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Auteur Sujet :

chiens de traîneaux pendant la guerre de 14-18

n°11260
Daniel Duh​and
Posté le 17-09-2005 à 12:50:54  profilanswer
 

Bonjour,  
je recherche toutes les informations possibles sur l'utilisation les chiens de traîneaux pendant la Grande Guerre.
Merci
Cordialement
DD

n°11262
LABARBE Be​rnard
Posté le 17-09-2005 à 13:39:11  profilanswer
 

Ouha ! Ouha !! (Pardon, bonjour !)
J'ai un chien ici, mais pas de traineaux, peut-être vaguemestre ?
J'ignorais totalement l'utilisation des chiens de traineaux, je suivrai les réponse avec grand intérêt.
http://usera.imagecave.com/Bernard/00358.jpg

n°11263
Eric Mansu​y
Posté le 17-09-2005 à 14:02:34  profilanswer
 

Bonjour,
Je cite Paul Mégnin, in Les Chiens de France, soldats de la Grande Guerre : "C'est au début de l'année 1915 que le général de Maud'huy, commandant la VIIe Armée, armée des Vosges et d'Alsace, accepta la proposition, paraissant fort intéressante, faite par un officier de chasseurs alpins, le capitaine Moufflet et un lieutenant d'infanterie, le lieutenant Haas, lequel, avant la guerre, était prospecteur d'or en Alaska, d'organiser pour les périodes d'hiver un service de traîneaux attelés de chiens."  
Je résume la suite (parfois fastidieuse...) : les deux hommes, envoyés en mission en Alaska et au Labrador, y passèrent 6 mois et y firent l'acquisition de 400 chiens (de toute évidence, l'expédition des deux officiers et l'achat de ces chiens, qui débouchèrent sur une dépense globale de 400.000 Francs, coûta plus que de raison...).  
Le 14e Escadron du Train fournit à la VIIe Armée une "2e Section d'équipage canin d'Alaska". Les principaux chenils de cette Armée se trouvaient à la ferme du Tanet et au Breitfirst [Camp Boussat] (ce dernier chenil ayant une "antenne" à Wesserling).
Bien cordialement
Eric Mansuy
 
P.S. Je rajoute ci-dessous un texte aimablement fourni par Frédéric Avenel (dont quelques éléments diffèrent du texte de Mégnin) voici quelque temps, sur ce même sujet. "A tout seigneur..." Qu'il en soit donc remercié !
 
Voici la description qui est faite de ces équipages par le colonel Astouin et le chef d'escadron Izard (in "Le Train des Equipages et le Service Automobile pendant la grande guerre 1914-1918"; Association Nationale des Anciens Combattants du Train, 1934):  
 
"Les équipages canins de chiens de l’Alaska  
 
Ce fut le capitaine d’infanterie Moufflet, grièvement blessé au début de la guerre, qui suggéra l’idée d’employer les traîneaux à chiens pour le ravitaillement des troupes en lignes dans la montagne des Vosges et de l’Alsace.  
 
Cette suggestion ayant été agréée, le capitaine Moufflet et le lieutenant Mallet, qui était en temps de paix attaché aux Etablissements Revillon frères, furent envoyés au Canada et en Alaska pour acheter les chiens, les traîneaux et le matériel nécessaire.  
 
Pour constituer les effectifs des équipages canins, des volontaires furent demandés au début d’avril 1916, dans les différentes formations du Train des Equipages employées sur le front d’Alsace.  
 
Tous ces volontaires, gradés et hommes de troupe furent rassemblés et un détachement important fut dirigé sur le Havre pour y prendre livraison des animaux et du matériel qui venait d’y être débarqué.  
 
Ces éléments furent dirigés ensuite sur le Syndicat Saint-Amé (Vosges) où l’équipage fut organisé en deux sections  
 
La première à l’effectif de :  
1 officier … lieutenant Mallet.
60 gradés ou conducteurs.  
160 chiens de trait.  
25 traîneaux.  
Alla s’installer dans des baraquements à la ferme du Tanet près de Col de la Schlucht.  
 
La deuxième à l’effectif de :  
1 officier (maréchal des logis d’artillerie Hérodier, promu sous-lieutenant par la suite, également attaché en temps de paix à la Maison Revillon).  
62 gradés ou conducteurs.  
100 chiens de trait.  
5 paires de skis  
Alla s’installer au camp Boussat, au-dessus de Kruth Wildenstein et Mittlach en Alsace dans des baraquements avec chenil.  
 
L’instruction du personnel fut faite par les lieutenants Mallet, Hérodier et par le Révérend Père Bernard, missionnaire du Canada et de l’Alaska qui connaissait à fond ce genre de transport pour l’avoir pratiqué en temps de paix.  
 
Le traîneau était conduit par un homme ou gradé qui se tenait à l’arrière, le pied appuyé sur le patin du frein qui, par pression s’aggripait dans la neige par ses pointes d’acier, les chiens qui avaient l’habitude de cette manœuvre s’arrêtaient aussitôt.  
Sur le traîneau se tenait un deuxième conducteur chargé de surveiller le chargement et qui, le cas échéant, prêtait main forte au conducteur.  
Selon la nature, le poids du chargement et l’état de la neige, les traîneaux étaient attelés de 5, 7 ou 9 chiens accouplés par deux. On choisissait parmi les meilleurs celui qui obéissait le mieux au conducteur, on le plaçait en tête et il dirigeait les autres. Les traîneaux marchaient à une très vive allure et les équipes de chiens, complètement blancs, se confondaient avec la neige et le paysage, ce qui leur permettait de passer assez souvent à travers les obus et les balles.  
Pendant la période des grands froids, lorsque toutes les communications étaient interrompues, quand les fantassins étaient bloqués par les neiges dans leurs tranchées, les artilleurs dans leurs abris de batteries, les équipages canions, sur leurs traîneaux, transportaient à leurs camarades les denrées indispensables : des vivres, du charbon de bois, des vêtements chauds et des munitions. Ils assuraient également le transport des officiers généraux et d’Etat-Major qui n’avaient pas d’autre moyen pour se rendre dans les lignes.  
La 1ère section eut à ravitailler dans ces conditions la 151e et la 127e D.I. La 2e section les 52e, 96e et 13e D.I.  
 
Les principaux points de ravitaillement furent pour la 1ère section : le Calvaire, le Lac Blanc, le Lac Noir, la Roche des Fées, Rossberg, le Linge, etc… ; pour la 2e section : l’Hartmannswillerkopf, la cote 1025, Mittlach, le Linge, Lac Noir, Lac Blanc, Metzeral, le Honeck, etc…  
 
Pendant la période d’été, les traîneaux étaient munis de roues caoutchoutées et le ravitaillement continuait dans des conditions analogues.  
Les gradés et conducteurs de la 2e section furent en outre appelés, à l’occasion de coups de main, à servir des pièces de 155 ; ils avaient été au préalable initiés à la manœuvre de ces pièces.  
Les équipages canins furent souvent bombardés par canons, par avions, ils essuyèrent également, au cours de leurs transports, le tir des mitrailleuses ennemies ; ils eurent des conducteurs blessés, de nombreux chiens tués et du matériel détruit ou endommagé.  
Le 1er avril 1918, les équipages canins furent rattachés à la 50e compagnie du 19e escadron du train."  
 
 
"Note n° 3342-4 du 15 décembre 1916, du Général Commandant la 7e armée.  
Le général a décidé que les militaires appartenant à la 7e armée, ne devraient pas avoir de chiens leur appartenant. Seuls sont autorisés dans l’armée, les chiens réellement utilisés dans le but militaire, c’est à dire :  
Les chiens de sentinelle  
Les chiens de liaison ou d’estafette  
Les chiens de patrouille, d’attaque ou de recherche  
Les chiens sanitaire  
Les chiens de trait.  
Les chiens ratiers, les chiens de guerre et de trait sont toujours accompagnés d’hommes les ayants en garde spéciale. Ces hommes doivent avoir fait un stage dans un des chenils de l’armée ou appartenant à l’une des sections d’équipage canons de l’Alaska.  
Le Général Cdt d’Armes. Signé : Hanoteau.
"

n°11265
charraud j​erome
Posté le 17-09-2005 à 14:12:57  profilanswer
 

Bonjour
Pour confirmer ce qu'annonce Eric, je viens de trouver 3 pages sur les "équipages canins de chiens de l'Alaska" dans le livre:
Le train des Equipages et le service automobile pendant la Grande Guerre" du colonel Astouin et du Chef d'escadron Izard Editions ANACT 1934
 
En voici deux illustrations (les pages de textes sont retranscrites ci-dessus)
 
 :wink: à Frédéric Avenel au passage
 
http://perso.wanadoo.fr/charraudlepin/ETE_Astouin_005.jpg
 
http://perso.wanadoo.fr/charraudlepin/ETE_Astouin_006.jpg
 
Cordialement
Jérôme

n°11267
Posté le 17-09-2005 à 14:20:46  answer
 

Bonjour,
 
Dans le livre "Les Mémoires d'un chien de Guerre d'ARS Jacques Haton 1922" il n'est pas question de chiens de traineaux, mais d'un St Bernard et d'un berger Belge intégrés dans un régiment.
 
Le livre est "romancé" mais néenmoins quelques passages sont digne d'interet, et de plus il est tres tres bien écrit ...
 
cordialement

n°11269
Simon Augu​stin
Posté le 17-09-2005 à 14:28:36  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un 1è essai avec des chiens Belges
 
http://www.hiboox.com/images/-2mrxz6.jpg
 
Augustin

n°11271
francois m​attart
Comme on peut !
Posté le 17-09-2005 à 14:42:50  profilanswer
 

Magnifique Augustin, ça marche!
Amicalement  
François

n°11290
Frederic A​venel
Posté le 17-09-2005 à 23:14:18  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Le sujet avait effectivement déjà été abordé il y a quelque temps dans ce FIL sous un éclairage un peu différent.
 
Au passage, je rends leur  :wink: amical à Eric et Jérôme (pour qui j'attends toujours de pouvoir renvoyer l'ascenseur...)
 
Eric, avez-vous une carte de la situation des camps ayant reçu ces équipages ?
Il me semble également que la VIIe armée disposait d'un chenil à Lure, mais j'ignore si les équipages canins de l'Alaska y ont transité.
 
Amicalement,
 
Frédéric Avenel

n°11292
Eric Mansu​y
Posté le 18-09-2005 à 07:58:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Frédéric,
Heureux de vous "recroiser" ici !  :wink:  
Pour répondre à vos questions :  
- une feuille de Munster (début 1918) du groupe des canevas de tir porte effectivement les chenils du Tanet et du Camp Boussat (Breitfirst). J'ai consulté récemment une feuille de Masevaux de la mi-1918 mais n'ai pas vérifié si l'"antenne" de Wesserling s'y trouvait...
- vous trouverez sur ce site http://www.ecpad.fr/ecpa/index.htm deux clichés du chenil de Lure, ainsi que quelques autres photos de chiens durant la Grande Guerre. Dans votre requête, tapez juste "chenil".
 
Pour élargir le sujet, je n'ai aucun élément publié sur le sujet. J'ai bien peur que le département de la Haute-Saône ne se caractérise par un vide abyssal en ce qui concerne la documentation publiée sur 1914-1918. Il reste les AD, bien entendu, et peut-être les AM de Lure... Mais je ne puis que regretter cette carence, au passage, lorsque l'on pense à l'importance de la présence militaire dans ce département durant la guerre (terrains d'aviation, hôpitaux, gare régulatrice de Gray, travailleurs russes, etc.). Luxeuil, Lure, Gray, Vesoul et le camp de Villersexel : voilà qui "suffirait" à consacrer un peu de temps et de papier au sujet...  :cry:  
 
Dernier point qui me revient en mémoire : il semble que le 132e Bataillon Cynophile de l'Armée de Terre ait repris, non seulement les traditions du 132e RI, mais également les éléments se rapportant aux chenils du temps jadis.
 
Amicalement
Eric Mansuy

n°11301
Daniel Duh​and
Posté le 18-09-2005 à 10:24:46  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Whaou! Bravo et merci pour vos réponses rapides qui me permette d'explorer plusieurs pistes. Merci également pour les photos
 
Savez-vous où je peux trouver plus d'éléments à propos du: colonel Astouin et le chef d'escadron Izard (in "Le Train des Equipages et le Service Automobile pendant la grande guerre 1914-1918";  
et à propos de l'Association Nationale des Anciens Combattants du Train, 1934) t de ce fameux livre publié aux Editions ANACT 1934.  
 
A propos des SECA, Section d'Equipage de Chiens d'Alaska, le texte que vous citez me semble très intéressant quoique légèrement divergeant du récit que fait Paul-Emile Victor dans l'un de ces livres ainsi que de la biographie de Scotty Allan le musher américain qui fournit les chiens notamment lorsque ces deux ouvrages parlent d'un sous-lieutenant Haas(119e rég d'Infanterie territoriale) qui accompagne le Capitaine Moufflet (62e BCA) en Amérique. Dans ce sens la citation du livre de Paul Mégnin me semble plus proche des sources que je possède déjà.
En fait, mes recherches concernent plus particulièrement l'histoire des SECA et de leurs actions sur le front des Vosges de l'hiver 1915-1916 à la fin de la Guerre.
D'autre part je cherche également le journal de marche du 62e BCA plus particulièrement à propos des combtas de août 1914 dans lesquels le cpt Moufflet fût blessé plusieurs fois.
 
Je réalise ces recherches dans le cadre d'un projet de documentaire pour la télévision.
 
Très amicalement à tous
Daniel Duhand

n°11303
charraud j​erome
Posté le 18-09-2005 à 10:47:33  profilanswer
 

Bonjour
 
Concernant le livre du colonel Astouin, il est épuisé, vous le trouverez chez les bouquinistes.
Rien actuellement sur http://www.livre-rare-book.com/
 
Cependant, vous le trouverez très certainement au Service Historique de la Défense au Fort de Vincennes.
 
Vous devriez trouver encore plus de renseignements au Musée du Train de Tours:
Musée des Equipages Militaires et du Train  
+  Quartier de Beaumont  *  Pavillon de Condé
60, rue du Plat-d'Etain  37000   Tours  
02 47 77 20 35 Fax  02 47 77 23 65  
 
http://www.culture.gouv.fr/public/ [...] _4=3726106
 
Je n'ai jamais trouvé trace de l'ANACT, plus rien dans le 15e (101 avenue Emile Zola).
 
Si vous bloquez, écrivez moi directement, l'ouvrage est en dépot chez moi  :lol:  
 
Cordialement
Jérôme

n°11316
Frederic A​venel
Posté le 18-09-2005 à 15:38:43  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Daniel: à moins que vous ne vous intéressiez à l'histoire plus générale de l'Arme du Train, le livre du colonel Astouin et du chef d'escadron Izard ne vous apportera pas davantage d'informations concernant les équipages canins de l'Alaska que ce qui a été retranscrit ci-dessus accompagné des photos mises en ligne par Jérôme.
 
En ce qui concerne l'ANACT, il s'agit d'une association créée en 1930 et dont les 2 principaux animateurs ont été le chef d'escadron Izard et le colonel Astouin. A la suite de divergences de vues, ce dernier a quitté la présidence de l'association en 1938.
L'une des principales activités de l'association a été de reconstituer l'historique des différentes unités du Train, et d'utiliser l'outil ainsi créé pour tenter de faire reconnaître le statut d'anciens combattants aux soldats du Train engagés pendant le conflit. Les négociations ont été longues et laborieuses. Ce statut a été reconnu pour quelques unités engagées à proximité des premières lignes ou particulièrement éprouvées. Les négociations pour la reconnaissance de ce statut pour un bon nombre d'autres unités (dont les unités automobiles) étaient sur le point d'aboutir lorsque la déclaration de la 2ème guerre mondiale les a brutalement interrompues.
Le bureau de l'ANACT s'est réuni une dernière fois le 26 septembre 1939, sous la présidence de M. Lamoureux, ancien ministre, député de l'Allier. Il fut décidé que l'association serait mise en sommeil pendant la durée des hostilités, que les locaux occupés par l'association seraient évacués, que le personnel serait licencié à la date du 31 octobre 1939 et ... que les archives seraient classées, emballées et mises en lieu sûr en province... ... mais le dernier bulletin de l'ANACT ne précise pas où  :cry:  :cry:  
Peut-être sont-elles au musée du Train de Tours ???
 
Eric: Je connaissais déjà les clichés de l'ECPAD et je me souviens que vous m'aviez transmis il y a quelque temps, un très beau lien concernant des photos du chenil de Lure... que vous m'aviez demandé de tenir un peu secret en attendant l'aboutissement de certaines négociations...  :wink:  Celà tient-il toujours?
 
Amicalement,
 
Frédéric Avenel

n°11319
Guilhem LA​URENT
Posté le 18-09-2005 à 17:48:53  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous, bonjour Daniel,
 

Citation :

...D'autre part je cherche également le journal de marche du 62e BCA plus particulièrement à propos des combtas de août 1914 dans lesquels le cpt Moufflet fût blessé plusieurs fois...


 
Malheureusement, le J.M.O. de ce bataillon n'existe pas (ou plus ?) au S.H.D. Mais si vous arrivez à y mettre la main dessus, faites moi signe, car cela peut m'intéresser... Tout ce que je peux vous dire, c'est que le capitaine Moufflet ne faisait plus parti de ce bataillon en août 1916. Je sais ce n'est pas terrible !
 
Vous trouverez l'historique de ce bataillon (réserve du 22e d'Albertville) sur le site de Renaud Meunier. Mais aucune trace du capitaine Moufflet.
 
Voici le lien : http://cecile_meunier.club.fr/hist [...] AP-062.pdf
 
Bien cordialement
 
Guilhem LAURENT

n°11320
Eric Mansu​y
Posté le 18-09-2005 à 17:50:04  profilanswer
 

Bonsoir Frédéric,
Des tractations secrètes ? Ho-ho, parlons-en en privé, voulez-vous...?  :lol:  
A bientôt !  8)  
Amicalement
Eric Mansuy

n°31651
histoirade​n
Posté le 17-12-2006 à 14:07:00  profilanswer
 

Réponse au message posté le 18-09-2005 à 10:24:46 par Daniel Duhand  
 
(...)
A propos des SECA, Section d'Equipage de Chiens d'Alaska, le texte que vous citez me semble très intéressant quoique légèrement divergeant du récit que fait Paul-Emile Victor dans l'un de ces livres ainsi que de la biographie de Scotty Allan le musher américain qui fournit les chiens notamment lorsque ces deux ouvrages parlent d'un sous-lieutenant Haas(119e rég d'Infanterie territoriale) qui accompagne le Capitaine Moufflet (62e BCA) en Amérique. Dans ce sens la citation du livre de Paul Mégnin me semble plus proche des sources que je possède déjà.
En fait, mes recherches concernent plus particulièrement l'histoire des SECA et de leurs actions sur le front des Vosges de l'hiver 1915-1916 à la fin de la Guerre.
(...)
 
Bonjour Daniel  
Bonjour à tous,
 
A toutes fins utiles...
 
Je parcours actuellement une collection complète de l'Illustration et aux pages 152 153 du Numéro du 13/02/1916 ("Skieurs et chiens de guerre dans les neiges vosgiennes" ), il y a en particulier une photographie d'un attelage de chiens de traineau légendée comme suit : Le Lieutenant Haas, consul de France en Alaska, chargé d'instruire les conducteurs français".  
 
Cordialement.
 
Denis Gaugry


Message édité par histoiraden le 17-12-2006 à 14:10:04
n°31707
Bruno Tard​y
Posté le 18-12-2006 à 18:59:06  profilanswer
 

Bonjour,
Extrait de la lettre de Georges Tardy à sa mère le 16 mai 1918:
" Le camp du Collet est immense, situé sur les pentes du Hohneck à 1100m d'altitude.....Il y a aussi une voie de 0,60 sur laquelle les wagons sont trainés par des équipes de 9 chiens, ce sont des chiens très bien dressés de l'Alaska et c'est très drôle de les voir filer. L'hiver sur la neige avec traîneaux, ils arrivent à faire du 30 k à l'heure. "
http://img149.imageshack.us/img149/376/p334dw1.jpg
 
Cordialement
Bruno

n°89669
Eric Mansu​y
Posté le 15-10-2011 à 15:43:25  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La diffusion de ce documentaire tant attendu, est annoncée pour bientôt sur Arte :
 
"Nom de code : Poilus d’Alaska
Un documentaire réalisé par Marc Jampolsky, écrit par Michael Pitiot, Daniel Duhand et Marc Jampolsky
Coproduction : ARTE France, Bonne Pioche Télévision, Ideacom International, Radio Canada, ECPAD (2010-90 mn)
 
Hiver 1914, massif des Vosges. La situation des soldats qui défendent la très stratégique "ligne bleue des Vosges" est catastrophique : coupés de leur base arrière par d’importantes chutes de neige, il est impossible de les ravitailler. Le front résiste mais des milliers de chasseurs alpins y laissent la vie. Il faut éviter que le désastre ne se reproduise l’hiver suivant, au risque de l’invasion totale du territoire français. Deux officiers proposent alors
d’utiliser des chiens de traîneau. En août 1915, le capitaine Louis Moufflet et le lieutenant René Haas partent pour l’Amérique du Nord. Leur mission : ramener 450 chiens en France au plus vite.
Commence alors une incroyable aventure à laquelle s’associe dès le début le plus célèbre des conducteurs de traîneaux à chiens d’Alaska : Scotty Allan, celui qui inspira Jack London.
Une histoire authentique jamais encore racontée…
 
Samedi 12 novembre à 20.40 dans « L’aventure humaine »."
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°90141
Eric Mansu​y
Posté le 08-11-2011 à 10:40:35  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Partie remise : la diffusion de ce documentaire aura lieu en février 2012.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°91383
Eric Mansu​y
Posté le 04-01-2012 à 19:04:24  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Ce programme sera diffusé sur la RTBF 1, samedi 7 janvier, à 8 h. 30, puis sur Arte, samedi 18 février.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°91855
Rutilius
Posté le 25-01-2012 à 12:14:59  profilanswer
 


       
   Bonjour à tous,
 
   Dans la vidéo mise en ligne par l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (E.C.P.A.D.) le 23 janvier 2012, Le Front des Vosges en hiver (cantonnement), une dernière et brève séquence montre le ravitaillement d’un cantonnement en au moyen de traineaux à chiens.
 
   V. ici —>  http://www.ecpad.fr/front-des-vosg [...] ntonnement
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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