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  pension veuve de guerre

 

29 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

pension veuve de guerre

n°78133
mortagne0_​0
Posté le 30-05-2010 à 20:04:58  profilanswer
 

Bonsoir, après "x" recherches sur internet en vain, je me tourne vers vous tous. Quelle était la rente mensuelle d'une veuve de guerre. Peut on me confirmer qu'en cas de remariage, elle perdait l'intégralité de la dite pension ?
Bonne soirée à tous
Olivier

n°78136
louis caza​ubon
Posté le 30-05-2010 à 21:24:05  profilanswer
 

Bonsoir Olivier,
 
 :cry: à vrai dire, ...je ne sais pas répondre à votre question! :cry:  
 
Mais je m'intéresse également aux veuves de guerre: l'un d'entre nous sait-il comment on peut accéder au dossier d'une veuve de guerre?
 
Où sont archivés les dossiers de pension?
 
Comment peut-on y accéder?
 
Y aurait-il des archives accessibles en ligne ( :pt1cable: quitte à rêver, autant ne pas le faire à moitié!... :pt1cable: )?
 
Une nouvelle fois, pardon, Olivier, mais la réponse à mes questions subsidiaires pourraient vous fournir celle que vous attendez...
 
 :jap: Et par avance, merci à vous tous :jap:
 
 
Louis


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"Et ils auront peur dans toute leur chair. Ils auront peur, c'est certain, c'est fatal; mais ayant peur, ils resteront." (Maurice Genevoix, Ceux de 14)
n°78137
mounette_g​irl
"Toto français, Porte-Bonheur"
Posté le 30-05-2010 à 21:40:53  profilanswer
 

Bonsoir Olivier, Louis et tous...
 
Je me souviens que ma grand-mère touchait encore, trimestriellement,  sa pension de veuve de guerre dans les années 1950-60. Mais je ne me souviens plus de son montant. Ses enfants étant majeurs depuis longtemps, elle ne percevait évidemment plus de pension pour eux.
 
Je vous suggère d’aller consulter le livre suivant :
Titre : Les droits des veuves de guerre, des femmes de mobilisés et de démobilisés / P. Contamine de Latour
 
Ce document est consultable sur le site de Gallica-BNF, par le lien suivant :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] rre.langFR
 
En voici cependant quelques extraits :
http://img694.imageshack.us/img694/5274/pensions12.jpg
http://img185.imageshack.us/img185/9277/pensions34.jpg
http://img715.imageshack.us/img715/4526/pensions45.jpg
http://img688.imageshack.us/img688/8092/pensions6.jpg
 
Bien amicalement.
Mounette


Message édité par mounette_girl le 30-05-2010 à 21:52:47

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"Tes yeux brillaient moins aujourd'hui /Dis-moi, dis-moi pourquoi chère âme /Dis-moi quel chagrin, quel ennui /Mettait un voile sur leur flamme." - Sergent Ducloux Désiré, dit Gaston - 146° RI
n°78165
louis caza​ubon
Posté le 31-05-2010 à 20:18:05  profilanswer
 

Merci Mireille, merci Mounette.
 
Une dernière question: de quelles AD parle-t'on?
 
De celles du département de garnison ( :jap: merci Achache :jap: ) du régiment?
 
Par avance, merci.
 
Louis


Message édité par louis cazaubon le 01-06-2010 à 12:01:07

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"Et ils auront peur dans toute leur chair. Ils auront peur, c'est certain, c'est fatal; mais ayant peur, ils resteront." (Maurice Genevoix, Ceux de 14)
n°78168
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 31-05-2010 à 22:17:35  profilanswer
 

Bonsoir,
 
.. aux AD du département de résidence de la veuve, dans lequelle département elle a touché ladite pension; -les AD du lieu de casernement/garnison (et non de "cantonnement" ) d'un régiment conservent la fiche matricule du militaire qui y a eu sa première incorporation (Service Militaire).
 
Bien à vous


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Émouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?/Un funèbre charnier, hanté par des fantômes./Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°78170
violette
In memoriam Rémy
Posté le 31-05-2010 à 22:58:33  profilanswer
 

Bonsoir,
 On ne trouve pas ces dossiers dans toutes les AD. Je me demande si c'est parcequ'ils n'ont pas été reversés ou si c'est parcequ'ils l'ont été aux AD du département où est sise la  Direction Interdépartementale des Anciens Combattants d'une région, ex : AD 69 pour les départements de Rhône Alpes.
 Le sujet a déjà été abordé sur le forum mais impossible de remettre la main dessus, désolée.
Cordialement,
Violette


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"Voici que point ton dernier jour - Dépose ici toute espérance - Hélas, comme un fardeau trop lourd"
F Carco in La Bohème et mon coeur
n°78184
mireille s​auer
50RI, 3RMZT,6RMT, 9eZ ,3eRAC
Posté le 01-06-2010 à 16:28:50  profilanswer
 

bonjour tout le monde,
petit récapitulatif des dossiers Pupilles de la Nation et Veuves de Guerre
 
Pour commencer : voici un résumé de l'historique des fonds de l'ONAC -  
 
http://www.crid1418.org/espace_sci [...] a_onac.pdf
 
l'instruction des dossiers de veuves de guerre est réalisé par la direction Interdépartementale des Anciens combattants et victimes de guerre - donc, généralement à la Préfecture de Région - Pour l'Aude : Montpellier -  
Cependant en fonction de la condition civile de la veuve, certains dossiers  ont été instruits par les Directions départementales- Ces dossiers de veuves de guerre se trouvent mêlés aux dossiers de demande de cartes d'Anciens combattants.( nombre de dossiers de demande de cartes d'anciens combattants dans l'Aude 36000)
 
Les dossiers de pupilles de la Nation sont conservés, quand ils ont été versés par l'Office National des Anciens Combattants ONAC, aux Archives départementales du lieu de résidence de l'enfant et de sa mère ou tuteur-
 
bonne journée,
Mireille


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http://1418sauer.e-monsite.com
Nénette et Rintintin sont tous les deux mignons;ils dorment en ce moment, bien tranquillement au fond de ma poche, et je n’ose les déranger car ils doivent surement s’aimer comme deux fous.  Henri 3RMZT 07/18
n°78263
pappy_boyi​ngton
Posté le 05-06-2010 à 12:15:50  profilanswer
 

mortagne0_0 a écrit :

Peut on me confirmer qu'en cas de remariage, elle perdait l'intégralité de la dite pension ?


 
Bonjour Olivier, :jap:  
 
Ce que je sais de l'histoire de ma famille c'est qu'une de mes AGM ayant touché une pension de veuve de guerre en a perdu le bénéfice lors de son remariage. Celle-ci a apparemment été suspendue (et non pas annulée) car lorsque son second mari est décédé, la pension de guerre de son 1er mari lui aurait été a nouveau versée....  :ouch:  Mais est-ce vrai... Je n'en sais malheureusement pas plus...  
 
Bien cordialement.
 
Pappy  :jap:  

n°103043
gardiendel​ombre
Posté le 03-12-2013 à 18:37:31  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Question intéressante .
 
J'ai obtenu "çà" :
+++++++++++++++++++++++++++++++
Veuves ,etc …
 
Situation « curieuse » :

La veuve de guerre est dans une situation très curieuse :
• Elle a le statut de veuve dans une société patriarcale .
• Elle a le statut de veuve de guerre, détentrice involontaire du devoir de mémoire .
• Elle bénéficie d’une pension de veuve, pas énorme, mais néanmoins conséquente, à une époque où l’argent ,même de leurs travail, n’aboutit jamais dans els poches des femmes, mais du mari . .
• Elles sont 700.000, (1 mort sur deux était marié) et donc il est clair qu’elles ne parviendront pas toutes à se remarier ,loin de là .
 
Représentation sociale .

La mortalité n’a pas fait le détail durant la Grande Guerre .
Ceux qui ont payé le plus sont les fantassins du grade de soldat au grade de capitaine .
La population étant essentiellement rurale, la mortalité a été essentiellement rurale, ce qui la distingue très fort de la mortalité urbaine en particulier concernant le regard des autres et les possibilités « pratiques » de rencontre et de remariage .  
 
Evolution démographique durant la guerre .
 
Les campagnes se dépeuplent lentement au profit des villes qui connaissent un « boom » industriel du fait de la guerre.
Les villes  « explosent » : réfugiés des zones occupées, nouveaux travailleurs dans l’industrie de guerre et prisonniers de guerre .
Montant de la pension .
 
Le montant de la pension est fonction du grade .
 

La pension est revalorisée avec l’inflation.
Mais elle est suspendue en cas de remariage et est reprise en cas de nouveau  veuvage ou divorce  .
 
 
Le mort moyen et la veuve moyenne .
 
Les soldats meurent en général à 32 ans, et leurs épouses deviennent veuve pratiquement au même âge (elles ont en moyenne quelques mois de moins)  .
Les deux tiers de ces femmes sont mères le plus souvent de 1 parfois de 2 enfants et très rarement de plus .(elles ont moins d’enfants que les femmes de « non mobilisés » tout simplement parce que c’est l’âge du maximum de fécondité effective, et leur mari est enrôlé généralement depuis plusieurs mois ….  
La plupart du temps, l’aimé des enfants a au décès du père entre 2 et 7 ans .  
 
Les morts moyens, militaires de carrière et les autres …

Les  militaires de carrière ont un profil statistique totalement différent du troufion de base : il est plus âgé, et plus gradé. En outre la veuve ne travaillait généralement pas « avant » le veuvage, tandis que la femme du trouffion travaillait une fois sur deux en moyenne d’une façon quelconque .
 
Montant de la pension .
 
Le montant de la  pension de guerre est  fixé par le grade lors du décès .
• La veuve du troufion touche 800 fr/an
• La veuve du lieutenant touche 1.500 fr/an.
• La veuve du général (mais peu de généraux sont morts…) :3.500 fr/an  
Pour rappel le seuil d’imposition est à ce moment de 5.000 fr de revenus par an ….
 
La différence des veuves :
Plusieurs différences , toutes cruciales :
• Montant de la pension
• Milieu rural ou urbain .
• Avec ou sans un emploi.
• Veuve de fonctionnaire ou de travailleur .
• Veuve de quelqu’un ayant eu un  emploi dans une « grosse société » ou « ailleurs »..
• Avec ou sans des enfants .  
 
La catastrophe sociale .
 
La catastrophe sociale ,c’est pour les veuves de petit artisans indépendants ayant plusieurs enfants à charge…
Chanson bien connue de nos jours : trop pauvre pour vivre , trop « riche » pour bénéficier de l’aide …  
 La catastrophe sociale c’est aussi les veuves bénéficiant d’un faible niveau scolaire et d’une faible qualification d’emploi  
La catastrophe sociale c’est aussi de pouvoir ou de ne pas pouvoir continuer la profession du mari : la veuve d’un commerçant peut continuer le travail, la veuve d’un charpentier, »non » …
Un commerce peut même se revendre un très bon prix, puisque la fin des hostilités ,c’est aussi le début d’un nouveau cycle économique … encore faut-il être déjà dans le train …
 
Commerce à remettre :

Les commerces se reprennent « bien » mais pas à bon prix , car le chiffre d’affaire à quasi toujours fortement périclité pendant la guerre :
• manque de personnel apte à exécuter le métier,
• manque de commande .
• rationnement des marchandises disponibles
 
Commerce « continué » malgré tout ….
D’autres veuves décident de maintenir l’entreprise de leur mari défunt pourtant sans grand bénéfice ; il faut y voir là  des raisons affectives (lien avec l’ex mari) ou d’amour propre (peur de déchoir) plus  qu’économiques.
 
Déménagement .

Les déménagements de veuve sont fréquents ; la résidence étant essentiellement due aux besoins du conjoint décédés ,puisqu’il n’y a plus de besoins ,il n’y a plus à rester sur place, d’autant plus qu’on a l’opportunité de retourner dans sa famille (1° point) et loin de sa belle famille (2°point) .
A cela s’ajoute le prix des loyers . .
 
 
 

Remariage .

Environ une veuve sur 3 se remarie .
La plupart des remariages se font dans les 5 ans du veuvage .
La plupart des veuves qui se remarient sont sans enfant ou mères d’un enfant unique en bas âge.  
 
L’Etat vient  en aide aux orphelins ….
Les difficultés rencontrées par les veuves de guerre pour élever leurs enfants incitent l'Etat à prendre des mesures « sociales » en particulier les emplois « réservés » dans la fonction publique, et en particulier les postes de douanier dans les quels s’engouffreront les corses qui ont payé un lourd tribu à la guerre .  
La société française s'inquiète également du sort des enfants des soldats morts en service.
 La loi du 27 juillet 1917 crée le statut de pupille de la Nation. Par son article 1, "La France adopte les orphelins dont le père, la mère ou le soutien de famille a péri, au cours de la guerre de 1914, victime militaire ou civile de l'ennemi". Un enfant, adopté par l'État à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance demandé soit par le tuteur légal de l'enfant, soit par l'État lui-même, devient pupille de la Nation.  
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Si quelqu'un savait me dire ce que valait 1000 fr de 1919 ,je serais content .
A première vue, ça ne doit pas être lourd parce que le plancher d'imposition était de 5000 fr.
 
Une question que je me pose donc était "savait-on vivre en milieu provincial ou rural avec cette rente "seule" ,ou est ce que c'était la misère ?
 
Merci.
 
Bonne lecture et bonsoir .

Message cité 1 fois
Message édité par gardiendelombre le 03-12-2013 à 18:40:55
n°103045
Arnaud Car​obbi
Alc ixh xan
Posté le 03-12-2013 à 18:47:30  profilanswer
 

Bonsoir,

 
gardiendelombre a écrit :

J'ai obtenu "çà" :


Où ? Les affirmations aident quand elles sont liées à des sources précises permettant à chacun de se faire une idée des conclusions tirées par le rédacteur.

 

Exemple : si vous cherchez à convertir 1000 fr de 1919 en euros d'aujourd'hui et que je vous donne le résultat (à savoir 1305,29 euros en 2012), vous ne pourrez pas savoir comment j'ai trouvé ce résultat...
Par contre, si je donne la source, vous pourrez faire le caclul autant que vous voudrez et, cerise sur le gâteau, vérifier que je ne me suis pas trompé :
http://www.insee.fr/fr/themes/calc [...] rivee=2012

 

Cordialement,
Arnaud


Message édité par Arnaud Carobbi le 03-12-2013 à 18:48:36

---------------
Le parcours du combattant de 14-18  
Dernière mise à jour : 16/09/2014. Une famille bonnevalaise dans la guerre, les Jollivet.
n°103048
gardiendel​ombre
Posté le 03-12-2013 à 19:32:06  profilanswer
 

Bonjour à tous et à Arnaud plus spécialement .
 
Effectivement, et merci pour le lien .
Mais le lien est un lien financier et non un lien basé sur l'inflation différentielle  vue par la ménagère .
 
A titre d'exemple, depuis qu'il existe, l'ensemble ordinateur + écran vaut toujours de l'ordre de 1000 € , alors que le prix des voitures et surtout de l'immobilier ont explosé .
 
La question, c'est de savoir si on sait vivre avec 1000 euros ou si on peut acquérir des "atours" qui font que "on devient désirable" ...
 
Le point névralgique du seuil d'imposition à 5.000 euros me semble "interpellant" par rapport à la pension de base de veuve : 1000 euros  
 
A ce que j'ai pu comprendre après recoupements en regardant les publicités de 1919 comportant un prix , 1000 euros ,ça devrait représenter en pouvoir d'achat quelque chose comme 4 ou 5000 euros (tous les prix n'augmentent pas dans la même marge) dans la poche .
1000 euros, c'est suffisant pour aider à vivre,mais largement insuffisant pour vivre, et pas assez pour devenir une veuve "désirable".  
 
C'est donc une question dont la solution est plutôt financière-sociale" que "financière brute" .
 
En tous les cas votre participation a grandement aidé à l'établissement d'une marge objective .
 
Pour ma part en me basant sur divers prix dont en particulier le prix d'un repas à Verdun jugé "pas cher" par le Guide Michelin : entre 5 et 8 francs pour un repas 3 services "de base", que je ferais équivalent à 15 euros actuels ,j'en arrive à la conclusion que pour la nourriture (à tout le moins la nourriture dans un restaurant ce qui ne présume pas toujours du prix chez un commerçant) ,on doit arriver à grosso modo 1 fr = 3 euros pour ce poste ,dès lors en généralisant mais avec les remarques supra,1000 fr = 3000 euros... et c'est pas avec çà qu'on survit, même à la campagne si on ne peut pas être hébergé dans sa famille .
La marge d'erreur est sûrement grande, mais même si je multiplie par 2 ou 3 ,on en revient toujours aux mêmes conclusions je pense ..
 
je vous en remercie .
Bien à vous.
Merci encore  .
 
Les prix viennent de ": Touring Club de Belgique, numéro 10, octobre 1919.


Message édité par gardiendelombre le 03-12-2013 à 20:57:11
n°103055
dominique ​rhety
Posté le 04-12-2013 à 08:20:34  profilanswer
 

Bonjour,
 
un exemple concret qui donne une idée du montant et prouve que les veuves remariées conservaient le droit à pension .
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/140/Sanstitre1.jpg
 
Cordialement.


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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°103056
gardiendel​ombre
Posté le 04-12-2013 à 09:03:13  profilanswer
 

Bonjour à tous,
La remarque de Mr Rethy me semble tout à fait "logique" puisqu'il est de notoriété publique que dans les campagnes des veuves ont réussi à se remarier "à cause" de la pension.
 
Les textes que j'ai pu lire sont ambigus et permettent 2 lectures : soit la pension est suspendue (cad plus payée) ,soit la pension n'est plus indexée (et je n'ai aucune idée de l'indexation après 1918 qui n'a pas du être triste avec la libération du moratoire des loyers pour commencer...).
Une autre question (au cas où la 2° version est la bonne, à savoir la "non indexation" ) se pose en cas de divorce ou nouveau veuvage; est ce que la pension redémarre à ce qu'elle aurait du être si elle ne s'était pas remariée, ou est ce qu'elle redémarre au taux qui était le taux versé, et avec une inflation qui commence pour elle à ce moment là (ça me semble tiré par les cheveux, et générateur d'une paperasserie énorme qui risque rapidement de coûter plus cher que le gain de "gagne petit" sur cette pension ....mais "tout est possible .
 
Bien à vous tous, et merci pour votre collaboration sur ce sujet  .

n°107082
robin des ​bois
Posté le 21-06-2014 à 20:51:20  profilanswer
 

gardiendelombre a écrit :

Bonjour à tous,
La remarque de Mr Rethy me semble tout à fait "logique" puisqu'il est de notoriété publique que dans les campagnes des veuves ont réussi à se remarier "à cause" de la pension.
 
Les textes que j'ai pu lire sont ambigus et permettent 2 lectures : soit la pension est suspendue (cad plus payée) ,soit la pension n'est plus indexée (et je n'ai aucune idée de l'indexation après 1918 qui n'a pas du être triste avec la libération du moratoire des loyers pour commencer...).
Bien à vous tous, et merci pour votre collaboration sur ce sujet  .


 
Bonjour à vous  
 
 
Beaucoup plus compliqué en effet que je ne pensais  :  
ma belle-mère- pupille de la nation - m'avait toujours dit que les mœurs des veuves de guerre étaient très surveillées dans les campagnes, compte tenu du versement de cette fameuse pension de veuve de guerre crée en 1919.  
Sa mère ne s'était jamais remariée  et a mené une vie très austère , travaillant comme couturière spécialisée dans les costumes pour hommes .  
 
Ci-joint 2 articles sympas sur le sujet  
 
 [ La veuve de guerre : la bonne et la mauvaise
« Elle [l’administration française] m’a permis, d’autre part, pendant quelques mois d’être en rapport constant avec un effectif imposant de veuves de guerre…
 Je puis donc affirmer que je crois les connaître.  
C’est pourquoi je les ai classées en deux catégories bien distinctes : celles qui oublient et celles qui n’oublient pas !...
 Hélas ! tout le monde le sait aujourd’hui, la première catégorie est de beaucoup la plus importante...
 Je revois en cet instant, les braves poilus qui ne manquaient jamais, même au feu, d’envoyer à leurs compagnes la lettre journalière où se répétait si souvent la recommandation suprême : « Si je tombe, pense à moi ! »
Ils sont tombés, ces braves ; leurs compagnes se sont remariées et, parmi elles, il y en a dont la pensée, jamais, ne s’envole vers la pauvre croix de bois perdue au milieu des lignes sanglantes du Front… Elles ont bien autre chose à faire !
 Cheveux courts, jupes courtes, cigarettes, cannes, redingotes, chapeaux cloches et perception régulière de la pension du mort, tout cela leur semble suffisant pour occuper leurs petites âmes, sans parler du reste !...
 Par contre, il y a des veuves aux cœurs élevés et qui, malgré une seconde union nécessitée par les exigences même de la vie actuelle, conservent pieusement en elles le souvenir du héros. Celles-là seulement qui portent sincèrement leur deuil jusqu’au plus profond de leur âme sont vraiment veuves et, si je m’appelais le Droit, c’est à celles-là seulement que je servirais une pension !... »  
SOURCE : P.J. Mézières, La voix des Morts, Eugène Figuière, 1926, pp 117-118
 
« La véritable veuve… »
 
« La véritable veuve est celle qui aime son mari et dont l’attachement subsiste jusqu’au moment où le trépas, de nouveau, vient l’unir au repos du héros. C’est pour de semblables femmes que le soldat tombe vaillamment et qu’il meurt content, sachant qu’elles ne l’oublieront pas. »  
SOURCE : P.J. Mézières, La voix des Morts, Eugène Figuière, 1926, p 123.
 
 
  Ouahhhh ce que c'est beau  
ps : il y a pourtant des liens ONAC qui parlent bien de " la suspension "de la pension de veuve en cas de remariage , des articles évoquant " l'épineuse question du remariage des veuves de guerre"... je ne sais moi aussi  quoi penser !  
 
 
 


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robin des bois

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