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  Les fusillés de Gerbéviller

 

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Les fusillés de Gerbéviller

n°37411
jean-luc2
Posté le 29-05-2007 à 23:29:28  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Sur la carte postale jointe figurent les noms de 14 habitants de Gerbéviller fusillés par les allemands suite aux combats du 24 août 14 : Vuillaume, Bernasconi, Benoit, Linguenheldrer, Adam, Robinet, Menu, Dehand, Blosse, Chrétien, Perrin, Bourguignon, Gauthier, Remy.
Nous les avons recherchés sur MDH et nous n'avons trouvé que 2 noms qui pourraient correspondre à ceux de la carte postale: Chrétien Edmond et Rémy Victor. Mais les lieux indiqués sont différents. Et pour Remy Victor, la date donnée sur MdH est le 25 août.
 
Pour les noms très courants donc très nombreux (Gauthier, Bourguignon, Perrin ...) notre recherche s'est limitée aux départements de Meurthe et Moselle et voisins. Pour les noms plus rares donc nettement moins nombreux, la recherche a été complète. Et nous n'avons pas trouvé Vuillaume, Bernasconi, Linguenheldrer, Dehant.
 
D'où nos questions :
 
Quelqu'un peut-il nous en dire plus sur les combats et les évènements du 24 août?? A-t-on un bilan complet des gens massacrés??  
 
La carte mentionne que ce sont des habitants de Gerbéviller. Auraient-ils été fusillés ou massacrés dans des lieux différents??
 
Si les 2 noms trouvés sur MdH sont bien ceux de la carte postale, alors pourquoi tous les civils figurant sur la carte n'ont-ils pas obtenu la mention "Mort pour la France"??
 
Merci d'avance
 
Cordialement
 
JLuc, Annie
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/1595/CP-geberviller-1.jpg
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/1595/Chretien Edmond Felix.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/1595/Remy victor.jpg


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Jean-Luc
n°37412
Julien Lir​ot
Posté le 30-05-2007 à 00:05:18  profilanswer
 

bonsoir Jean Luc et bonsoir Annie,
bonsoir à tous,
 
en lisant votre message, ça m'a rappellé quelque chose, apres quelques feuilletages j'ai trouvé ceci dans le vieux livre de l'abbé L. Colin "Les barbares dans la trouée des Vosges" au niveau de la préface :  
 
"... Je sort de Gerbeviller. Je suis allé demander à Soeur Julie les clefs de l'eglise pour la visiter. Elle m'a parlé d'une nouvelle découverte qu'elle venait de faire, et, comme elle n'osait pas vous écrire, je l'ai priée de me confier une note, avec promesse de vous la faire parvenir."
Sans y changer une virgule, je verse cette note autographe de soeur Julie dans le dossier de l'histoire qui ne possede pas de plus accablante à la charge de la culture allemande :
 
"Le 24 Août 1914, les allemands ont fusillé 15 civils de Gerbeviller par groupe de cinq au lieu dit " la Prele ", environs 1 kilomètre de Gerbeviller sur la route de Lunéville.
"Pendant les préparatif de l'execution, le général Clauss, commandant le 60e régiment d'infanterie de Baviére, était assis sous un gros fréne, prés d'une table ou se trouver du champagne, à peu prés a 30 metre du but de l'exécution : et il avait demander de commencer le feu au moment où il lèverait son verre?
"l'ordre fut exécuté.
"c'est un soldat allemand qui a donner ces detail à M. Nicolas Rozier, conseiller municipale à Gerbeviller, le 24 août 1914, le jour même du feu et du sang dans notre malheureux pays.
 
Soeur M. Julie.
Gerbeviller le 14 juin 1915.

 
voila ce que j'ai deja trouver pour decrire un peu l'execution, je n'ai pas d'autre details, mais je suis sur que l'on va nous donner d'autre renseignement sur cet exécution.
 
Bonne soirée.
Cordialement.
 
Julien.


Message édité par Julien Lirot le 30-05-2007 à 00:10:51
n°37416
jacques di​dier
Posté le 30-05-2007 à 08:36:44  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Dans le petit opuscule de Jean Godfrin " Le combat et le sac de Gerbéviller, 24 août 1914 " Il écrit qu'autour de ce monument élevé par les soins de la Municipalité de Gerbéviller, en bordure de la Route Nationale au lieu dit La Prêle et inauguré le 28 août 1921, ont été inhumés 41 corps : ceux des 16 habitants de Gerbéviller fusillés à la Prêle, ceux de 17 autres victimes identifiées ou non, et ceux des 8 jeunes gens de Tanconville.
 
Dans son ouvrage " La Victoire Oubliée " le Docteur Creusat relate le témoignage du préfet Mirman :
[i]"Je me suis rendu à Gerbéviller, quelques jours après la libération de la ville par les Allemands. J'étais accompagné du capitaine Déglise, appartenant à l'Etat-Major du général de Castelnau. Dans une prairie, à quelques centaines de mètres de Gerbéviller, du côté de Lunéville, j'ai vu quinze cadavres en trois groupe de cinq chacun. C'était des otages, presque tous des vieillards à cheveux blancs, qui avaient été fusillés par l'ennemi à cet endroit. Les groupes étaient distants d'un mètre environ. Tous avaient les mains attachées, quelques uns avaient un bandeau sur les yeux. J'ai remarqué que les pantalons de plusieurs d'entre eux étaient déboutonnés et abaissés jusqu'à mi-jambe; j'ai pensé que c'était une précaution qu'on avait prise pour entraver ces malheureux avant de les exécuter."
 
Le même sort attend un groupe de jeune gens de Tanconville (Canton de Cirey en Meurthe et Moselle) venu échouer à Gerbéviller à la suite de circonstances mal connues; leur village étant situé à la frontière même.
 
Cordialement.
 
J.Didier

n°37424
KROLE
Posté le 30-05-2007 à 14:29:09  profilanswer
 

Bonjour au forum,
 
Pour répondre à votre recherche, peut-être pourriez-vous trouver des infos sur ces fusillés dans le petit livre :  
LEURS CRIMES
Préfet MIRMAN
Maire de Nancy SIMON
Maire de Lunéville KELLER
NANCY BERGER-LEVRAULT 1916
 
Cordialement,
Carole
 
 

n°37426
jean-luc2
Posté le 30-05-2007 à 15:53:47  profilanswer
 

Merci à toutes et tous pour vos réponses qui se complètent et permettent de reconstituer les évènements, qui ne sont pas sans rappeler ceux de Vassieux, du Vercors, et des autres lieux où la barbarie s'est de nouveau exprimée pendant la seconde guerre.
 
Reste la question de la mention "Mort pour la France". Nous avons de nouveau recherché les noms les plus rares et n'avons rien trouvé sur MdH, hormis les deux cités plus haut. Nous allons essayer de nous procurer ou de consulter les ouvrages que vous citez.  
 
Bien cordialement
 
JLuc, Annie
 


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Jean-Luc
n°37427
Henri Asto​ul
La tranchée des baïonnettes
Posté le 30-05-2007 à 16:39:10  profilanswer
 

jean-luc2 a écrit :

Bonsoir à tous,
 
Sur la carte postale jointe figurent les noms de 14 habitants de Gerbéviller fusillés par les allemands suite aux combats du 24 août 14 : Vuillaume, Bernasconi, Benoit, Linguenheldrer, Adam, Robinet, Menu, Dehand, Blosse, Chrétien, Perrin, Bourguignon, Gauthier, Remy.
Nous les avons recherchés sur MDH et nous n'avons trouvé que 2 noms qui pourraient correspondre à ceux de la carte postale: Chrétien Edmond et Rémy Victor. Mais les lieux indiqués sont différents. Et pour Remy Victor, la date donnée sur MdH est le 25 août.
 
Pour les noms très courants donc très nombreux (Gauthier, Bourguignon, Perrin ...) notre recherche s'est limitée aux départements de Meurthe et Moselle et voisins. Pour les noms plus rares donc nettement moins nombreux, la recherche a été complète. Et nous n'avons pas trouvé Vuillaume, Bernasconi, Linguenheldrer, Dehant.
 
D'où nos questions :
 
Quelqu'un peut-il nous en dire plus sur les combats et les évènements du 24 août?? A-t-on un bilan complet des gens massacrés??  
 
La carte mentionne que ce sont des habitants de Gerbéviller. Auraient-ils été fusillés ou massacrés dans des lieux différents??
 
Si les 2 noms trouvés sur MdH sont bien ceux de la carte postale, alors pourquoi tous les civils figurant sur la carte n'ont-ils pas obtenu la mention "Mort pour la France"??
 
Merci d'avance
 
Cordialement
 
JLuc, Annie
 
http://images.mesdiscussions.net/p [...] ller-1.jpg
 
http://images.mesdiscussions.net/p [...]  Felix.jpghttp://images.mesdiscussions.net/p [...] victor.jpg


 
Bonjour Jean Luc et Annie.
Voici l'extrait de "Leurs Crimes cité plus bas :
A Geberviller ... ils pénètrent chez les époux Lingenheld, se saisissent du fils de 36 ans, réformé, portant le brassard de la Croix-Rouge,
lui lient les mains, le traînent dans la rue et le fusillent. Ils reviennent chercher le père, vieillard de 70 ans.
La femme, affolée, se sauve; en sortant elle voit son fils étendu sur le sol; comme le malheureux remue encore, ils l'arrosent de pétrole et le rôtissent. Le père est fusillé plus loin, avec 14 autres vieillards. On a identifié dans cette commune plus de 50 victimes.
 
Voilà ce qui est écrit sur ce lieu. Ce n'est pas joli. Par contre il y a très peu de noms cités.
J'ai tenté de vous le scanner sur ce forum, mais je n'ai pas réussi. Tant qu'on n'écrira pas un mode d'emploi pour "les nuls en photo du forum" ... !
A bientôt. Henri


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Henri
n°37428
Eric Mansu​y
Posté le 30-05-2007 à 16:42:17  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Jean-Luc et Annie,
Une partie de l'excellent ouvrage d'Alan KRAMER et John HORNE, Les atrocités allemandes, 1914, est consacreé au sujet. Je peux y jeter un oeil ce soir en rentrant du lycée, si personne ne l'a fait d'ici là. De mémoire, je crois que les chiffres qu'ils mentionnent sont plus élevés que 41.
A vérifier.
 
A plus tard,
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°37429
rohmer
Posté le 30-05-2007 à 16:49:38  profilanswer
 


Bonsoir à toutes et tous,
Bonsoir Henri,
Bonsoir Eric,
 
 
 
Bonsoir Henri,
 
Voici ce que Annie nous avait envoyé et croyez-moi, cela fonctionne.
 
Très rapidement car il est tard.  
Je vous rappelle ce lien pour insérer une image :  
 
http://forum.pcastuces.com/sujet.asp?f=20&s=324

 
Faire toutes les "manoeuvres" jusque 5 inclus.  
Là, cliquer sur l'icône "oeil" (même ligne que "votre réponse" )  
Insérer le lien par "coller". Recliquer sur l'icône oeil. C'est tout. Quand vous validerez votre message, miracle, votre photo va apparaitre....  
 

 
Bonsoir Eric,
 
Est-ce le dernier livre sorti sur le sujet ?
 
Quant au "criquet"....un délice d'écriture et de poésie, croquis exquis et une force de caractère.....derrière tout cela. :jap:  
Merci pour vos bons conseils.
 
Bien cordialement à toutes et tous.
Evelyne.

n°37430
Eric Mansu​y
Posté le 30-05-2007 à 18:30:31  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Evelyne et Marc (ravi pour vos achats !  ;) ),
L'ouvrage que j'ai cité a été publié en 2005. Et l'on trouve donc sous la plume des auteurs, à propos de Gerbéviller : "En tout, soixante habitants sont morts" (page 86).
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°37433
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 30-05-2007 à 19:40:49  profilanswer
 

Bonsoir Jean luc et Annie, bonsoir à tous, voilà un site qui devrait vous donner quelques réponses, du moins je l'espère :
http://www.greatwardifferent.com/G [...] ler_01.htm
 
A bientôt
Florian


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S'ensevelir sous les ruines du fort, plutôt que de se rendre !
La munition, n'a ni amis, ni ennemis, elle ne connait que des victimes !
Si j'avance, suivez moi! Si je recule, tuez moi! si je meurs, vengez moi !
n°56065
Eric Mansu​y
Posté le 15-10-2008 à 15:37:03  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Un document trouvé au sein des archives municipales de Gerbéviller, si cela peut encore être utile à quiconque si longtemps après le début de ce "fil" :
 
« Gerbéviller, le 22 janvier 1919.
Copie textuelle et conforme d’une lettre du Chef d’Escadron Poupard, commandant le 2e Groupe du 255e d’Artillerie (ex 4e Groupe du 3e d’Artillerie Lourde) relative aux 15 fusillés de la Presle.
 
Gerbévillers [sic], le 20/1/19.
Le 14 septembre 1914, le 4ème groupe du 3ème Régiment d’Artillerie Lourde qui, depuis le 3 septembre combattait aux abords de Gerbévillers, a bivouaqué dans la nuit à la Presle, à environ 800 mètres Est [sic] du village de Gerbévillers.
Le matin du lendemain, des soldats découvrirent les 15 cadavres des civils fusillés par les allemands.
Ils étaient pour la plupart déculottés.
Je n’ai vu cependant aucune trace de mutilation.
Après avoir rassemblé les hommes du groupe autour de ces victimes et leur avoir fait constater cette preuve indéniable de la barbarie allemande, j’ai fait former les sections et défiler le groupe devant les cadavres, rendant ainsi les derniers honneurs à ces malheureux habitants.
C’était le 15 septembre, vers 6 heures du matin.
 
Le chef d’escadron Poupard, commandant le 2ème groupe du 255e d’Artillerie (ex 4ème Groupe du 3ème d’Artillerie Lourde).
Signé : Poupard
 
Pour copie conforme,
Le Maire »
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy  


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°56066
jacques di​dier
Posté le 15-10-2008 à 17:55:47  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
En ce qui concerne Gerbéviller et le massacre des civils au lieu dit La Prêle, je vous recommande la lecture du volume 1 de :
 
Rapports et procés-verbaux d'enquête de la commission instituée en vue de constater les actes commis par l'ennemi en violation du droit des gens.
(Décret du 23/09/1914)
Ce rapport est signé de MM. Payelle.....
J.O. 8 Janvier 1915
Imprimerie Nationale 1915.
6 volumes.  
 
J'ai trouvé ces ouvrages aux Archives Départementales de la Moselle. Les dépositions sont nombreuses, comme pour Nomeny et d'autres villages.
En fin du volume 1, on trouve deux photos des cadavres des civils fusillés à Gerbéviller.
 
Cordialement.
J.Didier

n°56099
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 16-10-2008 à 12:20:03  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
Eh oui, certains s'apperçoivent que "Oradour sur Glane, Tulle, etc ont été précédé par d'autres tueries durant 14-18.
Songez que le nombre des victimes civiles de l'invasion est estimé à environ 5 000 personnes!!!
Cordialement. J.Claude


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la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°56114
e-Storial
Posté le 16-10-2008 à 20:30:12  profilanswer
 

Bonsoir.
Voici des photos du monument de Gerbéviller sur lequel se trouve les noms des victimes.
Cordialement
JF Genet
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3694/DSC00005.jpg1..jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3694/DSC00006.jpg1..jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3694/DSC00007.jpg1..jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3694/DSC00009.jpg1..jpg


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«La loi n'y entend rien, c'est affaire de coeur». André Bellard, initiateur en 1921 de l'association dites des "Malgré-nous" et destinée aux soldats lorrains.
http://www.e-storial-frontiere.com/
n°56324
e-Storial
Posté le 23-10-2008 à 19:26:35  profilanswer
 

Bonjour
 
Afin de compléter mes photos ci-dessus voici un texte concernant les exactions allemandes en 1914  
Tiré de "La vie en Lorraine" n°VI - Janvier 1915 - édit: L'Est Républicain
 
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A GERBÉVILLER  
 
De même qu'à Nomeny, la jolie ville de Gerbéviller, au bord de la Mortagne, a été, dans des conditions effroyables, victime de la fureur allemande. Le 24 août, les troupes ennemies s'y heurtèrent à la résistance héroïque d'une soixantaine de chasseurs à pied, qui leur infligèrent de grosses pertes. Elles s'en vengèrent durement sur la population civile. Dès leur entrée dans la ville, en effet, les Allemands se livrèrent aux pires excès, pénétrant dans les  habitations en poussant des hurlements féroces, brûlant les édifices, tuant ou arrêtant les habitants. et n'épargnant ni les. femmes. ni les vieillards. Sur quatre cent soixante quinze maisons. vingt au plus sont encore habit.ables. Plus de cent personnes ont disparu, cinquaute au moins ont été massacrées, les unes ont été conduites dans les champs pour y être fusillées, les autres ont été assassinées dans leurs demeures, ou abattues au passage dans les rues, quand elles essayaient de fuir l'incendie. Trente-six cadavres ont été jusqu'à présent, identifiés. Ce sont ceux de MM Barthélémy, Blosse père, Robinet, Chrétien, Rémy, Bourguignon, Perrin, Wuillaume, Bernasconi, Gauthier, Menu, Simon, Lingenheld père et fils, Benoît, Calais, Adam, Caille, Lhuillier, Regret, Plaid âgé de 14 ans, Leroi, Bazzolo, Gentil, Dehan Victor, Dehan ÇharIes, Dehan fils, Brenneval, Parisse, Yong, François, secrétaire de mairie; de Mmes Perot, Conrtois, Gauthier et Guillaume, et des demoiselles Perrin et Miquel.
Quinze de ces pauvres gens ont étés exécutés au lieudit la Prêle. Ils ont été enterrés par leurs concitoyens le 12 ou le 15 septembre. Presque toutes avaient les majns liées derrière le dos; quelques-unes avaient les yeux bandés; les pantalons de la plupart éiaient déboutonnés et rabattus jusque sur les pieds. Cette dernière circonstance, ainsi que l'aspect des cadavres ont fait penser à des témoins que les victimes avaient subi une mutilation. Nous ne croyons pas devoir nous approprier cette opinion, l'état de décomposition très avancé des corps ayant pu causer une erreur. Il est d'ailleurs possible que les meurtriers aient déboutonné les pantalons de leurs prisonniers pour mettre ceux-ci dans l'impossibilité de s'enfuir, en leur entravant les jambes.  
Le 16 octobre, au lien dit le Haut-de-Vormont, on a découvert, enfouis sous 15 ou 20 centimètres terre, dix cadavres de civils portant des traces de balles et ayant tous les yeux bandés. On a trouvés sur l'un d'eux un laissez-passer au nom de Sever (Edouard), de Badonviller. Les neuf autres victimes sont jnconnues. On croit que ce sont des habitants de Badonviller qui ont été amenés par les Allemands sur le territoire de Gerbéviller pour y être fusillés. Dans les rues et dans les maisons, pendant la journée du carnage, Les scènes les plus tragiques se sont produites. Dans la matinée, les ennemis pénètrent chez les époux Lingenheld, se saisissent du fils, âgé de 36 ans, qui portait le brassard de la Croix-Rouge, lui lient les mains derrière le dos et le traînent dans la rue où ils le fusillent puis ils reviennent chercher le père, un vieillard de 70 ans. La dame Lingenheld prend alors la luite. En se sauvant, etlle voit son fils étendu sur le sol. Comme le malheureux remue encore, des Allemands l'arrosent de pétrole, auquel ils mettent le feu en présence de la mère, terrifiée. Pendant ce temps, on conduit Lingenheld père à « la Prèle, où il est exécuté.  
Au même moment, des soldats frappent à la porte d'une maison occupée par le sieur Dehan, sa femme et ,sa belle-mère, la veuve Guillaume, âgée de soixante-dix-huit ans. Celle-ci qui va leur ouvrir est fusillée à bout portant et tombe dans les bras de son gendre qui accourt derrière elle. «Ils m'ont tuée, s'écrie-t-elIe, portez-moi dans le jardin». Ses enfants lui obéissent, l'installent au tond du jardin, avec un oreiller sous la tête et une couverture sur les jambes, puis vont eux-mêmes s'étendre le long du mur pour éviter les projectiles. Au bout d'une heure, quand la dame Guillaume est morte, sa fille l'enveloppe dans sa couverture et lui place un mouchoir sur le visage. Presque aussitôt les Allemands font irruption dans le jardin. Ils emmènent Dehan pour le fusiller à « la Prèle») et conduisent sa femme sur ]a route de Fraimbois, où elle trouve une quarantaine de personnes, principalement des femmes et des enfants, entre les mains de l'ennemi, et où elle entend un officier d'un grade élevé crier: «Il faut fusiller ces enfants et ces femmes. Tout cela doit disparaître.» La menace ne fut pourtant pas suivie d'effet. Rendue le lendemain à la liberté, Mme Dehan put entrer à Gerbéviller vingt et un jours plus tard. Elle est convaincue, et tous ceux qui ont vu le cadavre partagent cette opinion, que le corps de sa mère a été profané. Elle l'a en effet, retrouvé étendu sur le dos, les jupes relevées, les jambes écartées et le ventre ouvert.  
A l'arrivée des Allemands, le sieur Perrin et ses deux filles, Louise et Eugénie, étaient allés se réfugier dans leur écurie. Des .soldats y pénétrèrent, et l'un d'eux, apercevant la jeune Louise, lui tire à bout portant un coup de fusil à la tête. Eugénie parvient à s'échapper, mais son père est arrêté dans sa fuite, placé parmi les victimes qu'on conduit à «la Prèle», et fusillé avec elles.  
Le sieur Yong, qui sort pour mettre son cheval au manège, est abattu devant chez lui. Les Allemands, dans leur fureur, tuent le cheval après le maître et mettent le feu à la maison. D'autres soulèvent la trappe d'une cave dans laquelle sont cachée plusieurs personnes et tirent des coups de fusil dans la direction de celles-ci. La dame Denis Bernard et le jeune Parmentier, àgé de sept ans, sont blessés. Vers cinq heures du soir, la dame Rozier a entendu une voix suppliante crier: « Pitié, pitié! ». Ces cris venaient de l'une des des granges voisines, appartenant aux sieurs Poinsard et Barbier. Or, un individu qui servait d'interprète aux Allemands a déclaré à une certaine Thiébaud que ceux-ci s'étaient vantés d'avoir brûlé vif, dans l'une de ces granges, un père de famille de cinq enfanls, malgré ses supplications, et ses appel à leur pitié. Cette déclaration est d'autant plus. impressionnante qu'on a trouvé dans la grange Poinsard les débris d'un corps humain carbonisé.  
A côté de ce carnage, d'innombrable actes de violence ont été commis. La femme d'un mobilisé, la dame K..., a été violée par un soldat dans le corridor de ses parents, tandis que la mère, sous la menace d'une baïonnette, était obligée de se sauver.
Le 29 août, la supérieure de l'hospice, soeur Julie dont le dévouement a été admirable, s'étant transportée à l'église paroissiale, pour se rendre compte, avec un prêtre mobilisé, de l'état intérieur de l'édifice, constata que la porte en acier du tabernacle avait été l'objet d'une tentative d'effraction. Les Allemands, pour parvenir à s'emparer d'un vase sacré, avaient tiré des coups de fusil autour de la serrure. La porte était traversée en plusieurs endroits, et le passage des balles y avait formé des trous presque symétriques, ce qui prouvait qu'on avait tiré à bout portant. Quand la religieuse l'ouvrit, elle trouva le ciboire perforé.  
Les excès et les crÏmes qui ont été commis à Gerbéviller sont principalement l'oeuvre des Bavarois. Les troupes qui s'y sont livrées étaient sous le commandement du général Clauss, dont la brutalité nous a aussi été signalée ailleurs.  
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Excusez moi par avance de la correction rapide du texte issu du logiciel de reconnaissance d'écriture
 
Cordialement
JF genet


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«La loi n'y entend rien, c'est affaire de coeur». André Bellard, initiateur en 1921 de l'association dites des "Malgré-nous" et destinée aux soldats lorrains.
http://www.e-storial-frontiere.com/
n°58171
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 01-12-2008 à 11:13:36  profilanswer
 

jean-luc2 a écrit :


Si les 2 noms trouvés sur MdH sont bien ceux de la carte postale, alors pourquoi tous les civils figurant sur la carte n'ont-ils pas obtenu la mention "Mort pour la France"??
 
Merci d'avance
 
Cordialement
 
JLuc, Annie
 


Bonjour,
 
Finalement, on reste un peu sur sa faim ... Pourquoi 2 fiches seulement ont été faites, comme le demande Jluc et Annie ?
 
A ce sujet, que sait-on de la rédaction de ces fiches (quand ? par qui ? critères ? etc).
Evidemment, en mettant " FICHE MDH" dans le moteur de recherche : Y-a beaucoup !
 
Merci. A vous lire ...
 
PS : Recherche rapide dans le site SGA/memoiredeshommes : rien vu
 
 


Message édité par monte-au-creneau le 01-12-2008 à 11:19:11

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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°58219
abaslespoi​ntes
Posté le 01-12-2008 à 23:14:13  profilanswer
 

e-Storial a écrit :

Bonjour
 
Afin de compléter mes photos ci-dessus voici un texte concernant les exactions allemandes en 1914  
Tiré de "La vie en Lorraine" n°VI - Janvier 1915 - édit: L'Est Républicain
 
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A GERBÉVILLER  
 
De même qu'à Nomeny, la jolie ville de Gerbéviller, au bord de la Mortagne, a été, dans des conditions effroyables, victime de la fureur allemande. Le 24 août, les troupes ennemies s'y heurtèrent à la résistance héroïque d'une soixantaine de chasseurs à pied, qui leur infligèrent de grosses pertes. Elles s'en vengèrent durement sur la population civile. Dès leur entrée dans la ville, en effet, les Allemands se livrèrent aux pires excès, pénétrant dans les  habitations en poussant des hurlements féroces, brûlant les édifices, tuant ou arrêtant les habitants. et n'épargnant ni les. femmes. ni les vieillards. Sur quatre cent soixante quinze maisons. vingt au plus sont encore habit.ables. Plus de cent personnes ont disparu, cinquaute au moins ont été massacrées, les unes ont été conduites dans les champs pour y être fusillées, les autres ont été assassinées dans leurs demeures, ou abattues au passage dans les rues, quand elles essayaient de fuir l'incendie. Trente-six cadavres ont été jusqu'à présent, identifiés. Ce sont ceux de MM Barthélémy, Blosse père, Robinet, Chrétien, Rémy, Bourguignon, Perrin, Wuillaume, Bernasconi, Gauthier, Menu, Simon, Lingenheld père et fils, Benoît, Calais, Adam, Caille, Lhuillier, Regret, Plaid âgé de 14 ans, Leroi, Bazzolo, Gentil, Dehan Victor, Dehan ÇharIes, Dehan fils, Brenneval, Parisse, Yong, François, secrétaire de mairie; de Mmes Perot, Conrtois, Gauthier et Guillaume, et des demoiselles Perrin et Miquel.
Quinze de ces pauvres gens ont étés exécutés au lieudit la Prêle. Ils ont été enterrés par leurs concitoyens le 12 ou le 15 septembre. Presque toutes avaient les majns liées derrière le dos; quelques-unes avaient les yeux bandés; les pantalons de la plupart éiaient déboutonnés et rabattus jusque sur les pieds. Cette dernière circonstance, ainsi que l'aspect des cadavres ont fait penser à des témoins que les victimes avaient subi une mutilation. Nous ne croyons pas devoir nous approprier cette opinion, l'état de décomposition très avancé des corps ayant pu causer une erreur. Il est d'ailleurs possible que les meurtriers aient déboutonné les pantalons de leurs prisonniers pour mettre ceux-ci dans l'impossibilité de s'enfuir, en leur entravant les jambes.  
Le 16 octobre, au lien dit le Haut-de-Vormont, on a découvert, enfouis sous 15 ou 20 centimètres terre, dix cadavres de civils portant des traces de balles et ayant tous les yeux bandés. On a trouvés sur l'un d'eux un laissez-passer au nom de Sever (Edouard), de Badonviller. Les neuf autres victimes sont jnconnues. On croit que ce sont des habitants de Badonviller qui ont été amenés par les Allemands sur le territoire de Gerbéviller pour y être fusillés. Dans les rues et dans les maisons, pendant la journée du carnage, Les scènes les plus tragiques se sont produites. Dans la matinée, les ennemis pénètrent chez les époux Lingenheld, se saisissent du fils, âgé de 36 ans, qui portait le brassard de la Croix-Rouge, lui lient les mains derrière le dos et le traînent dans la rue où ils le fusillent puis ils reviennent chercher le père, un vieillard de 70 ans. La dame Lingenheld prend alors la luite. En se sauvant, etlle voit son fils étendu sur le sol. Comme le malheureux remue encore, des Allemands l'arrosent de pétrole, auquel ils mettent le feu en présence de la mère, terrifiée. Pendant ce temps, on conduit Lingenheld père à « la Prèle, où il est exécuté.  
Au même moment, des soldats frappent à la porte d'une maison occupée par le sieur Dehan, sa femme et ,sa belle-mère, la veuve Guillaume, âgée de soixante-dix-huit ans. Celle-ci qui va leur ouvrir est fusillée à bout portant et tombe dans les bras de son gendre qui accourt derrière elle. «Ils m'ont tuée, s'écrie-t-elIe, portez-moi dans le jardin». Ses enfants lui obéissent, l'installent au tond du jardin, avec un oreiller sous la tête et une couverture sur les jambes, puis vont eux-mêmes s'étendre le long du mur pour éviter les projectiles. Au bout d'une heure, quand la dame Guillaume est morte, sa fille l'enveloppe dans sa couverture et lui place un mouchoir sur le visage. Presque aussitôt les Allemands font irruption dans le jardin. Ils emmènent Dehan pour le fusiller à « la Prèle») et conduisent sa femme sur ]a route de Fraimbois, où elle trouve une quarantaine de personnes, principalement des femmes et des enfants, entre les mains de l'ennemi, et où elle entend un officier d'un grade élevé crier: «Il faut fusiller ces enfants et ces femmes. Tout cela doit disparaître.» La menace ne fut pourtant pas suivie d'effet. Rendue le lendemain à la liberté, Mme Dehan put entrer à Gerbéviller vingt et un jours plus tard. Elle est convaincue, et tous ceux qui ont vu le cadavre partagent cette opinion, que le corps de sa mère a été profané. Elle l'a en effet, retrouvé étendu sur le dos, les jupes relevées, les jambes écartées et le ventre ouvert.  
A l'arrivée des Allemands, le sieur Perrin et ses deux filles, Louise et Eugénie, étaient allés se réfugier dans leur écurie. Des .soldats y pénétrèrent, et l'un d'eux, apercevant la jeune Louise, lui tire à bout portant un coup de fusil à la tête. Eugénie parvient à s'échapper, mais son père est arrêté dans sa fuite, placé parmi les victimes qu'on conduit à «la Prèle», et fusillé avec elles.  
Le sieur Yong, qui sort pour mettre son cheval au manège, est abattu devant chez lui. Les Allemands, dans leur fureur, tuent le cheval après le maître et mettent le feu à la maison. D'autres soulèvent la trappe d'une cave dans laquelle sont cachée plusieurs personnes et tirent des coups de fusil dans la direction de celles-ci. La dame Denis Bernard et le jeune Parmentier, àgé de sept ans, sont blessés. Vers cinq heures du soir, la dame Rozier a entendu une voix suppliante crier: « Pitié, pitié! ». Ces cris venaient de l'une des des granges voisines, appartenant aux sieurs Poinsard et Barbier. Or, un individu qui servait d'interprète aux Allemands a déclaré à une certaine Thiébaud que ceux-ci s'étaient vantés d'avoir brûlé vif, dans l'une de ces granges, un père de famille de cinq enfanls, malgré ses supplications, et ses appel à leur pitié. Cette déclaration est d'autant plus. impressionnante qu'on a trouvé dans la grange Poinsard les débris d'un corps humain carbonisé.  
A côté de ce carnage, d'innombrable actes de violence ont été commis. La femme d'un mobilisé, la dame K..., a été violée par un soldat dans le corridor de ses parents, tandis que la mère, sous la menace d'une baïonnette, était obligée de se sauver.
Le 29 août, la supérieure de l'hospice, soeur Julie dont le dévouement a été admirable, s'étant transportée à l'église paroissiale, pour se rendre compte, avec un prêtre mobilisé, de l'état intérieur de l'édifice, constata que la porte en acier du tabernacle avait été l'objet d'une tentative d'effraction. Les Allemands, pour parvenir à s'emparer d'un vase sacré, avaient tiré des coups de fusil autour de la serrure. La porte était traversée en plusieurs endroits, et le passage des balles y avait formé des trous presque symétriques, ce qui prouvait qu'on avait tiré à bout portant. Quand la religieuse l'ouvrit, elle trouva le ciboire perforé.  
Les excès et les crÏmes qui ont été commis à Gerbéviller sont principalement l'oeuvre des Bavarois. Les troupes qui s'y sont livrées étaient sous le commandement du général Clauss, dont la brutalité nous a aussi été signalée ailleurs.  
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Excusez moi par avance de la correction rapide du texte issu du logiciel de reconnaissance d'écriture
 
Cordialement
JF genet


 
 
bonsoir e storial
 
 
Ces actes (non isolés) et figurants dans le manuel du "bon soldat allemand" ont ils été l'objet  d'indemnisations précises ou pas,lors des négos de Rethondes???
 
L'officier responsable des ss à Oradour est mort (tranquillement) dans son lit , en a t'il été de meme pour Clauss ???
merci


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adieu la vie ,adieu l'amour ,adieu toutes les femmes ............
n°58241
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 02-12-2008 à 12:54:39  profilanswer
 

Bonjour,  
 
TOUS, les officiers, s/officiers, gardes des camps, médecins des camps, jugés et estimés comme criminels de guerre vécurent normalement après guerre et certains réapparaîtront dès 1936...
Pourtant l'article 228 du traité de Versailles obligeait l'Allemagne "à livrer toutes personnes accusées d'avoir commis un acte contraire aux lois et coutumes de la guerre" et ils furent nombreux!!!
De toute façon ces véritables criminels furent lavés de tout soupçon et acquittés en 1920 par la cour suprême allemande de Leipzig !!!.
Cordialement. J.Claude


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la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°58260
abaslespoi​ntes
Posté le 02-12-2008 à 21:15:34  profilanswer
 

stcypre a écrit :

Bonjour,  
 
TOUS, les officiers, s/officiers, gardes des camps, médecins des camps, jugés et estimés comme criminels de guerre vécurent normalement après guerre et certains réapparaîtront dès 1936...
Pourtant l'article 228 du traité de Versailles obligeait l'Allemagne "à livrer toutes personnes accusées d'avoir commis un acte contraire aux lois et coutumes de la guerre" et ils furent nombreux!!!
De toute façon ces véritables criminels furent lavés de tout soupçon et acquittés en 1920 par la cour suprême allemande de Leipzig !!!.
Cordialement. J.Claude


 
merci STCYPRE pour ces précisions intéressantes  
bien cordialement


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adieu la vie ,adieu l'amour ,adieu toutes les femmes ............
n°80126
Bostock
Posté le 24-08-2010 à 16:52:20  profilanswer
 

Bonjour
Je reprends ce très ancien fil de discussion aujourdhui 24 août.
Voici les fiches MDH de deux victimes civiles les frères MARCHAL Joseph et Auguste inscrits sur le monument de Gerbéviller :
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 1098958019
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 4158077292
 
Cordialement
Bostock


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