FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  Diagnostic medical .

 

Forum Pages d’Histoire: aviation : dtb, 5 utilisateurs anonymes et 32 utilisateurs inconnus

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Diagnostic medical .

n°55159
grain
Posté le 11-09-2008 à 16:17:04  profilanswer
 

Bonjour a tous.
 
Le diagnostic medical parait un peu leger (courbature febriles) lorsque l'on sait que cet homme à eu une citation postume(Grievement atteint par les gazs a son poste de combat le 27 septembre 1918...............)
http://usera.ImageCave.com/brigitte76/gosse.jpg
Cordielement
Martial

n°55160
lorrain54
Posté le 11-09-2008 à 16:42:55  profilanswer
 

Bonjour a tous,                                                                                                                                       oui bien sur cela ne correspond pas du tout a la réalité !je ne comprend pas bien, car cela a été écrit après sa mort,comment écrire cela d'une personne de 32 ans décédée une dizaine de jours  après une attaque au gaz, quelle tristesse que ces deux mots utilisés habituellement pour des petits maux ! bien cordialement, Jean-Louis.


Message édité par lorrain54 le 11-09-2008 à 16:45:32

---------------
Dites le a tous, " Il ne fait pas bon mourir".
n°55163
valier
Posté le 11-09-2008 à 19:56:45  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Je rencontre parfois de telles fiches.
Je pense qu'avant de s'offusquer, il conviendrait d'interroger un médecin (un militaire serait le top !) pour savoir se qu'il se cache derrière ces termes. En ayant de plus à l'esprit que la médecine était une science trés réduite par rapport à aujourd'hui et ses termes beaucoup plus simples (humeurs ...).
 
Bonne soirée
 
Jacques


---------------
Un Homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom.
n°55165
LABARBE Be​rnard
Posté le 11-09-2008 à 20:34:44  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
"Courbatures fébriles" ne serait-ce pas la grippe ? (1918). Déjà affaibli par son état (les gaz) on n'a retenu que la cause immédiate de la mort. Ou bien ça n'a rien à voir et il a choppé la grippe en plus mais après, donc la totale...
Cordialement,
Bernard


---------------
Le blog  et   Le site Mémoire du 57
n°55167
valier
Posté le 11-09-2008 à 22:02:43  profilanswer
 

Bonsoir Bernard,
J'avais effectivement pensé à ça aussi. Ca fait parti des symptômes.
 
Bonne soirée
 
Jacques


---------------
Un Homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom.
n°55171
MARCEL CLE​MENT
Posté le 12-09-2008 à 10:50:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je crois, comme Jacques , qu'il faut se replacer dans le contexte médical de l'époque: pas d'antibiotiques, pas d'anti-inflammatoires, peu de médicaments, peu d'examens biogiques et un patient qui décède peut être rapidement avec une fièvre de cheval ( + de 40° ) et des courbatures généralisées. Donc un malade avec une très forte fièvre, qui délire peut être et qui présente des crampes généralisées et très douloureuses.C'est une mort pénible.
Voilà les symptômes que perçoit le médecin et la mort peut survenir avant que l'on ait pu faire un diagnostic plus précis sur l'origine de la maladie.
De plus d'après sa fiche il est décédé à l'ambulance et non dans un hôpital de l'arrière où il y a plus de moyens thérapeutiques ???
 
On trouve de nombreux exemples de soldats évacués avec ce diagnostic de courbatures fébriles.
 
Bien sur ce n'est que l'hypothèse qu'un kinési hospitalier à la retraite et non médecin....
 
Cordialement à tous,
mc


Message édité par MARCEL CLEMENT le 12-09-2008 à 10:57:42
n°55172
lorrain54
Posté le 12-09-2008 à 11:00:00  profilanswer
 

Bonjour a tous, effectivement la date correspond a la 2ème vague de grippe la plus dure !mais les services sanitaire connaissaient la maladie, et j'en reviens que ce diagnostique a été écrit après la mort, du moins je le pense, et si c'est bien le cas comment écrire cela pour une personne décédée !! bien cordialement ,Jean-Louis.


---------------
Dites le a tous, " Il ne fait pas bon mourir".
n°55174
grain
Posté le 12-09-2008 à 11:58:07  profilanswer
 

Bonjour à tous.
 
Merçi pour vos reponses, je pensais que a la vue de sa citation postume: Brave et courageux soldat grievement atteint par les gazs a son poste de combat le 27 septembre 1918. Les effets des gazs devaient etres plus douloureux, et avoir des effets  autres que des Courbatures febriles.
Cordialement
Martial

n°55175
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 12-09-2008 à 12:21:50  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
Question: Qui donnait les éléments afin de compléter cette fiche?
En répondant à cette question vous comprendrez pourquoi certains commentaires sont bizarres....
Cordialement.  J.Claude


---------------
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°55189
MARCEL CLE​MENT
Posté le 12-09-2008 à 20:10:21  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Aucun d'entre nous n'a eu l'occasion de voir vraiment de ses yeux, un malade atteint en 14-18 de ce que le médecin de l'époque nommait " courbatures fébriles", c'est peut être bien loin de ce que cette expression évoque pour nous en 2008 ...
 
Cordialement,
 
MC


Message édité par MARCEL CLEMENT le 12-09-2008 à 20:11:27
n°55191
laurent pr​ovost
Posté le 12-09-2008 à 22:48:13  profilanswer
 

Bonsoir,
Compte tenue de l'époque, et de la mention, c'est a peu prés certain que c'est la grippe.
Elle fut la première cause de décès par maladie infectieuse tout maladie confondue et ceus durant toute la guerre voir le s stat dans ce sujet
 
Par ordre d'importance décroissante les maladies épidémiques qui frappèrent les troupes de ce front (métropole) se rangent dans l'ordre suivant
Grippe                    194 920 cas (9 dernier mois de la guerre)
Maladies typhoïdes 109 056 (pour les 52 mois de guerre, dont 93 975 pour les 14 premier mois)
Oreillons            59 782
Rougeole           19 113
Diphtérie            11 282
Scarlatine              9 409
Méningococcie          2 238
Varicelle                    899
Variole                             26
 
cordialement


Message édité par laurent provost le 12-09-2008 à 22:48:32

---------------
HistoriX, le site
L'ecume des archives, le blog
Support web
n°55196
jef52
Posté le 13-09-2008 à 13:12:30  profilanswer
 

stcypre a écrit :

Question: Qui donnait les éléments afin de compléter cette fiche?


 
Bonjour à toutes et tous, bonjour Jean-Claude,
Question fort interessante, j' avoue que je serais très intéressé par la réponse que je ne connais pas!!
Amicalement,
Jef  


---------------
"Désormais je sais enfin que tous ces morts, ces Français et ces Allemands, étaient des frères, que je suis leur frère" Ernst Toller
Le blog du 232e RI http://232emeri.canalblog.com/
n°55207
patrick co​rbon
Posté le 13-09-2008 à 19:22:01  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une théorie qui en vaut une autre.
 
Le diagnostic est sans aucun doute à mettre en rapport avec le fait que le soldat en question a été gazé.  
 
Cela pourrait être un des symptômes d'atteinte par gaz vésicant très peu connu voire inconnu à l'époque car véritablement développé qu'après la première la guerre mondiale.  
 
Les allemands utilisèrent massivement l'arsine qui possède des propriétés irritantes et vésicantes. Les effets de ce gaz ont été de plus en plus renforcés jusqu'à la fin de la guerre sous la forme d'aérosols (Priorité à la fonction irritante et sternutatoire) ou sous la forme liquide (priorité à la fonction vésicante).
 
Les principaux symptômes : Selon l'exposition, cela va des crises d'éternuements, à de fortes toux et des vomissements (Aérosols) jusqu'à de fortes détresses respiratoires, accompagnées de crampes abdominales, de crampes au niveau de la poitrine (surtout pour son emploi sous sa forme liquide).  
Comme pour toute contamination par vésicants des douleurs musculaires apparaissent en cas d'exposition prolongée même à faible dose. Celles-ci ne sont pas forcément significatives d'autant que l'arsine a pu être employée en combinaison avec un neurotoxique qui ne développe pas les mêmes symptômes. Le soldat a pu très bien échapper aux effets du Neurotixique en question dont la nature est connue pour succomber perversement des propriétés toxiques de l'arsine peu connues dans sa fonction vésicante. D'où le diagnostic qui semble anodin mais qui a eu pour conclusion une mort par les gaz.
 
A partir de 1917, sous la forme d'aérosol, il a été employé pour ses propriétés irritantes en association avec un gaz à effet neurotoxique (Ypérite par exemple). Il pénétrait les cartouches des masques à gaz. Son effet sternutatoire et vomitif forçait les soldats à retirer le masque pour subir l'agression du neurotoxique.  
On le trouve sous la forme de :
- Chlorure de diphénylarsine (Clark 1) comme vomitif et sternutatoire à partir de juillet 17.
- Dichlorure de phénylarsine comme vomitif à pouvoir renforcé tout en gardant ses autres propriétés à partir de novembre 17.  
- Cyanure de diphénylarsine (Clark 2) comme irritant violent, Vomitif et sternutatoire à partir de mai 18.
- dichlorure d’éthylarsine ou de dibromure d’éthylarsine comme vésicant et sternutatoire à partir de mars 1918.
 
A noter qu'à Verdun on trouvait un fort taux d'Arsenic dans le sol, trace laissée par ce gaz.
 
Cordialement
Patrick


Message édité par patrick corbon le 13-09-2008 à 19:25:01

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  Diagnostic medical .