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  le pain du soldat de 1914

 

Forum Pages d'Histoire : michelstl, 1 utilisateur anonyme et 23 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

le pain du soldat de 1914

n°22076
Daniel Roe​ss
Posté le 01-05-2006 à 15:42:33  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
A quoi ressemblait le pain de guerre des Poilus de la Grande Guerre ?
 
Y avait il un pain règlementaire ?
 
Quelqu'un connait-il la composition de ce pain ?
 
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement,
Daniel

n°22093
LABARBE Be​rnard
Posté le 01-05-2006 à 17:17:18  profilanswer
 

Bonjour,
La composition du pain de guerre ? Aucune idée.  
J'ai des chiffres question quantité,
Ration journalière fin 1915:  
-Vivres de réserve: 500 grammes
-Forte: 600
-Normale: 600 (10 à 12 galettes)
Donc des galettes (des biscuits ?) :??:  
Sinon, pour le pain normal, le bon pain comme avant, c'était 750 grammes par jour !.. Pour mettre dans la soupe :lol:  
 :hello:  
Bernard

n°22097
Jean RIOTT​E
Posté le 01-05-2006 à 17:40:32  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
Bonsoir Daniel,
Le tableau des rations journalières édicté en décembre 1917, à l'usage des commandants d'unités fait état de 700 gr de pain biscuité ou pain de guerre,quel que soit le type de ration (forte ou normale).
Rien quant à la composition du pain.
Sources: Votre ancêtre dans la Grande Guerre ,de Yves Buffetaut,aux éditions Ysec.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°22142
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 02-05-2006 à 11:12:51  profilanswer
 

Daniel Roess a écrit :

Bonjour à tous,
 
A quoi ressemblait le pain de guerre des Poilus de la Grande Guerre ?
 
Y avait il un pain règlementaire ?
 
Quelqu'un connait-il la composition de ce pain ?
 
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement,
Daniel


Bonjour, au début de la guerre le pain se présentait sous la forme d'un petit carré parsemé de petits trous sur le dessus. Puis dès la mi-1915, il prit la forme d'une couronne, le trou du milieu permettait de passer un cordage pour le transporter dans les premières lignes. Rappelons que les hommes-soupe apportaient le pain pour l'escouade. Souvent le pain arrivait mouillé, plein de boue ou gelé.
Bien amicalement.

n°22165
Daniel Roe​ss
Posté le 02-05-2006 à 23:22:58  profilanswer
 

Bonsoir et merci pour vos réponses rapides et claires.
 
Les boulangers de la Grande Guerre ne sont plus là pour témoigner, mais il reste heureusement une bonne poignée de gens passionnés et méticuleux, qui conservent et font vivre cette mémoire de nos anciens.
Merci à tous.
 
Bien cordialement,
Daniel

n°22182
giraudet
Posté le 03-05-2006 à 14:34:42  profilanswer
 


Bonjour
 
  A defaut de pain
     Les fours à pain  à Boran OISE
 
Salutations  
FT
http://pages14-18.mesdiscussions.net/mesimages/651/boran-oise.JPG

n°22183
charraud j​erome
Posté le 03-05-2006 à 14:44:24  profilanswer
 

Bonjour
 
Puisque le sujet des boulangeries militaires est abordé
je remets le message suivant au chaud:
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 2207-1.htm
 
Cordialement
Jérôme CHARRAUD


Message édité par charraud jerome le 03-05-2006 à 15:11:15

---------------
Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°81217
Henri Asto​ul
La tranchée des baïonnettes
Posté le 13-10-2010 à 10:13:50  profilanswer
 

Bonjour
Quelle est l'appelation exacte du fameux pain KK allemand ?
Ca doit commencer par KriegK... ?
Merci d'avance.
Henti


---------------
Henri
n°81218
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 13-10-2010 à 10:47:32  profilanswer
 

Bonjour,
 
Selon  
 
http://www.crid1418.org/espace_ped [...] _kp.htm#19
 
 
Pain de rationnement allemand (Kleie und Kartoffeln – son et pommes de terre
 
Donc kein Krieg...  ;)  
 
Bien à vous,
 
 [:achache:1]


Message édité par ACHACHE le 13-10-2010 à 11:43:58

---------------
Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°81223
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 13-10-2010 à 13:50:27  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
Pour moi, après vérification auprès d'un professeur-chercheur d'université en Allemagne (que j'ai aidé pour sa thèse de doctorat d'histoire), le terme de pain KK correspond à: Kriegs kartoffel Brot soit pain de pomme de terre de guerre...
Et de nombreux anciens PG français m'ont certifié cette définition allemande...
J.Claude


---------------
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°81293
genealogie​-baert
Posté le 16-10-2010 à 16:52:04  profilanswer
 

Je me souviens du pain, du pain gluant et noir,
De la farine d'orge à la grosse mouture.
Mais lorsque l'on posait la miche sur la table,
Les visages soudain fleurissaient de sourires.
Pain de guerre fidèle à la soupe sans viande
Et bien fait, effrité, pour s'accorder au kvass;
Il s'attachait aux dents, se collait aux gencives,
Nous, on s'en dépêtrait à la pointe des langues.
Il était aigre avec le son qu'on s'y mêlait.
Je ne jurerais point qu'il allât sans ivraie,
Bouche avide pourtant, après chaque repas,
Ma paume recueillait les miettes précieuses.
 
Constamment, l'oeil sur lui fixé, le souffle court
Et le coeur prêt à me manquer, je l'observais.
Imperturbable et rigoureux, le tranche-pain,
Il partageait le pain! Il taillait le pain noir!


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baert marc
n°81311
Yv'
Posté le 16-10-2010 à 23:21:54  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Effectivement le pain de guerre ressemblait à un biscuit de 7 x 6,5 cm. Vous trouverez sa description sous toutes les coutures (en 1900) dans l'ouvrage suivant :
 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] pagination
 
Cordialement,
Yves
 

n°81312
Yv'
Posté le 16-10-2010 à 23:48:27  profilanswer
 

Pour une présentation générale des différents types de pain, voir à "Denrée" dans le Dictionnaire des connaissances générales utiles à la gendarmerie (20e édition, 1915).

n°81313
11Gen
Posté le 16-10-2010 à 23:54:39  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Pour voir :
 
A Amiens, le pain des soldats [tas de pains sur le sol] : [photographie de presse] / [Agence Rol]  1914
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] ain.langFR
 
Soldats français emportant leur dîner, soupe et pain : [photographie de presse] / [Agence Rol] 1915
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] ain.langFR
 
Cordialement
Geneviève

n°81314
11Gen
Posté le 17-10-2010 à 00:07:19  profilanswer
 

Re,
 
Selon le livre indiqué par Yves, il me semble qu'il y avait trois sortes de pain.  
Voir le tableau des rations dont:  pain, pain de guerre, pain biscuité :  
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] image.f714
Et la description du Biscuit  "qui peut ainsi être conservé pendant près d'une année":
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] image.f120
Ce pourrait bien être l'origine du proverbe : "Il ne faut jamais s’embarquer sans biscuits", bien connu des marins.
 
Cordialement
Geneviève
 
Je viens de relire le tableau des rations ... pain: "ration ordinaire en temps de paix"  
Ainsi, il n'y a que deux sortes de pain!


Message édité par 11Gen le 17-10-2010 à 00:12:34
n°81331
Yv'
Posté le 17-10-2010 à 14:20:12  profilanswer
 

Bonjour,
 
Merci Geneviève pour les photos ! Il doit s'agir du "pain ordinaire" de 1,5 kg.
 
Cordialement.

n°81338
jacques di​dier
Posté le 17-10-2010 à 15:27:55  profilanswer
 

Bonjour,
 
Pour compléter ce qui a été dit :
Article paru dans « La Science et la Vie » n°20 mai 1915 sous le titre :
Comment est fabriqué le pain que mangent nos soldats, par le commandant B… Officier principal du service des subsistances, en retraite.
 
  Le pain biscuité comprend, en principe, les éléments du pain ordinaire : farine de blé, eau, sel et ferment, mais on proscrit rigoureusement le ferment industriel, la levure. On s’en tient exclusivement pour sa fabrication, au ferment naturel, le levain de pâte, qui permet une conservation plus certaine et d’une durée beaucoup plus longue.
   Alors que la pain ordinaire, dans lequel entre de la levure de grain, dure trois ou quatre jours seulement, le pain biscuité – soumis d’ailleurs à une cuisson plus complète – peut se conserver douze à quinze jours au moins sans perdre de sa saveur.
   Quant au biscuit, il est confectionné au moyen de machines toutes spéciales avec une farine pure, compressée, dite « farine de cylindre ». Il doit sa conservation presque indéfinie à la cuisson très lente et à la compression qu’on lui fait subir. C’est un des aliments les plus nourrissant sous le plus petit volume. Ses dimensions sont extrêmement restreintes, 7 centimètres sur 6 et demi, ce qui permet à chaque soldat d’avoir dans sa giberne, une réserve de substance pour plusieurs jours.
 
Cordialement.
J. Didier


Message édité par jacques didier le 17-10-2010 à 15:31:52
n°81383
christian ​baroin
Posté le 19-10-2010 à 05:24:22  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Photo publiée dans "Le Pays de France" du 22 Juillet 1915 :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5621/PAIN600NG.jpg
 
Cordialement


---------------
Christian Baroin
"Pourvu qu'ils me laissent le temps"
n°81391
11Gen
Posté le 19-10-2010 à 14:06:07  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Sur le fonctionnement des boulangeries pendant la guerre, un message très détaillé (page 5, message n°64220) de Denis33:  http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] htm#t64767
A partir de  "quelques éléments trouvés dans  le fascicule n° 94 bis du service des subsistances militaires « alimentation en campagne » aux éditions Lavauzelle "
(Dommage que je ne sache pas donner le lien direct sur ce message. Si quelqu'un pouvait me l'expliquer, je le remercie par avance)  
Merci Achache pour vos explications. Accès direct au message de Denis33 : http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] htm#t64220
 
Pour tout savoir (ou presque) sur :
-   Dispositions générales :
-   Organisation du service :  
-   Personnels d’exécution :
     A) A l’armée :  
     B) Dans un corps d’armée :  
-   Alimentation en pain.
-   Divers modes de production du pain.  
-   Boulangeries d’armée :
-   Centres de fabrication de pain :
-   Dispositions particulières concernant l’alimentation et le ravitaillement en pain :
    Conservation du pain :  
    Ravitaillement en pain.  
-   Emplacement et emploi des éléments de la boulangerie d’armée :  
-   Boulangerie de campagne marchant avec un corps d’armée ou une division.  
-   Centre de fabrication de pains. Boulangeries de guerre des stations-magasins.
 
Merci à Denis33 pour toutes ces précieuses informations.
 
Bien cordialement
Geneviève
 
A noter aussi un autre message très détaillé de Denis33, sur l'alimentation en viande  (même page, message n° 64767)

Message cité 1 fois
Message édité par 11Gen le 19-10-2010 à 15:56:32
n°81396
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 19-10-2010 à 15:24:25  profilanswer
 

11Gen a écrit :

(Dommage que je ne sache pas donner le lien direct sur ce message. Si quelqu'un pouvait me l'expliquer, je le remercie par avance)
 


 
 
Bonjour,
 
Geneviève  :hello: ; voici un petit schéma pour donner le lien d'un message précis:
 
http://img28.imageshack.us/img28/6545/capturejh.png
 
Uploaded with ImageShack.us
 
 
Bien à vous  ;)  
 
 [:achache:1]  


Message édité par ACHACHE le 19-10-2010 à 15:32:21

---------------
Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°81399
11Gen
Posté le 19-10-2010 à 15:54:17  profilanswer
 

Merci Achache,
 
Explication simple et efficace. Il suffisait donc d'ouvrir dans une autre fenêtre et de copier.
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] htm#t64220
Je vais aller insérer le lien direct.
Bonne après-midi
Cordialement
Geneviève
 
Hors-sujet :(Achache, faites un tour à la rubrique Cavalerie, j'ai posté un message qui devrait vous intéresser)


Message édité par 11Gen le 19-10-2010 à 15:58:41
n°81400
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 19-10-2010 à 16:03:14  profilanswer
 

re...
 
Oui, Geneviève, je n'ai pas manqué de le voir... Très intéressant ! Merci beaucoup ;)  
Et que "vivent les (ancien) Enfants de Troupe"  ;)  
 
Bien à vous,
 
 [:achache:1]


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Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°81401
Yv'
Posté le 19-10-2010 à 17:52:24  profilanswer
 

Bonjour,
 
Voici un article qui me paraît intéressant. Il provient de La Grande Encyclopédie, et date de 1902, mais on peut supposer que les choses n'avaient pas trop changé en 1914 (à part pour le "biscuit" devenu "pain de guerre" et dont on a déjà parlé).
Voici donc enfin des précisions sur la fabrication du pain de munition !  :)  
Le pain ordinaire (civil) est décrit au début de l'entrée Boulangerie.
 
<< II. Art militaire. Ministère de la Guerre.  
Les farines employées à la fabrication du pain de troupe
ou de munition proviennent des blés achetés par les fonc-
tionnaires de l'intendance militaire. Les officiers comp-
tables de la Guerre sont chargés de faire transformer ces
blés en farines, soit dans les moulins de l'Etat, ou dans
ceux des usines particulières. Les farines de munition
contiennent l'intégralité des fleurs et celle des gruaux
repassés sous la meule; elles sont blutées, savoir celles
du blé tendre exotique ou indigène à 18 ou 20 % ; celles
du blé dur d'Algérie et d'autres provenances, à 12 %.
En France, les deux essences sont mélangées dans la
fabrication du pain, soit par moitié, soit à raison de 2/3
de farine tendre et de 1/3 de farine dure. En Algérie,
la farine de blé dur est employée seule. La fabrication du
pain est effectuée dans les manutentions militaires au
nombre de 116, dont 86 en France et 30 en Algérie; elles
sont dirigées par les officiers d'administration des subsis-
tances militaires. Le pétrissage s'opère à bras d'homme
par les ouvriers d'administration ; la fermentation panine
est obtenue à l'aide du levain de pâte. Les fours sont du
système Lespinasse et d'une contenance de 225 kilogr.
de pain, soit 150 pains à 1k500 l'un ; ils sont chauffés
au bois, sauf dans les bassins houillers, où le charbon de
terre est préféré comme plus économique. Le pain de
munition pesant 1k500 représente deux rations journalières
de 750 gr. l'une ; sa forme est ronde, son diamètre est
environ de 270 millim. et sa hauteur de 97 millim.; l'en-
fournement a lieu à quatre baisures. La blancheur du
pain, sa nuance et sa saveur sont intermédiaires entre
celles du pain de première et de deuxième qualité des
boulangeries civiles. Le pain de munition en France est
donc bon ; à l'étranger il est fabriqué avec de la farine de
seigle seule, ou mélangée avec de la farine brute de fro-
ment. Le rendement par quintal métrique de farine est
au minimum de 139k500 pour l'essence tendre et de
150 kilogr. pour l'essence dure. - Indépendamment du
pain de munition, les manutentions militaires fabri-
quent du biscuit de troupe pour les réserves de guerre;
ce biscuit est semblable à celui de la marine militaire.
Dans les grandes manutentions de l'Etat, à Paris notam-
ment, il est fabriqué à la mécanique ; dans les petits
établissements, il est confectionné à bras d'homme et au
moyen de la table du vermicelier. Les matières employées
sont les mêmes que pour le pain. Les galettes sont planes,
percées de 36 trous, elles ont 13 centim. de côté et de
23 à 25 millim. d'épaisseur. La mastication en est facile;
ce biscuit se conserve pendant une année environ. Le
rendement par quintal métrique de farine est de 93 à
96 kilogr. de biscuit. On a cherché depuis une vingtaine
d'années à incorporer, dans le pain de munition, certaines
matières alimentaires, telles que haricots, lard, viande,
bouillon gras concentré, etc., ces essais se poursuivent
encore; ces pains sont très avantageux pour les armées en
campagne (V. BISCUIT).- Parmi les établissements les
plus remarquables de l'administration de la Guerre il faut
citer la manutention militaire du quai de Billy, à Paris,
laquelle reçoit annuellement, et en temps de paix,
150,000 quintaux métriques de blé et produit, pendant la
même période 110,000 quintaux métriques de farine,
6,900,000 rations de pain et 28,000 quintaux métriques
de biscuit. Ses greniers métalliques du système Huart,
assurent à peu de frais, par l'aération et le pelletage auto-
matique, la bonne conservation du grain. La part de l'ad-
ministration de la Guerre sous le rapport de la production
et de la consommation est assurément très large. On peut
évaluer approximativement la consommation pour une
année aux chiffres ci-après : blés achetés au commerce
7 à 800,000 quintaux métriques ; bois acheté au commerce
150,000 quintaux métriques; charbon de terre acheté au
commerce 15 à 20,000 quintaux métriques; sel acheté au
commerce 3 à 4,000 quintaux métriques; fleurage, 3 à
4,000 quintaux métriques. La production est de 5 à
600,000 quintaux métriques de farine; 130,000 à
140,000 quintaux métrique, de son; 82,500,000 kilogr.
de pain; 40,000 quintaux métriques de biscuit; 25,000
quintaux métriques de braise. Pour les années de
cherté, le prix du kilogr. de pain s'est élevé à 30 cent.;
pendant les années moyennes il s'élève à peu près à
26 cent. La valeur du pain distribué annuellement par les
manutentions de l'Etat est donc de 21 à 26 millions de
francs.
 
Boulangerie de campagne. Lorsque les armées sont
en campagne on se sert, pour la cuisson des pains, de
fours particuliers que l'un nomme pour cette raison fours
de campagne
. L'invention des tours portatifs pour l'armée
paraît due à Faguet, trésorier de France à Châlons, en 1761.
Son four était composé de deux grandes caisses de tôle, pla-
cées l'une dans l'autre, et laissant entre elles un ou deux
pouces d'intervalle; ces caisses étaient soutenues par des
barreaux de fer assujettis par des vis, de manière que le
tout pût se démonter. La caisse extérieure était de tôle plus
forte que la caisse intérieure, qui faisait l'office de four et
qui était partagée en trois étages pouvant chacun recevoir
192 rations de pain, ce qui faisait 876 rations dans les
trois étages. Ce tour recevait la chaleur du feu que l'on
allumait entre les deux caisses, et dont la flamme, péné-
trant dans l'intervalle qu'elles laissaient entre elles, com-
muniquait à toutes ses parties une chaleur assez égale,
surtout si on avait le soin de défendre le four de l'action
directe du feu par une caisse en tôle remplie d'une couche
de sable de quelques pouces d'épaisseur. Le four, comme
on le voit, était une espèce de four aérotherme, et c'était
encore de fours analogues, mais construits sur des don-
nées scientifiques plus précises, que l'on se servait jusque
dans ces derniers temps. >>
 
La suite sur Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] pagination
 
Cordialement.
Yves


Message édité par Yv' le 19-10-2010 à 17:54:16
n°81416
FAB1
Posté le 20-10-2010 à 11:59:50  profilanswer
 

Bonjour à tous
Article sur le pain de guerre et composition du pain K sur  
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] .f5.langFR
Cordialement
FABRICE

n°81417
Yv'
Posté le 20-10-2010 à 12:46:14  profilanswer
 

Merci Fabrice.
Donc d'après ces Annales politiques et littéraires, le K signifie "Kriegsbrot", et le KK de 1918 est un pain de guerre à la farine de pommes de terre (Kartoffelkriegsbrot).
 
Yves

n°81424
11Gen
Posté le 20-10-2010 à 15:23:55  profilanswer
 

Bonjour,
 
Quelques petits articles, en 1915 et 1916, de  "L'intermédiaire des chercheurs et curieux"
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73431h.f96
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73431h.f136
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k734305.f194
 
Ainsi, la lettre "K" aurait été imprimée sur le premier pain de guerre allemand.
 
Voici une partie de l'explication signée "un bibliophile comtois" :
 
Pain K, pain KK (LXXIII, 48, _ Le pain K (Kriegsbrot ou pain de guerre), fabriqué d'abord, contenait un peu de farine de seigle, de la paille hachée et d'autres ingrédients aussi peu (digestibles).  
 
Quand le seigle fut remplacé par de la pomme de terre, le nouveau pain fut nommé Kriegs Kartoffelbrot  (pain de guerre de pommes de terre) ou par abréviation KK.

 
Cordialement
Geneviève
 
Quant à la "paille", elle était utilisée en raison de ses qualités nutritives: p. 1492 
"Indépendamment de la fibre végétale, elles (les pailles) contiennent de l'albumine, du sucre, du mucilage, des substances minérales, surtout de la silice. La paille d'avoine contient 40 pour 100 de silice ; la paille d'orge 57 ; la paille de seigle 64; la paille-de froment 68."
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57300438


Message édité par 11Gen le 20-10-2010 à 15:32:02
n°82064
Yv'
Posté le 09-11-2010 à 17:29:01  profilanswer
 

Encore un complément sur le pain pendant la guerre, cette fois-ci cela provient de l'ouvrage sur les hôpitaux militaires qui vient d'être mis en ligne chez Gallica (dont j'ai donné le lien dans cette discussion (clic)).
 
 http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4284/Pain.jpg
 
Yves


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  le pain du soldat de 1914