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Auteur Sujet :

Colonels et lieutenants-colonels Morts pour la France

n°62177
POUDRIERE
Posté le 21-02-2009 à 18:33:19  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bravo pour ce très beau site que je viens de découvrir, et bonjour à chaque participant. Comme vous recherchez à juste titre l'exactitude la plus rigoureuse dans cet énorme travail historique, j'apporte une minuscule pierre à l'édifice. En effet, je lis ci-dessus, en date du 9-5-06 (c'est vieux!), un message d'Hannibal qui dit : " Le colonel Coquelin de Lisle était au 167ème RI, commandant la 255ème brigade ". Pas tout à fait vrai. Mon GP commandait le 232ème RI en Lorraine quand, au bois le Prêtre, le 18-6-15, il a été nommé au commandement de la 255ème brigade, composée des 167ème et 168ème RI (128ème DI, général Riberpray). Le sympathique Hannibal a très volontiers corrigé ce petit dérapage sur un autre site, mais apparemment pas sur celui-ci. C'est fait, à l'intention des puristes. Le colonel a été tué (MPLF) le 11-7-16 devant la Poudrière de Fleury-devant-Douaumont où était son PC, alors que, encerclé, il épaulait un fusil, préférant la mort à la captivité.


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Patrick Fournié
n°62680
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 07-03-2009 à 22:31:38  profilanswer
 

Bonjour,
Dans l’île de Ré, la stèle du colonel Raphael Guillochon, colonel d’artillerie, breveté d’état-major, promotion 1881 à l’école polytechnique. Enfant de troupe dans une école militaire préparatoire, il entre à 21 ans à l’école d’application de l’artillerie et du génie. En 1901 il est capitaine à l’état-major du 18ème corps d’Armée. Mort pour la France à l’ambulance de Revigny le 2 mai 1918. Croix de guerre (3 cit)- Légion d’Honneur.
Citation à l’ordre de l’armée :  
« Officier très brillant au feu, ayant fait preuve de grand courage. A exercé son commandement dans des conditions difficiles avec une activité, une compétence remarquables. Sérieusement blessé au cours d’une mission, est rentré au Corps avant la guérison complète. PETAIN »
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/ColonelGuillochon.jpg


Message édité par bruno17 le 07-03-2009 à 22:33:03

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°64564
crapouillo​t19
Posté le 03-05-2009 à 12:40:35  profilanswer
 

Bonjour à tous  
Merci pour tous ces noms d'officiers
Pour ma part je cherche à reconstituer le 114ème RI, si vous avez des informations le concernant (noms de sous-off ou officiers) je vous remercie de les publier sur ce forum.

n°66211
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 20-06-2009 à 00:18:26  profilanswer
 

Bonjour,  
Le tombeau familial et la stèle du colonel Potel, du 52ème régiment d'artillerie, tué à l'ennemi à la bataille de Moislains dans la Somme, en août 1914. Caveau familial à la Rochelle.  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/colonelPotelIII.FORUM.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/colonelPotel.FORUM.jpg
 
Une photographie du colonel Potel, que m'a envoyé très gentiment son arrière petit-fils, ainsi que l'information suivante: "Le colonel Georges POTEL fut l’instructeur de presque tous les officiers artilleurs concernant la théorie et la manœuvre du canon de 75, le symbole de l’artillerie Française de 1914. Il fut également une victime du scandale des fiches « du petit père Combes » qui visait à écarter les officiers « catholiques » des promotions afin de favoriser l’émergence d’une armée républicaine".
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/Potel.jpg
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/ficheMdHPotel.jpg

Message cité 1 fois
Message édité par bruno17 le 15-04-2011 à 16:51:49

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°66263
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 23-06-2009 à 11:10:49  profilanswer
 

chanteloube a écrit :

Colonel; TOURRET; Louis emile Etienne Ary; 99RI; 24/08/1914; Ortancourt Vosges; Tué à l'ennemi;  ;  ;  
 Sous-intendant; TOUSSAINT; David philibert; Troupes coloniales; 06/07/1916; Mont de marsant; Maladie; C'est peut-être le bon;  ;  
Colonel; VALETTE; Victor Joseph Edmond; 278 Ri; 30/09/1914; Chauny Aisnes; Tué à l'ennemi;  ;  ;  
Lieutenant-Colonel; VILLENEUVE-BARGEMON (de); Marie Joseph Xavier; 2 Spahi; 23/11/1914; Oujda; NMC; c'est le bon;  ;  
Chef de bat; VILLENEUVE-ESCLAPON (de); Marie Charles Louis Hélion236 RI; 236 RI; 26/10/1915; La CroiX en Champagne; Blessure;  ;  ;  
Lieutenant-colonel; VUILLET; Eli Emile Léon; 257 RA; 14/12/1918; Dijon; NMC; ?;  ;  
 


 
Bonjour,
Le colonel Tourret Louis Emile Etienne Ary, commandant le 95ème régiment d’infanterie, fut tué à l’ennemi  le 24 août 1914 à Ortoncourt dans les Vosges.
Concernant cette journée, voici ce qu’écrivait l’un de ses subordonnés, le capitaine Rimbault, dans son Journal de campagne d’un officier de ligne en 1916 :
« 24 août 1914 : le régiment a reçu, ce soir, l’ordre de prendre l’offensive. C’est vrai que la situation s’aggrave. Les Allemands se sont avancés entre la Mortagne et la Moselle, et, prenant pour objectif cette dernière rivière, veulent percer entre Châtel, Charmes et Bayon. Allons-nous nous faire manger par ces gens-là ?...
J’ai assisté au défilé du départ : les hommes étaient joyeux et, tout en comptant leurs cartouches, ils lançaient en marchant des apartés où ces mots revenaient souvent :
    _ Ce qu’ils vont prendre, les Boches, pour leur rhume !
A quatre heures et demie, je me dispose à quitter le bourg avec mon convoi qui doit s’établir en position d’attente à quinze cents mètres de là, quand je vois deux obus éclater sur les hauteurs nord du village, sur lesquelles mes camarades viennent de s’engager. Je pense en moi-même : « pourvu qu’ils ne soient pas tombés sur eux ! »
Je n’ai pas fait cent mètres en dehors d’Ortoncourt que je vois un maréchal des logis d’artillerie passer auprès de moi et me lancer ces mots :
    _ Votre colonel vient d’être tué !
Je vais aux nouvelles : hélas ! C’était vrai ! Les Allemands n’avaient tiré que deux obus sur les hauteurs du village, et l’un d’eux avait été pour mon chef… Il était parti en reconnaissance en avant de son régiment avec son capitaine adjoint. Arrivé près d’un boqueteau, il avait surpris des hommes qui traînaient par là.
    _ Que faites-vous là ? leur avait-il dit d’un ton sévère…
A peine avait-il eu le temps d’achever sa phrase : un éclat l’atteignait au front. Quelques instants plus tard, il était mort.
Je le pleure : c’était un vrai soldat. On pouvait dire de lui ce que La Tour du Pin disait d’Albert de Mun, officier : Il n’avait pas seulement les qualités de son métier, il en possédait les vertus.
 
Le 4 septembre 1914, le capitaine Rimbault passe non loin de Fauconcourt, au village de Moyemont, où est enterré le colonel. Il décide d’aller faire un pèlerinage :
« J’attache ma monture à un arbre, puis je m’achemine vers le petit cimetière. La première tombe que j’aperçois est celle que je cherche. Elle est tout près de la porte, à gauche de la grande allée. La croix qui la surmonte est couleur rouge sang ; sur les bras on y lit ces mots : Colonel Tourret, commandant le …ème rég. d’infanterie, tué à Clézentaine, le 24 août 1914 .
Tout ému, je me découvre et, par la pensée, je repasse les dernières semaines, faites de gloire et de douleur, de cet homme du devoir ! A ses côtés, d’autres officiers reposent avec, sur leurs tombes respectives, une croix semblable à la sienne. »…………….


Message édité par bruno17 le 23-06-2009 à 11:13:01

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°66265
Eric Mansu​y
Posté le 23-06-2009 à 11:28:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Bruno,
 
C’est en fait à la mairie de Moyemont, où venait de s’installer l’Ambulance 7/8, que Tourret est décédé, peu après y avoir été transporté.
 
Sa tombe présente aujourd’hui un étrange aspect :
 
http://images.imagehotel.net/kjkbjks3zd.jpg
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°66268
Gerard GEH​IN
Posté le 23-06-2009 à 13:10:47  profilanswer
 

Bonjour Eric, Bonjour Bruno
Bonjour à tous
Pour compléter votre photo et le récit de Bruno voici une photo du Colonel TOURRET
http://images3.hiboox.com/images/2609/f29b93b7f88d046f40c9219b6e20d1bc.jpg
Bien cordialement
Gérard

n°66871
Gerard GEH​IN
Posté le 18-07-2009 à 19:08:01  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je viens de découvrir dans le livre d'or du souvenir français le ltcol FEDERSPIEL né en 1865 à Thionville mort en 1914.
Introuvable....sur MDH
Quelqu'un a-t-il des infos
Bien cordialement
Gérard

n°66881
Gerard GEH​IN
Posté le 19-07-2009 à 10:30:55  profilanswer
 

Bonjour Bon dimanche à toutes et à tous,
 
Lieutenant Colonel FEDERHPIL  
Il prend le commandement du 41ème RI en date du 29.10.1914 en remplacement du Ltcol DELMAS tué. Il est remplacé par le Ltcol CLERGET le 23.01.1916 tué également
En 1933 il écrit "Nos vingt ans à Saint Cyr"  
 
Conclusion il doit s'agir d'une erreur...
Si quelqu'un à la réponse.......
Bien cordialement
Gérard

n°67339
Gerard GEH​IN
Posté le 10-08-2009 à 21:19:06  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Un lieutenant colonel retrouvé au "coin d'un bouquin"
Lieutenant Colonel à titre temporaire pendant la mission BERTHELOT en Roumanie  
ODONE Georges né le 13 avril 1877 à Rodez Aveyron
Promotion Saint Cyr Première des Grandes Manoeuvres 1896-1898
Mort le  

n°67342
Gerard GEH​IN
Posté le 10-08-2009 à 21:36:11  profilanswer
 

30 mars 1918 à Pétrozavodsk lors du retour de la mission BERTHELOT à travers la russie
Bien cordialement
Gérard
Source "Le vagabond de la Grande Guerre" d'Alain FAUVEAU

n°67381
larris
Posté le 12-08-2009 à 16:14:45  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
trouvez quelques infos complémentaires concernant des Colonels et chefs de bataillon originaires de la Somme
 
TÉTART Ubald René Louis
 
né le 30/05/1865 à Rue (80)
Matricule ../1041 - Classe 1885
Polytechnicien  
école d'application de Fontainebleau
directeur de la Chefferie du Mans
Recrutement Abbeville - Colonel
Chef d'état Major du commandement du génie du camp retranchée de Paris (75) - Gazé
décédé suites de surmenage et d'une crise d'urémie le .../ 19.. à son bureau aux Invalides à Paris (75)
Officier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre
Officier d'académie
Commandeur de l'ordre du Nicham d'Iftikar.
inhumé à Rue (80) une rue de Rue porte son nom
(n'est inscrit ni sur le Monument Commémoratif ni sur le Livre d'orde l'École Polytechnique)
 
Comte de CLERMONT TONNERRE Louis Marie Amédée Henri
 
né le 18/12/1867 à Bertangles (80)
Élève  de Gerson
Élève du lycée de Janson de Sailly
Prépare St Cyr au lycée Stanislas
St Cyrien sort second de sa promotion dans la cavalerie
Donne sa démission pour se consacrer oeuvres sociales - auteur d'un article "Pourquoi nous sommes sociaux" envoyé au " Correspondant"
Disciple d'Albert Mun
Fonde à Bertangles un syndicat
Matricule 2448/... - Classe 1897
Recrutement Amiens - Chef de Bataillon
4éme R.Z - 2éme Bataillon
Blessé le 14/08/1916 à Vaux le Chapitre
cité à l'ordre de la 161éme Brigade le 12/02/1915
Chev Légion d'honneur le 4/09/1916
2 citations à l'ordre de la IIéme Armée le 4/09/1916 et le 16/11/1916
citation à l'ordre de l'Armée le 15/06/1917
citation à l'ordre du Rgt le 3/07/1917
Off de la Légion d'honneur le 28/10/1917
classé chef d'escadron de réserve le 11/12/1917
citation à l'ordre dela VIéme Armée le 18/11/1917
tué à l'ennemi le 30/03/1918 à Orvillers Sorel (60)
sa Mort fut porté à l'ordre de la IIIéme Armée le 24/04/1918  
sur le Monument aux Morts inscrit sur le livre d'or de Bertangles (80)
inscrit sur le livre d'or de la Sabretache (société d'études d'histoire militaire) 1919.  
inscrit sur les livres d'or de St Stanislas sa bio est disponible dans le livre: l'Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre publiée par l'Association des Écrivains Combattants Bibliothèque du Hérisson - Édition Mailfère Amiens)
inscrit sur les Murs du Panthéon
transcrit à Paris 1er  
Bibliographie:
Les Écoles de Demain (conférence du 27/04/1907 à Péronne
Rapport sur la proposition du Monopole des Assurances (1907)
Rapport sur le projet des sociétés de Retraite (1907)
L'Association Agricole (Lyon 1911)
Discours au Comité de Défense Fiscale (Paris 1911)
Pourquoi nous sommes sociaux (Paris 1911 - in 12)
Pourquoi les travailleurs doivent aimer la Patrie (1913)
source: l'Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre
L. Gillet, "Louis de Clermont-Tonnerre. Commandant de zouaves", Perrin
 
JUBAULT Maxime Jean Alexandre
 
né le 12/03/1866 à Beauvais (60)
Elève du  Collège Vaugirard Paris 7éme
Elève du Lycée Ste Geneviève
St Cyrien
Matricule 17/687 - Classe 1886
Recrutement Amiens - Chef de Bataillon
248éme R.I
décédé suites blessures de guerre le 10/03/1915 au Bois Sabot à  Souain (51)  
Chev Légion d'Honneur - Croix de Guerre
sur la Plaque Commémorative de Guingamp (22)  
sur la plaque commémorative de l'église de Villers Bocage (80)
inscrit sur le livre d'or du Lycée Ste Geneviève sur les Monuments aux Morts de Beauvais et de Guingamp
inhumé au cimetière de la Madeleine d'Amiens
 
RICHET Gabriel Pierre Lucien
né le 23/11/1867 à Amiens (80)
Élève de l'École Polytechnique - Promotion 1886
Matricule 664/828- Classe 1887
Recrutement Amiens - Chef de Bataillon
135éme R.I
tué à l'ennemi le 25/09/1915 à Agny (62)  
sur le Monument aux Morts d'Amiens
 
GUGGEMOS Léon Alexandre Louis Charles
 
né le 01/08/1876 à Amiens (80)
Elève de l'Ecole Polytechnique promotion 1897
Matricule 95/841 - Classe 1896
Recrutement Seine 6éme B - Chef d'Escadron
268éme R.A.L
fiche non communicable
décédé  suite maladie contractée au service le 15/03/1918 à l'Hôpital St Maurice d'Epinal (88)
sur les plaques Commémoratives de Paris 4éme
inscrit sur le Livre d'or sur le Monument Commémoratif de l'Ecole Polytechnique
inscrit associé au Monument aux Morts de Sourdon (80)
 
ZIMMERMAN Henri Charles
né le 15/06/1861 à Metz (57)
Colonel
État Major du Génie
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre Royal du  Cambodge
Officier du Mérite Agricole
décédé des suites de la guerre le 03/06/1921 à son domicile de Morcourt (80)
 
Cdt
 
Fouré


Message édité par larris le 26-09-2009 à 07:32:04

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Jacques.Fouré
 
n°67454
Gerard GEH​IN
Posté le 15-08-2009 à 12:30:40  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je viens de trouver :
SELIGMANN LUI Inspecteur général des Télégraphes
Lieutenant Colonel  
Directeur de la télégraphie au GQG
Mort le 09 décembre 1915
La citation me paraît bizarre : Fonctionnaire de la plus haute valeur.....
Civil ou militaire réserviste....
A vous lire
Bien cordialement
Gérard

n°67484
christophe​ lagrange
Posté le 16-08-2009 à 16:20:17  profilanswer
 

Bonjour,
 
SELIGMAN (sic) LUI figure sur le Livre d'or de P & T 1916 mois de Février :
Inspecteur général, Directeur de télégraphie militaire du GQG, dans la rubrique des Fonctionnaires, agents, sous-agents et ouvriers mobilisés tués à l'ennemi ou décédés des suites de blessures ou maladie.
Je rectifie, SELIGMANN-LUI Gustave Pierre Lieutenant colonel, décédé le 9 décembre 1915 à Sains (?) en Gohelle Pas de Calais - Maladie aggravée en service. âgé de 60 ans.
-------
Une petite rectification ou mise à jour dans la liste des colonels et Lts-colonels :  
Le Lt colonel Félix DE LAMIRAULT commandait le 347è RI et non le 147è. Dcd le 8 juin 1916 en sortant de son abri et en montant à l'assaut alors que les bombardements faisaient rage.
Inhumé à la NN de Belleray - Tombe 287.
 
Cordialement,
Christophe

Message cité 1 fois
Message édité par christophe lagrange le 16-08-2009 à 16:26:43

---------------
Les Blogs :
http://147ri.canalblog.com/ http://347ri.canalblog.com/ http://409ri.canalblog.com/ http://5gc29bcp.canalblog.com/
n°67487
Gerard GEH​IN
Posté le 16-08-2009 à 18:04:34  profilanswer
 

christophe lagrange a écrit :

Bonjour,
 
SELIGMAN (sic) LUI figure sur le Livre d'or de P & T 1916 mois de Février :
Inspecteur général, Directeur de télégraphie militaire du GQG, dans la rubrique des Fonctionnaires, agents, sous-agents et ouvriers mobilisés tués à l'ennemi ou décédés des suites de blessures ou maladie.
Je rectifie, SELIGMANN-LUI Gustave Pierre Lieutenant colonel, décédé le 9 décembre 1915 à Sains (?) en Gohelle Pas de Calais - Maladie aggravée en service. âgé de 60 ans.
-------
Une petite rectification ou mise à jour dans la liste des colonels et Lts-colonels :  
Le Lt colonel Félix DE LAMIRAULT commandait le 347è RI et non le 147è. Dcd le 8 juin 1916 en sortant de son abri et en montant à l'assaut alors que les bombardements faisaient rage.
Inhumé à la NN de Belleray - Tombe 287.
 
Cordialement,
Christophe


 
Bonjour Christophe,
Si je vous comprends bien il s'agit de deux personnes différentes
un avec 1 N, l'autre avec 2 N
Pouvez-vous me confirmer
Bien cordialement
Gérard

n°67489
christophe​ lagrange
Posté le 16-08-2009 à 18:08:38  profilanswer
 

Bonjour Gérard,
 
Non c'est la même personne. Juste l'orthographe diffère.
J'ai rectifié le tout premier message en supprimant la référence à une fiche MDH avec un seul "N".
Bien cordialement,
Christophe


---------------
Les Blogs :
http://147ri.canalblog.com/ http://347ri.canalblog.com/ http://409ri.canalblog.com/ http://5gc29bcp.canalblog.com/
n°67490
Gerard GEH​IN
Posté le 16-08-2009 à 18:10:41  profilanswer
 

Re,
OK merci Christophe
A tout hasard avec ou sans photo
Gérard

n°67494
christophe​ lagrange
Posté le 16-08-2009 à 19:14:02  profilanswer
 

Re,
Malheureusement pas de photos, mais une liste très conséquente d'agents des P & T (comme on disait alors) mois par mois pour l'année 1916.
Cdlt,
Christophe


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Les Blogs :
http://147ri.canalblog.com/ http://347ri.canalblog.com/ http://409ri.canalblog.com/ http://5gc29bcp.canalblog.com/
n°67497
Frederic
Posté le 16-08-2009 à 19:45:22  profilanswer
 

Bonsoir
 
FEDERHPIL Pierre, Léon  
Né le 7.02.1865 à Thionville, département de la Moselle
Origine : Ecole spéciale militaire
Ordre et décoration Français :
Chevalier de l’ordre de la légion d’honneur le 20.12.1910
Officier de l’ordre de la légion d’honneur le 1.01.1924
Croix de guerre
Grades successifs :     Affectations successives :  
Sous-lieutenant le 1.101886    43 ième régiment d’infanterie le 1.10.1886
Lieutenant le 29.12.1890    73 ième régiment d’infanterie le 9.10.1896
Capitaine le 9.10.1896    Etat-major stagiaire (5 ième corps d’armée) le 1.11.1902
Chef de bataillon le 25.12.1905   Etat-major stagiaire (5 ième division d’infanterie) le 30.08.1904
Lieutenant-colonel le 23.06.1913   Etat-major stagiaire (2 ième corps d’armée) le 27.10.1904
 Lieutenant-colonel de réserve le 15.11.1919  Hors cadres (2 ième corps d’armée) le 25.01.1905
        Hors cadres (9 ième corps d’armée) le 25.04.1906
        Hors cadres (6 ième corps d’armée) le 5.07.1906
        10 ième division d’infanterie (chef d’état-major) le 24.10.1911
        148 ième régiment d’infanterie le 23.07.1913
        Détaché (3 ième région, chef d’état-major de l’inspection de réserve)
le 23.01.1914
2 ième régiment d’infanterie le 21.05.1914
25 ième régiment d’infanterie le 9.11.1914
41 ième régiment d’infanterie le 29.11.1914
En activité Hors cadres (chef d’état-major 16 ième région) le 26.04.1916
96 ième régiment d’infanterie le 14.03.1918
Admis à faire valoir ses droits à la retraite et rayé  
de l’armée d’active le 15.11.1919
96 ième régiment d’infanterie le 15.11.1919
101 ième régiment d’infanterie le 2.11.1922
31 ième régiment d’infanterie le 16.01.1924
51 ième régiment d’infanterie le 12.03.1924
Centre de mobilisation d’infanterie N°22 le 30.12.1927
Rayé des cadres le 5.03.1928
 
Cordialement. Frédéric.

n°67498
francoisml​n
Posté le 16-08-2009 à 19:50:57  profilanswer
 

Bonsoir,
Rajoutons qu'il a été élève de l’École supérieure de guerre du 1er novembre 1900 au 1er novembre 1902.
Cordialement.
Francois


---------------
Francois
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n°67499
Gerard GEH​IN
Posté le 16-08-2009 à 20:37:02  profilanswer
 

Frederic a écrit :

Bonsoir
 
FEDERHPIL Pierre, Léon  
Né le 7.02.1865 à Thionville, département de la Moselle
Origine : Ecole spéciale militaire
Ordre et décoration Français :
Chevalier de l’ordre de la légion d’honneur le 20.12.1910
Officier de l’ordre de la légion d’honneur le 1.01.1924
Croix de guerre
Grades successifs :     Affectations successives :  
Sous-lieutenant le 1.101886    43 ième régiment d’infanterie le 1.10.1886
Lieutenant le 29.12.1890    73 ième régiment d’infanterie le 9.10.1896
Capitaine le 9.10.1896    Etat-major stagiaire (5 ième corps d’armée) le 1.11.1902
Chef de bataillon le 25.12.1905   Etat-major stagiaire (5 ième division d’infanterie) le 30.08.1904
Lieutenant-colonel le 23.06.1913   Etat-major stagiaire (2 ième corps d’armée) le 27.10.1904
 Lieutenant-colonel de réserve le 15.11.1919  Hors cadres (2 ième corps d’armée) le 25.01.1905
        Hors cadres (9 ième corps d’armée) le 25.04.1906
        Hors cadres (6 ième corps d’armée) le 5.07.1906
        10 ième division d’infanterie (chef d’état-major) le 24.10.1911
        148 ième régiment d’infanterie le 23.07.1913
        Détaché (3 ième région, chef d’état-major de l’inspection de réserve)
le 23.01.1914
2 ième régiment d’infanterie le 21.05.1914
25 ième régiment d’infanterie le 9.11.1914
41 ième régiment d’infanterie le 29.11.1914
En activité Hors cadres (chef d’état-major 16 ième région) le 26.04.1916
96 ième régiment d’infanterie le 14.03.1918
Admis à faire valoir ses droits à la retraite et rayé  
de l’armée d’active le 15.11.1919
96 ième régiment d’infanterie le 15.11.1919
101 ième régiment d’infanterie le 2.11.1922
31 ième régiment d’infanterie le 16.01.1924
51 ième régiment d’infanterie le 12.03.1924
Centre de mobilisation d’infanterie N°22 le 30.12.1927
Rayé des cadres le 5.03.1928
 
Cordialement. Frédéric.


 
Bonsoir Frédéric,
 
Ce qui confirme qu'il n'est pas mort en 1914.....
Grossière erreur du livre d'or du souvenir français des Lorrains et Alsaciens de Jean Pierre JEAN
Bien cordialement
Gérard

n°68529
peyo
Posté le 24-09-2009 à 11:56:16  profilanswer
 

Bonjour
Trouvé lors de recherches sur MDH, je ne sais si vous l'avez dans vos listes
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/896/SrvImgCAGM0MYF.jpg
Bonne journée
Peyo


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http://407ricomtois.canalblog.com
http://mambiarritz.canalblog.com
n°68540
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 24-09-2009 à 15:58:23  profilanswer
 

Bonjour Peyo,
Fichtre, quel nom ! Au XVIIIème siècle existait un écuyer nommé Claude-François-Michel d’Orival, seigneur de Miserey. (Dans le Doubs ? En Normandie… ?). Le valeureux lieutenant-colonel Raoul-Charles-Eugène d'Orival de Miserey dont vous parlez, sera probablement un descendant de l’écuyer ? Bon sang ne saurait mentir!  
Cordialement
BB


Message édité par bruno17 le 24-09-2009 à 15:59:07

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°68541
Gerard GEH​IN
Posté le 24-09-2009 à 16:48:48  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Peyo et Bruno,
Quelques renseignements complémentaires sur cet écuyer - il était chef d'escadrons de cavalerie à son départ en retraite en 1906. Rappelé au début du conflit, il est nommé lieutenant colonel et adjoint au Cdt d'un régiment d'infanterie - Saint Cyrien Promotion des Drapeaux 1879-1881. Les reste est sur la fiche
Si photo chez un aimable foromeur suis preneur
Bien cordialement
Bonne soirée
Gérard

n°68542
bernard la​rquetou
Posté le 24-09-2009 à 17:01:05  profilanswer
 

christophe lagrange a écrit :

J'ai rectifié le tout premier message en supprimant la référence à une fiche MDH avec un seul "N".

Bonjour à tous,
Bonjour Christophe,
 
Je ne trouve aucun SELIGMAN(N) LUI Gustave sur MDH...!
 
Si tu as des précisions le concernant je suis preneur, car il fut élève de Louis le Grand de 1873 à 1875.
 
D'avance merci.
 
Amicalement,
 
Bernard.
 
 


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http://329ri.canalblog.com/ et http://29eri.canalblog.com/
n°68560
larris
Posté le 25-09-2009 à 12:23:35  profilanswer
 

Bonjour a tous  
 
je joins l’acte officiel de décès du Lt  Colonel  Angelby  commandant le 25éme RIT tué d’un éclat d’obus à la tête à Monchy au Bois(62) le 25/10/1914 et inhumé à Doullens (80)
 
Cet acte provient de l’Etat-Civil du 25éme RIT déposé aux A.C de Fontainebleau sous la côte 1986 0726/329 registre 2813  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2227/2eme%20R.I%20%2023%2008%202009%20022b.jpg
 
Vous souhaitant bonne lecture  
 
Fouré


Message édité par larris le 25-09-2009 à 12:25:08

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Jacques.Fouré
 
n°68569
peyo
Posté le 25-09-2009 à 14:10:47  profilanswer
 

Bonjour Gérard
A tout hasard pour la photo allez voir sur le site de la commune et écrire au château
http://www.routedescommunes.com/de [...] e-350.html
 
Bonne journée
Cordialement
Peyo


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http://407ricomtois.canalblog.com
http://mambiarritz.canalblog.com
n°68573
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 25-09-2009 à 15:03:05  profilanswer
 

Bonjour,
Quelques petites choses sur le lieutenant-colonel d’Orival de Miserey, glanées de ci de là sur Google :
 
Raoul-Charles-Eugène d'ORIVAL de MISEREY né au château de Miserey (Doubs) le 7 mai 1859, marié le 3 juin 1890 à Marseille (13) avec Isabelle d'HUART. Lieutenant au 1er régiment de Hussards en garnison à Marseille, puis capitaine au 12ème Hussard et lieutenant-colonel de cavalerie, mort pour la  France le 9 juillet 1917 ; décédé à l’ambulance des suites de blessures de guerre- Somme-Tourbe (51), à l'âge de 58 ans. Lieutenant-colonel au 27ème régiment d’infanterie.
Ancien élève de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, promotion «des Kroumirs» (1880-1882).  Cette promotion est concernée par l’incident du 15 juillet 1881 où 34 élèves de l’Ecole spéciale militaire assistant, sans pensée politique, à la messe de la Saint-Henri en l’honneur du comte de Chambord, furent  placés dans l’église en tête des notabilités du parti royaliste, ce dont les autorités s’agacèrent. Des trente-quatre, trente et un (des deux promotions 1879-81 et 1880-82) acceptèrent de se dénoncer ; parmi ceux-ci, les noms de quatre d’entre eux, aux feuillets de relevé de punitions déjà trop bien fourni, ne furent pas transmis par les capitaines commandant les compagnies. En dépit des déclarations faites par le commandement supérieur, il fut décidé, en Conseil des ministres, d’envoyer les « coupables » dans des régiments d’infanterie comme simples soldats. A l’annonce de cette décision, les quatre élèves dont les noms avaient été omis par leurs capitaines, demandèrent et obtinrent de partager le sort de leurs camarades. Les Saint-Cyriens, victimes de la Saint-Henri, « rentrèrent à Saint-Cyr le 5 janvier 1882. …. Ceux qui appartenaient à la promotion de 1879, ne restèrent qu’un an à l’Ecole ; les autres entrés à Saint-Cyr en novembre 1880, ne furent nommés sous-lieutenants qu’au mois d’octobre 1883 ». Ils s’appelèrent « promotion de Pharsale ».


Message édité par bruno17 le 25-09-2009 à 15:05:21

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°68585
philippe c​rozet
Posté le 25-09-2009 à 18:52:48  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
NN de Sillerry
 
http://free0.hiboox.com/images/3909/d5b275a607b4c2a187eb34b68a4c8b22.jpg


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Amicalement
 
n°68607
larris
Posté le 26-09-2009 à 14:38:59  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
dans le cimetière de Laucourt se trouve une tombe collective de 4 Officiers supérieurs tués lors des combats de Roye fin sept 1914
 
OGIER De BAULNY Charles François Marie
né le 5/08/1867 à Coulommiers (77)
Elève du Lycée Ste Geneviève
St Cyrien  
Promotion de Châlons 1886-1888
Capitaine Major (sur le Livre d'Or de St Cyr cité comme Lt Colonel
317éme R.I
tué à l'ennemi le 26/09/1914 près de Roye (80)
Chev Légion d'Honneur - Citation O.Armée
sur le Monument aux Morts de Coulommiers (77)
inscrit sur les Livres d'Or de  Ste Geneviève et de St Cyr
sur la Plaque Commémorative de l'Eglise St Thomas d'Aquin Paris 7éme
sur le Monument aux Morts de Coulommiers (77)
 
AUBLIN Ferdinand Auguste
né le 12/09/1854 à Paris 10éme
Chef de Bataillon
317éme R.I
tué à l'ennemi le 26/09/1914 près de Roye (80)
Chev Légion d'Honneur
sur la plaque commémo St Lambert de Vaugirard à Paris 15éme
 
WALLEUT Maurice
né le 2/09/1856 à St Germain en Laye
Classe 1876
Colonel
cdt le 31éme R.A
tué à l'ennemi le 27/09/1914  près de Roye (80)
Chev Légion d'Honneur
 
GAZAN Paul Henri Marie
né le 13/03/1856 à Huest (27)
Colonel - (Général ..)
cdt la 16éme Brigade d'Infanterie
tué à l'ennemi le 27/09/1914 près de Roye (80)
Chev Légion d'Honneur
sur les Monuments aux Morts d'Huest (27)et de Mamers (72)
a commandé le 115éme R.I en garnison à Mamers
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2227/general1.jpg
 
Bon W.E
 
Fouré


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Jacques.Fouré
 
n°68609
Gerard GEH​IN
Posté le 26-09-2009 à 16:48:14  profilanswer
 

Bonjour et merci Jacques
Bien pris note
Bien cordialement
Gérard

n°68611
Gerard GEH​IN
Posté le 26-09-2009 à 17:09:15  profilanswer
 

Rebonjour Jacques,
Attention risque de mixed up entre les 2 OGIER DE BOLNY
Le Capitaine a été tué à Proye 317ème RI
Le Lieutenant Colonel a été tué en Champagne 115ème RI
Bien cordialement
Gérard

n°68849
pierre C31
le talon
Posté le 05-10-2009 à 16:26:54  profilanswer
 

Bonjour GUILHERM, Bonjour à tous.
Bravo pour votre énorme travail
Une petite précision concernant le colonel HUC Pierre, Joeph, Louis décédé à l'hôpital de Bertrix (Luxembourg belge) le 6 septembre 1914, dans votre liste il est indiqué commandant le 123e RI.
En fait il a été blessé le 22 août 1914 au sud de Bertrix alors qu'il commandait, par interim, la 65e brigade d'infanterie (9e et 7e RI ) qui  couvrait le repli du 17e corps.
Je n'ai pas trouvé dans son dossier la date à laquelle il a pris ce commandement.  
Curieusement son décès ayant été constaté, son corps ne fut retrouvé dans un cerceuil en zinc qu'en 1931 ( detail contenu dans une lettre de son épouse adressée au ministère de la défense en 1955 !)
Bien cordialement
Pierre


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Pierre C31
La nuit est le masque à l'abri duquel s'avance le jour
n°68946
Frederic
Posté le 08-10-2009 à 21:50:29  profilanswer
 

Bonjour à Tous.
Médecin principal de 2 ième classe ROBELIN Marie, Emile, Abel directeur du service de santé de la 69 DI. Mort pour la France le 1.03.1916
Cordialement. Frédéric.

n°69175
Frederic
Posté le 14-10-2009 à 21:56:48  profilanswer
 

Bonsoir à tous
FEDERHPIL Pierre, Léon  
Né le 7.02.1865 à Thionville, département de la Moselle
Origine : Ecole spéciale militaire
Ordre et décoration Français :
Chevalier de l’ordre de la légion d’honneur le 20.12.1910
Officier de l’ordre de la légion d’honneur le 1.01.1924
Croix de guerre
Médaille commémorative de la grande guerre 14-18
Médaille interalliée "dite médaille de la victoire"
Grades successifs :    Affectations successives :  
Sous-lieutenant le 1.101886    43 ième régiment d’infanterie le 1.10.1886
Lieutenant le 29.12.1890    73 ième régiment d’infanterie le 9.10.1896
Capitaine le 9.10.1896    Etat-major stagiaire (5 ième corps d’armée) le 1.11.1902
Chef de bataillon le 25.12.1905   Etat-major stagiaire (5 ième division d’infanterie) le 30.08.1904
Lieutenant-colonel le 23.06.1913   Etat-major stagiaire (2 ième corps d’armée) le 27.10.1904
Lieutenant-colonel de réserve le 15.11.1919  Hors cadres (2 ième corps d’armée) le 25.01.1905
      Hors cadres (9 ième corps d’armée) le 25.04.1906
      Hors cadres (6 ième corps d’armée) le 5.07.1906
      10 ième division d’infanterie (chef d’état-major) le 24.10.1911
      148 ième régiment d’infanterie le 23.07.1913
      Détaché (3 ième région, chef d’état-major de l’inspection de réserve)
le 23.01.1914
2 ième régiment d’infanterie le 21.05.1914
25 ième régiment d’infanterie le 9.11.1914
41 ième régiment d’infanterie le 29.11.1914
En activité Hors cadres (chef d’état-major 16 ième région) le 26.04.1916
96 ième régiment d’infanterie le 14.03.1918
Admis à faire valoir ses droits à la retraite et rayé  
de l’armée d’active le 15.11.1919
96 ième régiment d’infanterie le 15.11.1919
101 ième régiment d’infanterie le 2.11.1922
31 ième régiment d’infanterie le 16.01.1924
51 ième régiment d’infanterie le 12.03.1924
Centre de mobilisation d’infanterie N°22 le 30.12.1927
Rayé des cadres le 5.03.1928
Cordialement. Frédéric.

n°69230
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 15-10-2009 à 18:36:56  profilanswer
 

bruno17 a écrit :

Bonjour,  
Le tombeau familial et la stèle du colonel Potel, du 52ème régiment d'artillerie, tué à l'ennemi à la bataille de Moislains dans la Somme, en août 1914. Caveau familial à la Rochelle.  
http://images.mesdiscussions.net/p [...] .FORUM.jpghttp://images.mesdiscussions.net/p [...] .FORUM.jpg
 
Une photographie du colonel Potel, que m'a envoyé très gentiment son arrière petit-fils, ainsi que l'information suivante: "Le colonel Georges POTEL fut l’instructeur de presque tous les officiers artilleurs concernant la théorie et la manœuvre du canon de 75, le symbole de l’artillerie Française de 1914. Il fut également une victime du scandale des fiches « du petit père Combes » qui visait à écarter les officiers « catholiques » des promotions afin de favoriser l’émergence d’une armée républicaine".
http://images.mesdiscussions.net/p [...] /Potel.jpg


 
Bonjour,
Cet extrait d’un journal non-identifié (peut-être La petite Gironde ou Les tablettes des deux Charentes ?) non daté, (probablement vers la fin de la guerre) pour un article écrit par Edmond Béraud : Le colonel Potel et le canon de 75.
 
                                                               Le colonel Potel et le canon de 75
 
«  Le libérateur ! Ainsi L’Eclair appelle-t-il le canon de 75, dont la puissance a imposé à l’ennemi sa maîtrise incontestée. Tout à été dit sur cet engin merveilleux ; la presse française et étrangère a chanté sa gloire. Lors de la retraite de Charleroi, il relevait les courages ; depuis, il n’a cessé d’inspirer la terreur aux Allemands, et le moment approche où il contribuera à délivrer de l’envahisseur les dernières parcelles du territoire national.
On sait quel éminent officier d’artillerie l’a confectionné, par quelle intelligente faveur il a été adopté. Mais sait-on quel officier a enseigné la théorie et la manœuvre du canon de 75 ? Dans le Nouvelliste on l’a dit. On l’a dit aussi dans le Courrier de la Vienne et dans l’Echo rochelais. Mais on ne l’a pas dit ailleurs. Et la presse française, en annonçant purement et simplement la mort du colonel Potel, tombé au champ d’honneur, n’a pas, faute de renseignements, rendu l’hommage nécessaire à celui qui fut le professeur de presque tous les officiers de l’artillerie française.
Le colonel Potel avait été directeur du cours pratique de tir à Poitiers, il était rochelais ; il était le beau-frère de Mr Delalande, bien connu à Bordeaux, et c’est pourquoi le Courrier de la Vienne , L’Echo rochelais et le Nouvelliste ont signalé le rôle capital qu’il avait joué dans l’histoire du canon de 75.
Le colonel Potel, dès le second jour de la mobilisation, avait été rappelé au commandement de l’artillerie de la 62ème division de réserve. Après avoir, aux environs de Paris, constitué son artillerie, il était envoyé dans le Nord au moment où les Allemands se ruaient comme un torrent vers Paris. Le 28 août, au combat de Bapaume, il fut blessé mortellement et succomba quelques jours après.
Son nom restera toujours associé à l’histoire glorieuse du canon de 75. Ainsi que le disait L’Echo rochelais, il savait et il disait les effets foudroyants de cet engin. Plein de modestie, il ne parlait jamais de ses services qu’il avait rendus à l’armée par l’étude approfondie qu’il avait faite de cette arme terrible, par l’enseignement prodigué pendant des années à ses camarades de tous les grades.
Mais il est mort pour la France, comme était mort son frère, en 1870, sur le champ de bataille de Sedan, et il apparaît à celui qui fut son ami et son parent très cher, qu’il est juste et nécessaire de rendre au colonel Potel, ancien directeur du cours pratique du tir du fameux canon, l’hommage dû à tous les bons serviteurs de la Patrie. »
Edmond Béraud
 
(Cet article m’a été donné par l’arrière petit-fils du colonel Potel)


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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°69250
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 15-10-2009 à 22:20:40  profilanswer
 

Bonsoir,  
 
Concernant la mort au combat du colonel Potel, à la bataille de Moislains le 28 août 1914, voici la retranscription du témoignage du général Ninous, commandant la 124èmeBrigade de la 62ème division d’infanterie, présent ce jour là aux côtés du colonel sur le champ de bataille : c’est lui qui recueillit ses dernières paroles.
 
« Le 28 août 1914, la 62ème division de réserve, qui venait des environs de Douai où elle était le 26, (le 307 était à Arras le 25 août), quittait ses cantonnements à l’est de Bapaumes, vers 4h du matin, pour se diriger sur Péronne.  
Elle marchait en deux colonnes : colonne de droite sous les ordres du colonel d’Arodes de Peyriade, comprenant la 123ème Brigade et un groupe d’artillerie, suivant l’itinéraire Haplincourt, Barastre, Raucourt, Bouchavesnes, Mont St Quentin.
Colonne de gauche, sous les ordres du général Ganneval, comprenant la 124ème Brigade et deux groupes d’artillerie, suivant l’itinéraire : Bertincourt, Bus, Mesnil-en-Arrouaise, la ferme du Gouvernement (partie est), Moislains, Haut-Allaines, Cote 110.
Depuis la veille, nos colonnes étaient harcelées par de la cavalerie ennemie qui, pied à terre sur des points choisis et appuyés par de l’artillerie, retardaient notre mouvement en nous obligeant à contrebattre cette artillerie et à marcher à travers champs en formation de combat.
Le matin du 28, la présence de l’ennemi s’accentua encore davantage par le fait qu’un officier allemand que nous capturâmes, vint faire une reconnaissance jusque dans le village de Bertincourt que nous occupions. De plus, la vue étant limitée à une cinquantaine de mètres par un épais brouillard, nous prîmes un  certain nombre de cavaliers ennemis qui, chargés de surveiller notre marche, étaient obligés de nous attendre à courte distance pour nous voir.
Au fur et à mesure que nous avancions sur notre itinéraire, ces cavaliers devenaient de plus en plus nombreux, et l’un d’eux, pris dans le voisinage de la ferme du Gouvernement, furieux d’être pris, dit à nos soldats qui le plaisantaient sur sa capture :  
    _ Si vous croyez que ce sera toujours comme cela, vous vous trompez ; vous verrez ça au village suivant !  
Comme je marchais avec l’avant-garde, ces propos me furent rapportés presque aussitôt, et, comme le village suivant ne pouvait être que Moislains puisque nous avions dépassé celui de Mesnil-en-Arrouaise, je fis demander au général Ganneval de vouloir bien mettre un groupe d’artillerie à ma disposition pour le placer en « position de surveillance » sur la hauteur qui commande le village de Moislains, (hauteur située entre le bois de St Pierre-Vaast à l’est, à environ 1200m au sud de la ferme du Gouvernement), de manière à pouvoir donner immédiatement l’appui du canon aux fantassins, si le village était fortement occupé, comme venait de le dire le prisonnier.
Le général Ganneval, qui avait du général D’Amade, des instructions lui disant qu’un officier de son Etat-major nous attendrait à la mairie de Péronne le 28, à partir de 8h du matin, pour nous donner nos cantonnements, et qui croyait que, comme la veille, nous n’aurions à faire qu’à la cavalerie incapable de nous arrêter, n’était pas de cet avis. Il disait :  
    _ Puisqu’on nous attend à Péronne pour nous donne nos cantonnements, c’est qu’entre Péronne et nous il n’y a pas de forces ennemies importantes ; donc, il faut aller vite et profiter du brouillard pour gagner du terrain.
Cependant, comme j’avais dit à mon officier d’Etat-major d’insister, et que, marchant avec l’avant-garde, j’étais chargé d’engager le combat s’il y avait lieu de le faire, le général dit au colonel Potel qui marchait avec lui :
    _ Allez donc voir Nihous, causez avec lui de la situation, et n’envoyez chercher le groupe de tête que si la chose vous semble aussi tout à fait nécessaire.
C’est ainsi que le colonel Potel se porta en avant et me rejoignit à hauteur de la ferme du Gouvernement. Il me répéta aussitôt les objections du général Ganneval, mais lorsque je lui eu dit que si Moislains n’était pas occupé par l’ennemi ou ne l’était que peu, le mouvement général ne serait  que peu ou pas retardé, puisque la position à occuper était dans le voisinage immédiat de la route de marche ; tandis que si Moislains était occupé, et surtout s’il l’était fortement, le concours du canon pour attaquer le village serait très précieux pour les fantassins, parce qu’ils l’enlèveraient plus vite, subiraient moins de pertes etc, etc… Il fut tout à fait de mon avis et envoya aussitôt chercher le Groupe. C’était le groupe Couvrat-Desvergnes ;  il n’avait que deux batteries, la 27ème et 29ème, la 28ème………à cause du retard…….(illisible).
Après avoir fait la reconnaissance du terrain, le colonel Potel et le commandant Couvrat-Desvergnes qui l’avait rejoint, vinrent me dire que, le brouillard empêchant de voir les abords du village, le groupe s’établirait non sur la position que j’avais indiquée, mais à 5 ou 600m en avant, c'est-à-dire plus près du village, ce à quoi je ne fis pas d’objection avec l’idée que les fantassins se sentiraient appuyés de plus près. Pendant ce temps, le régiment d’avant-garde (le 307ème), achevait, conformément à mes ordres, de prendre ses dispositions pour aborder le front et les flancs du village en formation de combat, les ailes en avant, afin d’obtenir rapidement par la manœuvre le recul de l’ennemi si les forces dont il disposait sur ce point n’étaient pas très importantes. Dès qu’il fut prêt, il reprit le mouvement  en avant.  
Le brouillard s’étant un peu levé, lorsque les éléments déployés du 307ème arrivèrent à environ 500m du village, l’ennemi, très nombreux, qui occupait une position en forme de tenaille, voyant qu’il allait être découvert par les éclaireurs, ouvrit brusquement sur tout le front, un feu terrible de fusils et de mitrailleuses. Juste à ce moment, la batterie de tir de la batterie de tête du groupe, arrivait sur la position rapprochée, c'est-à-dire, le brouillard se levant, beaucoup trop près de la ligne ennemie.  
Le commandant de l’artillerie se rendit compte immédiatement du changement de situation, et, sans hésiter, comme à la manœuvre, fit rapidement remonter la batterie par un demi-tour individuel sur l’emplacement que j’avais indiqué tout d’abord et où elle prit position ; l’autre batterie du même groupe se plaça à la gauche de la première, près de la lisière sud du Bois des Vaux et de la route.  
Les échelons de ces deux batteries s’établirent dans une dépression de terrain située à l’ouest de la route, ayant devant eux une hauteur et un petit bois qui les abritaient en partie. Quant au 2ème Groupe d’artillerie, il fut maintenu en position d’attente, dans le voisinage de la ferme du Gouvernement.
Après avoir prescrit au lieutenant-colonel Gary, commandant le 307ème, de foncer sur le village de Moislains avec son bataillon de tête et d’échelonner son second bataillon vers la gauche (côté est du terrain par rapport à la route de marche) pour se couvrir plus fortement de ce côté, je prescrivis au lieutenant-colonel de Roig-Bourdeville, commandant le 308ème, de déployer son bataillon de tête à droite du 307ème, pour accentuer le mouvement débordant fait de ce côté, et d’échelonner son bataillon de queue vers la droite (partie ouest du terrain de combat) pour se relier avec la 123ème Brigade (dont les éléments annoncés devaient  être au sud du bois de St Pierre-Vaast) et agir de concert avec elle. Puis j’envoyais mon officier d’Etat-major (le lieutenant Balle-Gourdon) rendre compte au général Ganneval des dispositions prises et, cela fait, d’aller trouver le colonel commandant le 250ème, qui était en queue de colonne, pour le mettre au courant de la situation, lui dire de faire accélérer  la marche de ses unités, et de les devancer de sa personne, à grande allure, auprès de moi (près de l’artillerie) pour recevoir mes ordres.
Ces précautions prises, le combat continuant à faire rage, je me dirigeai du côté de la batterie de droite pour avoir une vue d’ensemble du terrain de combat, surveiller l’exécution des mouvements du 308ème, voir ce que faisait la 123ème Brigade, et prescrire à l’artillerie d’ouvrir le feu dès qu’elle le pourrait, afin d’appuyer les fantassins le plus tôt possible.
Le colonel Potel, qui était entre les deux batteries, vint au devant de moi et s’excusa du mouvement à contre-sens qui venait d’avoir lieu, mais que, dit-il, il fallait faire absolument. Je lui répondis que ce qui était fait, était fait… que je ne venais pas pour récriminer, mais bien (le feu étant commencé) pour lui demander de maîtriser, si possible, le feu de l’artillerie adverse.
Nous regardâmes ensemble la situation et, au bout de peu de temps, il nous apparut que l’artillerie ennemie (beaucoup plus nombreuse sans doute) prenait le dessus sur la notre.
Le général de Division n’étant pas là, et le colonel Potel ne voulant pas engager le 2ème Groupe d’artillerie sans lui en faire connaître la nécessité, nous nous dirigeâmes du côté de la batterie de gauche, près de la route, où le général Ganneval devait se trouver.
Après avoir parcouru une centaine de mètres en échangeant nos impressions sur l’importance des forces que l’ennemi nous opposait, et qui semblaient augmenter de minute en minute non seulement sur le front, mais aussi et surtout sur les flancs, le colonel Potel s’arrêta brusquement en portant la main au côté droit et en disant :
    _ Oh ! Je viens d’être touché là… là !
Et comme, en le prenant par le bras d’un côté, pendant que son jeune officier (le sous-lieutenant Bonnefond) le prenait de l’autre, je lui dis :
    _ Ce ne sera peut-être rien… en ce moment vous êtes sous l’impression de la violence du choc…
Il  ajouta, en pâlissant et en faisant des efforts pour ne pas se plaindre :
    _ Oh si… si, c’est grave. Je sens que je suis fortement touché.
    _ Eh bien, lui dis-je, si vous le pouvez, descendons du côté de l’échelon, le médecin verra ce que vous avez.
Il continua, en effet, pendant une cinquantaine de mètres, mais en marchant de plus en plus péniblement et en s’arrêtant souvent. Enfin, n’en pouvant plus, il dit :
    _ Laissez-moi, je ne puis plus aller…
Nous le couchâmes alors sur le sol, et, pendant que le jeune officier courait chercher le médecin, je restais auprès de lui. Pendant ce temps, qui fut court, parce que le médecin qui était à l’échelon, arriva presque aussitôt, le colonel ne fit qu’exhaler des sons inarticulés (ressemblant à des plaintes étouffées) suivies d’une syncope.
Ayant à demander au général Ganneval l’entrée en action du 2ème Groupe (point très important) et voyant le colonel Potel en bonnes mains, je le laissais pour courir à la batterie qui était près de la route et du bois, et où, en effet, je trouvai le général commandant la Division.
Sans insister davantage sur les péripéties de cette lutte émouvante et tout à fait disproportionnée entre les Allemands et nous, je me contenterai de dire que, contre-attaqués sur le front et surtout sur les deux flancs par des forces très supérieures, presque tous les éléments avancés (du 307ème, du 308ème et du groupe Couvrat-Desvergnes) en raison de leur héroïque résistance et de leur ténacité, furent broyés par la mitraille ou faits prisonniers.
Le lieutenant Bonnefond ayant échappé à l’encerclement ennemi, me dit le lendemain que le colonel Potel, toujours en syncope, n’avait pas vécu plus d’une demi-heure après mon départ, et que, en partant, il n’avait laissé sur le terrain qu’un cadavre.
A mon sens, et cependant, sans que je puisse le certifier parce que je n’ai pas vu la blessure, le colonel Potel a été atteint par une balle (plutôt que par un éclat d’obus) de fusil ou de mitrailleuses qui, en pénétrant par le flanc droit, a du faire des ravages foudroyants dans l’intérieur du corps.
 
Signé : Général Ninous, du cadre de réserve, ex-commandant de la 24ème Brigade, en résidence au Château d’Oléron pendant l’été et 97 rue de l’Eglise St Seurin à Bordeaux pendant le reste de l’année.

 
Notes complémentaires :  
Une lettre du lieutenant Tarreire, du 52ème d’artillerie, écrite de Nagdebourg où il avait été transporté comme prisonnier et datée du 20 février 1915, raconte qu’il reçut le corps du colonel Potel dans ses bras. Il serait mort en quelques heures, à proximité immédiate de la ferme du Gouvernement.  
Il fut inhumé dans un chemin creux, à 1500m au nord de Moislains, par les civils réquisitionnés par les Allemands. Une fois remblayé, ce devint le cimetière militaire connu sous le nom de « Carré des Charentais ». Après la guerre, une partie de la famille se rendit à Moislains, pour faire exhumer le corps du colnel et le ramener à La Rochelle. Le 20 décembre 1921, une messe fut dite à la cathédrale de La Rochelle pour Georges Potel et Henri Salgues, son neveu tué le même mois que lui : ils furent tous les deux inhumés dans les caveaux de famille.
A titre posthume, Georges Potel reçut la citation suivante :
« Colonel Commandant l’Artillerie de la 62ème DI, technicien de la plus haute valeur, d’une extrême bravoure, a été mortellement blessé, le 28 août 1914, alors que sous un feu violent de mitrailleuses et d’obusiers, montrant le plus profond mépris du danger et donnant à tous l’exemple d’un dévouement héroïque, il se portait en avant de nos lignes pour essayer de découvrir lui-même l’artillerie ennemie, qu’il était chargé de combattre ».
 
Liste des officiers tués le 28 août 1914:
307ème d'infanterie.
-Viard, commandant.
-Avril de l'Enclos: capitaine.
-Guérin: capitaine.
-Monbeig: capitaine.
-Combarieu: capitaine.
-Carlier J.B: sous-lieutenant.
 
308ème d'infanterie.
-Grivet de Maubeuge: commandant.
-Dumoguer Emery: capitaine.
 
Artillerie.
-Potel: colonel.
-Augé: lieutenant.
-Housset: sous-lieutenant.
-Dehue Gaston: sous-lieutenant.


Message édité par bruno17 le 21-11-2009 à 21:43:33

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°70357
lacdanfer
Posté le 16-11-2009 à 14:09:50  profilanswer
 

Bonjour,
sur le monument de mon (double) village (St Martin de Boisy / Pouilly les Nonains)apparait le nom du Lieutenant Colonel Pierre BARNY DE ROMANET du 6ème régiment d'Artillerie dcd à Pouilly les Nonains le 29 mars 1918.Aucune fiche sur MDH; en fait je pense qu'il est dcd de sa belle mort une fois démobilisé et que son nom n'a été rajouté qu'à cause de sa situation nobiliaire.qu'en pensent nos spécialistes?
cordialement
Daniel

n°70810
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 25-11-2009 à 22:24:49  profilanswer
 

Bonjour,
Tiens, pour changer un peu, un lieutenant-colonel blessé mais qui s'en est sorti: le lieutenant-colonel Strauss Marie Henri Gabriel, ancien élève de St Cyr et chef de bataillon en 1914 au 45ème régiment d'infanterie. Blessé et cité à Méricourt en octobre 1914, officier de liaison auprès de l'armée Serbe en 1917, commande un régiment sur le front en 1918 où il est cité à l'ordre de l'armée: "Officier d'élite qui a été pour tous un exemple de courage et d'esprit de devoir". Commandera le 51ème régiment d'infanterie à Beauvais en 1920. Croix de Guerre avec 3 citations, Aigle blanc de Serbie et officier de la Légion d'honneur.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/lieutenantcolonelStrauss.45RI.jpg


Message édité par bruno17 le 25-11-2009 à 22:25:17

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°71019
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 30-11-2009 à 00:20:04  profilanswer
 

Bonsoir,
Question : comment un lieutenant-colonel avec un pédigrée aussi exceptionnel peut-il ne pas apparaître sur le Monument aux morts de sa ville natale ?  
 
Maurice Ovide Augustin Félix Joseph COUDIN :
 
Né à Rochefort-sur-Mer en Charente-Maritime le 27/08/1870, disparu au combat le 12/06/1918. Lieutenant-colonel au 73ème régiment d’infanterie, a fait ses études à Pons, entré à St Cyr en 1890, choisit l’infanterie et le 123ème régiment d’infanterie de La Rochelle en 1892. École de guerre en 1903.  
Chef de bataillon  en 1915 au 73ème régiment d’infanterie, il est lieutenant-colonel en mars 1918 et commande le 273ème régiment d’infanterie où il est tué à la tête de ses hommes à Laversine-Cutry dans l’Aisne, le 12 juin.  
Voici ce qu’on peut lire sur la base Leonore :
« Au front depuis le début. Officier modèle de bravoure et d’énergie, toujours sur la brèche et constamment au milieu de ses hommes.  A maintenu malgré des pertes sérieuses, son bataillon en 1ère ligne pendant 11 jours sous un feu méthodique d’artillerie lourde, a organisé la résistance d’un secteur difficile.
Officier de la Légion d’Honneur, chef de corps d’élite, âme de son régiment auquel il a su communiquer l’ardeur et la volonté de vaincre qui l’animent. S’est déjà distingué à plusieurs reprises au cours de la campagne. A fait preuve à nouveau, pendant 5 jours de combats incessants, des plus brillantes qualités tactiques et d’un entrain au-dessus de tout éloge et défendu pied à pied les abords d’une forêt dont la conservation était pour nous, d’une importance capitale, parcourant sans cesse ses lignes avancées sous les balles et la mitraille, organisant la défense, enthousiasmant ses hommes par son exemple. A finalement brisé les efforts répétés de l’ennemi pour percer nos lignes, en lui infligeant des pertes considérables ».
Croix de guerre avec palmes- 5 citations.
Cordialement
BB


Message édité par bruno17 le 09-12-2010 à 22:21:12

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007), "Étienne et les sirènes" (2009), (La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours", sortie janvier 2015 (Éditions du Croît-Vif) - Disque "Survivants" avec le groupe Facteur Cheval
n°71105
francoisml​n
Posté le 01-12-2009 à 20:44:05  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Un autre lieutenant-colonel tué à la tête du 273e RI, le lieutenant-colonel BOIZARD, René-Alexis.  
Né le 15 novembre 1875 à Laon (Aisne). Il entre à l’École supérieure de guerre le 1er novembre 1903 venant du 54e régiment d’infanterie et en sort en 1905. Il est capitaine observateur en aéroplane à l’état-major de la 3e armée en novembre 1914. Promu lieutenant-colonel, il est placé à la tête du 273e régiment d'infanterie. Il est tué à l’ennemi le 15 juillet 1918 à la ferme de la Bourdonnerie (Marne) et inhumé au cimetière de Montmort. Il était chevalier de la Légion d’honneur.
Cordialement.
François


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Francois
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