Bonjour à Toutes et Tous,
Lapoutroie occupée:
"Les nouvelles des soldats du front parvenaient difficilement. Charles, le facteur bénévole, réformé pour cause de maladie, parlait et écrivait assez bien l'allemand, ce qui lui valut très souvent de servir d'interprète. Il avait organisé un réseau de correspondance pour les familles, sans nouvelles de leurs fils dans l'armée française, grâce à la complicité d'une cousine religieuse demeurant à Fribourg en Suisse. Afin de ne pas éveiller les soupçons, les correspondants avaient un code ainsi, on appelait la France "grand-mère", selon les circonstances elle se portait plus ou moins bien. Au début de l'entrée en guerre de l'Angleterre, elle a eu une béquille, puis deux en 1917, quand les USA entrèrent à leur tour en guerre. Ainsi, de Belgique, de Pologne, de Russie, les nouvelles arrivaient à Lapoutroie."
Extrait bulletin municipal Juillet 1995. Les racines de l'avenir.
Bien cordialement.
Evelyne et Marc.