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  Déminage et nettoyage des zones de combat

 

25 utilisateurs inconnus

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Déminage et nettoyage des zones de combat

n°59191
flafla91
Posté le 22-12-2008 à 13:25:44  profilanswer
 

Bonjour,
je ne suis pas sure que ce sujet ait été évoqué ou si oui seulement partiellement.
donc voilà le sujet sur lequel je m'interroge.
le champ de bataille a été nettoyé pendant et après la guerre.  
Et je ne doute pas que cela a couté de nombreuses vies (pour exemple le déminage des plages du débarquements après la 2nde guerre a tué plusieurs dizaines de sapeurs).
pendant la première guerre et après qui était chargé de cette tache ?
Cordialement.
Fabien.

n°59198
lawrence b​rown
Posté le 22-12-2008 à 14:40:04  profilanswer
 

Bonjour
Je sais que mon grand oncle est resté en France jusqu'au 1920 avec les unités britanniques (Battlefield Clearance). Les britanniques avec des unités de récupération de matériel (Salvage) et les soldats de certaines divisions étaient souvent mis à contribution. Les Allemands pratiquaient cela également, très logiquement vu le manque de matières premières. J'ai vu une affiche allemande où il y avait un barême de prime par objet trouvé. Pour les morts une fois les combats terminés; j'ai vu des tombes de travailleurs Chinois morts après la guerre, sont doute victimes d'obus non éclatés. Des prisoniers allemands ont également été mis à contribution mais jusqu'au quand ?  
Cordialement
Lawrence


Message édité par lawrence brown le 22-12-2008 à 14:40:36
n°59199
TERNY02
le vieux peau-rouge
Posté le 22-12-2008 à 15:12:45  profilanswer
 

Bonjour,
Sur le net , j'ai trouvé des photos intéressantes d'ouvriers français employés par des entreprises de déminage (à ALBERT (Somme), à COUCY-LE-CHATEAU (Aisne) et qui étaient chargé de récupérer des obus, les armes...mais n'ai plus les coordonnées. Cela devrait pouvoir se retrouver par le moteur de recherches. Bien cordialement. Pierre


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terny
n°59200
Laurent59
Mémoire du 72e et 272e RI
Posté le 22-12-2008 à 15:56:13  profilanswer
 

Bonjour à tous, les travailleurs Chinois présents sur le sol Français après l'armistice ont pas mal participé à cette tache, au prix fort d'ailleur !  
 
Laurent  :hello:


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Histoire du soldat François Louchart 72ème RI .  
Site du 72e et 272e RI Régiments Picards dans la grande guerre.
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n°59204
le begue
Essayons
Posté le 22-12-2008 à 16:56:53  profilanswer
 

Bonjours à tous,
Côté Génie,
1°) les sapeurs avaient à charge la "démilitarisation" du champ de bataille. Comprendre : destruction de tous types (abris, blockhaus, redoutes etc), jusqu'en novembre 1919.  
2°) Passé cette date, ils étaient démobilisés et presque immédiatement employés par des entreprises civiles délégataires (ou pas) de services publics.
Cordialement,
Louis.
 

n°59205
lorrain54
Posté le 22-12-2008 à 17:18:56  profilanswer
 

Bonsoir a tous,
néophyte  sur ce genre de matériel, les mines anti-personnel,  anti-véhicule pour ne pas dire anti-char faisaient t'elles partis de l'arsenal de la WW1,ou bien il ne s'agissait que de bricolages et système D tres prolifique dans l'armée Française , belle soirée,  Jean-Louis.


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Dites le a tous, " Il ne fait pas bon mourir".
n°59208
Jiibe
Posté le 22-12-2008 à 17:52:06  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Notre Daniel Roess national a écrit à ce sujet 6 pages dans le livre de la société d'histoire du val et de la vallée de Munster 2007 sur le recyclage du matériel de guerre par la population de la vallée... Document très instructif accompagné de belles photos [:los:1]


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<< Le paysage est féérique : sommets élevés, grandes chaumes, jolis ravins, territoire de chasse vaste.>>
Lieutenant De Rochambeau, tué le 15 juin 1915.
 
•• Un champ de bataille oublié des vosges ->  www.hilsenfirst.fr ••
n°59209
lawrence b​rown
Posté le 22-12-2008 à 17:52:41  profilanswer
 

Jean Louis
A ma connaissance il n y avait pas encore de mines anti personnel-anti char. Le système D fonctionnait coté allemand avec des dispositifs d'obus pour détruire les chars au contact.  
Cordialement
Lawrence

n°59210
flafla91
Posté le 22-12-2008 à 18:00:52  profilanswer
 

Bonjour à tous,
ce que vous me dites me donne l'impression que les pertes liés au déminage et nettoyage des zones de combats d'après guerre finalement sont assez peu connues (civil ou professionnels du déminage).
on peut se demander si après plus de 1 million de morts, cela est passé pour un détail de la guerre ....
pourtant ces zones sur l'ensemble du front étaient très importantes  ..
Fabien.


Message édité par flafla91 le 22-12-2008 à 20:06:01
n°59211
ALVF
Posté le 22-12-2008 à 18:28:36  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Le "nettoyage" du champ de bataille a parfois amené d'étranges découvertes, ainsi en 1920 près de Reims, des ouvriers découvrent le drapeau du II° bataillon du 3° Régiment de la Garde à Pied enterré auprès d'un cadavre.Le 27 septembre 1914, à l'issue du combat de Saint-Léonard,  les fantassins de la Garde prussienne, dans l'impossibilité de regagner leurs lignes à l'issue de la contre-attaque française ayant suivi la spectaculaire percée de l'offensive allemande de 26 septembre, avaient eu le temps d'enterrer leur drapeau avant leur reddition.Ce drapeau fut vainement réclamé par Hindenburg, chef de l'état allemand de la République de Weimar, car il avait servi dans ce régiment avant la guerre de 1870.Ce drapeau fut repris par les allemands aux Invalides en juin 1940, il est actuellement conservé au musée de l'Armée de Rastatt.Ce sort peu commun lui a évité la destruction car les deux autres drapeaux du 3° régiment de la Garde à Pied ont été brulés par des révolutionnaires à Berlin en novembre 1918!
Cordialement, Guy.

n°59234
Arnaud Car​obbi
Alc ixh xan
Posté le 22-12-2008 à 23:56:52  profilanswer
 

Bonjour Fabien,
Bonjour à tous,
 
 
Quelques données sur le "désobusage" du Pas-de-Calais en 1920 sont disponibles dans ce sujet :
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] .htm#t2242
Les données liées aux pertes sont précises et circonstanciées et j'imagine qu'il doit exister des informations dans les Archives départementales des départements concernés.
Bien cordialement,
Arnaud


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Le parcours du combattant de 14-18  
Dernière mise à jour : 23/05/2012 - "Les soldats guyanais dans la Première Guerre mondiale".
n°59238
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 23-12-2008 à 00:42:11  profilanswer
 

TERNY02 a écrit :

Bonjour,
Sur le net , j'ai trouvé des photos intéressantes d'ouvriers français employés par des entreprises de déminage (à ALBERT (Somme), à COUCY-LE-CHATEAU (Aisne) et qui étaient chargé de récupérer des obus, les armes...mais n'ai plus les coordonnées. Cela devrait pouvoir se retrouver par le moteur de recherches. Bien cordialement. Pierre


Bonsoir,
 
Dommage que ces photos soient perdues ... espérons que vous les retrouverez (pour nous les montrer).
 
Pour me faire l'écho de ce que tout le monde doit savoir, rappelons simplement qu'il est admis qu'il reste encore pour 7 siècles à trouver des obus dans les champs et dans la terre.
 
Si Verdun a été entièrement reboisé dans les années 1920 ou 30, c'était parce que la terre était trop gorgée d'obus et jugée trop risquée à remettre en culture...(je crois). J'en fais appel aux spécialistes de Verdun (sur ce reboisage). Si des camps militaires ont été mis à la place des villages détruits, c'est pour la même raison. C'est le cas, par exemple de la zone des Monts de Champagne (Cornillet, Haut, ...) et du camp de Suippes.
 
Mais, à contrario, des coins gorgés d'obus, où l'artillerie a pillonné pendant des mois durant, ont été remis en culture : Cela m'a toujours surpris.
Par exemple : les pentes de la main de Massiges ou bien tout le coin entre Arras et Lens : Finalement, 90 ans plus tard la culture s'est bien remise ! Et les accidents sont quand même assez rares ... de nos jours.  
Je me souviens récemment encore (2001/2002) être tombé sur un gros obus de 420 (probablement) qu'un agriculteur avait posé en bordure de champ. Toutes ses saloperies sont souvent stockés provisoirement avant ramassage par les démineurs, mais maintenant il y en a moins.
 
Par contre, par le passé, je parle des années 1920 et suivantes, les accidents devaient être plus nombreux : Je pense qu'en cherchant on doit pouvoir trouver des écrits (archives des journaux, ...)
 
Pour le déminage "moderne", la télévision (publique) a passé plusieurs documentaires sur ce sujet, dont l'un de  55 minutes intitulé "un patrimoine encombrant". Et France 3 Champagne/Ardenne diffuse de temps à autre le sujet des obus retrouvés, plus rarement sur la personne qui se s'est fait exploser l'obus à la gueulle en essayant de le désamorcer, ou le cas du vieux retraité (Nancy, je crois) qui avait 10 tonnes d'obus dans son appartement ! Les foromeurs champardennais ne me démentiront pas, je pense.
 
Pour finir, rappelons-nous le parc de stockage de Vimy où les obus chimiques, stockés en plein air, s'étaient mis à fuir (corrodés) ce qui avait entrainé l'évacuation de toute la ville pendant plusieurs jours. Personne n'habite Vimy, ici, pour s'en rappeler ???
 
Au revoir.
 
 


Message édité par monte-au-creneau le 23-12-2008 à 00:50:20

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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°59302
steinbach ​frederic
Posté le 24-12-2008 à 11:23:59  profilanswer
 

Bonjour à toutes et tous,
Par rapport au questionnement de monte-au-creneau sur les reboisements, cela peremet de traiter directement de la "Zone Rouge". Tout d'abord au niveau de sa définition : la zone rouge est avant tout basée sur des notions économiques. Il s'agit des terres dont le coût de remise en état post 1918 est supérieur à la valeur du sol 1914. Il est vrai que pour des régions comme la Lorraine, il y avait avant guerre une perte de valeur du sol et beaucoup d'agriculteurs avaient une double profession en allant travailler dans les usines comme c'est le cas des villages autour de Pont-à-Mousson. Les terres étaient très morcellées (en moyenne de 10 à 30 ares dans les secteurs de Flirey, Saint-Baussant, Limey, Remenauville, Fey-en-Haye, Régniéville) secteurs sur lesquels seront implantés en 1925 deux zones rouges remises à l'administration des Eaux et Forêts pour boisement. Or, initialment, il en était de même pour d'autres secteurs comme la Picardie, la Champagne. C'est alors que les habitants ont préféré remettre à leur charge le terrain en l'état (comblement des tranchées) que de voir ces bonnes terres de culture leur être achetées par l'Etat pour une misère, classées en Zone Rouge et remise soit au ministère de la Guerre soit à celui de l'Agriculture ou encore à celui de la Culture (moins probable sur ces lieux), afin d'être transformées en camp militaire ou être boisées.
Pour répondre à la question initiale sur le déminage, il est vrai qu'après la libération des zones de combats il est procédé à un déminage, mais celui-ci est parfois succinct car sur le secteur de Flirey (54), l'autorité militaire procéde pour se faire à incendier les friches dans l'espoir de faire exploser un certain nombre de munitions par un feu courrant. Puis les terrains sont mis en adjudication à des ferrailleurs qui seront chargés de relever les munitions et de les faire exploser dans des zones identifiées (comme cela se fait encore aujourd'hui).
Bien cordialement.
Joyeux Noël à toutes et tous.
Frédéric STEINBACH
 

n°59305
humanbonb
Posté le 24-12-2008 à 14:14:35  profilanswer
 

Bonjour,
Pour répondre à une question un peu plus haut, les mines durant la guerre n'ont pas réellement existées. Cependant, des obus munis d'un système artisanal ont été placés sous terre afin que lorsqu'un véhicule roule sur l'endroit en question, ceux-ci éclatent ... on peut ainsi parler de l'ancêtre des mines d'aujourd'hui.
 
Pour en revenir au sujet .... voici une petite photo qui rentre à peu  prêt dans ce thème:
Récolte des territoriaux sur le "no man's land" après l'assault de l'armée françaises sur les tranchées allemandes !
 
http://i41.tinypic.com/sbne47.jpg
 
 
Photo en provenance d'un article de Militaria Magazine écrit par Gérard LACHAUD.
 
 
Bonne journée à tous et joyeuses fêtes de Noel.
Cdlt Julien.
 

n°59306
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 24-12-2008 à 14:39:36  profilanswer
 

humanbonb a écrit :

Bonjour,
Pour répondre à une question un peu plus haut, les mines durant la guerre n'ont pas réellement existées.


 
Bonjour à tous et bonjour à humanbonb que je remercie pour sa photo et toutes les autres quej'ai pu voir de sa part (car le plaisir des yeux et des beaux objets de guerre existe aussi).
 
Je pense que les mines existaient car j'ai lu, à plusieurs reprises des cas de soldats, voire même de députés* qui ont été tués par des mines à retardement ou à percussion (peut-être artisannales comme le dit HB).
 
 Renvoi *: N'était-ce pas à la venue de ces hommes politiques dans une ville libérée, qu'une exposion à retardement les a tués ! Comme ils s'agissait de grands-hommes, la presse s'en était fait l'écho... à retrouver ... appel aux mémoires ...
 
Par ailleurs j'ai en tête des photos et articles où l'on parle de mines ... Mais où ? ? ? J'ai pas de moteur de recherche dans mon placard !
 
Bien cordialement.


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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°59311
humanbonb
Posté le 24-12-2008 à 15:57:08  profilanswer
 

Re-bonjour,
 
Ce qui me fait employer le mot "artisanal", c'est que ce genre d'engins explosifs est plutot élaboré de manière rustique et je doute fortement que son utilisation ce soit étendue à toute l'armée ... cela reste cependant à confirmer, il y a surement une trace de cela dans les  archives de l'Armée!
 
Voici ce que je pense être l'une des "mines" les plus élaborés du premier conflit mondial.
 
Photo supprimée ...
 
 
La mise à feu se fesait à l'aide d'un corps de fusée IAL modèle 1916 raccourcie.
 
Photo supprimée ...
 
 
Et pour finir sur ce sujet, voici une petite photo d'époque présentant des mines ( 3 au total ? ) que l'on devrait plutot dénommé piège; piège qui consistait à creuser un trou d'une certaine taille afin d'y mettre, par exemple, un obus; le tout était recouvert d'un madrier en chène auquel était fixé un clou qui se trouvait au dessus même de la fusée. Ainsi recouvert de terre, l'épaisseur assez importante du madrier permettait que l'explosion ne se produise que lors de passage de véhicule motorisé ( explications données par Junger dans " Orages d'acier " ).
 
http://i42.tinypic.com/111kz8p.jpg
 
Photo présentée par un membre d'un autre forum et qui a pour pseudo MAS68.
 
 
Voila voila.
Bonne journée à tous.
Cdlt JuLien.

Message cité 1 fois
Message édité par humanbonb le 15-03-2009 à 13:39:38
n°59317
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 24-12-2008 à 16:53:01  profilanswer
 

humanbonb a écrit :

Voici ce que je pense être l'une des "mines" les plus élaborés du premier conflit mondial.

Bonjour,
C'est certainement  ce qu'on a fait de plus (je n'ose dire de mieux), le terme de mine  à cette époque ne s'emploie que pour les mines (et ses mineurs) et pour les fourneaux de mines, et par extension pour les explosifs destinés à ces fourneaux ( voir les camouflets en passant).  Le reste était surtout composé de pièges, notamment lorsqu'en reculant sans précipitation, l'ennemi piégeait ce qui aux yeux du nouvel occupant pouvait passer pour un "souvenir" ...
Il n'empèche que c'était assez préoccupant pour que dans son discours à la chambre le 11/11/1918, Clémenceau intervient sur le sujet en énonçant les termes de la convention d'armistice qui venait d'être signée

Citation :

8. Le commandement allemand sera tenu de signaler dans un délai de quarante-huit heures après la signature de l’armistice toutes les mines ou dispositifs à retard (Vifs applaudissements) agencés sur les territoires évacués par les troupes allemandes et d’en faciliter la recherche et la destruction.
" Il signalera également toutes les dispositions nuisibles qui auraient pu être prises tels qu’empoisonnement ou pollution de sources et de puits, etc.
" Le tout sous peine de représailles (Applaudissements.)

(site de l'A.N.)
90 ans après, l'interdiction des mines anti-personnels et des bombes à sous-munition n'est pas encore acquise ...
Cordialement
Alain
voir par exemple

Citation :

Derrière cette porte, les Allemands avaient déposé dans une brouette trois mines à retardement. Elles explosèrent en emportant le bâtiment et une partie de ses occupants. Quarante-neuf soldats de la 3e compagnie, dont Emmanuel Delage furent déchiquetés dans cet effroyable accident. Quarante-trois autres soldats, qui avaient seulement été blessés purent être évacués. Il n’y eut pas d’autres témoins à part les soldats survivants, car le hameau était dépourvu d’habitants, tous évacués depuis longtemps

sur http://pagesperso-orange.fr/millea [...] rre-f2.htm
et

Citation :

Le 12 octobre, pressé de tout part, l'ennemi lâche pied, talonné par nos bataillons qui se lancent à sa poursuite et traversent de nuit la foret de Saint-Gobain au milieu des pires difficultés. Les Allemands ont méthodiquement préparé Lleur retraite. Les routes, coupées par d'énormes entonnoirs de mine, sont de plus, obstruées en pleine forêt par de grands arbres soigneusement abattus. Des pièges de toute nature sont semés sous nos pas (obus amorcés, mines à retard, effondrements, etc..)

là : http://vinny03.club.fr/gg/leshistos/96RI.htm
ou encore

Citation :

Le 2 décembre 1918, une mine à retardement explose sur la voie ferrée devant l’usine à gaz ; 46 jours après le départ des derniers Allemands !

sur http://brandodean.over-blog.org/archive-10-7-2008.html
ou

Citation :

Raoul Briquet
    Né le 4 novembre 1875 à Douai (Nord), cet avocat du syndicat des mineurs est élu en 1910 député socialiste du Pas-de-Calais. Réfugié à Paris après l’offensive allemande, il revient en mars 1917, avec son collègue de droite Tailliandier, dans sa circonscription qui vient d’être libérée par l’avancée des troupes françaises. Dans la nuit du 25 mars 1917, il disparaît dans l’explosion de la mairie de Bapaume : seul bâtiment encore habitable de la localité, l’hôtel de ville avait été piégé par les Allemands qui y avaient laissé une bombe à retardement.

qui doit correspondre à ce que MaC évoque plus haut (site de l'A.N. toujours)
http://www.ww1westernfront.gov.au/bapaume/images/e02005.jpgBapaume nettoyé par les Australiens, sur le site -australien- http://www.ww1westernfront.gov.au/ [...] airie.html
etc...


Message édité par alain dubois le 24-12-2008 à 17:02:42

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http://civils19141918.canalblog.com et  http://theywerethere.canalblog.com  "Si on vous demande pourquoi nous sommes morts, répondez : parce que nos pères ont menti." R. Kipling
n°59332
monte-au-c​reneau
Pas Kaput ! Kamarad !
Posté le 24-12-2008 à 22:05:36  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Ces réponses multiples (d'alain dubois, ci-dessus) traduisent bien les cas de soldats tués par des "mines" à retardement ou à percussion, posées par les allemands, souvent dans leur fuite, en piégeant le terrain...  
Ah ! Ces Allemands, ils nous ont en fait du mal ! ! !  
 
Cependant, en pensant à cette image horrible de ces soldats allemands écrasés dans leur cagna par un bombardement, je me dis que la plupart de ces soldats, Allemands, Français , ... étaient tous des pauvres diables, manipulés par une caste aveuglée, à une époque où la vie humaine n'avait pas beaucoup de valeur (beaucoup moins qu'aujourd'hui, en tous cas).
 
Ma pensée, en cette soirée de Noël, va à ces 70 millions de morts du XX e siècle, tous morts par la faute de seulement quelque uns !
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4294/cagna2.JPG1..jpg
 
source : site internet www.videosmusic.us
Au revoir


Message édité par monte-au-creneau le 15-02-2009 à 10:54:56

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Les soldats victorieux et las rentreront chez eux. Mais Vous ne rentrerez jamais.                                     Unis comme au front, mais anonyme dans la mort
n°59333
steinbach ​frederic
Posté le 25-12-2008 à 00:01:46  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et tous,
Il est vrai qu'à de nombreuses reprises des dépôts ont été piégés par l'ennemie en retraite. Qu'il s'agisse de munitions de crapouillots ou de minenwerfer mais aussi de caisses de grenades ou d'armes entreposées dans les sapes. La manière la plus simple étant de coincer une grenade dégoupillée dans le lot de munitions et d'attendre que l'adversaire n'examine ce lot par curiosité mais aussi pour purger le terrain. Encore de nos jours quand les services de déminages tombent sur ce genre de dépots ils font très attention avant d'y toucher qu'il n'y ait pas un système de piégage d'actionné.
Bien cordialement.
Et ce coup ci Joyeux Noël, à toutes et tous car nous y sommes en espérant que le Père ou la Mère Noël vous gatera avec des objets (livres matériels, documents, photos....) en lien avec notre passion commune.
Frédéric STEINBACH

n°59339
le begue
Essayons
Posté le 25-12-2008 à 09:23:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Pour une fois que je peux me rendre utile...
Toutes ces petites friandises qui explosent ici ou là et qui sont laissées en guirlande à travers les zones praticables sont rangées sous le terme générique de "combat de contre-mobilité".
 
J'ai lu ici et là que les mines personnelles n'existaient pas.
Je suis au regret de vous informez que si. Si vous lisez les JMO Génie et si la compagnie de combat réalise des fougasses, vous y êtes.
Quant au reste, abattis, entonnoirs, camouflets (surtout sous une route, c'est le nec plus ultra ! ) pièges en tous genres sont encore de nous jours monnaie courante sur tous les théâtres d'opération...
Ce qui est de sympa avec la guerre, c'est qu'elle est éternelle.
 
Amicalement à tous,
Louis.


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