Soldats de la Grande Guerre : Gilles 61-14 La Grande Guerre en photos : christine831, 1 utilisateur anonyme et 24 utilisateurs inconnus

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Liste de fusillés par régiments

n°88910
air339
Posté le 31-08-2011 à 09:10:20  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Pour Vieille champagne, un témoignage auditif de l'exécution du soldat Loiseau :
 
12 octobre 1914
 
"... et du fond de la tranchée, près de nous, un refrain de café-concert s'échappe, interrompu d'éclats de rire.  
Soudain, brutal et proche, une salve déchire l'air tranquille du matin. Le refrain s'est tu. Des têtes apparaissent au ras du sol, des têtes aux yeux étonnés dont le regard interroge. Porchon me dit : "
- c'est cela, hein?
- Oui... tu es tout pâle.
-Toi aussi.
Un énorme silence s'abat sur nous. Quelques secondes passent, solennelles, interminables. Et toute grêle, toute nue, dans l'air immobile, la détonation d'un revolver crève, comme une bulle à la surface d'un étang.
- Oh, dit Porchon, le coup de grâce.
On vient de fusiller un des nôtres."
 
On aura reconnu Maurice Genevois, du 106.  
 
Régis


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Air
n°88953
sesouvenir
Posté le 03-09-2011 à 15:00:00  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
 
Si je lis bien cet extrait du JMO du 14e RH à la date du 30 janvier 1915, le cavalier X(?) a été exécuté.
 
http://nsm05.casimages.com/img/2011/09/03//110903030130617918684547.jpg
 
Absorbé par les recherches sur la promotion de Saint-Cyr "La Croix du Drapeau" je n'ai hélas guère le temps de poursuivre sur ce sujet.
 
Cordialement
IM Louis Jean
sesouvenir


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<<Le ciel est gris chargé de lourds nuages que chasse un vent violent ; il n'y aura pas de Taube aujourd'hui.>> JMO de la section de travailleurs du 3° d'artillerie
n°88955
LABARBE Be​rnard
Posté le 03-09-2011 à 15:46:27  profilanswer
 

Bonjour,
Le cavalier CHO a bien été refroidi (pardon :jap:) le 30/01/1915, à 9h du matin, en présence du 14°Hu, sa fiche est sur la liste 1915 postée plus haut.
On y lit décédé à Courtisols (Marne), à la Maison Blanche près Courtisols sur l'extrait JMO.
Et à l'ambulance 7/4, alors là, ce n'est pas la première fois que je lis ça, ambulance, et même hôpital de... Il me parait évident que le corps du fusillé était ensuite, selon les lieux, déposé à l'ambulance la plus proche ou hôpital, et à eux le soin pour la suite !
Enfin je vois ça comme ça... :??:  
Cordialement,
Bernard


Message édité par LABARBE Bernard le 12-09-2011 à 13:39:55

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Le blog  et   Le site Mémoire du 57
n°91608
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 16-01-2012 à 14:37:39  profilanswer
 

guryrv a écrit :

bjr
 
pouvez vous m'envoyer les cas suivant, merci   cordialement RV
 
- 347e RI à Verdun  
Lieutenant Herduin  
Sous-Lieutenant Millant  
Fusillés le 11/06/1916  


 
Bonjour,
Visiblement, rares étaient les cas d'officiers fusillés; pourtant j'ai découvert celui de ce sous-lieutenant du 22ème régiment d'infanterie coloniale, décédé le 21 août 1918 à Sesliévo en Bulgarie: Stanislas de Bodin de Galembert, dont la fiche dit Passé volontairement à l'ennemi le 3 juin 1918, condamné à la peine de mort. Ce qui est étonnant c'est qu'on retrouve plusieurs fiches Mémorial à son nom, notamment sur le Monument-aux-morts de la ville de Blois, et dans le livre Le collège St François Xavier de Vannes au Champ d'honneur. Cet officier aurait-il été blanchi des accusations portées contre lui et réhabilité?
Cdlt
BB


Message édité par bruno17 le 16-01-2012 à 15:44:26

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°91610
arnaud Mem​orial
Posté le 16-01-2012 à 15:11:26  profilanswer
 

Bonjour Bruno, bonjour à tous,
 
Réhabilité ?
Depuis quelques temps, j'ai fait des recherches sur le sujet des fusillés et je n'ai rien trouvé sur une éventuelle réhabilitation de Stanislas De BODIN de GALEMBERT.
"Rien trouvé", donc je ne suis pas affirmatif, ni dans un sens, ni dans l'autre, mais à mon avis, il n'est pas réhabilité.
 
Par contre, ce qui est sûr, c'est que de nombreux fusillés ont leur nom sur un Mam, parfois même sur plusieurs.  
          (si je n'ai pas fait d'erreur, ce Stanislas est également inscrit au Mam de La Celle-saint-Avant (37)).  
C'est peut-être une réhabilitation symbolique, à l'échelle locale, mais pas par le jugement d'un tribunal.
 
Est-ce un choix délibéré de ceux qui ont dressé la liste à graver, ou méconnaissance des circonstances de la mort ?  
Il sera sans doute difficile de savoir pourquoi et comment ils y sont, mais ils y sont.
 
Par contre, je suis surpris par le lieu de décès.  
Si je ne me trompe pas, le 22e RIC était dans la Marne de mai à août 1918, alors, que faisait ce sous-lieutenant en Bulgarie ?
 
Cordialement,
Arnaud

Message cité 1 fois
Message édité par arnaud Memorial le 16-01-2012 à 15:13:41

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http://memorialdormans.free.fr
n°91611
charraud j​erome
Posté le 16-01-2012 à 15:39:02  profilanswer
 

Bonjour

arnaud Memorial a écrit :


Par contre, je suis surpris par le lieu de décès.  
Si je ne me trompe pas, le 22e RIC était dans la Marne de mai à août 1918, alors, que faisait ce sous-lieutenant en Bulgarie ?


 
Tout à fait raison, le 22e RIC était en France, mais le sous-lieutenant Bodin de Galembert était au 42e RIC.
Sources:  LO SFX Vannes http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] htm#t25101
 
Le 42e RIC était bien dans le secteur mais le JMO ne commence qu'au mois de septembre 1918. Donc chou blanc, pas d'infos supplémentaires le concernant.
 
Cordialement
Jérôme Charraud


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°91613
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 16-01-2012 à 15:50:55  profilanswer
 

Merci pour vos réponses,
trouvé également ce lien (Military-photos.com)concernant un autre officier de la famille de Bodin de Galambert ayant terminé général à la fin de la guerre de 14/18, Joseph Marie Gustave de Bodin de Galambert: (Serait le père de Stanislas de Bodin de Galambert? Ce serait pour le moins étonnant qu'on ait laissé fusiller le fils d'un général aussi prestigieux...)
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/GALEMBERT.jpg
Elève de Saint Cyr en 1883 (sorti 129e sur 406), il est nommé Sous lieutenant le 1/10/1884 au 95e RI. Il va suivre les cours de l'école de tir du Ruchard.
Le 29/2/1888, il est promu Lieutenant au 77e RI et entre à l'école de guerre en 1889. Il est alors nommé stagiaire à l'état major de la 16e division.
Capitaine le 26/2/1894, il sert successivement à l'état major de la 10e division, puis du 16e corps d'armée. En mai 1898, il est nommé au 68e régiment d'infanterie.
Le 16/9/1900, il est nommé officier d'ordonnance du général commandant le 9e corps d'armée, puis en fevrier 1903, il devient adjudant major du  66e régiment d'infanterie. En novembre 1904, il est nommé officier d'ordonnance du général commandant la 44e brigade, puis en fevrier 1905, du général commandant la 22e DI.
Le 24/6/1906, il est promu chef de bataillon au 90e RI, et est nommé chevalier de la Légion d'Honneur en 1907.  
Le 27/3/1913, il est nommé Lieutenant Colonel au 113e régiment d'infanterie, poste qu'il occupe au déclanchement de la guerre de 14.  
Il participe à la bataille de Longuyon (aout 1914), puis de la Marne. Le 8/9/1914, il est blessé à Villotte (Meuse) d'une balle au bras gauche.
Le 3/9/1915, il est promu Colonel du 313e régiment d'infanterie et une semaine plus tard  il prend le commandement de la 262e brigade d'infanterie qu'il conduit lors de la bataille de l'Argonne. Le 11/10/1915, il est blessé d'un eclat d'obus à la clavicule et est nommé officier de la légion d'Honneur. Il est cité à l'ordre de l'armée le 17/11/1915 (Colonel commandant une brigade d'infanterie, a brillament conduit son régiment en toutes circonstances. Blessé le 8/9/1914, est revenu au front et s'est affirmé à la tête d'une brigade comme chef de premier ordre, doué des plus brillantes qualités militaires, de grande autorité, de décision ferme et prompte. A été blessé très grièvement le 11/10/1915 au cours d'une reconnaissance. croix de guerre).  
En mai 1916, il est nommé à la tête de la 40e brigade d'infanterie qu'il mène lors de la poursuite de Saint Quentin. Il est cité à l'ordre du 10e CA le 5/11/1916 (A préparé et dirigé avec la plus grande habileté le 4 septembre une attaque qui a brillament enlevé une série de tranchées et de points d'appui très fortement organisés. Croix de guerre).  
En avril 1917, il prend le commandement de l'infanterie divisionnaire de la 20e DI qui combat au Cornillet (mai 1917), puis à Verdun (aout 17-avril 18). Il est encore cité à l'ordre de la 20e DI le 14/1/1918 (A la tête de la 40e brigade - mai 1916-avril 1917 - puis de l'infanterie de la 20e DI, a affirmé son autorité par l'élévation de son caractère et de son sang froid. Après avoir pris une part brillante à l'attaque de Chilly - 4/9/16 - et à la marche sur Saint Quentin - 3/17 - a, entre avril et mai 17, dans un terrain parsemé d'obstacles, dirigé avec méthode et energie l'enlèvement du bois de la Grille et du Cornillet et, l'organisation du terrain conquis, a repoussé le 9/9/17 à Samogneux une forte attaque ennemie, maintenant l'integrité de la position et infligeant à l'ennemi un echec complet).
Nommé Général de Brigade le 18/4/1918, commandant la 20e DI, puis la 157e DI en mai 1918 qu'il commande lors de la bataille de l'Aisne. La retraite de l'armée lors de l'attaque allemande lui coute son poste et le 15/6/1918, il passe en reserve de commandement à la 7e armée et est nommé commandant d'armes à Reims (12/10/1918).
 
La guerre finie, il est nommé commandant de la 18e brigade, puis en avril 1920, commandant l'infanterie de la 9e division. Commandeur de la Légion d'Honneur le 15/6/1920.
Il est mort le 26/9/1941.


Message édité par bruno17 le 16-01-2012 à 16:13:01

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°91615
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 16-01-2012 à 16:24:19  profilanswer
 

Re-bonjour,
Tout de même une sacrée famille! Trouvé également cet officier (Military-photos.com), Eugène Marie Joseph de Bodin de Galambert, lieutenant-colonel au 25ème Dragon.  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/FranceCAB7Galembert.jpg
C'est avec ce régiment qu'il prend part à la Guerre contre l'Allemagne à compter du 2 Août 1914. Il est au combat du 20 Août, aux combats du Grand-Couronné en Août et Septembre 1914.
Il sera promu Colonel le 22 Février 1915. Il prendra le commandement du 4e Cuirassiers le 9 Mars.
Il est fait Officier de la Légion d'honneur le 11 Janvier 1916 :
"Ancien de services - Au front depuis le début de la campagne, a commandé d'abord la cavalerie d'une Division d'Infanterie avec laquelle il a pris part à de nombreux combats et fait preuve à sa tête des meilleures qualité militaires. Chef de Corps des plus distingués."
Galembert sera cité à l'Ordre de la 1ere D.C. le 6 Mars 1917:
"Chef de Corps de très grande valeur. Dans le commandement exercé pendant quatre mois consécutifs d'un demi sous secteur très animé, a montré les plus belles qualités d'activité, d'énergie et d'à propos. Dans la préparation et l'exécution de coups de mains toujours réussis aussi bien que dans la résistance victorieuse opposée à toutes les tentatives ennemies, a prouvé qu'il était à hauteur de toutes les missions et avait su faire d'un régiment de nouvelle formation un corps d'élite digne d'être cité comme modèle à toute l'armée."
Le 30 Avril 1917, le Colonel de Galembert prend le commandement comme commandant du Sous-Secteur dit "des Trous", dans l'Aisne.
Il prend part à la tête de son régiment aux combats de Laffaux (où il porte son P.C. le 4 Mai à 22h15) du 1er au 10 Mai 1917, qui culminent les 5 et 6.
Ces rudes combats lui feront porter l'Ordre du Jour suivant :
"Depuis longtemps le 4eme Cuirassiers désirait mordre du Boche. On lui en a donné et il a pu se satisfaire aux jours glorieux des 5 et 6 Mai.
Si nos pertes ont été cruelles, l'ennemi, complètement dominé, a laissé entre nos mains plus de 500 prisonniers et a éprouvé des pertes sérieuses. A tous mes braves je ne puis que répéter :
Dieu aidant, vous avez donné plus que je n'osais espérer.
De partout m'arrivent des témoignages d'admiration pour votre valeur ; ils me remplissent d'orgueil et d'émotion.
Je salue nos glorieux morts : nous garderons pieusement leur souvenir.
A leur tête sept officiers ont été ensevelis dans leur triomphe. Je ne puis ici les nommer tous, mais je veux spécialement citer le Commandant Meillon, héros aussi modeste que brave, chef de premier ordre que je pleure avec son Bataillon.
Il laisse à tous le souvenir d'un modèle accompli de vaillance et de savoir, de bonté et d'esprit de sacrifice.
Vive le 4e Cuirassiers et vive la France !"  
 
Le 22 Mai, à 9h15, à l'Est de Crépy-en-Valois où le régiment se refait, le Général Franchet d'Esperey passe en revue le Régiment et remet à Galembert la Croix de Guerre avec Palme.
Celui-ci est effet cité à l'Ordre de l'Armée par le Général Maistre, Commandant la Vie Armée (O.G.No.473 du 18 Mai) :
"Chef de Corps de la plus haute valeur et du plus beau caractère. Grâce à ses qualités de sang froid et d'énergie, grâce à l'ascendant qu'il a pris sur un Régiment qu'il a formé lui-même, a obtenu dans les attaques des 5 et 6 Mai 1917, les plus brillants résultats, enlevant plusieurs lignes successives, malgré une résistance acharnée, et sous le feu le plus violent."
Il est encore cité à l'Ordre de l'Armée le 26 Juin 1917 (O.G.No.323) :
"Le Général Commandant la IIIe Armée cite à l'Ordre de l'Armée :
Le 4e Régiment de Cuirassiers à pied :
Sous les ordres du Colonel de Galembert, a remarquablement préparé et organisé le terrain des attaques sur le Plateau du Moulin de Laffaux. Les 5 et 6 Mai 1917, s'est porté dans un magnifique élan à l'assaut d'une position allemande très solidement organisée, a enlevé toute la première position en s'emparant de nombreux prisonniers et d'un matériel important. A résisté victorieusement aux violentes contre attaques de l'ennemi pour reprendre le terrain perdu. (...) Signé Humbert"
Galembert, atteint par la limite d'âge, est nommé le 8 Mars 1918 Commandant d'Etapes à la Ferté par décision du G.Q.G. :
"Par décision No.39716, 39717 de M. le Général Commdt. en Chef, an date du 28 février 1918, le Colonel de Galemebrt, Commandant le 4e Régt. de Cuirassiers à pied est nommé Commandant d'Etapes de la Ferté Gaucher ; le Lieut. Colonel Oré du 4e Régt. de Cuirassiers à pied est nommé au commandement du Régiment en remplacement du Colonel de Bodin de Galembert."
Il est à cette occasion cité à l'Ordre de la 1re D.C.P. (O.G. No.2 du 7 Mars) :
"Ordre Général No.2
Le Général Commandant la 1ere D.C.P. cite à l'ordre de la Division :
Le Colonel de Bodin de Galembert Commandant le 4e Régt. de Cuirassiers à pied
"Chef de Corps de la plus haute valeur intellectuelle et morale. A consacré ses belles qualités de caractère, d'intelligence et de cœur à la formation et à l'instruction du 4eme Régt. de Cuirassiers à pied ; en a fait un admirable instrument de combat qui s'est acquis au feu, sous son commandement les titres les plus glorieux.  
Atteint par la limite d'âge, profondément regretté de ses chefs, des ses Officiers et de la troupe, le Colonel de Galembert quitte un commandement où son souvenir restera comme la personnification des plus hautes vertus militaires.
Le Général Cdt. la 1ere D.C.P
Signé Bricard."
 
Le J.M.O. précise :
"14 heures - 1K500 N.E. de Montigny-Lengrainé
M. le Général Féraud commandt. le 1er C.C. passe en revue le 4eme Régt. de Cuirassiers à pied. M. le Général Bricard adresse les adieux au Colonel de Galembert et lui remet la Croix de Guerre."
A compter du 12 Juin 1918, Galembert est Commandant d'Etapes à Nangis.
Il devient Commandeur de la Légion d'honneur par arrêté du 4 Décembre 1920 (pour prendre rang du 16 Juin).
Il décèdera le 26 Octobre 1937 au 16, rue de Marignan, à Paris.
Il était Compagnon de l'Ordre du Bain. A noter : Eugène de Bodin de Galembert eut un fils, Antoine de Bodin de Galembert, sous-lieutenant au 9ème cuirassier à pied, qui décéda de maladie contractée en service, à Auve (51), le 5 décembre 1918.
 
Fichtre!
BB


Message édité par bruno17 le 17-01-2012 à 13:55:24

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°91622
arnaud Mem​orial
Posté le 16-01-2012 à 19:10:52  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Étonnant, en effet, Bruno, qu'un fils de général ait ainsi subi le châtiment, comme quoi ...

charraud jerome a écrit :

Le 42e RIC était bien dans le secteur mais le JMO ne commence qu'au mois de septembre 1918. Donc chou blanc, pas d'infos supplémentaires le concernant.


Ah, ah, ça se complique, Jérôme, 22e ? 42e ... et si en plus, le JMO est manquant, alors ...  
 
Mais bon, 42e RIC, ça signifie 11e DIC, et là le JMO est (un peu) plus bavard.
 (Ce qui, malheureusement, ne répond pas à la question de Bruno).
 
Cordialement,  
Arnaud
 


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http://memorialdormans.free.fr
n°91626
sesouvenir
Posté le 16-01-2012 à 19:55:39  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Trouvé lors de recherches sur la ferme en bonnet d'évêque :
 
<<  8 décembre 1914
Le soldat Seguin Marcel, du 153e RI, condamné à mort le 5 (?) septembre (?) par le conseil de guerre de la 39e division d'Infanterie pour mutilation volontaire a été fusillé dans le parc du château d'Elverdinghe. >>
Source JMO de la Prévôté de la 39e DI page 20
 
Selon Denis Rolland il se prénommerait en fait Michel (sur la liste des NMPLF?)
 
Cordialement
IM Louis Jean
sesouvenir


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<<Le ciel est gris chargé de lourds nuages que chasse un vent violent ; il n'y aura pas de Taube aujourd'hui.>> JMO de la section de travailleurs du 3° d'artillerie
n°91636
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 16-01-2012 à 22:27:12  profilanswer
 

Bonsoir,
Un autre officier fusillé: le lieutenant MOTTE Raoul Gustave Paulin, du 224ème régiment d'infanterie, né à Marseille en 1875. Fusillé devant les troupes à Bray-sur-Somme le 18 avril 1915 à 15 heures. "Condamné à la peine de mort pour abandon de poste en présence de l'ennemi".  
Cdlt
BB


Message édité par bruno17 le 16-01-2012 à 22:27:27

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°91730
RIO Jean-Y​ves
Posté le 21-01-2012 à 16:09:06  profilanswer
 

Bonjour à tous.
 
La référence au Livre d'or du Collège Saint François-Xavier de VANNES ayant été faite concernant le Sous-lieutenant du 42e RIC Stanislas Marie Louis Edgar DE BODIN DE GALEMBERT je vous livre ici sa rubrique figurant dans le livre sorti en 1923 et que j'ai sous les yeux :
 
"Né à ORBIGNY (Indre & Loire) le 10 juillet 1895, il commença ses études au Collège Saint François-Xavier (1905-1906) et y fit sa première communion.
Engagé volontaire dès le début de la guerre au 44e Régiment d'Artillerie, il passa, sur sa demande, au 102e d'Infanterie en novembre 1914 . Il fut successivement Aspirant au 318e rRégiment d'Infanterie en septembre 1916 et Sous-lieutenant en avril 1917 . Sa belle conduite sur le front français lui a valu ses galons et plusieurs citations dont nous n'avons pu nous procurer qu'une seule, ainsi conçue :
Citation à l'ordre de la 9e Division d'Infanterie :
"Energique et courageux ; a rempli intégralement sa mission, au combat du 16 avril 1917, en dirigeant avec bravoure sa Section sur les lignes ennemies, faisant vingt prisonniers, détruisant une mitrailleuse et opérant, sous les tirs de barrage de l'artillerie et des mitrailleuses, sa jonction avec l'unité voisine".
Affecté au 2ebis Régiment de Zouaves, il partit avec ce régiment pour l'Armée d'Orient, puis passa au 42e Colonial. Au cours d'un engagement, il fut fait prisonnier et envoyé en Bulgarie. Il y est mort, le 21 aout 1918, à SESLIEVO, de fatigue et d'épuisement.
Stanislas DE GALEMBERT était fils de Général, commandant d'armée, à qui nous offrons nos plus respectueuses condoléances
".
 
Je viens de vérifier aussi sur mes photos du Mémorial du Collège : son nom y figure bien pour 1918 (entre Le Caporal Laurent FICHET et le Lieutenant Amaury DE GOUVELLO).  
A cette date, s'il y avait eu le moindre doute sur les circonstances de son décès, aurait-il figuré dans le Livre d'or et sur le Mémorial (inauguré par DE LANGLE DE CARY en l'absence de FOCH, retenu à PARIS) ? A moins que le Livre d'or ait "menti par omission" ? Tout ceci serait étonnant .
 
Je serais enclin à rejoindre l'hypothèse de Bruno, à savoir que les circonstances de sa "disparition" et de son décès auraient été élucidés après coup et après établissement d'une première fiche. J'ai eu l'occasion de constater que la liste des fiches "non visibles" présentait parfois des erreurs et contradictions peu compréhensibles par rapport à la réalité des faits.
Celle consultable en ligne mentionne simplement l'Hopital Militaire de SESLIEVO comme lieu de décès et est vierge pour le "genre de mort" .
Il y aurait d'ailleurs un non-sens dans le libellé : comment l'armée a-t-elle pu passer par les armes quelqu'un qui était prisonnier ?? S'agirait-il alors de la mention d'une condamnation à mort par contumace ? Qu'elle était la situation à SESLIEVO en aout 1918 ?  
Si l'on ne retrouve rien sur sa "réhabilitation" (s'il devait d'ailleurs en faire l'objet) , cela ne serait-il pas lié à la personnalité de son père, qui plus est Commandeur de la Légion d'honneur, qui aurait pesé suffisamment pour que l'affaire en reste là et éviter, par rapport à une situation des plus embarrassantes pour son corps, que la justice militaire ne soit obligé de reconnaître ses torts en officialisant une réhabilitation ?  
 
Cordialement
Jean-Yves


Message édité par RIO Jean-Yves le 21-01-2012 à 16:55:21

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Recherches sur les 116e, 294e & 354e RI + 316e RI et 28e & 35e RAC
http://vannes1418.canalblog.com/
n°91736
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 21-01-2012 à 18:35:16  profilanswer
 

Merci pour ce complément d’informations fort intéressant Jean-Yves.  Ci-joint, la fiche MdH dont j’avais biffé le nom, "Bonin", erroné.  
Cdlt
BB
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/StanislasdeBodindeGalembert.jpg


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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°91738
RIO Jean-Y​ves
Posté le 21-01-2012 à 19:07:13  profilanswer
 

Re Bruno.
 
Merci pour la fiche.
Troublants le rajout "volontairement" et la mention : "Renseignement fourni par les archives" (= lesquelles ?). Mais alors pourquoi une telle erreur sur les 2 fiches pour le régiment : 22e au lieu de 42e ??
Une énigme qui mériterait d'être éclairée, dont par la transcription de son acte de décès à BLOIS.
Un cas intéressant pour moi (puisque lié au Livre d'or de SFX).
 
Cordialement
Jean-Yves


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Recherches sur les 116e, 294e & 354e RI + 316e RI et 28e & 35e RAC
http://vannes1418.canalblog.com/
n°91743
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 21-01-2012 à 23:13:50  profilanswer
 

Bonsoir  Jean-Yves,
Bien d’accord avec vous, c’est troublant ! On est ici en face d’une véritable énigme ; en effet comment un jeune officier issu d’une famille d’officiers prestigieux, grand-père baron, père général, oncle colonel, ayant déjà prouvé sa valeur au Feu en ayant reçu entre autres cette citation que vous donnez plus haut "Energique et courageux ; a rempli intégralement sa mission, au combat du 16 avril 1917, en dirigeant avec bravoure sa Section sur les lignes ennemies, faisant vingt prisonniers, détruisant une mitrailleuse et opérant, sous les tirs de barrage de l'artillerie et des mitrailleuses, sa jonction avec l'unité voisine"... comment un soldat pareil aurait-il pu passer à l’ennemi ? Voilà bien un mystère que seules les archives familiales, peut-être, pourraient éclairer d’un jour nouveau. Voila bien une affaire passionnante !
Cdlt
BB


Message édité par bruno17 le 22-01-2012 à 12:59:19

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°91752
Tanker
Posté le 22-01-2012 à 11:52:19  profilanswer
 

Bonjour,
 
Concernant Stanislas de Bodin de Galembert, le plus simple serait, sans doute, de consulter son dossier à Vincennes.
Il s'agit du dossier numéro 146 235.
 
Si le répertoire des dossiers officiers 5 YE - 8 (page 169) le donne bien comme "condamné à mort", la date de décès n'y est pas précisée . . .  
Son unité d'affectation mentionnée est le 2° régiment de Souaves
 
                                  http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2548/SLtStanislasdebodindeGalembert01.jpg  
 
 
Bonne recherche et bon dimanche - Michel

n°91771
Pich25
Posté le 22-01-2012 à 22:06:43  profilanswer
 


 Bonsoir,
 
 En parcourrant le JMO du 97ème Régiment d'Infanterie Alpine de Chambéry (Savoie), je suis tombé sur un cas de fusillé, qui me semble avoir été oublié, ne l'ayant pas vu, sauf erreur de ma part, dans les posts précédents.
 
 Pour ceux qui se "spécialisent" sur ce sujet, je vous donne l'extrait du JMO du 97ème:  
 
" Ferme des 4 Vents (secteur de Saint-Nicolas les Arras -PAs de Calais) le 6 novembre 1914.
 
 Le matin à 8 heures, éxécution du soldat Rollet, cuisinier à la 7ème Cie a été passé par les armes en présence de détachements de tous les corps de la division, pour avoir été surpris à Arras en tenue civile, en flagrant délit de désertion et pillage (Le Commandant Huberdeau a assuré les détails de l'éxécution et de la police du terrain)" .  
 
 Je n'ai pas trouvé de détails supplémentaires sur le dénommé Rollet. A l'occasion si quelqu'un en trouve je serai preneur de l'info.
 
 Bonne soirée et cordialement
 
Philippe PICHOT

n°91798
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 23-01-2012 à 17:55:03  profilanswer
 

Bonsoir Philippe,
Il s'agit de ROLLET Adolphe Auguste, né le 12 janvier 1888 à Villargondran en Savoie, au recrutement de Chambéry, décédé à Sainte-Catherine-les-Arras.  
Cdlt
BB


Message édité par bruno17 le 23-01-2012 à 22:35:09

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°91957
la boissel​le
Posté le 29-01-2012 à 17:49:36  profilanswer
 

Bonsoir,
J'ai une question un peu tardive, avec le cas de  
JEHANNET Joseph, soldat du 118e RI, qui se serait "mutilé volontairement, et de ce fait a abandonné son poste devant l’ennemi , a été condamné à la peine de mort le 22 octobre 1914. L’exécution a eu lieu le 24 octobre". Mais il existe une fiche MPF où la mention « genre de mort : inconnue »  est rayée et remplacée par « tué à l’ennemi ». Peut-on assimiler cela à une "réhabilitation" ?    
Merci pour vos informations complémentaires éventuelles.  
Bien cordialement,
Françoise            

n°91963
Eric Mansu​y
Posté le 29-01-2012 à 19:15:58  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Pour vous faire une idée d'une véritable réhabilitation figurant sur une fiche, vous pouvez consulter celle d'Eugène Bouret, du 48e RAC :
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 3003450794
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°92342
Bobrah
Posté le 12-02-2012 à 16:15:02  profilanswer
 

Bonjour,
 
http://www.lexpress.fr/actualite/s [...] 88809.html
 
Ne prenez pas mal ce message, peut-être les choses auraient été différentes si seulement... Enfin personne ne peut le savoir aussi.
Merci pour toutes ces informations pour la mémoire sur ces condamnations injustes et bien trop souvent sans véritablement de procès corrects ou pour l'exemple. Pauvres soldats.
Cordialement.

Message cité 1 fois
Message édité par Bobrah le 12-02-2012 à 16:32:56
n°92349
didymes
Posté le 13-02-2012 à 10:14:59  profilanswer
 

LABARBE Bernard a écrit :


 
Ces listes sont loin d'être exhaustives bien entendu.
Si j'ai bien compté:
- 1914: 113
- 1915: 211
- 1916: 122
- 1917:  75
- 1918: 14
- 1919: 2
Soit 537. J'ai relevé une bonne vingtaine de noms parmi les cités depuis le début du sujet et pour lesquels il n'y a pas de fiches. Certaines ont du être retirées, des réhabilités ou du travail inachevé à l'époque de la même manière qu'il manque des dizaines de milliers de fiches MDH. Alors 537, plus une vingtaine, on se rapproche tout de même des 600 fusillés durant toute la guerre.


 
Bonjour,
 
"Loin d'être exhaustives", ces listes ? "On se rapproche tout de même des 600 fusillés durant toute la guerre".  
C'est bien plus que cela. En 5 ans de recherches, j'ai décompté très exactement 1405 fusillés, dont 226 anonymes , mais cette liste comprend 1171 noms , je dis bien 1171 noms, la plupart du temps nom+prénom+date+lieu+citation de ma source. Il s'agit donc de faits avérés, et vérifiables par tout un chacun, puisque je donne les sources, qui sont toutes à la disposition du public (pas de fouilles dans de mystérieux fichiers confidentiels). N'y figurent pas, naturellement, les cas douteux (on-dit, témoignages tardifs de vieux, très vieux anciens combattants, approximations, vantardises...).  
Je ne peux pas imaginer que ce que j'ai pu établir au fil de mes lectures et recherches diverses n'ait pas pu l'être par d'autres historiens, qui donnent pourtant dans leurs ouvrages et surtout dans leurs interviews des chiffres, disons, très variables, et de moins en moins impressionnants de décennie en décennie.  
Dans les années 20, les chiffres étaient vertigineux: Albert Mathiez, comme Henry Andraud, affirmaient qu'il y avait eu 2000 fusillés. Le journal "le Mutilé du Centre" faisait le décompte suivant: 216 en 1914, 442 en 1915, 315 en 1916, 526 en 1917, aucune en 1918 (ce qui est faux, puisque j'en ai répertorié 36 dont seulement 2 anonymes) et 136 en 1919, total = 1635. Aujourd'hui, les estimations ont chuté en flèche: une espèce de consensus s'est gentiment établi autour de 600, dans la droite suite de Pedroncini, l'historien qui ne donnait ni noms, ni dates... Conséquence: recoupements impossibles, possibles confusions. Publier une liste nominale, c'est devenu indispensable, non pas pour clore le débat, mais au contraire pour l'ouvrir, et débattre sur les sujets épineux (on aurait comme une petite tendance à assimiler les fusillés à des fusillés pour l'exemple: à lire les motifs de condamnations, cela permet de voir qu'on en est plutôt loin). Sujet brûlant, je le mesure bien, qui nous promet de beaux moments d'ici 2 ans, au moment du centenaire. Je crois aussi que les cas célébrissimes, dont on parle et reparle, sont les arbres qui ont fini par cacher la forêt.
Voilà. Ne croyez-vous pas qu'il serait temps de disposer de ce genre de travail ?  
 
Bonne journée à tous,
aB


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Annie
 
"Je crois que je sais, je ne sais pas que je crois", me dit alors le Lieutenant Mibelius.
n°92351
thio
Posté le 13-02-2012 à 10:59:28  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
Pour info, ce travail de recensement des fusillés est bien avancé sur le département 42.
S'il faut contribuer à un état des lieux plus général, je suis partant.
Bien sur il y a de tout. Des cas défendables et d'autres beaucoup. Mais le dire c'est déjà porter un jugement de valeur, ce dont je souhaite m'abstenir, le sujet étant bien délicat.
Néanmoins un recensement quantitatif apporterait un éclairage plus précis à la réalité des choses.
 
Bien cordialement
Pierre...du 42

n°92355
arnaud Mem​orial
Posté le 13-02-2012 à 13:20:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Ce recensement est un travail qui m'intéresse et que j'ai également commencé car je constatais en effet que beaucoup d'infos n'étaient pas vérifiées -nombre de cas, lieux d'exécution, motifs, ...).
 
J'avais essayé en MP de proposer un travail d'échanges mais qui n'a pas abouti. Ça m'a désolé, un peu, mais chacun fait comme il l'entend bien sûr, n'en parlons plus.  
Par contre, un grand merci encore,  Bernard,  :hello: , pour le point de départ.
 
Je suis assez prêt de publier sur mon site une liste de 616 noms (mais limités à l'initiale du nom pour les 3/4, par respect de l'anonymat), avec, comme tu l'as fait, Annie, date, lieu, et quelques autres précisions qui permettent d'identifier l'homme et l'acte de façon unique.
 
 
Mon objectif était d'avoir un recensement assez complet pour parler sur des bases claires et vérifiables. Je pensais jusqu''à aujourd'hui qu'il m'en manquait une soixantaine, mais il s'agissait d'une estimation. Ton chiffre, de 1171, pour le moins, remets en question le mien. J'avoue qu'il me surprend, mais c'est bien, il montre que le travail progresse. J'en suis curieux.
 
As-tu prévu de publier cette liste, qui serait la plus complète à ce jour ? Sur un wiki, un site dédié, ... ?
(du coup, je pensais la mienne assez complète, mais je mets sa publication en suspend).
Pierre, tu sembles aller aussi dans ce sens d'un travail collaboratif. Ta vision plus limitée (géographiquement, j'entends !) montre bien que les objectifs sont différents, mais je suis d'accord, un outil sérieux, commun, et surtout objectif serait un atout pour chacun développer ce qui l'intéresse.
 
 
La distinction que tu fais, Anne, entre "fusillé" et "fusillé pour l'exemple" me parle. C'est une des raisons qui retardait ma publication, je ne tiens pas à ce que mon travail soit récupéré pour des polémiques ou, comme on dit aujourd'hui, du buzz. Pour l'heure, je parle de "fusillés de la Grande guerre, point.
 
Créer chacun une liste plus ou moins complète est peut-être dommage. Et je suis curieux de savoir ce que d'autres pensent de l'idée de publier une telle liste (avec noms masqués pour la plupart, cela me semble nécessaire).
 
Bonne fin de journée à tous,  
Arnaud


Message édité par arnaud Memorial le 13-02-2012 à 13:28:48

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http://memorialdormans.free.fr
n°92359
garigliano​1
Posté le 13-02-2012 à 14:58:17  profilanswer
 

didymes a écrit :


 
 Publier une liste nominale, c'est devenu indispensable, non pas pour clore le débat, mais au contraire pour l'ouvrir, et débattre sur les sujets épineux (on aurait comme une petite tendance à assimiler les fusillés à des fusillés pour l'exemple: à lire les motifs de condamnations, cela permet de voir qu'on en est plutôt loin). Sujet brûlant, je le mesure bien, qui nous promet de beaux moments d'ici 2 ans, au moment du centenaire. Je crois aussi que les cas célébrissimes, dont on parle et reparle, sont les arbres qui ont fini par cacher la forêt.
Voilà. Ne croyez-vous pas qu'il serait temps de disposer de ce genre de travail ?  
 
Bonne journée à tous,
aB


 
Bonjour
 
Comme vous le dites, c'est un sujet "épineux" qui risque de s’envenimer rapidement et pourtant il parait nécessaire d'établir un chiffrage, le plus proche de la réalité.
Vous avez parfaitement raison d'évoquer cette tendance à assimiler les fusillés et les fusillés pour l'exemple, surtout que cette différence est rarement formulée. Dans le rapport sur le centenaire, on voit déjà l'influence que font peser ou essaye de faire peser certaines organisations sur ce sujet.
 
Le 134e que j'étudie, a eu un fusillé ( à ma connaissance actuelle) en 1915. J'ai son dossier établi lors de son jugement devant le conseil de guerre. Je connais bien les circonstances qui l'on conduit devant ce conseil de guerre mais je ne veux pas porter de jugement sur ce soldat surtout avec un regard d'aujourd'hui. Je me dis simplement, quelle aurait été mon attitude à sa place ? et quelle a été l'attitude des autres soldats de sa section ?.  
Ce débat ouvre (ou ré-ouvre) également ( en dehors du chiffrage réel) la recherche des causes qui ont conduit ces soldats devant ces juridictions : sur la ou la non-prise en compte des effets des bombardements sur les soldats par exemple, sur la nécessité pour le commandement de maintenir la discipline pour éviter la débandade générale et la défaite, sur la responsabilité de certains généraux à lancer des offensives coûteuses en hommes pour de piètres gains ce qu'on retrouve dans d'autres conflits (un général n'est pas forcément un grand stratège) ... ..
Je ne sais pas où vous avez trouvé la trace de tous ces fusillés car par exemple, la fiche de matricule du fusillé du 134e ne porte aucune mention de son exécution. Mais il est vrai que je ne recherche pas spécifiquement ces soldats. Je sais qu'on retrouve ces fusillés parmi les N-MPLF que bernard avait quantifié.
A mon avis, l'interprétation de la notion de "fusillé pour l'exemple" qui pose également problème. On peut penser que fusiller un soldat suite à un viol (pour prendre un cas inventé pour la discussion) fait partie des "fusillés pour l'exemple". Dans l'esprit de l'opinion, les fusillés de 17 sont des "fusillés pour l'exemple".
 
Cordialement
yves
   

n°92360
didymes
Posté le 13-02-2012 à 15:22:30  profilanswer
 

Super, je vois que mon pavé dans la mare suscite des réactions, et j'en suis fort heureuse.
Oui, il y a bien un problème central, celui qui fait (et a fait) coaguler toute recherche, toute publication, autour du clivage entre "fusillé pour l'exemple" et les fusillés tout court. Un "fusillé pour l'exemple", c'est un fusillé pour dissuader, c'est une arme nucléaire. Une notion à définition précise. Mais c'est une notion sujette à bien des jugements (si j'ose dire) à l'emporte-pièce, de la part de personnages, élus ou journalistes bien souvent, uniquement soucieux d'exploiter un filon, qui, d'un bel élan admettent ou considèrent, sans s'en aviser parfois" que tout fusillé l'a été "pour l'exemple". Je regrette de le dire, mais personnellement, je ne crois pas qu'un Lagrée (précoce quadruple assassin), un Peyre (assassinat), un Terrier, un Bonnadot (viol et meurtre) entrent dans la même catégorie que le lieutenant Chapelant ou que ce pauvre abruti de Gabrielli. Justement, il faut disposer des informations pour pouvoir se faire une idée à la fois générale et précise de ce dossier des fusillés. Il y a tellement de cas, tellement différents.  
Pour l'instant, je ne sais pas ce que je vais faire du long et minutieux travail. que j'ai accompli Je me tâte, non seulement parce que, pour le coup, il y a de quoi faire reculer un éditeur un peu timoré, et parce que, à mes yeux, il est hors de question de se contenter d'initiales : c'est le contraire même d'un travail historique digne de ce nom. Relisons Pedroncini: rien que des initiales, à de rares exceptions près, des numéros de régiment caviardés, du flou soigneusement entretenu, ce qui rend impossible tout recoupement, même élémentaire (j'en parle savamment, ayant essayé de les faire, page après page). Tout l'intérêt de cette étude est de donner tout noms, lieux, dates, sources. L'allusion fait mauvais ménage avec l'histoire, cela finit toujours par un divorce par consentement mutuel.
 
Je vais prendre un exemple. Si j'écris: "le général A.... Le G.... fait exécuter son aide de camp", est-ce un fait historique, est-ce un épisode de la vie d'Alexandre Le Grand ou du rien, de l'inutilisable, de l'inutile ?  
 
Ah, ces saletés de polémique, quel frein, et quelle source de régression. Le pire, c'est que la polémique se fait à sources masquées, si bien que chacun peut brandir ses chiffres, asséner ses certitudes et opposer ses arguments d'autorité à d'autres arguments d'autorité. Mais la recherche exige, n'est ce pas, que l'on débatte à armes égales; on en est loin.  
 
Je vais changer de devise que j'emprunte à quelqu'un de très proche, qui se reconnaîtra...

Citation :

Je crois que je sais, je ne sais pas que je crois


 
Cordialement
 
Annie
 
 


---------------
Annie
 
"Je crois que je sais, je ne sais pas que je crois", me dit alors le Lieutenant Mibelius.
n°92365
arnaud Mem​orial
Posté le 13-02-2012 à 17:25:46  profilanswer
 

Re bonjour à tous,

didymes a écrit :

... Tout l'intérêt de cette étude est de donner tout


Je suis d'accord avec toi ... dans l'absolu. Mais il me semble encore délicat de dévoiler certains noms, ... a fortiori tous.  
Là encore, il serait bon d'avoir l'avis du plus grand nombre, ici. Mais en attendant, je préfère garder une certaine retenue. Et surtout, je ne pense pas que ce soit un obstacle à une étude factuelle.

didymes a écrit :

... se contenter d'initiales : ... ce qui rend impossible tout recoupement,


D'accord avec toi, s'il y avait 10.000 noms. Mais pour cette liste, je ne crois pas que les recoupements seraient impossibles (du moins, je n'ai pas encore d'exemple), il suffit d'apporter suffisamment de précisions qui vont permettre d'identifier l'homme de façon unique.
 
Pour prendre le cas, par exemple de ce soldat du 134e RI que cite Yves :
Si j'indique dans mon fichier qu'il a été exécuté le 7 août à Pont-sur Meuse, qu'il a été inhumé sur place, et qu'il était originaire de Chalon-sur-Saône, Ce serait bien une coïncidence qu'un 2e soldat corresponde à tous ces critères ... sauf qu'en l'occurrence, c'est le cas (sauf erreur de ma part) !! Si j'ajoute donc l'initiale de chacun (S... et T...), il n'y a plus de doute, l'identification est unique ... et si ce n'est pas encore suffisant, un court commentaire lèvera le doute.  
 
Mais si publier les noms faisait l'objet d'un consensus ici, ça simplifierait les choses, oui.
Cordialement,
Arnaud
 


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http://memorialdormans.free.fr
n°92366
garigliano​1
Posté le 13-02-2012 à 17:40:56  profilanswer
 

Rebonjour
 
Il s'agit bien du soldat T du 134e. L'autre soldat S qui a été fusillé au même endroit, le même jour, à la même heure et qui est enterré dans la même sépulture n'est pas du 134e ( il a fait un passage au 134 comme dans d'autres unités ) .
Pour étudier chaque cas, il faut avoir accès à chacun des dossiers des conseils de guerre de ces soldats
 
cordialement
yves

n°92371
Bobrah
Posté le 13-02-2012 à 19:25:51  profilanswer
 

Bobrah a écrit :

Bonjour,
 
http://www.lexpress.fr/actualite/s [...] 88809.html
 
Ne prenez pas mal ce message, peut-être les choses auraient été différentes si seulement... Enfin personne ne peut le savoir aussi.
Merci pour toutes ces informations pour la mémoire sur ces condamnations injustes et bien trop souvent sans véritablement de procès corrects ou pour l'exemple. Pauvres soldats.
Cordialement.


 
Bonjour,
Je viens de lire les débats (sur le site internet de l'Assemblée Nationale) de la Chambre des députés sur le projet d'abolition en 1908 (soit environ six ans avant la guerre), rien sur les militaires et en temps de guerre (sauf le cas Dreyfus qui est abordé en exemple et de s'il avait été fusillé), seulement pour le droit commun et les assassins. Peut-être le projet d'abolition ne concernait pas l'armée et en temps de guerre (?) ou également au contraire, je ne sais pas. De toutes les façons peu importe, nous ne refaisons pas l'Histoire, le projet de loi d'abolition avait été refusé à l'époque et la suite nous la connaissons pour des centaines de soldats, heureusement réhabilitation il y a eu par la suite. Comme il est dit par des députés dans ce débat à la Chambre des députés en 1908, quand le condamné a été exécuté et que son innocence est prouvée par la suite, c'est trop tard.
 
Je voulais citer ce projet d'abolition six ans avant la guerre car je me demandais, s'il avait été accepté, s'il aurait pu avoir une action sur ces fusillés de la guerre, peut-être aucune aussi si ne concernait pas en temps de guerre, je ne sais pas je n'ai pas trouvé.
 
Bien cordialement.


Message édité par Bobrah le 13-02-2012 à 20:14:29
n°92963
didymes
Posté le 18-03-2012 à 17:18:01  profilanswer
 

En ce dimanche, je renoue le fil par cette citation de Guy Pedroncini, qui pourrait être en quelque sorte son credo historique (si l'on peut parler d'Histoire).  
 

Citation :

Le nom des condamnés ne peut guère avoir d’importance en dehors de l’histoire romancée ou journalistique.


Vraiment ? Etablir une liste nominale aussi complète qu’il est possible, et, s’il est possible, avec les lieux, les dates, les motifs de la condamnation, ce n’est ni du journalisme, ni de l’histoire romancée, c’est de l’histoire tout court.  
 
Les fusillés n’étant pas des chiens écrasés, ce n’est pas du journalisme de faits divers. Les fusillés n’ont pas été transpercés par des armes factices, les balles ne sortaient pas de l’imagination d’un écrivain, elles sortaient des canons de douze fusils, tenus par de vrais soldats dont certains en devinrent fous.  
 
Les fusillés ne sont pas des personnages de fiction, ce ne sont pas des acteurs qui, à la fin du cinquième acte, s’écroulent ensanglantés sur la scène pour, une fois le rideau retombé, se relever bien vivants et venir saluer, avant de rentrer chez eux par le dernier métro.  
 
Ce n’est pas au théâtre, mais sur le théâtre des opérations de guerre qu’on leur a ôté la vie.
 
Bonne fin de week-end à tous,
 
Annie


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Annie
 
"Je crois que je sais, je ne sais pas que je crois", me dit alors le Lieutenant Mibelius.
n°92964
Eric Mansu​y
Posté le 18-03-2012 à 17:30:29  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Annie,
 
En effet, si l'on s'en tient à la teneur d'une telle citation, c'est faire abstraction du fait que des fusillés ont eu une descendance, laquelle a bien souvent beaucoup souffert de l'exécution, et de ses conséquences. Pour lesdites familles, ces fusillés n'étaient donc, à plus d'un titre, en rien des anonymes.  
 
Bien sincèrement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
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