Bonjour à tous
bonjour Yann .
Concernant le JMO du 318e RI, il existerait dans les cartons de Vincennes mais n’aurait pas été numérisé comme d‘autres .
C’est en effet ce je pensais du 316e que je croyais ne pas exister car lui aussi absent de Mémoire des Hommes, jusqu’à ce qu’un correspondant Breton habitant Paris (Pierre LE PAUTREMAT, petit-fils d’un brancardier du 316e - cf. la sortie « 2009 ») et qui avait lui-même appris l’existence du document par relation avec un second intermédiaire historien m’annonce la bonne nouvelle il y a quelques mois et m‘en fasse parvenir quelques pages que j‘ai commencé à déchiffrer !
Plusieurs JMO « réservistes » seraient ainsi conservés dans ce même carton contenant celui du 316e .
(à toutes fins utiles : ref. SHAT Vincennes : Cote 26 N 748 - Carton 745 - Dossier 5 (316e))
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Quelques pistes en plus pour tes recherches (dont certaines recoupent des précédentes) :
Lieux où a pu être soignés ton AGP le 14.09 et les jours et semaines d’après (ce par recoupement avec mes fiches de soldats du 316e) :
. l’Ambulance n°5 (de la 61e DI) qui était installée à JAULZY (Oise) en fin septembre-octobre 1914
. l’Hôpital Temporaire n°106 à VILLERS COTTERETS qui paraît avoir été le centre principal de traitement des blessés et malades du secteur.
JMO : Voir
. celui de la 122e Brigade (je n’ai pas vérifié s'il était sur MdH mais comme celui de la 121e y est... et peut aussi être utile)
. celui du Groupe de brancardiers 61e Division (va du 12 août 14 à sept 18) déjà cité
A propos de la 61e D.I. :
Placée sous l’autorité du Général VIRVAIRE , auquel succédera le Général EBENER , puis NIVELLE en 1915, forte de 15500 hommes, se compose de deux Brigades :
- d’une part la 121e , commandée par le Général DELARUE, formée du 316e (Colonel LE CAMUS) et des 264e R.I. (ANCENIS - Lt-colonel GAUDINEAU) et 265e R.I. (NANTES - Lt-colonel TESSON) ;
- d’autre part la 122e , avec les autres Régiments d‘Infanterie « réservistes » Bretons des 219e (BREST - Lt-colonel STUHL) , 262e (LORIENT - Lt-colonel DE MAUGRAS) et 318e (QUIMPER - Lt-colonel BOBLET) .
Elle se complète par deux Escadrons de cavalerie (1er Dragon) et de 3 Groupes de 12 canons chacun de 75 .
La 61e D.I. a été formée à VANNES pour mise à disposition du Ministre de la Guerre ; le Général VIRVAIRE étant secondé en ce début de guerre par le Lieutenant-Colonel PLUYETTE (issu du 116e R.I.) faisant fonction de Chef d’État-major.
Pour avoir une idée du contexte des combats, extraits de l’Historique du 316e RI :
« La marche vers le Nord est reprise le 12 (septembre) à 4h.30 par EMEVILLE, TAILLEFONTAINE, MORTEFONTAINE, où la Brigade se forme en rassemblement articulé ; vers 15h., le régiment est porté au Nord de la route Ferme de POUY-HAUTE-FONTAINE ; enfin, à 9h.30 il se rend à MONTIGNY-LENGRAIN, où il cantonne.
Il en repart le 13 à 5 heures par COURTIEUX, JAULZY, où il passe l’Aisne sur un pont de bateaux construit par le génie la nuit précédente. La marche continue par BITRY et SAINT PIERRE LES BITRY, villages canonnés assez violemment par l’ennemi. Le régiment s’installe, à la nuit, au bivouac à l’Est de SAINT PIERRE LES BITRY, dans un champ au Nord de la Fabrique d’Optique.
Il en part le 14 à 6 heures, car la Division a reçu l’ordre de se porter sur NOYON, avec le 265e à l’Avant-garde, le 316e en tête du Gros.
A peine l’Avant-garde a-t-elle fait un kilomètre sur la Chaussée Brunehaut (route de VIC-SUR-AISNE à NOYON) qu’elle est soumise à un feu très violent d’infanterie et d’artillerie de tous calibres (77, 105,150) partant de la ferme de TIOLET et de la région de NAMPCEL ; le 265e se déploie sur le plateau et le 316e cherche à progresser par le ravin boisé au N. de ST PIERRE LES BITRY ; quelques éléments parviennent à la lisière N. du bois, mais sans pouvoir faire tomber la résistance ennemie. A la nuit, le régiment est ramené à son bivouac de la veille, ayant eu une cinquantaine d’hommes hors de combat.
Pendant plusieurs jours, du 15 au 19, l’attaque de la position du TIOLET est tentée sans succès, cependant la Division réussit à gagner un peu de terrain vers MOULIN SUR TOUVENT, qui est occupé par le 316e dès le 15.
Le 16, au cours d’une attaque en direction du Bout de Vaux, le commandant GOBILLARD, commandant le 6e bataillon est blessé gravement [mort le lendemain] à la jambe, ainsi que le capitaine BRODIN, commandant la 24e compagnie, qui reçoit une balle dans l’œil …..
(nota : en plus de son oeil , il a eu une oreille arrachée, mais s'en tirera)
20 Septembre -
« A 2 h.00, l’ennemi commence à canonner violemment PUISEUX, MOULIN SOUS TOUVENT et les abords ; un combat très vif s’engage dès l’aube sur tout le front de la D.I. ; l’infanterie ennemie cherche à pousser vers les ravins de ST PIERRE et d’AUTRECHES .
Dans l’après-midi la Brigade se replie par échelons et arrive à la nuit close à l’Est de ST PIERRE LES BITRY où elle se rassemble dans l’obscurité.
Le 316e n’est représenté à ce rassemblement que par la valeur de 2 Compagnies encore en ordre (21e et 23e), des débris des 22e et 24e et quelques éléments du 5e Bataillon. Le reste du 5e Bataillon, qui a combattu en liaison avec le 318e R.I. sur le plateau à l’ouest du Ravin de St-Pierre, cherche à se maintenir aux abords de la Ferme Touvent ; mais une partie de son effectif (dont tous les officiers valides du Bataillon) est cernée pendant la nuit dans une carrière entre la ferme et le village et tombe aux mains de l’ennemi. »
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Le 2 Octobre,
le 316 relève le 318e sur le versant Ouest du ravin de SAINT PIERRE et sur le plateau devant TOUVENT …. »
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C’est tout pour aujourd’hui ….
Amicalement
Jean-Yves
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Recherches sur les 116e, 294e & 354e RI + 316e RI et 28e & 35e RAC
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