MdH.  
 
Amicalement,
Eric


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°78352
SWeiss
Posté le 07-06-2010 à 23:03:30  profilanswer
 

Bonjour
 
Je suis nouveau sur le site et m'y suis inscrit après avoir trouvé vos échanges sur les chasseurs forestiers.
 
Ingénieur forestier passé par l'ENGREF, je me suis intéressé à ces hommes, en utilisant notamment les registres d'élèves conservés à Nancy, qui m'ont permis de retrouver tous les prénoms et, donc, par ricochet, les fiches individuelles mises en ligne par le SGA, y compris pour les forestiers décédés après la parution du Livre d'Or de 1916.
 
Ce travail a donné lieu à un article dans la Revue forestière française en 2008 : "Sur les traces des forestiers tombés durant la Première Guerre mondiale" Rev. For. Fr. LX - 4-2008, pages 487-497.
 
Je le tiens à votre disposition, ainsi qu'un tableur récapitulant les noms, prénoms, unités, dates de naissance et de décès... si quelqu'un peut m'indiquer comment partager des documents sur ce forum.
 
Concernant la synthèse rédigée il y a plusieurs années à l'ENGREF, elle contient de gros raccourcis. En effet, elle passe sous silence le fait que le corps des chasseurs forestiers ne concernait qu'environ la moitié des effectifs mobilisables de l'administration des eaux et forêts. Le reste des mobilisables était versé dans l'infanterie. Or la quasi-totalité des cadres et élèves forestiers morts en 1914-1918 (mentionnés sur les monuments de Nancy et des Barres) sont tombés dans les rangs de l'infanterie et non des chasseurs-forestiers.
 
Cordialement
 
Stéphane Weiss
 
 
 
 
 
 

n°78358
- Joel Hur​et -
Administrateur
Posté le 08-06-2010 à 09:24:02  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Vous trouverez ci-dessous la liste d'ancienneté de grade des officiers de Chasseurs forestiers (annuaire officiel de l'Armée française pour 1914).
Si cela intéresse quelqu'un je peux compléter avec les affectations aux compagnies, sections et détachements de chasseurs forestiers.
 
Bien cordialement,
Joël  
 
 

http://www.pages14-18.com/PHOTOS/CHASS.FOR.1.jpg%20

http://www.pages14-18.com/PHOTOS/CHASS.FOR.2.jpg%20

http://www.pages14-18.com/PHOTOS/CHASS.FOR.3.jpg%20


---------------
Histoire d'une collection : musée du costume militaire
n°78416
SWeiss
Posté le 09-06-2010 à 22:42:54  profilanswer
 

Bonsoir
 
Je suis intéressé par les affectations aux compagnies, sections et détachements de chasseurs forestiers.
Je dispose par ailleurs de l'annuaire des Eaux et Forêts de 1914 qui donne les affectations de tous les cadres forestiers en cas de mobilisation.
 
Bien cordialement

n°78417
vieille ch​ampagne
Florent Deludet
Posté le 09-06-2010 à 22:57:42  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Qui peut me confirmer que le "PIET" sur la plaque aux MplF de Nancy est bien le capitaine PIET Etienne René du 106e RI , blessé en 1915 et tué à Verdun le 22 Juin 1916 ?
Toute information complémentaire serait bienvenue.
 
Merci
Florent


---------------
"- C'est nous...du 106...Nous rentrons. -Oh! pauvres...Pauvres enfants ! "  
Recherche le 106ème R.I de Chalons sur Marne http://ceuxdu106.over-blog.com/
n°78430
pikkendorf​f
124e, 130e et 324e, 330e RI
Posté le 10-06-2010 à 10:26:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Si quelqu'un possède plus d'amples renseignements sur le sous-lieutenant TURC affecté au 66e BCP je suis preneur..  ;)  
Merci à tous
 
Cordialement
Patrice

n°78445
Eric Mansu​y
Posté le 10-06-2010 à 13:45:48  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Florent et Patrice,
 
De mon côté, ni Piet, ni Turc dans le Livre d'Or de l'Administration des Eaux et Forêts, désolé.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
 Page :   1  2  3
Page Précédente

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  Les chasseurs forestiers