FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  MONT CORNILLET : 20 mai 1917

 

14 utilisateurs inconnus

 Mot :   Pseudo :  
 
 Page :   1  2
Page Précédente
Auteur Sujet :

MONT CORNILLET : 20 mai 1917

n°6446
bernard be​rthion
Posté le 05-05-2005 à 15:18:14  profilanswer
 

Bonjour,
                 récit de 2 médecins, Forestier et Lumière, du 2°Zouaves pénétrant dans le tunnel di Cornillet le 20 mai 1917 :
 
                 " Sur les trois ouvertures du tunnel, deux étaient obstruées : celles des galeries médianes et de l'Ouest; l'entrée de la galerie Est était libre, rendant sur ce point l'exploration facile . Forestier et Lumière s'y engagent : le couloir est plus large que haut, deux mètres cinquante sur près de trois mètres, un boisage retient les parois et la voûte, la voie étroite Décauville court au milieu, la chenille d'un tuyau d'aération serpente au plafond; peu de cadavres sur une longueur de trente mètres, puis un amas de corps enchevêtrés tombés comme assomés sur place; plus loin dans une enclave, un poste de TSF de grande puissance, intact, auprès duquel quatre hommes sont étendus, face au sol, un cinquième assis sur une chaise tient dans ses mains les récepteurs d'un téléphone, la tête recouverte du masque, il ne donne aucun signe de vie . Quelques mètres encore et le passage au carrefour d'une galerie transversale est entièrement obstrué par un effondrement de la voûte; c'est là que le tunnel a reçu le coup de grâce et qu'un obus de gros calibre, tombant sur une cheminée d'aération, a écrasé la chambre où se trouvaient deux chefs de bataillon, puis porté par le couloir transversal l'asphyxie dans les moindres recoins . Les cadavres trouvés dans ce couloir portent tous les mêmes stigmates de la même mort : gros oedème de la face et rupture vasculaire provoquée par l'explosion . Ces gens là n'ont pas souffert . Mais il faut revenir sur ses pas ..."  
                   A suivre, cordialement    BB

n°6449
Gilles ROL​AND
Posté le 05-05-2005 à 16:18:59  profilanswer
 

Bonjour  à tous,
 
Merci, Bernard, pour ce récit.
 
Voici le plan des tunnels du mont Cornillet
 
http://vestiges.1914.1918.free.fr/cornillet.jpg
 
Cordialement
 
Gilles

n°6472
Terraillon​ Marc
Posté le 06-05-2005 à 22:19:14  profilanswer
 

Bonjour
 
Et merci Bernard
Je m'échine à trouver le n° de l'illustration d'aout 1917 décrivant cette attaque
J'attends la suite avec impatience
A bientot

n°6473
Terraillon​ Marc
Posté le 06-05-2005 à 22:21:27  profilanswer
 

Oups  :oops:  :oops:  :oops:  
 
Merci Bernard ET GILLES  :!:  :!:  :!: :wink:

n°6477
Jean-Claud​e Poncet
Posté le 06-05-2005 à 22:52:56  profilanswer
 

Bonsoir,  
Oui, ce numéro 3883 de l'Illustration du 4 août 1917 est effectivement très intéressant pour la relation qui est faite des combats d'avril 1917 au Mont Cornillet. Impossible pour le moment de faire une numérisation de ce numéro.
Ce ne devrait pas être si difficile de le trouver.
Cordialement,
Jean-Claude

n°6479
Terraillon​ Marc
Posté le 06-05-2005 à 22:59:33  profilanswer
 

Bonsoir
 
Sans acheter toute la collection ... c'est pour le moment difficile  
Du coup je vais acheter un semestre complet et regretter le reste de la collection  :D  
 
A bientot

n°6480
Jean-Claud​e Poncet
Posté le 06-05-2005 à 23:04:25  profilanswer
 

Bonsoir,
Il me semble possible de trouver le numéro isolément. J'ai les volumes et quelques numéros à part amis celui ci je ne l'ai qu'en édition du volume pour le semestre complet.
Cordialement,
Jean-Claude

n°6482
Gilles ROL​AND
Posté le 07-05-2005 à 07:44:46  profilanswer
 

Bonjour à Tous,
 
Le croquis du tunnel est tiré d’un billet que je reçois sur le net et qui s’appelle « On ne passe pas »
 
Vous pouvez le recevoir gratuitement en le demandant à son président J-M Gratianne.
 
GRATIAN_NOSP@M_agf.fr
 
 Le nom de l’article est “Le mont Cornillet”
 
Cordialement
 
Gilles

n°6484
bernard be​rthion
Posté le 07-05-2005 à 10:54:50  profilanswer
 

" ... l'accès normal de la galerie médiane est impossible, l'ouverure est entièrement fermée par l'amoncellement des corps, ceux des allemands qui voulurent fuir l'asphyxie ont été broyés à la sortie du tunnel par nos obus; les cadavres forment une matelassure de cinq épaisseurs; ils sont là plus d'une centaine, entièrement équipés, portant le masque, le sac de grenades accroché, les bidons pleins, plusieurs ont la baïonnette au canon du fusil; les faces sont hideuses à voir, avec un champignon de mousse aux lèvres; les rictus indiquent une mort atroce : quelques râles sont perceptibles; tous ces hommes paraissent jeunes .
 
Forestier et Lumière trouvent une fissure dans le toit de la galerie et, par là, se laissent glisser à plat ventre sur les corps qui s'étagent de ce toit jusqu'au sol, puis l'exploration recommence dans le court faisceau lumineux que fait la lampe électrique . Sur une longueur de trente mètres, la marche n'est possible qu'en piétinant les cadavres, en se heurtant aux files de soldats asphyxiés, qui, debout les yeux exorbités, font contre les parois, comme une haie macabres . Puis l'espace redevient libre. .... "

n°6487
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 07-05-2005 à 11:33:53  profilanswer
 

Bonjour,
 Il y a (aussi) le site http://debellocollections.free.fr/476.htm

Citation :

Les Allemands qui ont abandonnés le Mont Cornillet bombardent les entrées. Il est donc impossible d’évacuer les cadavres Allemands. Les Français décident de les emmurer. A sa constitution le régiment comportait :64 officiers , 2419 hommes et 28 mitrailleurs . Sur cette seule journée ils vont perdre 39 officiers et 1064 hommes (tués, blessés et disparus). On estime que l’explosion du Tunnel a fait  400 victimes .

On y relate également la suite donnée 57 ans après. Quand j'y suis allé, ils y étaient donc encore ...  
Cordialement
 Alain

n°6488
Gilles ROL​AND
Posté le 07-05-2005 à 11:58:47  profilanswer
 

Bonjour Alain,
 

Citation :

Quand j'y suis allé, ils y étaient donc encore ...  


 
Je croyais le mont Cornillet dans l’enceinte du camp militaire de Moronvilliers.
Peut-on y accéder librement ? (non pas au tunnel, mais aux trois monts, Cornillet, Blond et Haut)
 
Merci
 
Cordialement
 
Gilles

n°6489
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 07-05-2005 à 12:14:15  profilanswer
 

Bonjour,
 Puisque cela remonte au début des années 70, il y a prescription ! Mais à ma souvenance, s'il était bien indiqué de ci - de là  que le terrain était militaire, la route qui traversait restait civile, et rien ne semblait s'opposer à la promenade. Je ne suis pas "rentré", je n'étais pas équipé, mais j'ai "foulé" le mont. (Et comme je l’ai déjà raconté, à l’époque, quand je trouvais, je regardais et je reposais ….après, ( là ou ailleurs) il y avait bien trop de monde pour un pèlerinage.
 Cordialement
 Alain

n°6491
Gilles ROL​AND
Posté le 07-05-2005 à 12:30:25  profilanswer
 

Re,
 
Merci Alain, comme vous dites, 35 ans, il y a prescription. Moi je me contente de ‘fixer’ (le terme est dépassé à l’heure du numérique) les vestiges.
 
Cordialement
 
Gilles

n°6494
bernard be​rthion
Posté le 07-05-2005 à 14:20:17  profilanswer
 

"... sur une civière un officier est étendu , il a les deux jambes prises dans des gouttières, il avait été transporté là dans l'attente d'une évacuation prochaine; le visage convulsé, la tunique largement déboutonnée, marquant la lutte inutile contre l'asphyxie . Plus loin 2 mitrailleuses munies de leurs cache-flammes; l'une supporte un allemand vautré sur elle, les deux bras ballants; des caisses de munitions jonchent le sol . Quelques mètres encore et nous sommes au centre d'un carrefour, une galerie transversale coupe le couloir médian, le Décauville jette un embranchement à droite; à gauche une couverture tendue cache l'entrée, la couverture soulevée donne accès à deux pièces fermées, l'une, la première porte l'inscription " tunnel Commandant" , l'autre ouvre sur un dépôt de munitions et de vivres ..."  
 
( Au Fort de la Pompelle, on voit un Minenwerfer léger récupéré dans le tunnel lors des fouilles des années 70 . J'aimerais savoir si les allemands ont fait un musée avec le matériel récupéré qu'ils ont emmené chez eux .... ) .

n°6498
Terraillon​ Marc
Posté le 07-05-2005 à 16:59:45  profilanswer
 

Bonjour
 
Voici une entrée du tunnel
 
A bientot
 
http://img.villagephotos.com/p/2004-11/896886/Cornillet1.jpg

n°6499
Terraillon​ Marc
Posté le 07-05-2005 à 17:02:17  profilanswer
 

Re bonjour
 
et voici une autre illustration  
 
http://img.villagephotos.com/p/2004-11/896886/Cornillet2.jpg
 
origine inconnue pour les 3 vues (apparemment des CPA)
 
A bientot

n°6501
bernard be​rthion
Posté le 07-05-2005 à 18:38:59  profilanswer
 

" ... Dans le PC du commandant du tunnel, nul cadavre, nul désordre; au mur, accrochée, la tunique de l'officier supérieur laisse voir, épinglée au dessus de la ceinture, à gauche, l'émail de la Croix de fer de 1ère classe, qui fait une tache claire sur le gris terreux de l'uniforme; dans une saccoche, des papiers; sur une table, des papiers encore, des cartes, des notes, des jumelles; la chaise par terre montre la fuite précipitée de l'officier, du chef de la garnison qui, sans prendre le temps d'endosser la tenue et muni du seul révolver, aura fui; son corps est sans doute sous un amoncellement de poutres; si près du point où notre obus a éclaté, l'asphyxie l'aura surpris l'un des premiers .  
Le dépot de munitions et de vivres contient des grenades en nombre considérable mais aussi en larges quartiers de porc, des jambons, des conserves, de vastes approvisionnements de sucre et des bouteilles d'eau gazeuse qu'une bille de verre au goulot ferme hermétiquement .
Le tentation est bien forte : avant de reprendre leur cheminement par la galerie médiane, les voyageurs s'arrêtent et, dans le silence funèbre, deux bouteilles de sodas débouchées jettent le bruit de leur pacifique détonation; les flacons sont tôt vidés .
Peu d'obstacles pour arrêter la marche mais, par contre, l'atmosphère est plus lourde aux poumons, l'air très froid est chargée de cette odeur de la mort indéfinissable, qui prend les narines, vous glace et devient obsédante; dans les espaces libres, les deux majors précipitent leur marche mais, sur la droite, un couloir les arrête, une pancarte attire leurs regards " Sanitäs Verstellung " : les voici chez eux et leur curiosité professionnelle sera satisfaite : le poste de secours occupe une longueur de 15 mètres, sur une largeur de près de 4 mètres; il est judicieusement ménagé, huit châlits en occupent une partie, des civières sont rangées le long des murs; dans des casiers des flacons pharmaceutiques, de l'ouate en abondance, sur une table des seringues plus ou moins remplies de liquide, par terre et dans des caisses des ampoules à profusion contenant plus de 2000 doses de sérum antitétanique, des fiches d'évacuation dont la couleur différente indique l'état de gravité du malade; des ballons d'oxygéne, des appareils respiratoires, encore des bouteilles de limonades et des sodas. Le désordre est extrême et les corps sont nombreux etendus sur les châlits, sur les brancards ou sur le sol; tous ne sont pas morts, un soldat demande à boire : Forestier lui met à la bouche une bouteille, l'eau gazeuse le rafraîchit, il ouvre les yeux, interroge : Wie viel Uhr ist es ? ( quelle heure est-il ? ) .
On le secoue, on l'oblige à se lever, avec hésitation d'un homme ivre, il marche; chez cet enfant de 17 ans ( il a donné son âge ), l'intoxication n'a produit qu'un assoupissement et une extrême faiblesse, mais il vivra. Un autre, la jambe brisée geint,  il est actuellement intransportable ; au cours d'une seconde exploration le docteur Lumière viendra le chercher . Par contre un grand nombre de brancardiers, le brassard de la Croix Rouge au bras, sont étendus sans mouvements : l'asphyxie à fait son oeuvre ... "

n°6513
bernard be​rthion
Posté le 08-05-2005 à 10:47:07  profilanswer
 

" ... Précédés du prisonnier qui les guide, les deux majors, traversant le poste de secours, regagnent pour la troisième fois la galerie médiane et trouve à cinquante mètres un puissant ventilateur à bras et plus loin l'ouverture d'un puits vertical d'aération; des ommes, espérant y trouver pour leurs poumons en feu l'air et la vie, sont venus mourir auprès du coffrage du puits, car, par la cheminée étaient descendus les gaz asphyxiants des obus spéciaux qui martelaient le tunnel .
L'atmosphère est encore chargées d'émanations toxiques; on ne peut se maintenir; continuer la route serait d'un inutile courage; il faut revenir sur ses pas .
Par le couloir transversal, le prisonnier conduit ses deux sauveteurs à la galerie Ouest, la dernière à explorer; la marche est facile sous la conduite de l'allemand qui connait le tunnel. Peu d'obstacles; au passage, devant le corps étendu, parfois le prisonnier indique, en montrant du doigt " Offizier " . Mais,brusquement, une lueur vacillante arrête la troupe, auprès d'un homme accroupi quatre bougies sont allumées . L'allemand hèle son camarade qui lève la tête.. on s'approche, les bougies éclairent une face hébétée, le regard perdu; on met l'homme debout, il ne résiste pas et vient en titubant .
L'exploration touche à sa fin; la galerie reconnue dans son entier se termine en cul de sac . Il s'agit à présent de sortir . Comme au couloir médian, l'ouverture est bouchée par une véritable muraille de cadavres, par un amoncellement de pierres et de charpente; il faut quitter le tunnel comme on y est entré, gagner l'air libre en escaladant les corps entassés jusqu'à la voute et se faire un chemin .
Forestier et Lumière poussant leurs prisonniers reviennent ainsi au jour . Un soleil éclatant les accueille .... "
 
Les médecins retourneront dans le tunnel pour récupérer du matériel médical . Des soldats iront aussi chercher des vivres et des boissons . Ils trouveront encore quelques survivants . Puis les ouvertures du tunnel seront condamnées, transformant le tunnel en une immense nécropole .  En 1973 un détachement de l'armée allemande aidé d'un détachement français vint exhumer les corps des soldats emmurés depuis 1917 .
 
Je remercie les correspondants du forum et qui ont ajouté des commentaires et des photos . Il y en a sûrement d'autres à ajouter .
 
            Cordialement   BB

n°6521
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 08-05-2005 à 12:59:55  profilanswer
 

Bonjour et surtout, merci,
 
 C'était très intéressant, on s'y voyait. j'ai bien aimé le petit coté "feuilleton"
Cordialement
 Alain

n°6526
Gilles ROL​AND
Posté le 08-05-2005 à 19:31:59  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Un dernier croquis des défenses allemandes repérées avant l’attaque
 
http://vestiges.1914.1918.free.fr/forum_1.jpg
 
Merci Bernard pour ces lignes
 
Cordialement
 
Gilles

n°6583
J-L Jalabe​rt
Posté le 10-05-2005 à 17:20:59  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
En complément, (et pour commencer par le début du drame), voici un extrait de l'étude du colonel GUY François "Histoire de l'artillerie lourde sur voie ferrée française de 1896 à 1918", relatant les circonstances de cette "frappe chirurgicale".
 
Cordialement
J-Luc
 
"……….Le 10 mai, une photographie aérienne permit de découvrir les entrées du tunnel et d'autres clichés permirent de repérer une bouche d'aération que les allemands déblayaient après chaque bombardement.
Cet infirme objectif est donné à une pièce de 400 pour l'attaque du 20 mai tandis que la seconde pièce de 400 tire trente six coups à raison de douze obus par entrée de galeries; en même temps 8 000 obus à gaz seront tirés sur les entrées du tunnel par l'artillerie de campagne.
 Le tir commence le 20 mai à 6 heures, observé par le lieutenant aviateur Leon qui reste trois heures au dessus de l'objectif, à faible altitude, malgré une D.C.A. nourrie. A l'intérieur des tunnels se tenaient deux commandants de bataillon, six compagnies d'infanterie, deux compagnies de mitrailleuses, quatre pelotons de pionniers, des postes de secours et une station radio, soit plus de mille hommes appartenant au 476e I.R. de la 242e D.I. allemande.
Le 20 mai à midi, un obus de 400 perfora la voûte de la galerie Est au niveau de la cheminée d'aération et en effondra une partie.Le monoxyde de carbone dégagé par l'explosion, s'ajoutant à l'action des obus à gaz tombant près des entrées, provoqua la mort de plus de 400 soldats allemands, dont les cadavres furent trouvés entassés sur quatre ou cinq épaisseurs à proximité des entrées et dont 265 furent exhumés en août 1974 seulement par des jeunes soldats allemands de la Bundeswehr.
L'horreur de cette tragédie fut même cachée par la propagande française, puisque 'l'Illustration" du 4 août 1917 ne parle que de la mort de deux chefs de bataillon et de soixante soldats allemands, tués par l'explosion d'un obus de 400."

n°6606
jean pierr​e lafaurie
Posté le 11-05-2005 à 11:44:16  profilanswer
 

Bonjour,
 
   Pourriez-vous m'indiquer quels régiments d'artillerie lourde français ont participé à cette opération ?
 
  Cordialement,
 
Jean Pierre Lafaurie

n°6684
J-L Jalabe​rt
Posté le 12-05-2005 à 16:19:12  profilanswer
 

Bonjour,
 
D'aprés la même source, les 400 proviennent de la 75e batterie du 3e R.A.P.
 
Cordialement
J-Luc

n°6731
jean pierr​e lafaurie
Posté le 13-05-2005 à 10:10:34  profilanswer
 

Bonjour et merci pour l'info,
 
Cordialement,
 
Jean Pierre Lafaurie

n°37280
bernard be​rthion
Posté le 25-05-2007 à 20:42:57  profilanswer
 

Bonjour,  
             article de l'Union de ce jour :
 
La tragédie du Mont Cornillet  
 
 
 
En avril 1917, le front à l'Est de Reims subi de violents assauts ennemis dans le massif de Moronvilliers. Il n'y a pas de bouleversement des positions mais l'intensité des tirs d'artillerie rend la défense du secteur difficile. Les Français décident une puissante attaque le 20 mai 1917 du Mont Cornillet jusqu'au Téton. Il s'agit de lancer des assauts coordonnés avec les régiments des divisions des généraux Joba, Ferradini et Aldebert. Le Cornillet est confié aux 1er Zouaves. Les soldats attendent l'heure H dans des tranchées profondes et étroites qui sont ainsi mieux protégées des obus de l'adversaire. Vers 16 h 30, l'attaque se déclenche mais le barrage d'artillerie et les tirs rageurs des mitrailleuses ennemies rendent la progression difficile. Pour atteindre la crête, les soldats sont contraints de gravir une pente de deux cents mètres où ils sont exposés aux munitions ennemies. A force de ténacité, ils y parviennent après avoir réduit au silence plusieurs positions embusquées sur les contreforts. Les gars du génie qui accompagnent les fantassins nettoient les abris et les tunnels. Les zouaves recherchent les entrées de l'ouvrage principal qui semblent murées par les puissants tirs d'artillerie. A la nuit tombée, les soldats relient les trous d'obus pour fixer leurs nouvelles positions alors qu'on signale des replis de soldats ennemis vers Nauroy.
Une horreur sans nom
Lorsque les zouaves pénètrent dans le tunnel principal, ils tombent sur un impressionnant amoncellement de cadavres. Un obus de 400 a détruit la cheminée d'aération de la galerie Est. La garnison a péri asphyxiée et on estime alors à environ six cents le nombre de tués. Tous les soldats ennemis qui sont morts étaient équipés et armés, prêts à s'engager dans une contre-attaque. Pour les officiers et les médecins qui poursuivent les reconnaissances, c'est selon leur expression : « une horreur sans nom ». Malgré ce drame l'ennemi ne se décourage pas puisque les 21, 22 et 23 mai il mène trois intenses campagnes de bombardements. Les Français résistent ce qui fait écrire cet ordre du jour au général Joba : « Le Cornillet conquis, tous ont déployé une farouche ténacité à en assurer la possession, malgré la violence inouïe des bombardements. La discipline et la persistance dans l'effort sont les deux qualités primordiales qui assurent le succès. Ces qualités la division les possède. Le général exprime à tous sa reconnaissance pour la collaboration sans limite qui lui a été offerte et, en même temps, sa fierté d'être à la tête d'une aussi brillante unité ». Au cours des étés 1974 et 1975 des fouilles ont été opérées sous le Mt Cornillet. Elles faisaient suite à la découverte d'un accès aux galeries en juin 1973 qui avait permis la découverte de nombreux ossements. Plus de trois cents corps ont été extraits puis inhumés au cimetière militaire de Warmeriville. Pour beaucoup, il s'agissait de soldats du 476e RI Wurtenburgeois âgés de moins de 20 ans et qui découvraient le front.
Hervé Chabaud  
 

n°37284
JPG08
Posté le 25-05-2007 à 22:44:14  profilanswer
 

Bonsoir
 
Petite précision : ce sont des employés du service d'identité militaire qui sont entrés les premiers, en descendant le long d'un puits d'aération élargi à la baramine.
 
Il,me parait important de le rappeler, d'autres s'attribuant l'exploit de la réouverture du dit tunnel.
Je connais un peu le sujet, m'y interessant depuis 1973. :bounce:  
Cordialement,  ;)  
JPG  :hello:

n°37538
bernard be​rthion
Posté le 02-06-2007 à 16:28:56  profilanswer
 

Bonjour,
                   mais avant eux, je pense que de nombreux " collectionneurs et/ou pilleurs " étaient déjà rentrés dans le tunnel et avaient récupéré de nombreux souvenirs que l'on voyait en vente sur les premiers marchés aux puces des années 70... il y a bien longtemps ....
                   Dommage que des photos de l'intérieur du tunnel ne furent jamais montrées, car les chercheurs firent le travail de façon méthodique et respectueuse .
                   Ce devait être comme entrer dans une pyramide ...
                   Cordialment   BB

n°37539
Charraud J​erome
Posté le 02-06-2007 à 16:37:00  profilanswer
 

Bonsoir

JPG08 a écrit :

Petite précision : ce sont des employés du service d'identité militaire qui sont entrés les premiers, en descendant le long d'un puits d'aération élargi à la baramine.


 
Sur les "fouilles" de 1973: http://www.lced.org/div_04.php
 
A noter que l'on parle d'exhumations en 1933.
 
Un peu de lecture: Facon (Patrick), "La Tragédie du Mont Cornillet (Avril-Mai 1917)", in Revue Historique des Armées, n° 3, 1975.
 
Cordialement
Jérôme Charraud


Message édité par Charraud Jerome le 02-06-2007 à 16:40:58

---------------
Facebook: Indre Grandeguerre Twitter: @indre1418
Les RI et le département de l'Indre le blog - Les soldats de l'Indre le blog
n°37562
JPG08
Posté le 03-06-2007 à 13:21:18  profilanswer
 

Bonjour
 

Citation :

Dommage que des photos de l'intérieur du tunnel ne furent jamais montrées


 
Un peu de patience... :bounce:  
Merci Jérôme pour le lien et l'article, effectivement très bien informés.
 
Je n'ai rien  :non: sur les exumations en 1933, mais, par contre, des recherches auraient été entreprises sous l'occupation, à priori abandonnées par crainte des gaz. Un monument avait été érigé au sommet.
 
Cordialement,  ;)  
JPG  :hello:


Message édité par JPG08 le 03-06-2007 à 13:22:11
n°37657
JPG08
Posté le 06-06-2007 à 08:52:46  profilanswer
 

Bonjour
 

Citation :

"La Tragédie du Mont Cornillet (Avril-Mai 1917)", in Revue Historique des Armées, n° 3, 1975


 
Je persiste : Excellent article en effet, très sérieux et documenté.
Un certain nombre d'historiques ou JMO d' unités qui ont participé aux opérations sont pour moi restées introuvables,
notamment le 13 ème RI qui a relevé le 83 ème au soir du 17 Avril.
Cela me freine un peu, dans la mesure où je souhaite établir un relatif équilibre entre les récits Français, dont, c'est le style de l'époque, le souci  
du détail est parfois noyé dans la grandiloquence, et les récits Allemands, abondants et détaillés.
 

Citation :

Un peu de patience...


 
Juste une petite : vue par l'intérieur de l'ouverture du puits d'aération.
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/37/Sans-titre-3.jpg
 
Cordialement,  ;)  
JPG  :hello:

n°37733
chatrou51
Posté le 07-06-2007 à 17:21:01  profilanswer
 

Bonjour à tous, Bjr JP,
 
Je suis passé il y a une semaine, sur le site. Les entrées du tunnel sont bouchées.
 
Au passage, j'ai récupéré qq articles de 1974 et un plan du tunnel. Si ça vous interesse ils sont au format PDF à cette adresse :
http://vitryat51.free.fr/Cornillet/
 
Cdt.
Philippe

n°37750
JPG08
Posté le 07-06-2007 à 21:30:08  profilanswer
 

Bonsoir
 
Merci pour ces articles très intéressants, qui permettent néanmoins de pointer quelques approximations ou exagérations.
 
J'avais demandé il y a quelques années au journal "L'union", qui avait couvert les évènements en 1974, copie de deux numéros qui me manquaient.
La réponse a dû se perdre en route !
Cordialement, ;)  
JPG :hello:

n°78914
sacados02
être témoin de son temps
Posté le 02-07-2010 à 20:30:47  profilanswer
 

Bonjour,
 
Je viens pour la première fois sur un forum. Je suis tombé par hasard sur cette discussion au sujet du tunnel du mont cornillet. Je vois que les derniers messages datent de 2007, mais j'espère que les quelques précisions que je peux apporter intéresseront encore quelqu'un.
 
J'ai participé un tout petit peu aux recherches des années 70, et je suis allé dans les galeries notamment le jour où les premiers restes humains furent découverts. Or, je vois que quelqu'un fantasme un peu en parlant de découverte digne des pyramides. Il n'en était rien, les galeries étaient pissantes d'humidité, et c'était plutôt un cloaque qu'une merveilleuse découverte. Il n'y avait déjà plus ni armes ni matériels et beaucoup de restes humains avaient déjà été fouillés, comme on s'en apercevra dans les mois qui suivirent. Comme le tunnel avait été occupé par les français, après la tragédie allemande, je suppose aussi que le minenwaerfer du fort de la Pompelle est un trophée de cette période-là.
 
Quant aux restes humains, ils n'avaient plus grand chose d'humain. Ils s'étaient effondrés sur eux-mêmes et ils étaient pratiquement invisibles dans la couche de l'épaisse moquette qui couvrait le sol. Cette dernière était constituée par les déchets ultimes des gros boisages de mines qui s'étaient décomposés progressivement en miettes rougeâtres. Avec nos très mauvaises lampes, nous sommes passés plusieurs fois à cet endroit, avant de nous rendre compte que nous marchions sur ce qui avait été un jour des cadavres de pauvres bougres. Cela a beaucoup marqué certains d'entre nous.
 
Tout était parti de la découverte, dans les taillis, par des chasseurs de la société de chasse militaire, d'un trou dans le sol qui faisait environ 20 cm de diamètre et par où l'on pouvait sentir comme un léger courant d'air froid. C'est le 3ième régiment du génie de Charleville-Mézières où j'étais alors, qui a reçu ensuite l'ordre d'élargir ce forage en le passant de 20 à 80cm. Il y a eu ainsi des sapeurs et des engins de ce régiment, qui ont travaillé là-haut pendant plusieurs semaines, y compris pour faire des pistes, afin de préparer  toute l'opération médiatique et symbolique qui a eu lieu ensuite. Quand tout a été fait ou presque, il a fallu se retirer, et la presse n'a ainsi jamais parlé ni du 3ième génie, ni de la découverte fortuite faite par des chasseurs.
 
Bien cordialement  

n°78917
JPG08
Posté le 02-07-2010 à 22:44:45  profilanswer
 

Bonjour, sacados 02
 
Voilà des éléments un peu curieux !
 
Je maintiens que ce sont des employés du Service d'identité militaire qui sont descendus les premiers dans les galeries en élargissant un puits d'aération à la baramine.
Vous parlez de récit digne des pyramides, mais ça,

Citation :

Tout était parti de la découverte, dans les taillis, par des chasseurs de la société de chasse militaire, d'un trou dans le sol qui faisait environ 20 cm de diamètre et par où l'on pouvait sentir comme un léger courant d'air froid.

c'est de l'Indiana Jones ! D'autres évoquent un véhicule du 1er GCM qui serait tombé dans le tunnel. pourquoi pas, tant qu'on y est ?
 

Citation :

Il n'y avait déjà plus ni armes ni matériels

 
 
Vous m'expliquerez donc d'où venaient les Stahlhelm qui furent exposés dans le Fort de la Pompelle, tout comme le Minenwerfer qui a bien été sorti lors des fouilles de 1974-1975, et les nombreux objets remmenés en Allemagne par les pionniers du Genie de Munich...  
 

Citation :

J'ai participé un tout petit peu aux recherches des années 70, et je suis allé dans les galeries notamment le jour où les premiers restes humains furent découverts.


à quel titre ? Vous souvenez-vous du Colonel Commandant la place, qui est descendu dans les galeries ? De l'Adjudant-Chef de la 31 ème CC ?
 
J'ai hâte d'en apprendre plus !
En attendant, petite illustration passée à l'époque dans le journal "L'UNION", je crois bien distinguer un casque (c'est donc du matériel) et des ossements, qui ne sont pas sous une "moquette". La personne qui avance la main venait de repérer une lame-chargeur. Il est de ceux qui ont ouvert le puits. Il est de mes amis et je le vois de temps en temps...
http://images.imagehotel.net/10qbiiatok.jpg
Il a pris à l'époque de nombreuses photos, qu'il a bien voulu me remettre... Que j'ai conservées précieusement, ainsi que la video tournée à l'époque.
 
Je connais quelqu'un qui a participé avec le 3ème genie à quelques travaux de décapage des plate-formes devant les entrées, je vais le contacter.


Message édité par JPG08 le 03-07-2010 à 09:58:05

---------------
Cordialement,  ;)  
 
n°78918
JPG08
Posté le 03-07-2010 à 12:19:57  profilanswer
 

Celà n'a pas traîné, voici le témoignage d'un ancien du 3ème Génie, que je remercie au passage :

Citation :

A l'époque, en 1973, c'est à dire quand j'étais là à proximité du monts, notre mission principale était de faire les pistes d'essais pour les amx10, d'autre part il est vrai qu'une piste montait vers le haut du monts, PISTE FAITE PAR NOUS DU 3RG, peut ^tre même par mon char, je ne m'en souvient pus guère, c'est elle que j'ai emprunté pour faire une petite balade qui m'amena sur le mont et là ce ne sont pas des militaires qui creusait un puits en suivant un conduit d'aération, non c'était des gars du génie civil habillés en cote bleu et les cheveux bien gris, j'avais discuté avec eux il étaient missionnés à la fois par la France et l'Allemagne.
Voilà je n'en sais pas pus.
Nous étions que deux chars Patton M47, le mien portait le nom de Verdun.
Par contre nous avions aussi une pelle auto portée, que faisait-elle quand nous étions sur les pistes, je l'ignore, peut-être à t-elle été décaper le mont ?
 
Je te joint une photo d'un petit souvenir qui atteste de ma présence sur les lieux :
Ce souvenir est daté de ma libération début 74.


 


---------------
Cordialement,  ;)  
 
n°78920
JPG08
Posté le 03-07-2010 à 12:48:29  profilanswer
 

Re-
 
Eux, et personne d'autre, sont entrés les premiers, par la cheminée d'aération (qui pèse beaucoup dans l'histoire de la prise du tunnel) lors des fouilles de 1973-1975, déclenchées à la demande des Allemands, principalement le Colonel du Génie de la Bundeswehr, Köberl, qui fut grâce à sa pugnacité à l'origine de ces fouilles.http://images.imagehotel.net/p72us7tyx3.jpg
 
Le marquage du casque léger, "MAC", indique "Ministère des Anciens Combattants". La fonction de ces agents était de garder les cimetières, et de renseigner les visiteurs, fonctions supprimées pour "rationalisation de choix budgétaires", comme disent les "cons brillants". On remarquera la fixation des lampes. Un peu fruste, l'agencement, par rapport à celui de nos aventuriers des temps modernes !
A noter, pour ceux qui prétendent qu'il n'y avait plus d'équipement, la découverte d'une marmite dans laquelle restait du café !
Le chef de secteur, Monsieur "RN", a attiré l'attention des décideurs sur les risques que couraient ses bonshommes : lors de la tentative de parvenir dans une autre partie du tunnel, lequel, contrairement à des croquis archi-faux, n'atait pas partout sur le même niveau, un bloc de craie a failli les ensevelir lorsqu'ils ont essayé de dégager un tuyau métallique de ventilation.
 
Récit du Colonel Köberl : "Dans la galerie, on descend vers le bas de 12 m avec une echelle de corde. Le trou est étroit. Il fait froid et sombre là-dessous. Nous marchons à quatre pattes 300 m à travers les éboulis de la galerie.
Après une heure, nous passons de force au travers d'un trou de la largeur d'un homme, et nous nous trouvons devant les morts. Ils sont couchés sur une hauteur de 2 mètres. Personne ne peut dire s'ils ont été empilés par les Français ou si sont tombés les uns sur les autres en essayant d'atteindre la sortie de la galerie. A la lumière des lampes de poche, on remarque des crânes avec des casques d'acier, voilà un doigt avec une alliance sur laquelle 1916 est gravé, de l'autre côté une jambe de squelette encore dans la botte ; voici un squelette avec un ceinturon. Entre cela des grenades à manche, des bandes-chargeurs, un bipied de mitrailleuse, des bouteilles à eau verte fermées par des bouchons, une gamelle froissée."
Tout cela correspond bien au récit que m'ont fait les 2 "inventeurs" du site, croquis à main levée  à l'appui.
 
Jeannot et Dom, comptez sur moi pour maintenir la vérité.  
Ce n'est pas un secret que je prépare un ouvrage sur ce sujet, puisqu'il est plus que temps de remettre les choses et chacun à leur place. Je travaille, à partir de vos récits, des coupures de presse, des divers témoignages, des historiques d'époque, Français et Allemands.
Seul le manque de temps, quelques petites difficultés de traduction et d'identification des méandres de l'édition ne m'ont pas encore permis de le finaliser.


Message édité par JPG08 le 03-07-2010 à 17:13:27

---------------
Cordialement,  ;)  
 
n°78931
sacados02
être témoin de son temps
Posté le 03-07-2010 à 21:48:16  profilanswer
 

Bonsoir,
Je ne veux pas polémiquer, mes souvenirs sont trop anciens. Ces recherches se sont étalées sur tant de mois que je suis loin d'avoir tout vu, moi qui n'y suis allé que quelques fois. Ce qui est sûr, c'est qu'une fois que le trou a été agrandi, il débouchait juste en haut d'une galerie. Et, dans la galerie, justement à cet endroit-là, il y avait un graffiti de "monsieur et madame untel 1940". Je me rappelle que cela avait été un grand moment de déception (certains parlaient alors d'abandonner les recherches). Il est sûr que dans cette partie de galerie qui était encore ouverte en 1940, il n'y avait plus rien d'intéressant à trouver.
Les allemands avaient fourni un plan des galeries dont une copie avait été envoyée au 3ième génie. Mais le mont cornillet avait tellement changé du fait de la guerre et de la repousse de la végétation qu'il ne fut pas, du moins au tout début des recherches, d'une grande utilité.
Voilà, je n'en sais pas beaucoup plus et je suis un bien mauvais témoin.
Bien cordialement et bravo pour ce forum passionnant.
 

n°78935
bernard be​rthion
Posté le 04-07-2010 à 09:17:33  profilanswer
 

Bonjour,
                   c'est émouvant de voir qu'un sujet ouvert il y a 5 ans revient à la lumière .  
                   Continuez à le faire vivre et donnant d'autres informations .  
                   Lors de l'ouverture du Tunnel, j'avais déjà quitté la Champagne pour l'Alsace, travail oblige et donc je ne suivais que de loin l'avancée des fouilles publiée dans l'Union .
                   A ceux qui en firent partie, à ceux qui visitérent le tunnel, à ceux qui prirent des photos, à ceux qui virent les collections de matériel récupéré exposées à La Pompelle et en Allemagne d'écrire la suite .... Merci .
                   Cordialement  BB


---------------
- Août 1914 dans le département des Ardennes : du début août avec l'arrivée et le passage des troupes se concentrant en se dirigeant vers la Belgique, au repli de fin août vers la Marne en résistant sur la Semoy, La Chiers, la Meuse, l'Aisne, la Retourne.
n°78937
JPG08
Posté le 04-07-2010 à 11:29:30  profilanswer
 

En tous cas, merci à Sacados02, comme l'indique BB, d'avoir "réveillé" le Post.
 

Citation :

d'écrire la suite


 
Je m'en occupe...


Message édité par JPG08 le 04-07-2010 à 11:36:59

---------------
Cordialement,  ;)  
 
n°78938
Gilles ROL​AND
Posté le 04-07-2010 à 11:46:22  profilanswer
 

Bonjour,
 
Si JP s’occupe de la suite :hello: , j’ai l’article mais malheureusement, avec la politique de l’Illustration dans ce domaine :fou:  :fou: , je me garde de le mettre en ligne.
Désolé.
 
Cordialement
 
Gilles [:gilles roland]  


---------------
-Ca sent le macchab, dit Le Moal. -J’te crois, y en a plein par ici. Jean Berthaud « 1915 sur les Hauts-de Meuse en Champagne »  
VESTIGES.1914.1918 MAJ le 10 novembre 2015
 Page :   1  2
Page Précédente

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire

  MONT CORNILLET : 20 mai 1917