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Le 2 mai, Nivelle charge le général Mangin d'une attaque pour reprendre le fort de Douaumont. Elle aura lieu le 22 mai, alors que les lignes françaises ne sont qu'à quelques centaines de mètres du fort. La préparation d'artillerie est confiée au colonel Estienne.
Dans les jours qui précèdent l'attaque, les Allemands et les Français se battent pour la possession du village de Thiaumont et des ravins des environs. Le 17 mai, la préparation d'artillerie sur le fort de Douaumont commence. Elle dure jusqu'au 22 mai au matin. La 5ème division se lance à l'assaut. Un bataillon parvient sur les superstructures du fort, mais il est isolé. Finalement, le 23, les Allemands repoussent les Français.
Les Allemands visent les forts français et cherchent à s'approcher de la ville de Verdun. Le premier objectif est le fort de Vaux. Le 2 juin 1916, les Allemands avancent, sous couvert d'un fort bombardement. Le fort de Vaux doit se rendre le 7 juin, faute de vivres et d'eau. Les Allemands attaquent aussi dans le secteur sud de Douaumont, en direction de l'ouvrage de Thiaumont. Ils s'emparent de la Tranchée des baïonnettes.
A partir du 8 juin, les Allemands avancent à partir du fort de Vaux vers le sud-ouest et parviennent à 200 mètres de la ferme de Thiaumont. Après cette série d'attaques, les Allemands réorganisent leur front. Le terrain est tellement bouleversé par les obus, que la roche est à nu. L'emploi des pelles est devenu impossible et les hommes se terrent dans les trous d'obus.
L'état-major allemand, malgré l'avis contraire du commandant de la Ve armée, le kronprinz impérial, décide de reprendre l'offensive afin de faire tomber la ville de Verdun. L'artillerie allemande reçoit une grande quantité d'obus à gaz. L'objectif de l'offensive est le fort de Souville, le dernier fort entre les divisions allemandes et la place de Verdun.
L'attaque débute le 17 juin, et permet de s'approcher du village de Fleury et de l'ouvrage de Froideterre. Le 21 juin, l'artillerie allemande arrose la région du fort de Souville d'obus à gaz. La préparation d'artillerie dure jusqu'au 23 juin. S'ouvre alors la bataille de Souville. Les Allemands lancent un assaut massif le 11 et 12 juillet 1916. Ils échouent après la prise de la Chapelle Fine, à 400 mètres du fort de Souville.
Au 15 juillet, les pertes françaises sont alors de 6 563 officiers et 270 000 hommes. Les pertes allemandes doivent être assez proches. La consommation d'obus a été énorme durant les premiers mois de la bataille de Verdun. Les Français ont envoyé à Verdun 10 300 000 obus de 75mm , 1 200 000 obus de 80 à 105mm, 8 600 000 d'obus d'un calibre supérieur à 105mm , 70 divisions françaises ont combattu à Verdun, contre 46 allemandes.
Les Français lancent des attaques qui permettent la reprise de l'ouvrage de Thiaumont et du village de Fleury le 4 août.
Sur le front de Verdun, les deux armées se mettent en position défensive. De petites attaques et des tirs d'artillerie se succèdent, mais aucun des deux camps ne lancent d'offensive générale. Le général Nivelle prépare avec soin la reprise des forts de Vaux et de Douaumont. L'attaque est lancée le 24 octobre 1916. En une journée, les Français reprennent le fort de Douaumont, pilonné depuis plusieurs jours par l'artillerie lourde française. Le 2 novembre, c'est au tour du fort de Vaux, évacué par les Allemands, de retomber dans les mains des Français.
Une nouvelle attaque française a lieu le 15 décembre. Dès l'aube, les Français bombardent la ligne Bezonvaux - hauteur 378 - Louvemont. Une préparation intense de deux heures, un bombardement à l'obus à gaz, précède l'assaut. La coordination entre l'infanterie et l'artillerie allemande ne semble pas bonne. Au soir, les Français ont ouvert une brèche. Les Allemands se défendent pied à pied (notamment le colonel von Kaysenberg dans le bois Chauffour) et font venir leurs réserves dans la nuit du 15 au 16 décembre : les 21ème et 5ème ID sont injectées dans la ligne de front. Les Français progressent malgré tout et atteignent le bois des Fosses et le bois de Chaume, ainsi que les positions au sud d'Ornes. C'est la dernière bataille du front de Verdun.